• le mois dernier
Kevin FIENI, président du parti Pro Côte d’Ivoire pour la démocratie, la prospérité et la souveraineté (PROCI-DPS), a réaffirmé son engagement en faveur d’un État fédéral en Côte d’Ivoire lors d’une interview accordée à akondanews.net, le mercredi 8 janvier dernier. Premier candidat déclaré à l’élection présidentielle d’octobre 2025, FIENI a aussi appelé l’opposition à s’unir autour d’un cadre stratégique pour conquérir le pouvoir.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Je suis M. Kevin Fieni, président du Parti politique pro-Côte d'Ivoire, pour la démocratie,
00:29la prospérité et la souveraineté.
00:32Ça fait environ cinq ans que je suis dans la politique, que je pratique la politique
00:45et je vis la politique.
00:46Alors j'ai été déjà candidat à la candidature de l'élection présidentielle de 2020, encore
00:55je suis à nouveau candidat à l'élection présidentielle de 2025.
01:01J'ai été aussi candidat aux législatives attendant.
01:06Déjà un État fédéral, tout est dedans, ce sont des États que nous allons fédérer.
01:16Un État fédéral, si vous voulez, c'est une gestion, c'est un système.
01:23Ce système-là a pour avantage surtout de permettre une bonne répartition des pouvoirs.
01:34Ce système a aussi d'autres avantages, après ce que je viens de citer là, qui est de permettre
01:42l'implication directe de toutes les populations, de toutes les obédiences politiques, etc.
01:54Nous, nous sommes dans une logique apropos Côte d'Ivoire, de permettre à l'Afrique,
01:59à la Côte d'Ivoire, un nouveau système politique qui pourrait fédérer toutes les
02:06forces vives des différentes nations.
02:08Pourquoi une république fédérale ? Mais c'est pour permettre un développement optimal,
02:19c'est pour permettre une souveraineté vraiment rédoutable, on va le dire, de nos États africains.
02:26Mais c'est surtout pour permettre à cette démocratie-là d'être solide, voilà.
02:38Les Ivoiriens ont déjà accepté sans le savoir, pourquoi ? Parce que, si vous avez remarqué,
02:44bien souvent, à des endroits, vous entendez les gens dire « Pays oué, Pays abran, Pays
02:51attié », vous avez déjà entendu parler de ça, donc les gens même font des proclamations
02:56sans s'en rendre compte.
02:57Voilà.
02:58Si déjà, on parle de Pays oué, Pays bêté, Pays attié, qu'aujourd'hui vous avez Pro-Côte
03:05d'Ivoire qui veut faire de la Côte d'Ivoire une république fédérale, je pense que c'est
03:08l'aboutissement de ces vœux-là que les populations ont formulés sans s'en rendre compte.
03:14Je peux le dire comme ça, donc les Ivoiriens, les populations sont prêtes à accueillir
03:20ça, j'en suis convaincu, pour aussi une simple raison qui est que, vous voyez, nos
03:26cultures sont telles que leur protection aussi, leur protection optimale, dépendra
03:36de ce système de gestion-là.
03:38Je veux dire quoi par là ?
03:41Quand vous prenez la culture de l'Ouest, ce n'est pas forcément la même culture dans
03:48le Nord-Est.
03:49Quand vous prenez la culture du Centre, ce n'est pas ce que vous pouvez retrouver à
03:53gauche ou à droite.
03:54Donc l'idée de faire de la Côte d'Ivoire une république fédérale viendra solidifier,
03:59renforcer ces cultures-là dans leur zone.
04:03Comme je l'ai dit, un peu de vent, on va détailler, mais c'est un peu ça l'avantage.
04:07Donc moi, les Ivoiriens, les populations sont prêtes à accepter ça.
04:10Tout est dans l'État fédéral, dans cette république fédérale, je préfère, on propose
04:24un nouveau système éducatif, je vais parler de l'éducation et de la formation.
04:32On propose aussi également une nouvelle économie à travers un nouveau système.
04:43On propose également une nouvelle gestion quand on parlera des administrations.
04:55On propose également le changement de mentalité, et ça même c'est au départ.
05:03Vous voyez, il y a beaucoup à proposer.
05:06Il n'y a pas que la république fédérale, mais pour que vous compreniez, ce sera la
05:10fondation.
05:11Et sur cette fondation, on va bâtir ces autres chapitres-là, l'éducation, etc., etc.
05:18Mon avis sur la situation sociopolitique, c'est quand même partagé.
05:27La situation sociopolitique en tout cas de l'Ivoire laisse planer beaucoup de doutes,
05:31d'incertitudes surtout.
05:32Je pense qu'il y a encore du travail à faire.
05:34Il y a peu de responsabilités de part et d'autre, il faut le dire honnêtement.
05:41Très peu de responsabilités.
05:45Quand j'entends des membres du pouvoir en place s'adresser souvent, ou répliquer,
05:54voire donner des réponses à certains partis de l'opposition, vous voyez la tonalité,
06:00les mots utilisés, même le gestuel, tout ça, pour ma part, il y a très peu de responsabilités
06:08dedans.
06:09Je ne dis pas qu'ils sont irresponsables, mais je les appelle à beaucoup plus de responsabilités.
06:14L'opposition aussi, quand ils ont à s'exprimer sur des faits, là aussi c'est la même chose,
06:22il y a moins de responsabilités.
06:23Donc je les appelle aussi à plus de responsabilités.
06:26Autrement dit, surveillons nos langages, nos tonalités, cherchons ce que nous devons
06:31dire là d'abord, avant de dire, pour être sûrs que ce qu'on veut pourrait aider l'autre
06:35là à être de bonne foi.
06:38Parce que si tous nous devons être sûrs de qui il vit sur les nerfs, qui va écouter
06:42son ami, cette prise de parole qui ne sont pas contrôlées, qui ne sont pas mesurées
06:46là, qui sème le doute, l'incertitude, donc il faudrait qu'on évite ça.
06:51Donc je voudrais appeler tout acteur politique à beaucoup, beaucoup, beaucoup plus de responsabilités.
06:58La souveraineté, c'est d'être capable de décider par soi-même, sans qu'on vienne
07:08te contraindre à faire le contraire de ce qui est bien même pour ta nation.
07:11La souveraineté, c'est d'abord toi-même de s'affirmer, sans qu'il y ait des interférences,
07:17sans qu'il y ait des injonctions, sans que ce soit à contre, que comme on le dit en
07:21bon Ivoirien, il faut gérer en toute liberté, en toute conscience, en toute responsabilité.
07:29On peut passer des années à parler de la souveraineté, mais je veux juste que quand
07:32on est souverain, on ne laisse pas les choses venir s'imposer.
07:37Vous voyez un peu la souveraineté.
07:40C'est ce que je veux pour la Côte d'Ivoire, il faudrait qu'on soit une nation forte.
07:44Ça ne vautrait pas dire qu'il faut rejeter les autres, parce qu'on est dans un monde
07:49où il faut traiter avec les autres, avec tout le monde si vous voulez.
07:53Mais la souveraineté dont je parle ici, ce qui est bien pour la Côte d'Ivoire, personne
07:59ne viendra nous imposer le contraire.
08:00Il faudrait qu'on ait la force, le courage et la responsabilité de dire non, parce que
08:04ça, ça ne va pas aider nos populations.
08:06Ailleurs, vous avez des gens qui savent bien ce qu'il faut pour leur nation, mais parce
08:11que ces nations ne sont pas souveraines, obéissent aux injonctions, aux ordres des entités peut-être
08:17officielles ou officieuses, je ne sais pas, mais ça existe.
08:24Je crois qu'il y a quelques mois de cela, j'ai lu quelque part que selon le pouvoir
08:29à place, il y aurait, je peux me tromper, ce n'est pas une certitude, mais je crois
08:34qu'il y aurait moins de 10% du chômeur en Côte d'Ivoire.
08:39Les gens ont créé un scandale, jusqu'à aujourd'hui ils continuent de créer un scandale,
08:44mais moi je vais venir amplifier ça aujourd'hui.
08:45Certes, je ne suis pas du pouvoir, je ne suis pas avec le pouvoir d'ailleurs, je suis libre
08:53de mes choix, de mes mouvements, de ma pensée, mais je suis d'accord avec ça.
08:57Oui, ça vous étonne, parce que c'est quoi un chômeur ? Un chômeur, c'est celui qui
09:07n'a pas d'activité, de travail, où à la fin du mois on te paye, pas forcément à
09:12la fin du mois, c'est-à-dire que tu ne fais rien, tu n'as pas d'entrée, tu n'as pas
09:17de revenu.
09:18C'est celui-là qui est le chômeur.
09:20De vous à moi, sortons tout de suite, mettons-nous sur la voie, vous allez voir des garagistes,
09:27des cordonniers, des menus, tout le monde a quelque chose à faire, la plupart de vous
09:31êtes là.
09:32Vous allez voir que l'ivoirien, chacun à son niveau, a quelque chose à faire, a vraiment
09:37quelque chose à faire.
09:38Même si tu n'as jamais que tu es là pour un tchikbaka, c'est un travail, que tu sois
09:43celui qui ramasse les coupettes, c'est un travail, que tu ramasses les bidons pour aller
09:48revendre, c'est un travail, mais les gens confondent la non-rentabilité à ce qu'on
09:58appelle chômage.
09:59Donc quand on dit que l'accord d'Ivoire, en termes de taux de chômage, c'est moins
10:03de 10 points.
10:04Les gens crient au scandale, mais dans le fond, ils n'ont pas menti.
10:07Si on part du principe que le chômage, celui qui est au chômage, c'est celui qui n'a
10:10pas de revenu, qui n'a pas d'entrée, qui ne travaille pas, qui n'est pas employé,
10:14bref, qui ne fait rien.
10:15Si on part de ce principe-là, ils n'ont pas menti, parce qu'aujourd'hui, alignés
10:1920 vagabonds tout de suite, ils ont quelque chose à faire, parce qu'ils ne dorment pas,
10:26pour se réveiller, dormir, se réveiller, ils font forcément quelque chose, donc ils
10:30sont occupés à des activités.
10:31Maintenant, le problème, c'est que ces activités ne sont pas rentables, donc ça donne l'impression
10:37qu'il y a le chômage, parce que vous allez croiser quelqu'un d'autre, il est payé quelque
10:42part, c'est quand il ne fait pas.
10:43On m'a posé la question, est-ce que tu travailles ? Il m'a dit que je ne travaille pas.
10:45En réalité, il travaille, mais comme ce qu'il gagne n'est pas suffisant, il va te dire
10:50qu'il ne travaille pas.
10:51Mais ce n'est pas un chômeur.
10:52Donc, il y a une question de mauvaise foi aussi, qu'on dise par exemple que nos activités
10:57ne nous permettent pas de nous assumer, oui, ça c'est une vérité, ce qu'on a comme
11:02salaire dans des entreprises à X ou à Y ne nous permet pas même de payer nos transports
11:08même, etc., oui, ça aussi c'est vrai.
11:11Mais dire qu'il y a le chômage de 70%, 50%, 100%, non, moi, je ne suis pas d'accord avec.
11:19Moi, je suis pour le fait qu'on dise plutôt que l'entrepreneuriat en Côte d'Ivoire n'est
11:27pas rentable à beaucoup de niveaux, je suis pour le fait qu'on dise les activités qu'on
11:34appelle communément les débrouilles, je me débrouille, je me débrouille, c'est pas rentable,
11:38moi, je suis d'accord avec ça et c'est vrai, c'est une vérité, parce que la vie est chère.
11:49Les Ivoiriens n'ont jamais été impalables, voilà, les Ivoiriens n'ont jamais été impalables,
11:56jamais du tout, jamais, donc retenez déjà ça.
12:00Alors, s'il n'y a pas eu palables, bon, je ne pourrais pas non plus me prononcer sur
12:06une quelconque réconciliation, par contre, si on doit vraiment parler de réconciliation,
12:11ce sont les acteurs politiques, c'est eux, voilà, c'est les leaders, c'est à eux de
12:18se réconcilier, ce n'est pas la population, ce n'est vraiment pas la population, si on
12:23prend l'exemple des crises qui sont passées en Côte d'Ivoire, ce ne sont pas les populations
12:27qui sont levées pour donner des mots d'ordre, ça vient toujours d'en haut, donc, c'est
12:33à ceux qui sont en haut, là, de se réconcilier et qu'on arrête une bonne fois pour toutes
12:37de mêler vraiment les populations à ce type de commerce qui ne dit pas son nom, voilà.
12:43Les Ivoiriens ne sont pas impalables, en tout cas, quand moi je prends le dixième du Zanzan,
12:50je ne vois pas de palables entre districts et districts, régions et régions, ethnies
12:55et ethnies, et religions contre religions, moi, je n'ai pas vu ça, si vous en avez
12:58vu, dites-moi, mais s'il s'agit de petits palables de courbes, de quartiers, les problèmes
13:04là, nous sommes venus trouver qu'il y a des problèmes toujours à régler, on va mourir
13:09et c'est ça.
13:10Si c'est ça, on regarde pour dire que les Ivoiriens ne sont pas réconciliés, c'est
13:13un mensonge, voilà, c'est vraiment un mensonge et qu'on laisse les Ivoiriens en paix, voilà,
13:21par votre canal là, je réponds, laissez les Ivoiriens en paix, ils ne sont pas impalables,
13:25ceux qui sont impalables là, ce sont les politiciens eux-mêmes, à cause de leur intérêt égoïste,
13:32à cause de leur projet égoïste, sinon les Ivoiriens ne sont pas impalables, voilà,
13:39si entre eux, ils arrivent à se réconcilier, si entre eux, ils arrivent à se faire confiance,
13:45si entre eux, ils arrivent à s'entendre, les Ivoiriens sont en paix, voilà, donc vraiment,
13:51c'est une bonne question, j'ai aimé ça, voilà, les Ivoiriens ne sont pas impalables,
13:55il n'y a pas de réconciliation à faire, non, pas du tout, la seule réconciliation,
14:01c'est entre les acteurs politiques eux-mêmes, et qu'on arrête de donner cette impression,
14:08parce qu'aussi, à force de m'atteler, réconciliation, réconciliation, les gens
14:11peuvent vraiment se retrouver dedans, pensant qu'il y a vraiment quelque chose, mais il
14:14n'y a rien, voilà, la crise est venue, elle est dernière, il faudrait que les acteurs
14:20politiques arrêtent de réveiller ce qui s'est déjà passé, et ça, c'est vraiment
14:25regrettable, je condamne même ça, moi j'entends des acteurs politiques, soit même du pouvoir
14:30ou de l'opposition, à des occasions, ces acteurs-là essayent de réveiller des choses
14:36qui font mal, mais à quel but ? Je vois des gens qui font des tournées pour rassembler
14:42les victimes de la crise, on va vous dédommager, mais vous cherchez quoi au juste ? C'est
14:49déjà une insulte même d'aller dire à quelqu'un, oui, on va vous dédommager, oui, dédommagez-moi,
14:52parce que ça réveille le cadavre, il faut qu'à un moment donné, on essaie d'être
14:57plus responsable, vraiment, dans nos manières de penser, et c'est dommage, je condamne
15:02ça, si ça ne tenait qu'à moi seul, qu'on prenne une loi même pour interdit, c'est
15:07pas de la dictature, pour interdit aux gens d'utiliser la souffrance, le regret de plusieurs
15:14pour faire du commerce politique, c'est passé, c'est passé, aider les gens à oublier,
15:22quel avantage nous avons à réveiller des gens qui ont vécu cette crise-là, c'est
15:28quoi l'avantage au fait ? Donc les Ivoiriens sont tranquilles, tout ce que l'Ivoirien
15:33demande, c'est qu'il y ait une politique de vérité, tout ce que l'Ivoirien veut là,
15:39c'est que quand le mois finit, il a ce qu'il faut pour payer sa maison, l'activité
15:46qu'il puisse vivre de ça, c'est tout ce que l'Ivoirien demande, l'Ivoirien veut
15:53simplement se soigner, scolariser ses enfants, il veut être décemment traité, avoir un
16:00logement décent, avoir un terrain à moindre coût, voilà c'est tout ça, l'Ivoirien
16:07n'a pas le temps d'aller s'asseoir pour lui réconcilier, est-ce que quelqu'un à
16:11qui tu parles de réconciliation, si le problème n'est pas réglé, tu les as réconciliés
16:14comment ? Donc Fred, j'ai été long sur ça parce que c'est une question vraiment,
16:20vous m'avez posé et j'en suis très content, très ravi, les Ivoiriens ne sont pas en
16:24palable, ils ne sont pas en guerre, ce sont les politiciens-là qui doivent se réconcilier
16:29et qu'ils arrêtent de mêler les populations dedans, c'est pas honnête.
16:37Déjà, votre question vous l'avez simplement posée mais la réponse ne peut pas forcément
16:46être simple, quand on parle d'élection, il y a mort dedans, qu'est-ce qu'il faut
16:54faire ? Il faut commencer par le commencement, moi j'ai envie de pouvoir en place à déclarer
17:01leurs cartes, ça déjà ça va aider, parce que qu'est-ce qui entretient tout ça ? Ce
17:06sont les tensions, vous avez demandé mon avis sur l'actualité sociopolitique, c'est
17:14aussi ça, moi en tout cas, depuis le mois de septembre, j'ai été le premier acteur
17:20politique, le 13 septembre 2023, Ayam Soukourou a annoncé ma candidature et mon parti a validé
17:28ça au Sofitel, on sait que moi je suis candidat à la candidature, on sait que dans les partis
17:36de l'opposition, il y a d'autres déjà qui se sont déclarés candidats, pêle-mêle.
17:42Très souvent en Afrique, les tensions naissent de cette forme d'ambiguïté, de flou, qui
17:52viennent toujours des pouvoirs en place. Dans le cas de la Côte d'Ivoire, nous avons
18:00notre actuel président, son excellence Alassane Ouattara, s'il souhaite être candidat et
18:09qu'il annonce, et s'il ne veut pas être candidat, qu'au RIDP, dans leur parti, il
18:18y a quelqu'un d'autre qui pourrait l'être, parce qu'il y a assez d'écarts, assez d'intellectuels,
18:23ça c'est sûr, mais qu'il annonce aussi. Bon, on pourrait dire que c'est leur union,
18:29on n'a pas à s'imposer, mais le problème c'est que lorsque ta liberté devient un problème
18:34chez l'autre, ce n'est plus une liberté. Il faut que les gens aussi mettent ça à
18:38l'esprit. On n'a pas à les parler de leur organisation, ils ont raison. Sauf que quand
18:44vous ne parlez pas aussi, ça crée quand même une tension. Mais du moment où ta liberté
18:48devient un problème chez quelqu'un, ce n'est plus une liberté. Et c'est comme ça que
18:53ça commence. Parce que plus il y a le silence, plus les gens vont penser à leur place, ils
18:59vont leur attribuer même des hypothèses, des choses, et quand ça devient de trop,
19:06les morts d'hommes et autres, ça commence comme ça. On attend, on attend, les gens
19:10se font hésiter, ils se mettent des obstacles, tout ça pour quoi ? Donc déclarons-nous,
19:16on sait comment on va. Et quand c'est comme ça, on se connaît, on sait ce qu'il faut régler.
19:20On a parlé de la CEI. Certains ont proposé que la liste soit auditée. Ce sont des propositions,
19:26légitimes ou pas, je ne sais pas trop, mais moi je pense que le pouvoir n'a rien à perdre. Si
19:32l'opposition conteste la liste, faites l'audit, défaites. C'est une des solutions. Mais en même
19:41temps aussi, moi j'invite l'opposition à l'union. Il est bien que nous qui sommes dans l'opposition,
19:46qu'on puisse parler d'une même voix et puis voir l'essentiel. Je pourrais peut-être choquer,
19:52mais moi l'essentiel parmi l'essentiel n'est pas la CEI. L'essentiel parmi les essentiels là,
20:01c'est d'abord l'organisation même de l'opposition. Parce que vous aurez 10 000 à 20 000 bureaux de
20:07vote, vous n'allez pas voir une seule partie politique de l'opposition couvrir ces 20 000
20:13bureaux de vote là. Quand vous n'arrivez pas à couvrir 20 000 bureaux de vote, le pouvoir en place,
20:17c'est surtout les moyens, les ASSUS, ils vont couvrir. À supposer que dans 15 000 bureaux de vote,
20:2310 000 bureaux de vote, vous n'êtes pas là-bas. Vous avez quel moyen pour savoir que l'ASSUI a
20:27mal fait ou bien fait ? Et moi je suis étonné de savoir que dans toutes ces revendications, ça là,
20:33ça n'est jamais sorti de là. En l'analyse de Procorde-Ivoire, nous pensons que l'un des vrais
20:39problèmes qui créent ces bruits après là, on m'a volé, on m'a volé. En toute réalité, sincérité,
20:46la couverture des bureaux de vote a été problématique pour l'opposition, surtout quand
20:51il s'agit des élections présidentielles. Et personne ne parle de ça bizarrement. C'est une
20:57question que je me pose, certainement à travers votre interview, les gens vont commencer à se
21:01poser ces questions. Qu'on vienne faire l'audit, qu'on vienne retirer tout ce qu'il y a à retirer,
21:06ok. Mais après on couvre les 10 000 à 20 000 bureaux de vote comment ? Comment ? Personne ne
21:14parle de ça. Donc moi j'en parle. Qu'on s'unisse et qu'on mène des réflexions, voir comment on va
21:19arriver à couvrir ces bureaux de vote là. C'est d'abord ça. Et aussi qu'on s'unisse, pourquoi pas,
21:25pour faire des tournées. Quand moi je me lève, que je suis en train de nouer dans l'audit,
21:28après j'irai dans le handball, etc. Quand on voit toutes les positions, on est en train de se promener
21:33et parler à une même population. Pourquoi aller de manières diverses ? On pourrait parler de
21:40projets, ok. Ok, je suis d'accord. Mais est-ce que tout projet que nous avons ne vise pas à faire de
21:46l'accord du bon pays développé ? Voilà. Si en prenant un chemin de 10 kilomètres, j'arrive dans
21:53un village. En prenant 5 kilomètres, j'arrive dans un village. En prenant un chemin de 8 kilomètres, j'arrive dans un village. Mais l'objectif c'est d'arriver
21:58dans le village, non ? Voilà. Dites-vous tout simplement que pour ces élections à l'avenir de 2025 là,
22:05nous on croit fermement que ces élections vont très bien se passer. Ça va bien se passer parce
22:11que cette fois-ci, pourquoi nous voyager dedans ? Et on ne va pas permettre à ce que quelqu'un vienne tripatrouiller.
22:17On ne va pas accepter que quelqu'un vienne causer des actions qui pourraient causer des morts. Si
22:23avant nous les autres, on n'a pas assez réagi, mais nous on va réagir. Et quand je parle de réaction,
22:28c'est le fait qu'on va s'imposer en nombre dans les bureaux de vote, selon la réglementation. Mais
22:36c'est le fait aussi qu'on va mener une campagne de sensibilisation pour dire aux populations de
22:40ne pas céder à tout fauteuil de trou, à tout politicien qui voudrait se cacher derrière des
22:45trous pour avoir une victoire quelconque. Et c'est de même. Ça concerne aussi l'opposition.
22:51C'est vrai que j'ai parlé d'unité, mais il faut faire attention parce que l'unité dont je parle là,
22:58il ne s'agit pas pour une personne dédiée, venez suivez-moi. Vous voyez, c'est pas de ça que je
23:06parle. Moi l'unité dont je parle, c'est le fait que les partis de l'opposition se retrouvent quelque
23:12part, qu'on se propose des idées, qu'on ait un règlement, une charte si vous voulez, et qu'on
23:18suive ça. C'est différent de quelqu'un qui vient et qui demande à ce qu'on le suive et suive lui
23:24ses idées. Oui, c'est deux choses différentes. Voilà. Sinon chacun pourrait s'asseoir pour lui
23:29écouter, suivez-moi mes idées. Mais c'est pas de ça que je parle. Ça c'est récent, mais il y a une
23:33nuance. Je ne condamne pas l'appel du président Gbagbo, c'est sa philosophie, c'est sa vision,
23:39je ne condamne pas. Mais moi j'ai dit l'unité dont je parle là, c'est qu'on arrive à se mettre
23:44dans un cadre et qu'on essaie d'analyser point par point ce qui pourrait être obstacle au bon
23:51déroulement de ces élections-là. Et que pour d'autres points, on puisse trouver des idées,
23:56des stratégies qui pourraient mettre en bonne position l'opposition, de sorte à ce qu'elles
24:01viennent au pouvoir un membre de l'opposition. Ça n'a rien à voir avec le fait qu'on se mette
24:07ensemble pour suivre les seules idées de celui qui a lancé l'appel. Vous voyez, ça c'est récent,
24:12mais il y a une nuance. Bonne heureuse année 2025 à toute la Côte d'Ivoire. L'espoir est
24:24encore permis et que la victoire prochaine sera pour Côte d'Ivoire pour que ce pays devienne une
24:31république fédérale dans laquelle vous ne verrez pas un président ni les gouverneurs qui seront
24:38élus à la tête de leur district avec un rang de chef d'état, avec un budget de souveraineté. Vous
24:45ne verrez pas dans cette république fédérale un ministre qui est maire, qui est député. Vous ne
24:51verrez pas un gouvernement fédéral de plus de onze membres. Bref, je veux juste dire qu'avec
25:00pour Côte d'Ivoire, à la tête de ce pays, c'est une Côte d'Ivoire démocratique, prospère et
25:06souveraine. On compte sur cette population-là qui essaie de nous accorder leur confiance en
25:14regardant à nos projets et non à nos personnes.

Recommandations