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L’intelligence artificielle est désormais un enjeu géopolitique de premier plan. « Celui qui deviendra leader dans l’IA sera le maître du monde », a prédit un jour Vladimir Poutine. Elon Musk a ajouté que « l’IA est bien plus dangereuse que l’arme nucléaire » et « causera probablement une troisième guerre mondiale ».
Des propos alarmistes qui ne nous aident pas à comprendre ce qui se joue, à l’échelle internationale, dans cette course au développement d’IA où l’on croise les Etats-Unis, la Chine, mais aussi l’Europe et bien d'autres puissances encore.
Pour en parler, entretien avec Laure de Roucy-Rochegonde, directrice du Centre géopolitique des technologies de l'IFRI, autrice de l’étude : “Promesses artificielles ou régulation réelle ? Inventer la gouvernance mondiale de l’IA”, publiée par l’IFRI le 3 février.
📚 A lire aussi : La guerre à l'ère de l'intelligence artificielle, PUF, octobre 2024
#Technologies #IA #IntelligenceArtificielle #Geopolitique

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00:00Quand on regarde les modèles les plus avancés qui ont été mis en avant par l'AI Report Index en 2023,
00:1261 étaient américains, 15 étaient chinois et 21 étaient européens.
00:17Donc on voit qu'on est quand même dans la course.
00:24Chers amis du Dessous des Cartes, voici une leçon de géopolitique,
00:27une interview cartes sur table en lien avec l'actualité internationale.
00:31Cette semaine, on va essayer de comprendre pourquoi l'intelligence artificielle est désormais un enjeu géopolitique.
00:37Celui qui deviendra leader dans l'IA sera le maître du monde, a prédit un jour Vladimir Poutine.
00:43Elon Musk ajoute en quelques années plus tard que l'IA est bien plus dangereuse que l'arme nucléaire
00:49et causera probablement une troisième guerre mondiale.
00:52Alors on va essayer de mieux comprendre ces enjeux avec vous, Laure de Russie-Rochegand, bienvenue.
00:57Merci, merci beaucoup de votre invitation.
00:59Merci d'être en ligne avec nous.
01:01Vous êtes directrice du Centre géopolitique des technologies de l'IFRI, l'Institut français des relations internationales.
01:07Alors on va commencer par revenir sur trois grandes actualités récentes liées à l'intelligence artificielle.
01:13Et d'abord les États-Unis de Donald Trump qui ont annoncé il y a quelques jours un projet présenté comme énorme,
01:20le Stargate à 500 milliards de dollars, porté par OpenAI, la maison mère de Chet Jipiti.
01:27Est-ce que facilement et simplement, vous pouvez essayer de nous expliquer de quoi il s'agit ?
01:31Oui, alors Stargate, effectivement, c'est un projet de développement de l'intelligence artificielle aux États-Unis.
01:37Pour ça, il est piloté par trois immenses entreprises à la fois américaines et japonaises, puisqu'on retrouve OpenAI,
01:45Oracle qui est une entreprise qui fait du cloud, donc c'est l'informatique en nuages et la gestion de données,
01:52et Softbank qui est un immense investisseur japonais.
01:56Le but, c'est à la fois d'investir dans la recherche en intelligence artificielle,
02:01mais aussi d'investir dans l'écosystème, en particulier les centres de données,
02:05puisque pour faire fonctionner l'intelligence artificielle, on a besoin à la fois de puissance de calcul,
02:11donc ça, c'est des supercalculateurs dont il est souvent question,
02:14de capacité à stocker, collecter, traiter des données, et d'algorithmes pour tirer des utilisations intéressantes de ces données.
02:24Et donc, Stargate, le but, c'est vraiment de doter les États-Unis de moyens dans tous ces domaines-là.
02:32C'est une approche très vaste, effectivement, avec une ambition colossale.
02:36Pour l'instant, on ne sait pas encore la manière dont ça va être financé,
02:40ni quelles seront les applications concrètes, mais c'est en tout cas ce qui a été annoncé.
02:44Alors, en parallèle, on le sait, la société chinoise DeepSeek a lancé une IA,
02:50présentée comme aussi performante que ses rivales américaines, mais aussi présentée comme beaucoup moins chère.
02:57Est-ce que là encore, vous pouvez nous expliquer ?
02:58DeepSeek, qui est une entreprise qui fait un agent conversationnel,
03:03qui pourrait être le concurrent de ChatGPT, qui a été créé par un investisseur chinois au départ,
03:08qui s'appelle Yang Wenfeng, en 2023.
03:11Et là, la dernière mise à jour s'est avérée presque aussi bonne que ChatGPT,
03:17même s'il y a un certain nombre de biais liés au contrôle social en Chine,
03:22mais pour des moyens bien moindres, puisque là où il avait fallu 100 millions de dollars pour entraîner ChatGPT,
03:30là, il a été annoncé que seulement 6 millions de dollars avaient été requis.
03:35Et au-delà de la question des fonds, il y a aussi la question de la puissance technique,
03:41puisque ce qui a également été annoncé, c'est que les supercalculateurs nécessaires
03:46pour faire fonctionner ces agents conversationnels, pour ChatGPT,
03:50ils étaient dotés de 16 000 puces Nvidia, qui est cette grande entreprise
03:56qui fabrique des puces nécessaires pour l'IA génératif.
03:59Pour DeepSea, il en a fallu seulement 2 000.
04:01Donc on voit qu'il y a une réduction énorme, c'est aussi une moindre empreinte énergétique,
04:06ce qui est important, et donc c'est une sorte de pied de nez pour les Etats-Unis,
04:10qui, alors qu'ils sont prêts à consentir des milliards de dollars,
04:13voient qu'on peut faire presque aussi bien avec beaucoup moins d'investissements et d'émissions.
04:17Alors, ça ne raconte pas du tout encore une supériorité technologique chinoise,
04:21les Etats-Unis ont beaucoup d'avance, en particulier dans le domaine de l'IA génératif.
04:25En revanche, ça raconte l'histoire d'une ouverture des débouchés,
04:30et c'est aussi une bonne nouvelle pour l'Europe, puisque précisément,
04:34le fait de pouvoir faire aussi bien avec moins de moyens,
04:37c'est une bonne nouvelle pour les Européens, qui ont une approche assez similaire,
04:42notamment reposant sur ce qu'on appelle l'open source,
04:45c'est-à-dire le fait de rendre public le fonctionnement de ces modèles,
04:49ce qui est à la fois un risque et une opportunité,
04:51puisqu'on risque de se faire voler un certain nombre de choses,
04:54mais en même temps, ça fait aussi progresser la technique beaucoup plus vite.
04:57Troisième grande actualité ces derniers jours liée à l'intelligence artificielle,
05:01la France et son grand sommet sur l'IA.
05:04Deux questions pour vous, que pèse la France dans ce domaine,
05:07et au-delà, que pèse l'Union européenne ?
05:10Alors, la France, vous l'avez dit, organise ce sommet.
05:13La France a une ambition politique qui est assez marquée,
05:15qui est assez ancienne aussi, puisque pratiquement dès son élection,
05:19Emmanuel Macron a vu l'opportunité de l'intelligence artificielle,
05:22il y a eu un premier rapport porté par Cédric Villani dès 2018,
05:27donc c'était il y a quand même plusieurs années déjà.
05:30Il y a par ailleurs des investissements qui sont consentis,
05:33une vraie prise de conscience de l'importance de ces sujets,
05:37et c'est aussi l'intérêt de ce sommet que de montrer à quel point
05:40la France a un vivier dynamique, à quel point il serait intéressant
05:45pour des entreprises étrangères d'investir dans cet écosystème de l'IA français.
05:50En revanche, la France n'est pas en tête en Europe,
05:54en réalité le Royaume-Uni et l'Allemagne se placent devant nous,
05:58et si on prend l'Europe au sens plus large,
06:02il ne faut pas céder au pessimisme d'une certaine manière,
06:05puisque l'Europe prise dans sa collectivité peut être sur le podium,
06:12être dans le top 3, et quand on regarde les modèles les plus avancés
06:16qui ont été mis en avant par l'AI Report Index en 2023,
06:20c'est un rapport qui fait référence dans le secteur,
06:2361 étaient américains, 15 étaient chinois, et 21 étaient européens.
06:28Donc on voit qu'on est quand même dans la course.
06:30L'or de Russie rejoigne, je rappelle que vous êtes une experte des IA de défense,
06:34alors précisément je voudrais comprendre maintenant avec vous
06:36ce que l'intelligence artificielle a changé à la manière de faire la guerre,
06:40à Gaza par exemple, ou dans la guerre que mène la Russie en Ukraine,
06:45est-ce que l'on peut dire que quelque chose a changé de façon concrète sur le champ de bataille ?
06:49Oui, on a vu effectivement depuis février 2022,
06:52une massification du recours à l'intelligence artificielle sur les théâtres d'opération,
06:56de manière un peu différente entre l'Ukraine et Gaza d'ailleurs,
06:59puisque en Ukraine c'est une utilisation on pourrait dire du faible au fort,
07:03où les Ukrainiens essayent de compenser leur infériorité numérique
07:06par une supériorité technologique,
07:08et ils sont très aidés par les géants du numérique américain pour ce faire,
07:12et donc ça permet notamment aux drones d'être plus efficaces,
07:15de capter plus de données,
07:16et grâce à ces données de faire des recommandations de cibles.
07:19Et ça c'est l'autre manière dont on a observé une utilisation de l'intelligence artificielle,
07:24et on l'a beaucoup observé dans la bande de Gaza,
07:26puisque ça l'armée israélienne a conçu des programmes
07:30qui permettaient d'identifier à la fois des combattants du Hamas
07:33et des lieux utilisés par les combattants du Hamas
07:36pour mener des frappes par avion ou par drone.
07:39Alors on a commencé par parler ensemble du duel entre Etats-Unis et Chine
07:43sur ce terrain de l'intelligence artificielle,
07:45et des tentatives de l'Union Européenne pour exister dans cette histoire,
07:48et vous nous avez dit qu'elle ne s'en sortait pas si mal.
07:50Mais quelles sont les autres puissances qui comptent ?
07:53J'ai cité Vladimir Poutine en introduction.
07:56Est-ce que l'on peut dire que la Russie est une puissance
07:59qui compte dans ce domaine de l'intelligence artificielle ?
08:01Alors la Russie était attendue avant le début de la guerre en Ukraine,
08:05on considérait que ça faisait partie des grandes puissances,
08:07notamment sur les questions d'IA militaires.
08:10En réalité, la high-tech russe a plutôt brillé par son absence au début de la guerre,
08:15alors les choses évoluent évidemment.
08:17En fait, on peut dire que la Russie fait partie du club des infréquentables
08:22avec l'Iran et la Corée du Nord,
08:24qui utilisent des techniques d'intelligence artificielle,
08:27mais principalement à des fins sécuritaires,
08:29à la fois de contrôle interne de la population,
08:33et aussi dans des ambitions hostiles à l'égard de puissances adversaires.
08:39Quels sont les autres pays que vous pourriez citer,
08:41qui sont des pays aujourd'hui qui comptent dans ce domaine de l'intelligence artificielle
08:45et qui ont fait au bon moment les bons choix économiques et stratégiques ?
08:48Alors, on a déjà parlé du Royaume-Uni et de l'Allemagne.
08:51Parmi ces pays, on peut aussi citer le Canada,
08:54un certain nombre de pays asiatiques,
08:57notamment le Japon, la Corée du Sud, Singapour.
09:00On retrouve également l'Inde,
09:02qui jusqu'à récemment était considérée comme un pourvoyeur de talents,
09:06mais qui a une ambition politique très marquée
09:09sur précisément le développement de l'intelligence artificielle.
09:13Et on constate également que les pays du Golfe
09:17investissent beaucoup la question de l'intelligence artificielle
09:20dans une logique de diversification de leur économie
09:23et de réduction de leur dépendance aux hydrocarbures.
09:25Les Émirats arabes unis particulièrement,
09:28pour tout simplement avoir des alternatives
09:32à leur économie centrale et créer de nouveaux débouchés.
09:37Lorsque l'intelligence artificielle est un sujet qui fait peur
09:40la plupart du temps quand on l'évoque,
09:41d'abord parce qu'on en maîtrise généralement assez mal les enjeux,
09:44c'est peut-être aussi la raison pour laquelle
09:46la Fondation Terra Nova a tenté récemment
09:49de ne pas céder au catastrophisme ambiant
09:51et au contraire de consacrer un rapport
09:53aux usages positifs de l'IA pour nos sociétés.
09:57Alors ça parle notamment beaucoup de la transition énergétique,
10:00du monde du travail.
10:01Mais dans votre domaine à vous, c'est-à-dire la défense,
10:03la géopolitique, la sécurité,
10:05quels sont ces usages, j'allais dire, positifs,
10:08conformes à nos valeurs,
10:09qu'on peut imputer à l'intelligence artificielle ?
10:11Je pense que c'est important de comprendre
10:13que la technologie n'est pas performative.
10:16En fait, ça dépend de la manière dont on utilise
10:19les outils dont on dispose
10:21et tout ça dépend de la volonté politique.
10:23Donc en fait, l'intelligence artificielle
10:25dans le domaine militaire,
10:26ça pourrait tout à fait servir à réduire
10:28les victimes civiles,
10:30ça pourrait tout à fait servir
10:31à faire des frappes plus précises.
10:33Simplement, ça n'est pas nécessairement
10:35utilisé de cette manière-là jusqu'ici.
10:37Et je pense qu'il faut faire très attention
10:39à ne pas prêter une sorte de valeur morale
10:43intrinsèque à la technologie
10:45et de comprendre que c'est des outils
10:47et de la même manière qu'un couteau
10:49peut être utilisé pour couper du pain
10:51ou pour poignarder quelqu'un,
10:53l'intelligence artificielle dépend en fait
10:55de ce qu'on décide d'en faire.
10:57Est-ce que vous diriez que la dichotomie fondamentale
10:59entre démocratie et régime autoritaire
11:01est donc évidemment quelque chose
11:03à prendre en considération
11:04quand on parle des usages de l'IA,
11:06ne serait-ce que parce que dans un cas,
11:08il y a des contre-pouvoirs
11:09et dans un autre, il n'y en a pas ?
11:10Oui, tout à fait.
11:11Et ça fait partie des craintes
11:13qui sont avancées par les régulateurs,
11:15d'ailleurs, que de se dire
11:17finalement, on pourrait créer
11:19des garde-fous qui seraient respectés
11:21par la démocratie libérale,
11:23qui seraient complètement bafoués
11:24par les États autocratiques.
11:26Pour autant, la responsabilité
11:28de la communauté internationale,
11:30c'est justement d'essayer
11:32d'avoir un encadrement
11:34qui sera suivi par le plus grand nombre,
11:36on l'espère,
11:37mais surtout pas laisser
11:39cette espèce de course aux yarmements,
11:41comme on l'appelle parfois,
11:43se dérouler sans aucune forme de limite.
11:45Donc il faut du multilatéralisme
11:47dans ce secteur stratégique
11:48des années à venir,
11:49qu'est l'intelligence artificielle ?
11:50Tout à fait.
11:51Et d'ailleurs, ça fait partie
11:52des enjeux qui ont été identifiés
11:54dans la préparation du sommet
11:56de Paris sur l'IA,
11:57puisqu'il y a tout un thème
11:59dédié à la gouvernance mondiale
12:01de cette technologie
12:02qui va être discuté
12:03par tous ceux qui seront présents
12:04les 10 et 11 février,
12:06avec dans l'idée de créer
12:08une harmonisation,
12:10puisque pour l'instant,
12:11on a une grande fragmentation
12:13des différentes directions
12:16que prenne la gouvernance internationale
12:19de cette technologie,
12:20et donc de créer davantage
12:22de consensus là aussi
12:23pour avoir finalement
12:25une approche universelle
12:27de la gouvernance de l'IA.
12:29Dans un moment quand même
12:30où ça ne vous a pas échappé,
12:31le multilatéralisme
12:32et la gouvernance mondiale
12:34ne semblent pas réellement
12:35s'imposer comme les valeurs montantes.
12:37Non, c'est sûr que le multilatéralisme
12:39connaît une très grave crise actuellement
12:42et au contraire,
12:44je pense que les régulateurs
12:45ne doivent pas se laisser décourager par ça
12:48et voir une opportunité,
12:50puisque l'IA est une technologie
12:53à usage polyvalent,
12:54les questions de régulation
12:56sont un peu plus universelles,
12:58et donc ça peut être précisément
13:00une occasion de redynamiser
13:01le multilatéralisme
13:02et de repartir sur des bases
13:04qui sont bénéfiques
13:05à l'humanité tout entière.
13:06Mais vous imaginez la Chine de Xi Jinping
13:09ou les États-Unis de Donald Trump
13:11avoir envie de se mettre
13:12autour d'une table
13:13avec le reste du monde
13:14justement pour mieux réguler
13:15ces enjeux de l'IA ?
13:16D'abord, ça s'est déjà produit.
13:18On se souvient de la régulation
13:20du nucléaire pendant la guerre froide
13:22et on ne peut pas dire
13:23que l'Union soviétique
13:24et les États-Unis
13:25étaient tellement plus proches
13:26que ne le sont la Chine
13:27et les États-Unis actuellement.
13:28Et ensuite, d'une certaine manière,
13:31on n'est pas obligé
13:32d'attendre ce moment-là
13:34pour commencer la régulation.
13:36On peut partir
13:37avec les bonnes volontés internationales
13:40et ensuite, il y a des recherches
13:42qui ont montré
13:43que ces normes qui émergent
13:45ont ce qu'on appelle
13:46un pouvoir social.
13:47C'est-à-dire qu'elles peuvent
13:48se diffuser même sans être adoptées
13:50de manière universelle
13:52parce que ceux qui refusent
13:54de s'y conformer
13:56sont vus comme des parias
13:57à l'échelle internationale.
13:58On a vu ça notamment
13:59pour un certain nombre d'armes
14:01où les États-Unis, par exemple,
14:03n'avaient pas signé
14:04ou ratifié des traités.
14:05Pourtant, ils se refusaient
14:06à les employer
14:07parce qu'ils savaient
14:08qu'ils seraient vus
14:10comme indignes
14:13d'être traités
14:14comme des démocraties libérales.
14:15De la force de l'exemplarité.
14:17Merci infiniment,
14:19Laure de Roussy-Rochegonde,
14:20d'avoir été notre invitée aujourd'hui.
14:22Je rappelle que vous êtes directrice
14:23du Centre géopolitique
14:24des technologies de l'IFRI.
14:26Et je renvoie à cette étude
14:27que vous avez publiée,
14:28Promesses artificielles
14:30ou régulations réelles,
14:31inventées précisément
14:33la gouvernance mondiale de l'IA.
14:34C'est publié par l'IFRI
14:36en février 2025.
14:38Merci de votre fidélité,
14:40merci de nous avoir suivis.
14:41On se retrouve comme toujours
14:42sur nos réseaux sociaux,
14:43sur arte.tv
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