• il y a 2 ans
Les invités de #HDPros2 débattent des grands thèmes de l'actualité. Présenté par Pascal Praud du lundi au jeudi et Julien Pasquet le vendredi.

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00:00 Bonsoir à tous, Véronique Jacquet, Louis Deragonnel, Georges Fenech, Philippe Guibert et Amaury Bucot qui est journaliste police-justice de CNews.
00:07 Vous vous en doutez, nous allons évoquer une nouvelle fois Pierre Palmade ce soir et les dernières informations de l'enquête.
00:13 Voyez le sujet de Vincent Farandez.
00:16 Transféré à l'hôpital de Melun en Seine-et-Marne, Pierre Palmade a également été placé en garde à vue à 13h55 ce mercredi.
00:25 Son audition devrait éclairer plusieurs zones d'ombre. Pourquoi a-t-il pris le volant alors qu'il avait consommé une forte quantité de cocaïne ?
00:33 Pourquoi sa voiture a-t-elle dévié sur la voie de gauche ? Ou encore, quel rôle ont joué ces deux passagers ?
00:40 Mais hier, la soeur du comédien a déclaré que Pierre Palmade ne se souvenait plus des circonstances de l'accident.
00:46 L'un des deux passagers a été interpellé ce mercredi à Clichy-la-Garenne dans les Hauts-de-Seine, ainsi que la femme qui l'hébergait.
00:53 Il s'agit d'un Marocain, âgé de 33 ans.
00:57 Le deuxième, lui, a fait savoir par la voix de son avocat qu'il allait se rendre à la police.
01:02 Ils devront s'expliquer notamment sur les heures précédant l'accident, celles d'après et les raisons de leur fuite.
01:08 Amaury Bucaud, d'abord, pourquoi Pierre Palmade a-t-il été transféré à l'hôpital de Melun alors qu'il était à Paris ?
01:17 C'est du fait de la garde à vue ?
01:19 Alors je pense que oui, c'est pour qu'il soit au plus près des enquêteurs et comme dès qu'il est en garde à vue, il peut être interrogé par les enquêteurs et qu'ils vont commencer leurs interrogatoires.
01:27 C'est effectivement beaucoup plus pratique de le mettre à l'hôpital de Melun que d'obliger les policiers à faire des allers-retours.
01:33 Donc là, la garde à vue se fait à l'hôpital, dans une chambre, j'imagine, classique d'hôpital.
01:39 La garde à vue peut se faire n'importe où, tout à fait.
01:41 Mais la garde à vue, donc, elle a commencé à 14 heures.
01:44 C'est ça.
01:45 L'être en garde à vue, les policiers sans doute ne vont pas l'interroger toute la nuit ?
01:49 Non, je ne pense pas, parce qu'il y a quand même des règles à respecter.
01:52 La garde à vue, ça va être 24 heures ou 48 heures prolongées.
01:55 Et puis après, probablement, on peut s'attendre à une mise en examen, s'il y a l'ouverture d'une information judiciaire.
02:00 En tous les cas, là, ce qui se passe, Pascal, c'est que les enquêteurs ont un peu toutes les pièces du puzzle.
02:05 C'est-à-dire qu'ils ont enfin Pierre Palmade, ils vont pouvoir l'auditionner, il est enfin en garde à vue.
02:11 Ils ont surtout les deux passagers qui avaient fui la voiture accidentée.
02:15 L'un, comme on ne l'a pas dit dans le sujet, mais l'un s'est rendu, comme l'avait annoncé d'ailleurs son avocat au commissariat,
02:21 et a été placé en garde à vue.
02:23 Et puis l'autre avait été interpellé ce matin, celui dont on parle, qui est marocain, âgé de 33 ans, en situation irrégulière.
02:29 Lui a été arrêté ce matin, lui aussi en garde à vue, et donc lui aussi interrogé par les enquêteurs.
02:34 Donc en fait, tous les protagonistes de ce drame sont maintenant dans les mains de la police.
02:39 On peut imaginer une confrontation entre ces deux passagers et Pierre Palmade ?
02:43 Peut-être pas tout de suite. D'abord, la priorité en général pour les policiers, c'est de les interroger séparément.
02:48 Et puis effectivement, pourquoi pas à l'issue.
02:50 Et ces deux passagers seront poursuivis pour non-assistance de la personne en danger ?
02:55 Et peut-être davantage si on découvre qu'ils ont eu un rôle plus important que cela dans l'accident.
03:01 Par exemple, imaginons que l'un ait mis un coup de volant,
03:04 on ne sait pas ce qui s'est passé dans cette voiture, si vous voulez, avec Pierre Palmade.
03:07 Et c'est ça que vont justement essayer de comprendre les enquêteurs.
03:10 Et si on découvre que ces personnes ont eu un rôle actif dans la déviation de la voiture sur la route,
03:16 ils seront complices de ce qui est accusé de Pierre Palmade.
03:21 Et puis il y a autre chose encore, c'est que je rappelle qu'il y a une autre enquête
03:23 qui est ouverte aussi pour détention de stupéfiants.
03:25 Et peut-être que ces deux hommes ont contribué à l'achat de la cocaïne qui a servi à Pierre Palmade.
03:30 Et donc, ils seront aussi peut-être inquiétés dans cette autre enquête.
03:33 Il n'y avait pas de cocaïne de retrouvée dans la voiture accidentée ?
03:36 Tout à fait.
03:37 Et il n'y avait pas non plus de cocaïne retrouvée au domicile de Pierre Palmade, si j'ai bien suivi ?
03:42 Alors, c'est effectivement les informations qu'on a.
03:44 Alors par contre, ce qui est intéressant, c'est qu'il y a un doute, on peut dire.
03:49 C'est que dans la nuit de lundi à mardi, une dépendance du domicile de Pierre Palmade a été visitée.
03:54 C'est-à-dire que quelqu'un est rentré par infraction.
03:56 Alors, on ne sait pas pourquoi. Est-ce que c'était pour effacer des preuves ?
03:59 Est-ce que c'est là qu'il y avait peut-être éventuellement de l'alcool ?
04:01 On ne sait pas. En tous les cas, ça pose le doute.
04:03 Bon, il n'y a pas d'autres informations nouvelles, à savoir ce soir, que celles que vous venez de donner.
04:09 Non, mais peut-être dire un mot pour les victimes. Je pense que c'est important.
04:12 On en a eu des nouvelles par l'avocat de la famille des victimes.
04:15 On l'écoutera tout à l'heure, effectivement, parce qu'il était ce midi sur RTL.
04:19 Et effectivement, vous avez raison de le dire, parce qu'on nous le reproche parfois.
04:23 C'est vrai qu'on parle beaucoup de Pierre Palmade.
04:25 Et certaines voix s'élèvent pour dire "pensez aux victimes, parlez des victimes".
04:31 Et bien sûr, ces voix s'entendent bien évidemment.
04:35 Alors voilà, ce qu'a dit l'avocat, c'est que la femme, on s'y attendait,
04:39 mais elle est dévastée physiquement et moralement par la mort de son nourrisson.
04:42 C'était son premier enfant.
04:43 Je vous propose de l'écouter, puisque vous en parlez.
04:45 Parce que voilà, il était ce midi, je le répète, comme vous le savez, le midi, je suis à l'antenne sur RTL.
04:52 Et nous l'avons reçu avec ma consoeur Céline Landreau.
04:55 Et je vous propose d'écouter effectivement l'état de santé.
04:58 C'est la dernière fois que son avocat a pris la parole pour le moment.
05:02 Et c'était à l'heure du déjeuner.
05:04 D'abord, qu'est-ce que vous pouvez nous dire de leur état de santé à l'heure où l'on se parle ?
05:09 Alors, des trois et peut-être même des quatre.
05:11 Parce qu'il y a un bébé qui est décédé, qui est mort à l'heure où je vous parle.
05:16 Leur état de santé, il est catastrophique.
05:19 On a une passagère qui était à l'avant, qui a perdu son bébé,
05:23 qui a des séquelles physiques et psychologiques extrêmement importantes.
05:26 Et on a toujours deux, le conducteur et le passage arrière, le petit garçon,
05:32 qui sont aujourd'hui encore en service de réanimation.
05:35 Toujours dans le coma, tous les deux ?
05:37 Alors, on ne sait pas s'ils sont dans le coma, mais ils sont encore en service de réanimation aujourd'hui.
05:40 Mais est-ce que le pronostic vital de ces deux blessés est toujours engagé ?
05:45 Alors, les informations nous viennent de façon extrêmement parcellaire.
05:49 Les informations que j'ai aujourd'hui à l'heure où je vous parle,
05:52 c'est que le petit est intubé, il se nourrit par voie de sonde,
05:57 il ne peut pas prendre de la nourriture comme tout un chacun.
06:00 Et le père, le conducteur, a de multiples fractures, il a le corps complètement déchiqueté.
06:09 En tout cas, il a les os brisés, il a subi entre cinq et sept opérations en trois, quatre jours.
06:16 Donc, ils sont très mal en point.
06:17 Et dans les informations que vous avez données hier,
06:19 il y a ce que vous avez dit de cet enfant qui est défiguré, avez-vous dit ?
06:25 Et cette information, vous la tenez de sa mère ?
06:28 Exactement. J'ai eu la maman de cet enfant de six ans, qui est par ailleurs la femme du conducteur,
06:33 qui aujourd'hui a un mari en service de réanimation, qui a un fils en service de réanimation.
06:37 Et cette maman m'expliquait qu'il avait la mâchoire complètement détruite,
06:42 ce qui l'empêche de manger, de se nourrir, de boire.
06:47 Et effectivement, elle m'a parlé d'un visage qui était défiguré.
06:50 Il est inconscient de toute façon ?
06:52 Pour l'instant, il est inconscient, oui.
06:54 Et le prognostic vital reste quand même en suspens, bien sûr.
06:59 Et ce qui est aussi terrible, et ce qui avait d'ailleurs été évoqué par l'avocat,
07:02 c'est que l'enfant, le nourrisson qui est mort, qui est né par césarienne et qui est mort,
07:07 il va être bientôt autopié.
07:09 C'est une autre douleur pour la mère, forcément, de savoir que le bébé qu'elle a eu,
07:13 qui est né et puis qui est décédé, va être passé au scalpel avant d'être enterré.
07:19 On en a parlé hier. Et pourquoi est-il autopsié ?
07:23 Pour savoir s'il a respiré.
07:26 Et on va faire une autopsie sans doute des poumons.
07:29 Donc on est dans des détails absolument sordides, disons-le.
07:32 Et on en a parlé hier soir.
07:34 Parce que pour cette mère, c'est un enfant qui est mort.
07:38 Et pour la loi, c'est pas forcément un enfant qui est mort.
07:41 Alors, écoutons justement l'avocat.
07:43 On a eu ce débat hier déjà avec Georges Fenech.
07:45 Et écoutons à nouveau M. Mourad Batik.
07:48 Vous avez pu échanger avec la femme de 27 ans dont vous parliez il y a quelques instants,
07:53 cette femme qui a perdu le bébé qu'elle attendait.
07:55 Comment vous l'avez trouvée ? Dans quel état d'esprit elle est aujourd'hui ?
08:00 C'est une femme qui est en deuil.
08:02 C'est une femme qui va devoir faire face à toute une série d'expertises extrêmement dures,
08:07 à l'autopsie de son bébé qui était une fille qui allait naître le 14 mai.
08:12 L'autopsie, on le rappelle, cruciale pour la suite judiciaire.
08:16 Exactement. De deux choses l'une.
08:18 Soit le bébé est né en vie et puis son coeur s'est arrêté par la suite.
08:23 Et donc c'est un être qui a la personnalité juridique,
08:27 auquel cas M. Palmade sera...
08:30 La qualification qui sera retenue, c'est homicide involontaire.
08:33 Et il encourt 10 ans d'emprisonnement.
08:35 Soit le bébé est né par le biais de la césarienne et était déjà mort au moment de la naissance,
08:42 auquel cas la qualification qui sera retenue, c'est blessure involontaire.
08:46 Alors, je disais on est dans le sordide, on en a parlé hier, mais...
08:50 Il faut une loi.
08:52 Oui. C'est pas une loi en fait.
08:55 C'est une jurisprudence de la court de cassation.
08:58 Mais à la suite de cette jurisprudence, je me souviens très bien, en 2003,
09:02 un député de la majorité de l'époque, UMP, avait déposé un amendement
09:07 dans le cadre d'une loi sur la criminalité.
09:09 À l'époque c'était Dominique Perben qui était garde des Sceaux.
09:12 Et il avait déposé une loi pour faire reconnaître l'homicide involontaire sur un foetus.
09:19 Et d'ailleurs, nous l'avions voté, cette loi, cet amendement,
09:24 avec l'accord du ministre Dominique Perben
09:28 et avec l'accord du président de la commission des lois, qui était Pascal Clément à l'époque.
09:33 Et puis la navette s'est allée au Sénat, et le Sénat n'a pas voulu voter ce texte.
09:37 Puis il y a eu tous les lobbies, si vous voulez, pour l'avortement qui ont pris peur à ce moment-là,
09:41 en se disant "ça va remettre en cause l'avortement",
09:44 ce qui fait qu'en réalité la loi n'est pas passée.
09:46 Donc nous sommes sur une jurisprudence de la court de cassation,
09:50 et comme vous le savez, il peut y avoir un revirement de jurisprudence.
09:55 Parce qu'avant 1999, la jurisprudence était contraire, c'était possible de le faire.
10:00 Donc à partir de quel moment on considère que...
10:05 L'Église, par exemple, considère que c'est au moment de la conception,
10:11 pas uniquement. La loi civile, je parlais de l'Église,
10:14 la loi civile, la règle de l'infans conceptus,
10:18 on appelle ça la règle de l'infans conceptus,
10:20 c'est-à-dire la date de la conception qui est prise en compte par le droit civil.
10:24 Imaginez que le père meurt pendant la grossesse de la mère,
10:27 eh bien on fait remonter l'existence de l'enfant à la conception,
10:30 pour tout ce qui est héritage, nom patronymique, etc.
10:33 Donc vous voyez que c'est un sujet qui est très délicat,
10:37 mais moi je peux vous dire, pour l'avoir vécu comme j'ai eu instruction,
10:40 j'avais mis en examen effectivement l'auteur de cette interruption involontaire de grossesse,
10:46 parce que j'avais affaire à un vrai bébé, qui avait 5 mois,
10:50 et malheureusement je n'avais pas été suivi par la cour de cassation.
10:54 - Et je crois que vous l'aviez vu, vous avez raconté hier que vous avez vu cet enfant...
10:58 - Oui, le médecin ne voulait pas me le montrer, mais je suis allé en perquisition,
11:01 et j'ai déroulé les linges, je m'acculais de sang, et j'avais un bébé, voilà.
11:06 Et donc, convienne pas nous dire que c'est un organe, ça n'a pas d'existence, ça a une existence.
11:10 - Dernière chose, on a appris le nom du chemsex,
11:15 que peu de gens j'imagine connaissaient,
11:19 c'est-à-dire que ce sont des soirées sexe sous substance.
11:23 On ne sait pas d'ailleurs si c'est de la cocaïne,
11:27 s'il était sous l'effet de cocaïne.
11:30 - Alors moi, les informations que j'ai, c'est cocaïne et un dérivé de cocaïne,
11:33 et alors vous parlez du chemsex, comme vous dites,
11:36 bon ça en fait c'est les circonstances de l'accident,
11:39 mais au fond ça a peu d'importance sur les faits juridiquement,
11:42 puisqu'il était sous l'influence de cocaïne, c'est ça qui est important.
11:45 Au départ, on a imaginé que M. Palmade soit sous cocaïne,
11:51 et il semblerait qu'il n'y a pas que de la cocaïne,
11:54 et qu'il y a d'autres substances et d'autres drogues qui soient mises en cause.
11:59 Donc écoutez Bertrand Lebovici, parce qu'il était cet après-midi chez Laurence Ferrari,
12:04 il a parlé de ce qu'est le chemsex, donc de ces soirées particulières, disons-le.
12:09 - Chemsexer ou conduire, il faut choisir.
12:13 On peut critiquer, d'abord la consommation de cocaïne est interdite,
12:19 donc Pierre Palmade viole la loi.
12:21 Mais enfin il ne met personne en danger s'il fait ça chez lui,
12:24 toutes portes et fenêtres closent.
12:26 Le chemsex peut être moralement condamné,
12:29 mais il s'agit d'adultes consentants et qui prennent des risques avec leur propre santé.
12:34 Là où évidemment les choses ne vont plus,
12:37 et c'est le cœur de l'affaire, et c'est le début de l'affaire,
12:40 c'est que des personnes qui n'avaient rien demandé,
12:43 qui étaient juste là au mauvais moment, au mauvais endroit,
12:47 se retrouvent dans une situation épouvantable
12:50 parce qu'il a mis en danger la santé, la sécurité et la vie de ces personnes.
12:56 Les politiques européennes en matière de drogue,
13:00 elles ont assez largement échoué.
13:03 Les consommations ne cessent d'augmenter,
13:06 et pas simplement en Europe, mais sur la Terre.
13:08 Et si elles augmentent, ce n'est pas parce que l'offre augmente,
13:13 c'est d'abord la demande qui augmente.
13:15 Voilà ce qu'on pouvait dire sur ce sujet.
13:20 Si vous avez un commentaire.
13:23 Non, ce que j'aimerais comprendre, ce qui me paraît même d'intérêt général,
13:27 c'est de comprendre pourquoi Pierre Palmade,
13:30 qui avait déjà été condamné il y a 25 ans je crois,
13:34 à la fin des années 90, pour usage de la cocaïne,
13:38 pourquoi n'a-t-il pas réussi sa désintoxication ?
13:42 Ça me semble un sujet...
13:44 Ce n'est pas pour m'acharner sur Pierre Palmade.
13:46 Vous avez parlé avec des gens qui sont cocaïnomanes.
13:50 J'ai beaucoup de témoignages,
13:53 parce que j'ai parlé avec des gens qui ont vécu parfois avec des gens cocaïnomanes.
13:57 Quelqu'un me rapportait cet après-midi que la première fois,
14:00 la personne est allée trois semaines en cure.
14:03 La deuxième fois, 10 jours. La deuxième fois, 3 jours.
14:06 Vous ne pouvez rien faire.
14:08 Ça te détruit complètement le cerveau.
14:11 L'entourage ne peut rien faire.
14:13 Et quand l'entourage va voir la police,
14:16 elle ne peut pas intervenir.
14:18 C'est l'enfer d'accompagner un cocaïnomane au niveau où était Pierre Palmade.
14:26 Comme je crains que vous ayez raison,
14:30 ça pose une question fondamentale,
14:33 qui est la prévention des drogues et de l'information sur les drogues.
14:37 J'ai vécu au sein de l'État,
14:39 le fait qu'on ne devait pas communiquer et informer sur les drogues,
14:42 au nom du fait que c'était interdit.
14:44 Je pense que c'est une lourde erreur.
14:47 Parce que ce que vous dites sur la cocaïne,
14:49 conduit à faire de la communication et de la prévention sur cette drogue-là,
14:53 et sur les autres.
14:55 Sinon, on ne va pas s'en sortir.
14:57 Le marché de la cocaïne est en pleine explosion.
14:59 - Pendant des années, il y avait toutes les campagnes autour de Sam,
15:02 c'est celui qui ne boit pas et qui peut conduire.
15:05 Mais il n'y a pas de campagne, Sam, celui qui ne sniffe pas.
15:08 - Évidemment, il était volontaire.
15:10 - Parce que par définition, sniffer, c'est illégal.
15:12 Donc, il y a toute une génération qui a été très sensibilisée au danger de l'alcool,
15:16 mais pas du tout à la drogue.
15:18 - Et les conséquences sont dramatiques,
15:20 parce que le cerveau est attaqué,
15:22 la paranoïa se met en place,
15:24 le délire de persécution,
15:26 les folies, tu deviens bipolaire, etc.
15:29 Et les familles sont démunies, dévastées,
15:33 et elles ne peuvent quasiment rien faire.
15:36 Hélas, si elles vont voir, je le répète,
15:38 les policiers ont dit,
15:40 "Tu ne peux pas interner quelqu'un de force, tu n'as pas le droit."
15:43 Voilà ce qu'on pouvait dire sur ce sujet.
15:45 Merci à Maury Buco.
15:47 On a beaucoup de sujets à évoquer aujourd'hui,
15:49 notamment les retraites et l'incompréhension,
15:52 disons-le, du dernier épisode,
15:56 avec les 43 ans.
15:58 Je ne sais pas si vous avez compris,
16:00 mais personne n'a rien compris.
16:02 Alors, M. Véran a compris qu'on n'avait pas compris.
16:05 Donc il a dit, "Bah oui."
16:07 Ce qui est déjà un premier pas.
16:09 Et il est intervenu aujourd'hui pour dire,
16:11 "Bah oui, c'est un peu compliqué parfois."
16:13 Une réforme des retraites crée de l'incompréhension.
16:16 Écoutons M. Véran, qui nous dit qu'on n'a pas compris,
16:19 mais qu'on va bientôt comprendre.
16:21 À l'évidence, une réforme des retraites,
16:24 la nôtre n'échappe pas à cette règle,
16:26 est toujours complexe.
16:27 Nous rendons absolument tout en transparence disponible,
16:30 que ce soit le texte de loi
16:32 ou les études d'instituts indépendants
16:34 autour de ce texte de loi.
16:35 Et puis il y a le débat parlementaire
16:37 qui, parfois, permet d'éclairer certains aspects,
16:39 parfois embrouille, puisque ce débat est tendu,
16:42 il ne permet peut-être pas non plus
16:44 d'avoir l'éclairage nécessaire.
16:46 Donc c'est une réforme qui est complexe,
16:48 et pour autant, c'est une réforme fondamentale
16:50 pour les Français et pour l'avenir de notre pays.
16:52 Le dernier amendement de Mme Borne
16:55 a mis le feu aux poudres.
16:57 Hier, on va l'écouter à l'Assemblée nationale,
16:59 parce que personne n'a compris ce qu'elle dit,
17:02 parce qu'à la limite, ce qu'elle dit,
17:03 on peut le comprendre,
17:04 mais c'est la traduction qui était difficile.
17:06 Écoutons d'abord Elisabeth Borne.
17:08 J'ai pris un engagement,
17:10 et il donne lieu à un amendement du gouvernement
17:12 déposé aujourd'hui pour cette tranche d'âge,
17:15 qui pose le principe que,
17:17 dès lors qu'est atteint l'âge de départ anticipé,
17:21 la réforme ne prévoit pas,
17:23 pour les carrières longues,
17:25 de durée de cotisation supérieure à 43 ans.
17:28 Bon ben c'est pas vrai.
17:30 C'est pas vrai, parce que quand t'as 16 ans,
17:32 l'âge de départ, ça sera 60 ans,
17:35 et tu cotiseras 44 ans.
17:36 Donc ce qu'elle dit n'est pas vrai.
17:38 C'est-à-dire qu'à partir de 17 ans.
17:39 Oui, mais alors à 17 ans, tu pars 43 ans,
17:42 mais à 18 ans, pardonnez-moi,
17:44 j'ai le tableau sous les yeux,
17:45 tu partiras à 62 ans et tu cotiseras 44 ans.
17:48 Donc en fait c'est incompréhensible,
17:50 et ils ont créé une nouvelle inégalité.
17:52 Ils sont très forts.
17:54 S'ils n'existaient pas,
17:55 il ne faudrait pas les inventer.
17:56 Mais ils ont créé une nouvelle inégalité.
17:58 Écoutez M. Dussopt,
18:00 pour expliquer ce qui est inexplicable,
18:03 et alors si vous voulez un exemple de discours,
18:07 j'allais dire, je veux pas m'acharner contre M. Dussopt,
18:10 mais de discours, allez,
18:12 je vais pas dire des petits hommes gris,
18:14 je vais pas dire que c'est lui.
18:15 Voilà, des petits hommes gris.
18:16 Un discours des petits hommes gris.
18:18 Écoutez M. Dussopt.
18:20 La Première Ministre a annoncé tout à l'heure
18:23 qu'elle avait entendu la nécessité
18:24 que dans le cadre des dispositifs de carrière longue,
18:27 qui aujourd'hui sont organisés autour de trois bornes d'âge,
18:30 16, 18 et 20 ans,
18:32 il puisse y avoir une quatrième borne d'âge,
18:34 sans que cette borne d'âge puisse aller au-delà de 21 ans.
18:37 Pourquoi est-ce que là ?
18:38 Parce que ça permet,
18:39 en créant une quatrième borne d'âge,
18:41 sans que celle-ci aille au-delà de 21 ans,
18:43 et c'est ainsi que l'amendement sera rédigé.
18:45 Ça permet d'intégrer dans le dispositif carrière longue
18:49 ceux qui commencent au cours de leur 20e année
18:52 et qui, du fait du relèvement de l'âge,
18:54 seraient amenés à travailler 44 ans.
18:56 Bon, vous n'avez rien compris, c'est normal.
18:58 Voyons le tableau.
19:00 Comment ?
19:01 Ça fait six ans qu'ils bossent dessus.
19:02 Oui, mais tout ça est lié à la volonté du gouvernement
19:05 d'avoir les voix des hommes de 15 ans derrière.
19:07 Ils ne sont pas complètement séparés.
19:09 D'ailleurs, ils ne le sont pas.
19:10 Bon, le tableau.
19:14 Donc tu commences à 14 ans.
19:16 Avant la réforme, tu partais à 59 ans.
19:18 Là, tu pars à 58 ans, tu cotises 44 ans.
19:20 Les gens qui bossent à partir de 14 ans,
19:21 il ne doit pas en avoir beaucoup.
19:23 Alors, tu commences à 15 ans.
19:26 Bon, là, tu cotises donc 43 ans.
19:29 Tu pars à 58 ans.
19:31 Tu commences à 16 ans.
19:33 C'est là que ça se complique,
19:34 parce que tu as quand même une cotisation de 44 ans.
19:38 Je te signale que tu as une cotisation à 15 ans.
19:40 Tu commences quand même plus tôt et tu vas cotiser 45 ans.
19:44 Bon, alors que tu as commencé à 15 ans.
19:47 Et là où ça devient fou, c'est qu'à 18 ans,
19:51 ce que je disais tout à l'heure,
19:53 tu vas cotiser 44 ans désormais.
19:56 À 18 ans, c'est le tableau.
19:57 Avant, tu cotisais 43 ans.
19:59 Et là, tu vas cotiser 44 ans.
20:01 Tu as commencé à 18 ans.
20:03 Et à 19 ans, après, tu retrouves 43 ans de cotisation.
20:07 Bon, c'est une usine à gaz.
20:09 Ce n'est pas très clair, pour le moins.
20:12 Et surtout, ça crée cette quatrième borne.
20:15 - C'est un journaux ?
20:17 - Oui, quatrième borne.
20:18 - En fait, dès le départ, il fallait s'arrachemander.
20:20 - Une nouvelle inégalité.
20:21 - Ça exclut d'autres personnes.
20:22 Non, mais le problème, c'est qu'en fait,
20:23 à force de vouloir complexifier, techniciser
20:26 tout ce qui concerne les retraites,
20:28 un, plus personne n'y comprend rien.
20:30 Et donc, en fait, il n'y a plus aucune lisibilité.
20:32 Enfin, c'est absurde.
20:34 - Merci aux républicains qui...
20:36 - Les républicains, soyez sérieux.
20:39 Les républicains, je ne vois pas ce que les républicains
20:41 viennent faire là-dedans.
20:42 - Mais sans cette annonce, ça ne changeait rien.
20:43 - Enfin, ça fait six ans, ils ne sont pas capables
20:45 de faire une réforme claire et précise.
20:47 Je ne vois pas ce que les républicains
20:48 viennent faire là-dedans.
20:49 Les républicains...
20:50 - Je peux vous permettre...
20:51 - Non. Vous avez déjà beaucoup parlé,
20:52 vous parlez trop.
20:53 Hop, on fait une pause.
20:55 - Les républicains, en fait,
20:56 on force le gouvernement à des concessions
20:58 qui aboutissent à cette usine à gaz.
21:00 C'est ça, la réalité politique du Parlement
21:03 et de l'Assemblée nationale.
21:04 Je me taille.
21:05 - Ils sont terribles.
21:06 - Non, mais laissez-le, il défend les républicains,
21:07 c'est formidable.
21:08 - Oui. Non, je ne défends pas les républicains.
21:09 - Vous leur donnez un pouvoir incroyable.
21:10 - Non, au contraire, c'est un compromis Macron...
21:12 - L'ex-gouvernement...
21:13 - Macroniste républicain de nous faire une usine à gaz.
21:16 - La pause et nous revenons pour parler
21:18 des macronistes et des républicains.
21:20 Ça, je la prendrai.
21:21 - Il est 20h31, Adrien Spiteri.
21:27 - Du nouveau dans l'affaire Pierre Palmade.
21:32 Après l'humoriste, les deux passagers présumés du véhicule
21:36 ont été placés en garde à vue.
21:38 Ils avaient pris la fuite après l'accident
21:40 dans lequel trois personnes ont été gravement blessées.
21:43 Pour rappel, une femme enceinte a perdu son bébé dans ce drame.
21:47 67% des Français opposés au projet de réforme des retraites,
21:52 soit près de 6 Français sur 10.
21:54 Résultat d'un sondage de l'institut CSA pour CNews.
21:57 C'est 6 points de plus qu'il y a un mois.
22:00 Le 18 janvier dernier, 61% des personnes interrogées
22:04 disaient être opposées à la réforme.
22:07 Et puis Noël Le Grette n'a plus la légitimité nécessaire
22:10 pour administrer le football français.
22:12 Ce sont les mots de la ministre des Sports, Amélie Oudéa Castera.
22:16 Le rapport de la mission d'audit de la FFF a été dévoilé aujourd'hui.
22:21 Il estime que les dérives de comportement du président
22:24 sont incompatibles avec l'exercice de ses fonctions.
22:28 J'espère qu'on aura le temps d'en parler.
22:31 Mais comme on a beaucoup de choses, on a un sondage,
22:33 vous l'avez vu, Adrien Spiteri le rappelait,
22:35 pour ou contre la réforme des retraites,
22:37 67% des gens sont contre.
22:39 Ça c'est factuel.
22:40 Donc c'est quand même difficile d'imposer une retraite.
22:42 Et ce qui est intéressant, et c'est ce que vous disiez à l'instant,
22:45 c'est que maintenant, ce régime des retraites sera en déficit.
22:49 Typiquement, quelqu'un comme moi, je trouvais que ça allait plutôt dans le bon sens,
22:52 parce que cette volonté d'équilibrer le système
22:54 est quand même quelque chose de plutôt sain et de vertueux.
22:56 Sauf que depuis les concessions,
22:58 l'objectif initial c'était d'arriver à 17,7 milliards d'euros globalement
23:02 de gains avec cette réforme en 2030.
23:04 Vous retranchez les 13,5 milliards d'euros de déficit,
23:07 vous enlevez toutes les mesures qui ont été accordées,
23:10 en gros on est à 6 milliards,
23:12 à la fin vous êtes à -1,7 milliard d'euros.
23:15 Donc on n'est plus dans l'équilibre.
23:17 Mais sans pourquoi l'équilibre ?
23:19 L'équilibre est changé à cause des carrières longues ?
23:21 Non, vous additionnez toutes les mesures, je peux vous les détailler.
23:24 Les mesures d'inaptitude pour pouvoir continuer à travailler après 62 ans,
23:28 les mesures de carrière longue,
23:30 les 1 200 euros, on sait bien, pas pour tous,
23:33 tout ça ça a un coût.
23:35 C'est une bonne chose que les gens aient au moins 1 200 euros en retraite,
23:37 après une carrière longue.
23:39 Mais en fait c'est pas tout le monde, vous avez bien compris, pour les 1 200 euros.
23:41 Oui.
23:42 Ça concernera que 200 000 personnes a priori.
23:44 Oui, peut-être même 40 000, parce que les chiffres,
23:46 tout le monde, personne n'a les mêmes.
23:48 En tout cas c'est pas les 800 000 ou 1 million qui étaient affichés.
23:50 Mais c'est ça qui m'aide.
23:51 Mais donc en fait le régime sera déficitaire.
23:53 Oui, oui, vous pouvez pas dire que cette réforme ne sert à rien
23:57 parce qu'elle ne va rien rapporter.
23:59 Il y a quand même un problème au départ de démographie,
24:01 on l'a maintes fois souligné.
24:03 On est entièrement d'accord.
24:05 Elle est mieux que le système actuel.
24:07 On avance avec la séquence, hier à l'Assemblée nationale,
24:11 avec l'index Senior.
24:13 L'index Senior, mais il servait à rien cet index Senior.
24:16 Il avait quand même été proposé par les partenaires sociaux.
24:19 Donc moi je veux bien qu'on fasse de la concertation pendant des mois,
24:22 mais enfin si rien ne sert à rien et qu'on rejette tout ce qui a été proposé...
24:26 Voyez la séquence puisque les députés de la France Insoumise
24:31 ont chanté la petite chanson anti-Macronienne.
24:34 On est là, on est là.
24:35 Alors ça n'a pas plu à Madame la présidente de l'Assemblée nationale.
24:38 C'était hier soir, regardez.
24:40 Votants 467 exprimés 459, majorité 230 pour 203 contre 256.
24:46 L'Assemblée nationale n'a pas adopté.
24:49 (Applaudissements)
25:11 Non, non, non, s'il vous plaît.
25:13 Mes chers collègues.
25:15 Non, non, non, vous vous croyez où ?
25:18 Non, mais c'est incroyable.
25:20 Non, non.
25:22 Votre attitude est inacceptable.
25:26 Donc on passe maintenant aux amendements après l'article 2.
25:31 Et nous avons des amendements à pouvoir être soumis à une discussion commune.
25:36 Des amendements...
25:38 Bon, elle était excédée.
25:46 C'est Mme Eriksioti qui justifie le rejet de l'index Senior.
25:50 Nous avions décidé, nous avions décidé dans le groupe le matin,
25:55 de voter contre cet article qui est un article alibi,
25:58 qui en gros ne sert à rien,
25:59 qui imposait des contraintes aux entreprises,
26:02 et notamment aux petites entreprises,
26:04 au-delà de 50 salariés,
26:05 qui mobilisaient une opposition des petites entreprises,
26:09 notamment la CEPME.
26:11 Moi j'ai reçu le président de la CEPME.
26:13 Il était hostile à ces mesures.
26:15 C'était sans doute une disposition anti-constitutionnelle,
26:18 puisqu'elle n'avait rien à faire dans un projet de loi de financement
26:21 de la sécurité sociale.
26:23 Et surtout elle ne portait ni des mesures de contraintes,
26:27 ni des mesures surtout d'incitation.
26:30 Bon, c'est de la politique.
26:32 Moi je vais vous dire comment j'interprète ça.
26:33 J'ai l'impression qu'ils n'ont pas voté cet index Senior,
26:36 parce qu'ils savent qu'ils vont voter la loi derrière l'article 7.
26:38 On est d'accord.
26:39 Donc c'est de dire "bon, on va pas voter pour vous tout,
26:42 mais on va quand même voter un peu".
26:44 Mais c'est du Médimélo républicain.
26:46 Non ?
26:47 Non, je pense qu'il y a une vraie raison de fou.
26:48 À droite, c'est toujours gênant de se dire qu'on va clouer au pilori des entreprises.
26:52 On va hiérarchiser, il y aura les bons, il y aura les méchants,
26:55 il y aura les bonnes boîtes vertueuses,
26:57 et les petites PME qui parfois sont dans des secteurs
26:59 dans lesquels ils ont du mal à recruter des seniors.
27:02 Et en plus, je termine simplement d'un mot,
27:04 l'article 7 ne sera sans doute même pas examiné.
27:07 Moi ce que je note en tout cas, c'est que là c'est la première fois
27:09 que le gouvernement est mis en minorité.
27:12 Est-ce que ça préfigure pour la suite ?
27:15 La vérité, c'est que les républicains, hélas,
27:18 parce qu'ils vont trahir leurs électeurs,
27:20 mais attendez, parlez pas de trahison.
27:22 Comme ça fait 20 ans que ça dure.
27:24 Mais en vrai, trahison, ça a toujours été soutenu par les électeurs.
27:27 Peut-être pas celle-là exactement,
27:29 mais vous regardez le programme de Nicolas Sarkozy,
27:31 François Fillon, Valéry Pécresse,
27:33 c'est une réforme à minima par rapport à ce qui était proposé, objectivement.
27:38 Il fallait faire sans doute une autre réforme,
27:40 mais je pense pas que c'était cette réforme-là qui...
27:43 C'était peut-être une réforme parcoin,
27:45 et qui permettait à...
27:47 Tout le monde ne partait pas au même âge.
27:49 En fait, ça n'a pas de sens de faire partir tout le monde au même âge,
27:52 parce que tout le monde ne fait pas le même job.
27:54 C'est la réforme ratée d'avant la pandémie.
27:56 Bon.
27:58 Les offres d'Emmanuel Macron, ça m'intéresse.
28:02 Parce qu'Emmanuel Macron a été en Conseil de ministre,
28:04 il a dit des choses, et puis c'est sorti dans la presse.
28:09 Alors, il a dit, par exemple,
28:10 "Ceux qui nous ont demandé d'agir pour le chômage des seniors
28:13 se sont empressés de voter avec le Rassemblement national
28:15 pour supprimer la mesure dédiée."
28:19 En direction des LR.
28:20 LR, qui sont arrachés, oui.
28:22 Il dit ça pour les LR.
28:24 Ça, c'est les offres.
28:25 La deuxième chose qu'il a dite,
28:27 c'est "Le dépassement crée des effets de trouble,
28:30 les oppositions sont perdues,
28:31 la vie des Français et leur décor, leur seul boussole,
28:34 ce sont les élections."
28:36 Le dépassement crée des effets de trouble,
28:38 les oppositions sont perdues,
28:40 la vie des Français.
28:41 On comprend pas la phrase.
28:42 Bah, c'est du...
28:43 Si, on la comprend.
28:44 La vie des Français.
28:45 Ce qu'il veut dire, c'est qu'ils m'ont élu,
28:48 et le reste n'a aucune importance.
28:49 Voilà, voilà.
28:50 C'est la traduction.
28:51 C'est vrai qu'après, j'ai compliqué.
28:52 C'est-à-dire que les oppositions n'existent plus,
28:55 il n'y a plus que moi.
28:56 Voilà, c'est un peu ce que ça veut dire.
28:58 Bah, oui, les élections.
29:00 Comment ?
29:01 Le Rassemblement national m'a pas l'air perdu,
29:03 même la gauche n'a pas l'air perdue.
29:05 Non, il y a quelques...
29:07 Je pense que la gauche est un peu perdue, disons-le.
29:09 Avec les outrances de l'élection, oui, bien sûr.
29:11 Bon, la gauche est un peu perdue.
29:12 La gauche est perdue, mais...
29:13 Les Républicains sont vraiment perdus.
29:16 Oui.
29:17 Et...
29:18 C'est le RERM qui est pas perdu.
29:19 C'est quand même assez reprisant pour les parlementaires.
29:21 Bon.
29:22 C'est-à-dire qu'ils sont attachés à leur élection.
29:24 Et puis alors...
29:25 Plus qu'à leur conviction.
29:26 Oui, et puis alors, il y a un troisième qui est assez intéressant,
29:29 qui là, vous parliez peut-être de mépris.
29:31 Alors, c'est des off, hein, bien sûr, tout ça.
29:33 En fait, ce sont toujours les mêmes à quelques dizaines de milliers de près qui manifestent.
29:37 Ben oui, M. le Président, effectivement, c'est...
29:40 C'est un peu...
29:41 C'est les gens qui...
29:42 Parce que dire ça, de dire "ben oui"...
29:44 En fait, c'est toujours les gueux qui manifestent.
29:46 C'est correct, c'est correct.
29:47 Voilà, c'est ça.
29:48 Ben oui, c'est...
29:49 Mais c'est faux.
29:50 Mais c'est faux.
29:51 Premièrement, c'est pas à quelques milliers près.
29:53 Il y a des records historiques qui ont été battus de mobilisation dans la rue.
29:56 Il a dit ça à ses collaborateurs, ça.
29:58 Et le deuxième élément, c'est que la sociologie des gens qui manifestaient
30:02 était beaucoup plus diverse.
30:03 Non mais si c'était que les syndicats, il n'y aurait pas eu un million de personnes dans la rue,
30:06 selon la police.
30:07 Alors, il se trouve que...
30:08 Oui, mais alors, qui sont les gens qui manifestent ?
30:10 Oui.
30:11 Non, mais cette phrase est terriblement méprisante.
30:12 Ça veut dire qu'il n'a rien compris et qu'il l'a...
30:14 Regardez, parce qu'elle...
30:15 Moi, ce qui m'a marqué dans les manifestations...
30:17 Et attendez, c'est un off, hein.
30:18 C'est un off à des collaborateurs.
30:19 Mais attendez...
30:20 Mais comment on sait que c'est un off qui a amené à être dérogué ?
30:22 Ce sont toujours les mêmes.
30:23 Non mais c'est pas un off, c'est un "on".
30:25 Les gens qui sont dans la rue et qui manifestent, ils font payer à Emmanuel Macron l'addition des 6 années,
30:31 avec celle qu'on est en train de vivre là, depuis le premier quinquennat.
30:35 Ils sont en train de lui faire payer tout ce qu'il n'a pas compris,
30:37 tout ce qu'il ne comprend pas des Français, tout ce qu'il ne comprend pas de la France.
30:40 On le voit avec la réforme.
30:42 Effectivement, moi, j'étais de ceux qui disaient qu'il fallait une réforme.
30:45 Mais on voit qu'elle est ni faite ni à faire, cette réforme.
30:48 On voit qu'il n'a pas politisé le sujet,
30:51 on voit qu'il n'a pas de courroie de transmission pour la faire valider.
30:54 On voit qu'il ne pense pas.
30:56 On a quand même, au départ, et lui en 2017, un président qui était pour la Start-Up Nation.
31:00 Là, on n'est même pas capable de penser à l'intelligence artificielle,
31:03 c'est-à-dire de poser le sujet des retraites en disant
31:05 "il va y avoir une robotisation de certains métiers,
31:08 donc peut-être du chômage de masse, donc comment on se projette dans les 20 ans qui viennent ?"
31:12 Mais les Français, c'est tout ça qu'ils lui font payer.
31:14 Jérôme Fourquet était ce matin chez Laurence Ferrari,
31:17 et lui, il a eu un avis peut-être plus précis
31:21 pour savoir qui sont justement ceux qui seront dans la rue demain.
31:25 Écoutez-le.
31:26 Très bien expliqué.
31:27 On a bon nombre de salariés qui ont commencé à travailler tôt,
31:29 qui n'ont pas fait d'études longues,
31:31 qui ne sont pas partis dans les capitales régionales pour suivre leurs études,
31:34 qui n'y sont pas restés du coup,
31:36 et qui sont restés dans leur lieu de naissance,
31:38 et qui exercent dans les transports, dans le bâtiment,
31:41 dans la restauration des métiers qui sont parfois physiques, parfois pénibles.
31:45 C'est aussi une France des premières et des deuxièmes lignes
31:48 qui ont le sentiment de n'avoir pas été payés en retour
31:51 pour les efforts qu'ils ont fournis pendant la pandémie.
31:55 Je pense notamment aux personnes dans les EHPAD, aux aides-soignantes,
31:59 encore une fois aux salariés de la logistique, du transport, du commerce,
32:03 les caissières, qui avaient été mis quelque part sur un piédestal pendant le Covid,
32:08 et qui aujourd'hui considèrent que la seule récompense
32:11 ou la seule réponse qu'on leur a adressée pour ces efforts,
32:14 c'est deux ans de plus à faire sur leur carrière.
32:18 - Je sais bien que vous-même êtes favorable d'une retraite à 65 ans
32:25 et de prolonger le temps de travail pour des raisons peut-être démographiques,
32:28 Georges Fenech, mais tous ces témoignages quand même de "petites gens",
32:32 mais surtout de métiers difficiles, est-ce que vous entendez ça depuis des semaines
32:38 ou est-ce que vous dites "ben non, c'est comme en Italie, c'est comme en Allemagne,
32:42 c'est comme au Japon, au Japon ils bossent jusqu'à 70 ans, je crois".
32:45 Et ils ne se plaignent pas.
32:46 - Bien sûr, on est tous sensibles à la question de la pénibilité de certains métiers.
32:50 Si on veut vraiment une répartition égale, je dirais,
32:54 il faut tenir compte de cette pénibilité et de l'espérance de vie qu'il y a derrière
32:58 et dans les conditions de santé dans lesquelles vous arrivez,
33:01 physiques j'entends, à l'âge de la retraite, bien sûr que j'y suis sensible.
33:05 Est-ce qu'on en a suffisamment tenu compte dans cette réforme ?
33:08 Ça je suis incapable de le dire, parce que quels vont être les critères de pénibilité ?
33:12 - Vous ne vous mouillez pas beaucoup.
33:13 - Comment je me mouille ?
33:14 - Avec votre...
33:15 Bah si, vous ne vous mouillez pas beaucoup,
33:16 parce que c'est l'âge qui est le bon critère, évidemment,
33:19 que ces gens-là, peut-être faut-il les faire partir c'est assez tôt.
33:22 - Plus tôt.
33:23 - Plus tôt.
33:24 - Mais les gens qui se mobilisent demain dans la rue,
33:26 c'est aussi l'hôpital tout fou le camp, l'éducation nationale tout fou le camp,
33:30 et on ne veut pas travailler plus longtemps dans ces conditions-là.
33:33 - Oui, c'est 40 ans de vie politique française
33:35 où, selon une formule prophétique, on paye toutes les factures en même temps.
33:40 L'école, la justice, l'hôpital, le rapport au travail, etc.
33:44 Tout arrive.
33:46 - Moi ce qui m'a frappé, vous voyez, j'ai écouté des gens dans la rue,
33:49 ils disaient "il y en a marre de l'inflation",
33:51 en soi ça n'a rien à voir avec la réforme des retraites.
33:53 Il y en a qui disent, il y avait une aide-soignante qui disait
33:56 "moi j'en ai marre, on me parle mal, on ne me considère pas".
33:58 Et en fait tout ça, ça montre à quel point il y a une coagulation
34:02 de plein de gens qui n'en peuvent plus depuis 10 ans,
34:04 avec une superposition de crises très différentes.
34:07 - Crises intellectuelles majeures en France,
34:10 pour plein de classements, etc.
34:13 Et crise du travail, évidemment vous avez fait un ministre des loisirs
34:16 avec François Mitterrand en 1981, vous avez donné le signal qu'il ne fallait plus bosser.
34:19 - Le ministère du temps libre !
34:21 - Mais j'ai...
34:23 - Vous avez pris 82 mois de vacances et vous ne vous promenez pas libre.
34:26 - Mais non mais c'est pas ça, vous êtes de mauvaise foi là.
34:28 Vous êtes de très mauvaise foi.
34:30 - Mais non, mais ce qui est intéressant c'est que vous avez fait ce signal du ministère.
34:33 - Bon, alors, si on fait des... on va arrêter avec nos références.
34:35 - Mais vous avez imposé un truc quand même dans le débat.
34:37 Moi ce qui me frappe depuis quelques jours maintenant,
34:39 c'est que les gens... si vous voulez, le travail n'est présenté que comme un tunnel d'enfer,
34:43 et tout le monde est là en espérant l'eldorado de la retraite.
34:46 Mais c'est-à-dire qu'on évacue totalement l'idée qu'on puisse être satisfait de son travail,
34:50 qu'on puisse s'épanouir.
34:52 Moi je connais des gens qui ont des métiers pénibles et qui sont heureux.
34:54 C'est des paradoxes, et la vie est faite de complexités.
34:56 - Je crois qu'on ne l'évacue pas du tout.
34:58 - Ah bah si, si.
34:59 - Quand les gens peuvent être heureux dans leur travail, ils en sont parfaitement satisfaits.
35:02 - Si je voulais...
35:04 - Mais ce n'est pas que le malheur.
35:06 - Si je voulais être vraiment très provocateur,
35:08 je dirais quelque chose que je vous dirais en dehors de l'antenne,
35:11 parce que je n'ai pas envie de me faire taper dessus,
35:14 mais les signes qu'on donne sur le travail ne sont pas bons depuis des années.
35:21 - Vous en avez trop dit là.
35:23 - Non, non, parce que...
35:25 - Non, monsieur Lamy, Pascal, il n'y a pas qu'une France misérable.
35:28 - Non, non, non, non, non, non, non,
35:30 non, parce que je vais, voilà, mais bon, non, non, non.
35:34 - On n'est pas à peu près de par là.
35:36 - C'est vrai que vous n'aimez pas la provocation, donc je comprends votre retenue.
35:39 - Qu'est-ce que vous voulez, voilà, le congé paternité n'est pas assez long,
35:42 voilà ce que j'ai à vous dire.
35:44 - Ah c'était ça, ouais.
35:46 - Il devrait être plus long encore.
35:48 - Je n'en ai pas pris, moi, de congé paternité.
35:50 - Évidemment, mais moi non plus, notre génération n'en prenait pas.
35:52 Mais c'est pour ça que je ne veux pas rentrer là-dedans,
35:54 parce que le monde a changé, la société a changé,
35:56 les demandes sont différentes, et les gens de 20 ans demandent ça.
35:59 Donc de 25 ans.
36:01 - C'est bien qu'on ait eu des congés payés aussi depuis...
36:03 - Eh bien, ils verront, rendez-vous dans 30 ans.
36:05 - En fait, je n'ai pas le même...
36:07 - En revanche, Mme Rima Abdulmalak, ça, ça m'intéresse.
36:11 Il y a eu un échange avec M. Karouchi.
36:13 - Excellent.
36:15 - Excellent, Roger Karouchi, excellent.
36:17 - Excellent.
36:19 - Drôle, à l'ancienne, un homme politique un peu à l'ancienne,
36:22 ça nous fait du bien un peu, voire beaucoup d'intelligence.
36:25 - Avec élégance.
36:27 - Non mais c'est vrai, par rapport à la jeune génération,
36:29 la classe, la maîtrise...
36:31 - Ah oui, à l'hémicycle du Sénat, c'est autre chose en ce moment.
36:34 - Oui, mais je suis d'accord avec vous.
36:36 - C'est un ancien député qui est venu.
36:38 - Il nous réconcilie avec les hommes politiques.
36:40 Roger Karouchi, un homme politique à l'ancienne. Écoutez.
36:42 - La France dispose d'une autorité de régulation des médias, l'Arkom.
36:48 L'Arkom, sur son site, affirme qu'elle travaille naturellement avec le Parlement,
36:54 puisque le Parlement désigne 6 de ses 9 membres,
36:57 mais qu'elle est totalement indépendante du gouvernement.
37:00 Alors, madame la ministre, j'aimerais, devant la représentation nationale,
37:05 que vous nous rappeliez votre définition personnelle de l'expression
37:09 "totalement indépendante du gouvernement".
37:11 - Monsieur le vice-président Karouchi, vous êtes un grand spécialiste de l'audiovisuel,
37:14 nous avons eu plusieurs réunions à ce sujet.
37:17 Et je pense que si vous reprenez toutes mes interviews,
37:22 toutes mes déclarations publiques depuis mai dernier,
37:24 où j'ai été nommée ministre, vous pourrez voir qu'à aucun moment,
37:27 à aucun moment, je n'ai commenté une décision de l'Arkom,
37:32 à aucun moment je n'ai fait d'appréciation sur le travail de l'Arkom,
37:36 autorité bien évidemment, strictement, absolument indépendante.
37:40 Je me borne à rappeler le cadre de la loi, les obligations, les droits et les devoirs
37:46 que la loi de 86 prévoit pour les chaînes qui ont des fréquences gratuites,
37:49 les chaînes de la TNT. Je ne fais rien d'autre que rappeler le cadre de la loi.
37:54 Est-ce qu'une ministre n'a pas le droit de rappeler la loi ?
37:57 Est-ce qu'une ministre n'a pas le droit de faire état de décisions qui sont publiques de l'Arkom ?
38:02 J'en fais juste état, je ne les commente pas, j'en fais état.
38:05 Je n'ai pas le droit ? Qu'est-ce qui vous choque ?
38:08 Et qu'est-ce qui fait peur ? Où sont les menaces ?
38:11 Est-ce que si rappeler le cadre de la loi fait peur,
38:14 j'ai envie de poser la question à ceux qui se sentent menacés,
38:16 qu'est-ce qui vous fait peur ?
38:18 Je vous rassure, Madame la Ministre, il n'y a pas grand-chose qui me fait peur.
38:22 Mais moi, je ne vous reproche absolument pas de faire des constats ou des commentaires sur les chaînes.
38:28 C'est parfaitement votre droit, comme c'est le mien.
38:32 Et j'en fais peu. Dommage.
38:35 Mais en revanche, quand vous dites, Madame la Ministre, éventuellement,
38:42 je ne dis pas que vous affirmez, en 2025, l'Arkom pourrait retirer l'agrément...
38:51 Non, je suis désolé de vous dire, retirer...
38:54 Quand vous dites que l'Arkom pourrait retirer, si cela continue,
38:58 l'agrément aux chaînes en question, vous interférez avec les décisions de l'Arkom.
39:07 Vous n'avez pas... Je suis désolé, Madame la Ministre.
39:12 Vous pouvez commenter autant que vous voulez, tout ce que vous voulez,
39:17 vous n'avez pas à dire ce que l'Arkom pourrait faire en 2025,
39:21 parce qu'à partir de là, c'est interférer sur l'indépendance de l'Arkom.
39:25 Et moi, Madame la Ministre, je serai beaucoup plus intéressé par vous entendre
39:30 sur cette fameuse réforme de l'audiovisuel public que nous attendons depuis 5 ans,
39:35 je serai beaucoup plus intéressé de vous entendre sur la manière dont on va financer l'audiovisuel public,
39:41 puisque depuis que vous avez supprimé la redevance audiovisuelle,
39:45 nous sommes dans le non-dit et l'intérimaire.
39:48 - Bon, c'est autre chose qu'à l'Assemblée nationale, les débats du Sénat.
39:52 Si vous me permettez, d'abord, les gens s'écoutent, et on est à un autre niveau, manifestement.
39:57 Là, on est en Ligue des champions, parfois, on est en...
40:00 - Il a parfaitement raison. C'est extrêmement précis, ce qu'il disait.
40:03 La distinction entre le commentaire et le fait de dire ce que va faire ou ce que pourrait faire l'Arkom,
40:09 c'est exactement ça, le problème.
40:11 - C'est d'ailleurs tout à fait étonnant, son intervention est tout à fait étonnante de ce point de vue-là,
40:16 et elle est peu assumée, manifestement, puisqu'elle dit des choses et elle dit qu'elle ne les a pas dites.
40:21 - Oui, elle s'est enférée, quelque part.
40:23 - Il nous reste quelques minutes, c'est bien.
40:26 On peut parler de la Fédération française de football,
40:29 et le ministre des Sports semble souhaiter que le président de la Fédération, Noël Legret, quitta son poste,
40:39 et elle l'a dit de manière très claire. Écoutons-la.
40:43 - Concernant le président Noël Legret, compte tenu des manquements analysés en matière de gouvernance,
40:50 compte tenu de ses déclarations publiques,
40:53 compte tenu de son comportement gravement inapproprié avec les femmes,
40:57 de défaillances accentuées par une consommation excessive d'alcool,
41:02 je ne peux que faire mienne la conclusion du rapport.
41:05 Il ne dispose plus de la légitimité nécessaire pour administrer et représenter le football français.
41:13 Dans ces circonstances, le statu quo est impossible,
41:18 mais je sais que Noël Legret est un homme de décision,
41:21 et j'espère donc qu'il prendra les bonnes dans les jours à venir,
41:26 pour la Fédération, mais aussi pour lui-même.
41:30 S'il ne le fait pas, bien sûr, d'autres voies existent pour la Fédération française de foot,
41:36 d'autres cordes de rappel sont là et pourront être activées.
41:41 - Il faut faire attention quand même, parce que la FIFA n'aime pas que l'homme politique
41:47 entre dans les fédérations qui, a priori, sont indépendantes.
41:52 - Elle aussi.
41:53 - Donc, il faut être d'une grande prudence.
41:57 Je trouve qu'elle ne lui permet pas de quitter la place sans être humiliée.
42:04 - Elle ne lui permet pas de garder la face.
42:07 - C'est ça qu'on peut remarquer.
42:12 Alors effectivement, en revanche, les pratiques...
42:15 - Ce sont des pratiques qui sont mélangées à des arguments moraux.
42:18 La consommation d'alcool, en soi, ce n'est pas vertueux,
42:21 ce n'est peut-être pas ce que l'aimerait valoriser la Fédération française de football,
42:26 mais ça n'a rien à voir avec des défaillances...
42:29 - Je veux dire, le dossier de Grete est lourd.
42:32 Certaines femmes ont témoigné, je pense à Sonia Asoui,
42:37 qui a raconté sa rencontre avec Noël de Grete,
42:40 qui est venue pour parler de foot féminin et lui aurait dit que si elle voulait le dead,
42:43 il fallait passer à la casserole.
42:45 Donc voilà, c'est quand même des choses...
42:48 - Est-ce bien que la ministre rende public le rapport ?
42:51 - À ma connaissance, sauf en ma part, ma connaissance n'est pas encore le cas.
42:55 - Oui, on en connaît quand même le contenu.
42:57 - Mais ce qui est... J'ai précisé, bien évidemment,
43:01 que la FIFA est toujours vigilante à ce que ce ne soit pas l'autorité politique
43:06 qui influence une fédération.
43:08 C'est ce dont ça va se passer et c'est vrai que parfois,
43:11 il y a une forme de négociation, pour reprendre votre terme,
43:14 on négocie quelque chose pour que l'autre ne perde pas la face.
43:17 Là, on est dans une stratégie plus brutale, peut-être.
43:20 - Pas la porte de sortie honorable pour Noël de Grete.
43:24 - On va voir ce qui va se passer avec le COMEX,
43:27 qui va décider vendredi matin, c'est bien ça, qui va se réunir
43:30 et qui va demander à Noël de Grete sans doute de démissionner.
43:34 Maintenant, si lui ne démissionne pas, que se passe-t-il ?
43:37 Le COMEX démissionne dans son intégralité.
43:40 Est-ce qu'il y a convocation d'une assemblée ?
43:42 - Je crois que c'est le cas.
43:44 - D'une assemblée générale, mais à ce moment-là,
43:47 il faut un quorum de 25%, je crois, de ceux qui ont élu.
43:53 Enfin, tout ça est toujours un peu compliqué.
43:55 - C'est l'Assemblée générale qui va pouvoir le faire démissionner.
43:58 - Voilà ce que nous pouvions dire sur toutes les actualités ce soir.
44:02 L'homme... J'attends les Césars, c'est la semaine prochaine.
44:06 C'est dans 15 jours.
44:08 Mais je suis très content parce que vous, qui êtes un homme de cinéma,
44:12 Alibi.com marche formidablement.
44:15 - Alibi 2 même.
44:17 - Alibi 2.com, c'est un film... - 1 million d'entrées.
44:19 - C'est un film auquel est associé Canal+.
44:22 - 1 million d'entrées ce soir. - Exactement, 1 million.
44:24 Et c'est un film bon enfant, c'est un film réjouissant,
44:27 c'est un film avec de la dérision, il y a un peu des nuls,
44:31 il y a du burlesque, il y a beaucoup de choses.
44:34 Et je trouve que dans cette bande à fifi, c'est un peu les bronzés,
44:38 c'est les bronzés d'aujourd'hui.
44:40 Cette bande-là, qui fait jouer d'ailleurs des anciens,
44:43 comme les bronzés avaient fait jouer une autre génération
44:45 avec Jacqueline Mayon et Galabru.
44:47 Là, ils font jouer Nathalie Baye et Didier Bourdon.
44:49 Et vraiment, allez voir ce film parce qu'il est très rigolo, très réussi.
44:52 - Vous avez beaucoup ri, je sais que vous avez beaucoup ri.
44:54 En parlant de cinéma, il y a une mauvaise nouvelle ce soir.
44:57 C'est la mort de Raquel Weich.
44:59 Ça vous parle, Raquel Weich ?
45:01 - Bien sûr, c'était une immense... - Elle avait 82 ans.
45:03 - C'était le sex-symbole absolu du cinéma.
45:07 Elle était devenue, après un film qui s'appelait
45:10 "Un million d'années avant Jésus-Christ",
45:12 elle portait un bikini en fourrure de très, très bon goût.
45:15 - Mais elle avait tourné dans un James Bond, je crois, non ?
45:18 Je confonds avec Ursula Andrés, peut-être.
45:20 - Il ne me semble pas, elle avait joué dans les Eaux-Grèces
45:22 avec... - Dans les Eaux-Grèces ?
45:24 - ...Monica Vitti, Claudia Cardinal, etc.
45:27 - C'est une figure marquante des années 70.
45:29 - Le monde entier était amoureux de Raquel Weich.
45:31 - Mais bien sûr !
45:33 Et dans une des chansons de Sardet, pour vous dire qu'elle était présente
45:37 dans nos univers, je crois que c'est dans les Balles Populaires,
45:42 il lit "Les Raquels du samedi".
45:44 Il fait référence à Raquel Weich, qui était évidemment la femme
45:49 ou le top modèle parfait, "Les Raquels du samedi".
45:52 Bon, écoutez, merci. On va vous laisser la place.
45:55 Il est bientôt l'heure de se quitter, 20h55.
45:59 Arnold Carr a été à la réalisation, Guillaume était au son,
46:02 David Tenelier était à la vision.
46:04 Merci à Benjamin Nau, à Quentin Gaufette, à Kylian Salé
46:09 et à Maxime Leguet, qui était avec nous ce soir.
46:12 Et Benjamin Nau, notamment, c'est lui qui pilote ça.
46:15 C'est un peu le chef d'orchestre en régie.
46:19 Donc je le salue. Allez Lille, à demain.
46:23 !

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