Les invités de #HDPros2 débattent des grands thèmes de l'actualité. Présenté par Pascal Praud du lundi au jeudi et Julien Pasquet le vendredi.
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00:00Sabrina Medjaber est avec nous ce soir, Geoffroy Lejeune, Georges Fenech, Olivier Dardigolles.
00:04A priori, la prise de parole d'Emmanuel Macron avec Donald Trump,
00:09ou la prise de parole de Donald Trump avec Emmanuel Macron, est vers 21h.
00:14Donc a priori, nous avons le temps de pouvoir disserter sur l'actualité.
00:20Mais Benjamin Nault est en régie et il est directement en relation avec la Maison Blanche.
00:26Et je peux vous dire que si Donald Trump et le Président Macron prennent la parole,
00:30évidemment, nous réagirons.
00:32Pour le moment, je voulais vous faire écouter...
00:34C'est toujours intéressant de voir d'abord les paroles,
00:38mais aussi le comportement...
00:41Le langage du corps.
00:42Le langage du corps.
00:43La communication non-verbale.
00:44Exactement.
00:45C'est vrai que lorsque vous voyez Trump, vous êtes fasciné combien il semble...
00:51Imposant.
00:52Imposant.
00:53Puissant.
00:53À sa place, puissant.
00:55Donc là, t'as l'impression que t'es le shériffé dans la ville.
00:57Bon.
00:58Alors, je vous propose...
00:59Et ce n'est pas un avis sur le fond que je donne là, bien évidemment.
01:04Il y a un côté John Wayne.
01:05Donc, c'est tenté que les gens se souviennent de John Wayne, bien évidemment.
01:09Alors, écoutons Donald Trump sur la guerre et qui doit finir.
01:16Mon rôle est de mettre fin à cette guerre,
01:19de permettre aux Ukrainiens de retrouver le chemin de la vie.
01:22Des milliers de personnes sont tuées chaque semaine.
01:26La Russie a perdu peut-être 700 000.
01:29Il y a eu peut-être 700 000 pertes.
01:30L'Ukraine aussi.
01:32Les villes, les villages, les localités ukrainiennes sont détruites.
01:35Il n'y a pas que les villes des soldats qui sont détruites.
01:37C'est une guerre de masse très destructrice.
01:43Et il faut que nous apportions nos réponses.
01:48Et on ne parle pas ici de soldats américains.
01:49On parle d'Ukraine et de la Russie.
01:54Mais sur le plan humanitaire, il faut que ce problème terrible soit résolu.
02:01Cela étant, si ce problème n'est pas résolu, il peut mener à la Troisième Guerre mondiale.
02:08Il dégénèrera et impliquera d'autres puissances.
02:11Si ce problème n'est pas résolu, il peut mener à la Troisième Guerre mondiale.
02:16Moi, je me mets à la place d'Emmanuel Macron
02:18parce qu'il est en train de dire l'inverse de ce que dit la France depuis trois ans maintenant.
02:22Il a une approche ultra pragmatique consistant à vouloir arrêter ce conflit.
02:26La France et beaucoup de pays européens l'ont dit.
02:28Et l'administration de Biden avant disait que jusqu'au bout, quoi qu'il arrive, coûte que coûte,
02:33elle soutiendrait l'Ukraine pour qu'elle gagne la guerre contre la Russie.
02:35Honnêtement, je trouve que les temps sont durs pour ceux qui ont été dans cette posture pendant trois ans.
02:41Et aujourd'hui, le voir silencieux écouter Donald Trump...
02:44Il va parler quand même.
02:47Mais on va voir ce qu'il dit déjà, si le ton a changé.
02:51Écoutez, je vous propose d'écouter.
02:53Alors, ce qui est intéressant au-delà des paroles, vraiment, c'est la gestuelle.
02:58Et après, chacun pense ou l'interprète comme il le souhaite.
03:03Je pense que ce que vient de dire, à l'instant, le président Trump est très important,
03:08c'est-à-dire qu'il va rencontrer rapidement le président Zelensky pour signer cet accord
03:12sur les minerais critiques et les terres rares.
03:15Et que c'est aussi un moyen d'avoir une implication américaine forte.
03:18Les Européens sont prêts à prendre leur charge sous des formes diverses,
03:22de soutien à l'armée ukrainienne, de présence, y compris pour s'assurer que la paix soit durable.
03:27Et l'implication dans la durée des États-Unis d'Amérique à travers cet accord est une bonne chose.
03:33Et donc, tout est encore à construire. Et je ne veux pas préempter les discussions.
03:36Mais nous partageons le même objectif.
03:38Et ce qu'on a discuté ce matin, pendant une heure après la visioconférence ensemble,
03:42c'est qu'on va continuer de travailler. Et ce sont pour moi des bonnes avancées.
03:45Pourquoi vous trouvez que c'est un reniement par rapport à ce qu'il a dit depuis trois ans ?
03:48Parce que ce qu'ont dit nos dirigeants pendant trois ans, c'était
03:52on pourrait envoyer des troupes au sol pour que l'Ukraine gagne la guerre,
03:56il faudra que l'Ukraine récupère ses territoires, il faut que Zelensky se maintienne au pouvoir.
04:00Tout ce qui est en train de voler en éclat depuis que Trump a décidé que c'était fini.
04:04C'est une humiliation totale. J'ai honte, franchement j'ai honte.
04:08Voilà M. Macron qui aujourd'hui admet tout ce qu'on lui demande d'admettre.
04:13Ne serait-ce que, d'abord l'accord on ne le connaît pas, vous connaissez l'accord vous ?
04:16Oui mais pourquoi vous dites une humiliation totale ?
04:17Mais parce qu'il a accepté d'emblée tout ce que Trump a décidé.
04:21Y compris, de manière naturelle, je trouvais ça fascinant que Trump dise
04:25je demande à Zelensky de venir ici, me céder ses terres rares et ceci et ceci.
04:30Vous vous rendez compte du truc ?
04:32On s'habitue à tout en ce moment.
04:35Vous vous rendez compte de l'humiliation pour l'Europe entière ?
04:38Mais moi je trouvais ça fascinant.
04:41Mais qu'est-ce que vous auriez préféré ?
04:43J'aurais préféré peut-être qu'un de Gaulle dise non.
04:46Je veux bien qu'on invoque le général de Gaulle sur tous les sujets.
04:52Soumettons-nous complètement aux américains.
04:56Je regrette la mort de de Gaulle le 9 novembre 70.
05:00Nous sommes d'accord.
05:01Mais bon, je n'ai pas envie de sourire.
05:03Mais il est mort donc ça fait maintenant 50...
05:08Non mais c'est pour vous dire la stratégie.
05:10Je ne parle pas de M. de Gaulle en personne.
05:1255 ans.
05:13La stratégie.
05:14Le refus de l'inacceptable.
05:17Oui, je pense que...
05:20Le coup est de savoir si Emmanuel Macron va gagner des choses ou pas.
05:24Il a donné à voir sa stratégie.
05:26Il veut dire à l'américain mais enfin tu ne vas pas te faire marcher dessus par le russe.
05:30Ça n'est pas toi.
05:31Ça ne te correspond pas.
05:33Est-ce qu'il va obtenir le fait que l'Europe puisse arriver autour de la table ?
05:38Sur les négociations.
05:39Est-ce qu'il va obtenir quelque chose sur les...
05:41Sur les terres rares.
05:42Je pense que les gens ont compris.
05:44Les ressources minières.
05:45Les terres rares.
05:46Je pense que les gens ont décroché là.
05:48C'est-à-dire que c'est nous.
05:49Alors nous on va payer et puis les Etats-Unis vont récupérer les terres rares.
05:53C'est ça ?
05:54Le deal.
05:55Ils vont se rembourser de tout ce qu'ils ont donné.
05:57Ils vont se rembourser de ce qu'ils ont dépensé pendant la guerre.
05:59Donc ils prennent les terres rares et nous on paye.
06:01Non, non, non.
06:03Il y a Zelensky.
06:04Tu signes.
06:05On t'a donné 500 milliards de dollars.
06:08C'est contesté.
06:09Les ukrainiens en disent 350.
06:11Et donc nous voulons pour 500 milliards de dollars de terres rares.
06:14C'est-à-dire c'est du lithium, c'est de l'uranium.
06:16C'est la plus grande ressource en Europe de terres rares.
06:20Et puisqu'on vous a aidé, nous on veut mettre la main sur ces ressources-là.
06:24Mais ces terres-là, on les garde à jamais.
06:26Les américains auraient une concession.
06:28Pour les exploiter.
06:29Pour les exploiter, c'est ça.
06:32Je fais un peu de pédagogie pour...
06:34C'est unique.
06:35Ça ne vous choque pas.
06:36C'est la première fois que j'entends ça.
06:38De toute façon, ça n'est que du deal, Trump.
06:40Quel deal ?
06:41Un deal, c'est quelque chose en contrepartie.
06:44Je vous ai quand même posé une question qui n'était pas idiote.
06:47Qu'est-ce que vous auriez préféré ?
06:49J'aurais préféré un De Gaulle.
06:52C'était quoi l'alternative ?
06:54Il y avait une alternative.
06:55C'est quoi l'alternative ?
06:56Pendant trois ans, les gens qui ont dit « ça va se finir comme ça »
07:00se sont fait traiter de pro-russes, d'incomplétons, d'idiots
07:04qui n'avaient rien compris au sens de l'histoire.
07:05Aujourd'hui, je pense à Pierre Lelouch, Vincent Hervouët, etc.
07:08C'est quand même...
07:10On leur doit des excuses.
07:11Et ce, si vous me permettez, ce, si vous me permettez,
07:15et je cite parfois le président Sarkozy,
07:17qui m'expliquait qu'il ne fallait pas se couper de la Russie.
07:21Son analyse était la meilleure sur ce dossier.
07:25Un petit détail près.
07:26Il y a une invasion.
07:27Il y a une invasion russe d'un territoire souverain.
07:30Il y a une invasion.
07:31Il y a une occupation militaire.
07:32On est en train d'avoir...
07:33Après, si Nicolas Sarkozy avait été en place,
07:36est-ce que Vladimir Poroutkine se serait conduit de la même manière ?
07:40C'est une question que je vous pose, qui n'est pas stupide.
07:43En Géorgie, il avait arrêté de le dire.
07:45Pierre Lelouch, deux mois avant l'invasion de l'Ukraine,
07:49dit, mais personne ne l'écoute,
07:51attention ce qui se passe avec l'OTAN en Ukraine,
07:54ça va provoquer la Russie et ça va mal finir.
07:56Ces gens-là n'ont pas été écoutés, c'est tout.
07:58Ce que je crois, c'est qu'on est en train d'assister sous nos yeux
08:00à la désagrégation de l'Europe.
08:02L'Europe absente en Ukraine, l'Europe absente en Gaza,
08:05l'Europe absente partout.
08:07Sauf pour ennuyer les Européens.
08:10Vous savez combien a dépensé l'Europe pour l'Ukraine.
08:14Plus que les Américains. 750 milliards.
08:16On ne va pas aller chercher comme des charognards
08:19ce qu'il leur reste pour s'occuper.
08:21La seule chose que sait faire l'Europe, ce sont des normes
08:23pour ennuyer les agriculteurs, pour ennuyer les Français,
08:27pour ennuyer tous les Européens, etc.
08:29Là, elle est toujours vivante.
08:30Exactement, et pour empêcher de conduire avec des voitures thermiques.
08:33Là, l'Europe, elle est très très forte.
08:35Je vous propose d'écouter Donald Trump et Emmanuel Macron
08:39une nouvelle fois, qui se répondent, notamment sur les troupes
08:42qui pourraient être envoyées au sol.
08:44Les troupes européennes pourront entrer en Ukraine
08:47en tant que force d'interposition, force de maintien de la paix,
08:50et ce, une fois qu'un accord aura été trouvé,
08:52afin d'assurer que tout ce qui a été convenu soit appliqué.
08:55Je crois qu'il n'y aura pas de difficultés,
08:57je ne veux pas parler au nom de la France,
08:59mais le Président s'est exprimé sur ce point,
09:03sur la présence de troupes européennes.
09:05Dans le cadre d'un travail très étroit qu'on a mené ces dernières semaines,
09:08et partagé avec tous les pays européens et alliés
09:11qui sont prêts à s'y joindre, c'est l'idée de dire
09:13qu'on est prêts à apporter ces garanties de sécurité.
09:16Les conditions doivent être définies par l'accord,
09:21ça peut aller jusqu'à l'envoi, comme l'a dit le Président,
09:24de troupes qui iront observer que la paix est bien respectée,
09:27qui iront se positionner, pas sur la ligne de front,
09:30pas pour être dans le conflit,
09:34mais marquer une présence comme une garantie.
09:37Est-ce que vous trouvez que le message qu'avait imaginé Emmanuel Macron,
09:42c'est pas toi ça, c'est pas toi, ne fais pas ça,
09:45est-ce qu'il est passé ce message-là ?
09:47D'ailleurs, je remarque que le Président de la République,
09:51lorsqu'il parle en français à Washington, il vous voit.
09:55Il l'a vous voyé en français.
09:58Il le tutoie devant les caméras.
10:01Le détail n'existe pas comme chacun sait.
10:04Est-ce qu'il a résisté ?
10:07Emmanuel Macron ?
10:08Est-ce qu'il lui a dit ce qu'il voulait lui dire ?
10:10On vient de l'entendre.
10:11Je rejoins les propos de Georges Fenech.
10:13Outre le fait que l'Europe ait été invisibilisée des négociations,
10:17que monsieur Wlodimir Zelensky lui-même ait été marginalisé de ces mêmes négociations,
10:21je suis entièrement d'accord.
10:23Je pense, je trouve que c'est réellement l'échec de l'Europe.
10:26Lorsqu'on entend Emmanuel Macron continuer dans cette verve européenne,
10:30on se demande de quelle Europe parle-t-il ?
10:32Les fameux pays européens eux-mêmes ne se donnent pas le même complexe militaire ou industriel.
10:37Les Américains et les Polonais achètent des armes aux Américains.
10:40Nous avons abandonné notre outil productif militaire.
10:44Comment aujourd'hui organiser, budgétiser finalement une arme européenne ?
10:48Et comment fédérer l'Europe autour de la question du maintien, de la stabilité, de la paix aux frontières ?
10:53Les éléments du jour.
10:55Zelensky pourrait donc venir à la Maison Blanche cette semaine ou la suivante.
10:58C'est ce qu'a dit Donald Trump.
10:59La guerre en Ukraine pourrait prendre fin d'ici quelques semaines.
11:01C'est ce que dit également Donald Trump.
11:03Et les Européens prêts à aller jusqu'à l'envoi de troupes pour vérifier que la paix est bien respectée.
11:07C'est ce qu'a dit Emmanuel Macron à Donald Trump.
11:10Je vous propose d'écouter en marge de cela ce qu'a dit Emmanuel Béart ce matin.
11:15Parce que c'est toujours intéressant d'écouter ce que peuvent dire les artistes et le monde médiatique.
11:20Comment il perçoit le président Trump.
11:23Et je vous propose d'écouter une des actrices les plus célèbres de France.
11:30Je suis blessée par beaucoup de choses en ce moment.
11:32J'ai le cœur déchiré.
11:34Mais alors le lâchage des Etats-Unis qui négocient avec les...
11:39L'humiliation pour Zelensky.
11:42L'humiliation pour ce peuple qui s'est battu depuis trois ans.
11:47Je crois d'ailleurs que c'est aujourd'hui.
11:49Aujourd'hui ça fait trois ans.
11:50Avec la perte de vie humaine conséquente.
11:55Je trouve ça, ça me glace le sang.
11:59L'élection de Trump me glace le sang.
12:02Et puis nous l'Europe.
12:05Je crois qu'on ne réalise pas à quel point effectivement.
12:08Je crois qu'à partir d'aujourd'hui nous sommes en danger.
12:13Et l'Ukraine est un rempart.
12:15Et l'Ukraine on doit absolument.
12:17J'espère que l'Europe aura sa place dans les négociations.
12:21Pour l'instant elle ne l'a pas.
12:23Est-ce que vous partagez cette analyse ?
12:26Bien sûr que je partage.
12:27Je ne suis pas toujours d'accord avec Manuel Béart.
12:29Il n'y a pas à être d'accord avec Manuel Béart.
12:32Elle est interprète d'habitude de films.
12:34On n'a rien à dire.
12:36Non mais ça vous glace le sang.
12:38Mais bien sûr que ça me glace le sang.
12:39Et ce qui me glace le sang aussi c'est lorsque le président Trump dit.
12:42Ou t'acceptes, parce que je pense que lui doit le tutoyer.
12:45Ou t'acceptes le deal.
12:47Ou alors c'est la troisième guerre mondiale.
12:49Alors là on va y aller dans tous les coins.
12:50Boum boum boum boum.
12:52Ou t'acceptes ce qu'on a dit sur les terres minières.
12:55Ou alors tu n'auras plus de pays.
12:57Oui mais à Macron qu'est-ce qu'il dit ?
12:59À Macron tout à l'heure dans l'entretien.
13:01Il a dit si ça ne passe pas c'est la troisième guerre mondiale.
13:05Mais au final la manière dont Donald Trump a parlé du président ukrainien.
13:12Ça n'a pas provoqué beaucoup de réactions.
13:16Il me semble.
13:18Alors que moi j'ai trouvé ça détestable.
13:21De parler d'un président en guerre.
13:24D'un dictateur.
13:25De dire qu'il avait organisé des élections.
13:27Je vais être très cynique.
13:29Il y a un monsieur qui s'appelait La Fontaine qui a écrit ça très bien dans Le Loup et l'Agneau.
13:32La raison du plus fort est toujours la meilleure.
13:34Nous l'allons vous prouver tout à l'heure.
13:36Un agneau se désaltérait dans le courant du nom de pur.
13:40Un loup survint.
13:42Ah j'ai un qui cherche cette aventure.
13:44On a pris ça on était en CP.
13:46Et alors ?
13:48Il n'y a qu'un rapport.
13:50Si on le transpose dans la réalité.
13:52Il n'y a qu'un rapport dans la vie souvent professionnelle.
13:55Et dans le scénario qui fait que si on va vers ça.
13:59Ça s'appelle le rapport de force.
14:01Il ne faut pas faire les malins.
14:03Ça permet à la Russie juste une chose de faire une pause.
14:07La Russie consacre 10% de son PIB aux dépenses militaires.
14:11Après cette pause-là elle peut aller au-delà.
14:14Puisque ça lui sera acté.
14:16Je vais vous dire que c'est ce qu'a dit en début d'émission notre ami Geoffroy.
14:19On a fait n'importe quoi.
14:21Donc comme toujours on paye toutes les factures de 3 ans.
14:26Où la France et l'Europe a fait n'importe quoi.
14:29Et ce qu'a dit très justement Geoffroy.
14:35Donc il fallait faire les choses différemment.
14:37Bien évidemment ne pas être dans l'émotion stupide.
14:41Comprendre le rapport de force.
14:44Effectivement parler avec Poutine.
14:47Avant, en amont.
14:49Alors c'est plus facile à dire quand je le dis là derrière ma chaise.
14:52Que lorsqu'on est président de la République.
14:54J'entends.
14:55Mais est-ce que vous êtes d'accord avec l'idée que la stratégie de Donald Trump est une stratégie dangereuse ?
15:00Mais sans doute.
15:02Mais quand on fait n'importe quoi sur tous ces sujets.
15:04Parce qu'on fait que de la com' en fait.
15:06On fait n'importe quoi et on a des dirigeants.
15:08On n'a pas de chance.
15:10On vit dans une séquence où on a des dirigeants qui ne sont pas à la hauteur.
15:12On n'a vraiment pas de chance.
15:14Je ne peux pas vous dire autre chose.
15:16On a des gens sûrement très intelligents.
15:17Ils sont très doués.
15:18Ils ont toutes les qualités.
15:19Mais ils ne sont pas à la hauteur.
15:20De ces enjeux-là.
15:21De ces enjeux-là.
15:22Peut-être parce qu'ils n'ont pas assez de culture historique.
15:25Peut-être parce qu'ils n'ont pas assez d'expérience.
15:27Ce que sais-je.
15:28Mais là-dessus, c'est ce que vous dites vous.
15:30C'est-à-dire qu'au bout de trois ans, vous arrivez pour dire l'Europe est à plat.
15:32D'accord ?
15:33D'accord ?
15:34Bah oui, mais pourquoi ?
15:35Moi, je ne sais pas ce qui vous glace le sang.
15:37Est-ce qu'il glace le sang à Emmanuel Béhar ?
15:39En revanche, ce dont je suis certain, c'est que ce qui s'est passé depuis trois ans glace le sang.
15:43Il y a eu un million de morts.
15:44L'Ukraine est aujourd'hui complètement dévastée.
15:47Et cette stratégie de choix de l'Ukraine contre la Russie,
15:51qui pouvait se comprendre pour les raisons de l'agresseur, c'était les Russes, etc.
15:54Mais en fait, elle n'a mené à rien du tout.
15:58C'est-à-dire qu'on a dit qu'on allait les mettre à genoux.
16:00Ils ne sont pas du tout à genoux.
16:01On a quand même envisagé, à un moment donné,
16:03il y a eu dans les mots une escalade sur la question du nucléaire.
16:06Où là, pour le coup, Trump a raison de parler de la Troisième Guerre mondiale.
16:09On n'est pas passé très loin.
16:11On a quand même évoqué, à un moment donné, l'idée d'envoyer des troupes au sol.
16:14Ce qui aurait fait de nous des co-belligérants dans un conflit.
16:16Et à nos portes.
16:17Je suis désolé, mais je pense que le pire, c'est ce qu'on vient de vivre.
16:20Pas ce qui s'annonce.
16:21Donc Emmanuel Macron, il obtient des garanties de sécurité.
16:26Ce qu'on devine.
16:28Trump, qui est assez malin, joue sans doute sur son égo
16:33pour le faire passer comme le chef de l'Union européenne,
16:37de celui qui mène le jeu.
16:39Et le deal, c'est que Macron se positionne sur la position de...
16:46M. Macron se positionne sur celle de Trump.
16:49En quelle qualité ?
16:51Comment ?
16:52En quelle qualité ?
16:53Parce qu'il n'y a pas de choix.
16:54Mais qui parle au nom de l'Europe aujourd'hui ?
16:56Vous croyez que Macron a la légitimité pour parler de l'Europe ?
16:58C'est ce que Trump lui donne.
16:59C'est qui ? C'est M. Costa, le président de la Commission ?
17:01C'est ce que Trump lui donne.
17:02Oui, mais il ne l'a pas.
17:03Il ne l'a plus, le leadership.
17:05En tout cas, il négocie les garanties de sécurité, mais au fond...
17:09Il n'y a plus rien à négocier.
17:10Au fond, et c'est ce qu'il a dit là encore en début d'émission,
17:14c'est-à-dire que l'Europe se positionne sur Trump,
17:19parce qu'elle n'a pas le choix.
17:21Mais quelle Europe ?
17:22L'Europe, l'Europe, l'Europe, quelle Europe ?
17:23Mais qui la représente aujourd'hui ?
17:25Alors justement, vous avez raison, c'est aussi une bonne question,
17:29mais Donald Trump donne à Emmanuel Macron ce rôle,
17:33parce qu'il le connaît bien sans doute.
17:35Il sait très bien que ça peut flatter, pourquoi pas.
17:38C'est normal d'ailleurs, son égo, il lui donne ce rôle.
17:42Et puis après, c'est à Emmanuel Macron de revenir ici
17:45pour vendre à ses petits camarades,
17:47qu'en fait, il a dit le contraire à Washington
17:49de ce qu'il avait dit à Paris la semaine dernière.
17:51Vous êtes aux autres dirigeants européens.
17:52Je fais un grand trait.
17:54Il n'y aura pas une grosse résistance européenne.
17:58Celui qui est en ce moment la présidence tournante de l'Union européenne,
18:00c'est Donald Tusk.
18:01Il est 100% aligné sur les Américains.
18:03Il a reçu la vente d'un lion aussi.
18:04Tout va bien pour lui, ne vous inquiétez pas.
18:06Si, j'ai envie de dire, si la paix mondiale est préservée,
18:11pourquoi pas ?
18:12Il faut aussi voir l'intérêt des Français.
18:15De toute façon, on sait bien que tout ça,
18:17on est à deux ans de la fin d'Emmanuel Macron.
18:19Le grand choix, il est en 2027.
18:21Tout le monde en a conscience.
18:22L'Allemagne hier soir, il n'y a pas ces news en Allemagne, rassurez-moi.
18:26Il n'y a pas ces news.
18:27Non, mais je voudrais savoir.
18:28Ces news n'est même pas en Allemagne.
18:30On n'est pas responsable.
18:32Je le dis, on n'est pas responsable.
18:34Je le dis à l'ARCOM, on n'est pas responsable de l'AFD.
18:40On n'est pas responsable des 20%.
18:42Je le dis parce que parfois, on dit que c'est nous qui sommes responsables.
18:47Donc, il n'y a pas de chaîne d'info en Allemagne particulière.
18:49Non, il n'y a rien.
18:51Non, il y a une belle campagne d'Elon Musk.
18:54C'est Elon Musk.
18:56Mais vous ne pouvez pas vous dire, en fait, le mépris...
19:00Les ingérences double-caliennes.
19:02Ces discussions...
19:04Comment vous...
19:05Attendez, je termine.
19:07Ces discussions...
19:09Quand Obama a fait une ingérence sur Macron, ça ne vous gênait pas.
19:12Quand il a dit qu'il faut voter pour Emmanuel Macron.
19:14Vous pensez qu'Elon Musk, de Washington, le type qui vote à Berlin, il va voter parce qu'Elon Musk lui a dit de voter.
19:23Il a dit que la FD aurait fait son score sans Elon Musk, sans aucune difficulté.
19:27Et pourquoi elle fait son score ?
19:29Et pourquoi ?
19:31Parce que les mêmes causes produisent les mêmes effets.
19:33Très certainement.
19:35Ce que je veux simplement vous dire,
19:37vous qui luttez contre d'autres formes d'ingérences et qui êtes favorables à la souveraineté,
19:42ce qui s'est passé concernant ces élections législatives en Allemagne
19:45et la manière dont Elon Musk et d'autres se sont saisis de ce sujet,
19:50Il faut les annuler alors.
19:52Il faut les annuler.
19:53Je pense qu'il faut les annuler ces élections en Allemagne.
19:55Je n'ai pas dit ça.
19:56Parce qu'il y a eu une ingérence comme en Roumanie.
19:58J. Divens a répondu à ce que tu viens de dire Olivier.
20:00De la meilleure des manières.
20:01Il a dit que si vous êtes déstabilisés par des tweets d'Elon Musk, c'est que vous êtes vraiment vraiment fragiles.
20:05C'est vraiment ce qui est en train de se passer.
20:07Écoutez, on va synthétiser.
20:09L'Europe a tenu cette position maximaliste parce qu'elle avait les Etats-Unis avec elle et Joe Biden depuis trois ans.
20:18À partir du moment où Joe Biden retire le tapis.
20:20Ce n'est pas Joe Biden qui retire le tapis.
20:22À partir du moment où l'Amérique retire le tapis.
20:24Hop !
20:25L'Europe est nue.
20:26On remballe !
20:27Oui, mais peut-être que ça...
20:28On remballe !
20:29Allez !
20:30Et on va ramer.
20:31Ce n'est pas très...
20:32Si vous me permettez, ce n'est pas très compliqué à décrypter.
20:35La pause.
20:36A tout de suite.
20:42Je ne lis plus souvent les messages sur les réseaux sociaux.
20:46Mais il y a quand même des gens qui comprennent mal notre émission.
20:49Il y a quelqu'un qui dit le pauvre Pascal Praud, il parle de moi, qui essaye à tout prix de sauver le soldat Macron.
20:53Ce n'est pas exactement, me semble-t-il, ce qu'on a fait dans cette première partie.
20:57Le pauvre en vient à citer Emmanuel Béard comme expert en politique internationale.
21:02J'en pleure de rire.
21:03Bon, je salue cet auditeur.
21:05Parce qu'il faut toujours d'abord saluer les auditeurs, les spectateurs, les téléspectateurs.
21:09Il s'appelle Teddy McArdle.
21:11Je ne suis pas sûr qu'il ait saisi exactement la première partie.
21:14Bon, un mot sur l'Allemagne.
21:16Parce que je disais avec un peu d'ironie, parce que c'est agaçant.
21:19En fait, tous les peuples, les mêmes causes produisant les mêmes effets.
21:23Alors que je suis en train de regarder les pupitres.
21:26Et là, Benjamin Nau va me montrer les pupitres.
21:29Voilà, Allemagne, coup de barre à droite.
21:32Mais les pupitres sont prêts.
21:34Et évidemment, vous vous doutez bien, on dit 21 heures, mais ça peut arriver d'un instant à l'autre.
21:39Parce que je le rappelle, Benjamin Nau est en direct avec la Maison Blanche.
21:42Il a ses informateurs.
21:44Croyez-moi.
21:45Et pour le moment, le président Trump et le président Macron sont attendus d'une seconde à l'autre.
21:50L'Allemagne, je le disais, effectivement.
21:52On peut peut-être voir le sujet de Chloé Tarka.
21:55Il y a 20% de l'AFD.
21:57Ah oui, les mêmes causes produisent les mêmes effets.
21:59Sécurité, immigration.
22:01Des gouvernements qui ne sont pas à l'écoute de cela.
22:05Les gens...
22:07Toute l'Europe, vous avez cette poussée.
22:10La facture du million de Syriens que Merkel avait accueillis à Brest-Loire.
22:14Oui, exactement.
22:15Même si...
22:16On va voir le sujet dans une seconde.
22:18Même si ce matin, Vincent Harouet disait que ça ne changera rien.
22:22Ça ne changera rien, disait-il.
22:24Alors moi, je ne suis pas sûr que ça ne change rien.
22:26Sauf si il y a un accord de gouvernement.
22:28Non, ce qui peut changer quand même, c'est que les gouvernants soient plus à l'écoute.
22:31C'est le cas du futur chancelier, en fait.
22:35Je n'étais pas tout à fait d'accord avec Vincent Harouet,
22:37mais c'est lui le spécialiste étranger.
22:39Voyons le sujet de Chloé Tarka.
22:43Ils étaient de nés gagnants depuis déjà plusieurs mois.
22:46Les conservateurs allemands ont remporté hier les élections législatives
22:49avec 28% des suffrages.
22:55Des élections marquées par une progression inédite de l'AFD,
22:58partie de droite radicale,
23:00arrivée en seconde position du scrutin.
23:02Sa chef de file affiche désormais son ambition
23:05de faire partie du prochain gouvernement.
23:08Nous sommes prêts à participer au gouvernement.
23:11Nous sommes toujours prêts à mettre en œuvre la volonté du peuple.
23:16Malgré un rapprochement parlementaire sur les questions d'immigration
23:19et de sécurité durant la campagne électorale,
23:22le vainqueur du scrutin et chef de file des chrétiens démocrates
23:25a affirmé qu'il ne ferait pas alliance avec l'AFD.
23:28Du côté du chancelier sortant, Olaf Scholz,
23:31la défaite est amère.
23:33Avec 16,4% des voix,
23:35il enregistre son pire score depuis l'après-guerre.
23:38S'il assume la responsabilité de cette débâcle,
23:41il exclut lui aussi toute alliance avec l'extrême droite.
23:45Un parti d'extrême droite comme l'AFD,
23:48qui obtient de tels résultats électoraux dans ce pays,
23:51ne sera jamais quelque chose que nous acceptons.
23:54Nous devons nous en tenir à ce que tout le monde a toujours dit
23:57ces dernières années et décennies,
24:00Affirmant disposer d'un mandat clair pour changer le cap politique du pays,
24:04Friedrich Schmerz prévoit la formation d'un gouvernement de coalition
24:08au plus tard à Pâques.
24:11Que dites-vous, Georges Fenech ?
24:13Ce qui me saute aux yeux, c'est la différence.
24:15Il y a l'Allemagne, Olaf Scholz perd les élections,
24:18qui s'en va ?
24:20En France, Macron perd toutes ses élections.
24:23Regardez les régimes politiques.
24:26Vous avez une démocratie vivante en Allemagne, en Italie,
24:29et nous, on est toujours figé sur un chef d'État,
24:32régalien, monarchique, qui continue à imprimer...
24:36Ce que vous dites est honteux.
24:38C'est-à-dire là, c'est honteux.
24:40Vous insultez la mémoire de Général De Gaulle.
24:42Mais c'est la Ve République !
24:44Général De Gaulle est parti lorsqu'il a perdu son référendum.
24:47Il est parti !
24:49Alors là, vous avez raison.
24:51Mais la monarchie, comme vous dites,
24:53elle est dans la Ve République.
24:56La monarchie, elle est dans cette Ve République.
24:59Vous le savez bien.
25:01Alors c'est oui, parce qu'il y a Georges...
25:04Non, je suis pour la Ve République,
25:06je suis pour le régime présidentiel,
25:08mais qu'on en tire les conséquences.
25:10Tout le monde vous demande, vous dit non.
25:12Il faut en tirer les conséquences.
25:14Ce qu'on devrait faire maintenant, tous les soirs,
25:16si vous êtes pour Georges Fedec,
25:18tapez 1 précisément.
25:20Vous ne voulez pas me comprendre.
25:22D'abord, c'est difficile de vous suivre,
25:24mais je veux bien vous comprendre.
25:26Il faut écouter le peuple.
25:28En France, on ne l'écoute plus.
25:30En Allemagne, en Italie, on l'écoute.
25:32Vous prenez des risques en parlant comme ça.
25:34Georges, vous avez raison.
25:36Vous n'avez pas peur du peuple ?
25:38Moi, je n'ai pas peur du peuple.
25:40Non, mais là, quel numéro ?
25:42Vous n'avez pas le monopole du cœur ?
25:44Non, mais du peuple, oui.
25:46Georges, il y a deux problèmes.
25:48Il n'y en a que deux.
25:50Il y en a plein, mais il y en a deux.
25:52Vous avez raison, il n'est pas écouté.
25:54Il n'est pas écouté sur rien depuis 20-30 ans.
25:56Ni sur l'immigration, ni sur la voiture électrique,
25:58ni sur rien, ni sur la sécurité.
26:00Sur rien, en gros.
26:02Et la deuxième chose, c'est
26:04évidemment la liberté du politique,
26:06qui aujourd'hui n'existe plus
26:08puisque conseil constitutionnel, conseil d'État, etc.
26:10On va parler de C8 dans une seconde.
26:12Tu fermes C8, tu as 3 millions de gens.
26:14On s'en fout.
26:16On s'en fout.
26:18Voilà.
26:20Neuf petits hommes gris
26:22qui ont décidé, dans leur coin,
26:24qu'ils sont de l'ARCOM,
26:26on arrête tout ça.
26:28Jusqu'au jour où le peuple se soulève.
26:30Oui, il ne va pas descendre dans la rue
26:32parce que C8 est fermé.
26:34Les petits hommes gris,
26:36ils le savent bien.
26:38Ce n'est pas parce que tu fermes C8
26:40que les gens vont descendre dans la rue.
26:42Ils le savent bien. Ils ont bien compris.
26:44Ce n'est pas les petits hommes gris dans cette affaire.
26:46C'est les petits hommes roses.
26:48On va en parler dans deux secondes.
26:50LR n'est pas au gouvernement.
26:52Est-ce que le gouvernement
26:54a accompagné la décision
26:56du conseil d'État et de l'ARCOM ?
26:58Ils répondent que c'est indépendant, l'ARCOM.
27:00Oui ou non ?
27:02Ça a précédé.
27:04Tout a été ficelé.
27:06Oui, tout a été ficelé.
27:08D'abord, je jette un œil.
27:10J'ai l'impression que ça s'anime
27:12un petit peu du côté de
27:14me dit Benjamin Nau,
27:16avec la Maison Blanche.
27:18Qui est passé ?
27:20Ah non, ça, ce n'est pas Emmanuel Macron.
27:22Un hommage est rendu
27:24ce lundi
27:26à Mulhouse,
27:28à Lino Souza Loureiro,
27:3069 ans touchés mortellement
27:32et aux autres victimes blessées dans l'attentat.
27:34Quatre personnes sont toujours en garde à vue
27:36dans l'enquête sur l'attentat perpétré samedi
27:38près d'un marché de Mulhouse.
27:40Parmi ces quatre personnes, on compte l'assaillant,
27:42un homme de 37 ans né en Algérie,
27:44on a tout dit depuis 48 heures là-dessus.
27:46Je disais ce matin,
27:48il y a ce film
27:50avec Bill Murray,
27:52Un jour sans fin.
27:54On a l'impression de vivre la même journée
27:56avec un homme qui avait été condamné,
27:58qu'on ne peut pas expulser,
28:00qui est sous OQTF, qui est emprisonné légalement,
28:02qui a interdiction de territoire pendant 10 ans,
28:04etc. Et il le tue.
28:06Il le tue avec un couteau et un tournevis dans la rue.
28:08Et toutes les procédures ont été respectées
28:10dans toute légalité.
28:12Donc il faut changer les procédures.
28:14Un mot sur C8, puisque vous disiez
28:16que c'était
28:18un scandale politique
28:20et que c'était
28:22une décision politique.
28:24C'est ce qu'a dit Maude Bréjon d'ailleurs
28:26l'autre jour. Et maintenant,
28:28Macron a pris la parole. On peut le réécouter
28:30au salon de l'agriculture.
28:32Je peux vous dire que plus personne dans la Macronie
28:34va parler.
28:36Voilà.
28:38Alors là, on est très fort pour fermer
28:40l'ARCOM. Là, en France,
28:42on est vraiment...
28:44Pour fermer...
28:46Vous pensez qu'ils vont fermer l'ARCOM ?
28:48Pour fermer, je veux dire...
28:50L'Europe, on est
28:52pas très bon.
28:54Sur les choses importantes, on est souvent très mauvais.
28:56Mais en revanche, pour le COVID,
28:58empêcher les gens de boire du café
29:00dans un café, ou rester debout,
29:02ou couper une bûche
29:04en deux avec la grand-mère dans la cuisine,
29:06là, on est les meilleurs. On est les meilleurs
29:08du monde. On est les meilleurs du monde.
29:10Mais c'est vrai, je ne peux pas vous dire autre chose.
29:12Comment ?
29:14Jean Castex, il expliquait. Alors là, on est vraiment...
29:16On est très très bon.
29:18Je vous propose d'écouter
29:20Emmanuel Macron sur C8.
29:22Pas du tout une décision politique. Pas du tout.
29:24De là où je suis,
29:26je ne peux pas commenter
29:28des décisions qui sont prises par une autorité
29:30administrative indépendante qui applique
29:32la loi.
29:34Il faut simplement s'assurer que ces décisions
29:36sont prises conformément à la loi
29:38et qu'elles sont ensuite faites sous le contrôle du juge.
29:40Ce qui a été le cas de ces décisions qui ont fait l'objet de recours.
29:42Et le juge les a confirmées.
29:44Et la loi a été conçue pour que ça ne soit pas une décision politique.
29:46Ce n'est pas à l'arbitraire,
29:48ni d'un ministre, ni du président,
29:50d'ouvrir ou de fermer une chaîne.
29:52Vous savez, on oublie de dire que ces chaînes, en fait,
29:54c'est l'occupation du domaine public. Donc c'est normal qu'il y ait une autorisation.
29:56Il y a un cahier des charges
29:58et la loi est appliquée par une autorité
30:00qui regarde si c'est le cas ou pas.
30:02Et ça se fait aussi sous le contrôle du juge.
30:04Il y a un droit au recours.
30:06Moi, je suis dans mon rôle simplement à dire
30:08qu'il faut que chacun soit dans son rôle et que personne ne déborde.
30:10Voilà.
30:12Il a dit après, tout juste après cet extrait,
30:14que les 400 personnes n'auraient pas de difficulté
30:16à trouver un emploi dans les deux chaînes
30:18qui récupèrent les fréquences.
30:20Quand on sait le projet de ces deux chaînes,
30:22c'est inacceptable qu'ils puissent faire croire ça,
30:24parce que ça ne sera pas le cas.
30:26Oui, c'est une décision scélérate.
30:28Inique.
30:30Je dis que c'est une décision scélérate.
30:32Qui va marquer.
30:34C'est incontestable.
30:36Et pour moi,
30:38l'ARCOM ne s'en remettra pas.
30:40Ce n'est pas possible.
30:42On ne peut pas accepter ça.
30:44La prochaine fois, c'est nous.
30:46Et on en parlait de ces news.
30:48Rappelez-vous votre audition
30:50à la commission d'enquête parlementaire.
30:52Rappelez-vous l'audition de M. Bolloré et de tout le monde.
30:54Et rappelez-vous le contexte.
30:56On se demandait ce qui allait nous arriver.
30:58Donc, si on continue comme ça,
31:00la prochaine fois, c'est nous.
31:02Donc, quand les téléspectateurs
31:04vont voir l'écran noir,
31:06c'est là qu'ils vont réaliser.
31:08Il n'y aura pas d'écran noir.
31:10C'est là qu'ils vont réaliser.
31:12Et si, c'est là qu'ils vont réaliser.
31:14Oui, quand ils le réalisent déjà.
31:16Non, je ne crois pas encore.
31:18On peut écouter William Lémergie,
31:20ce qu'il a dit ce matin.
31:22Il a trouvé les mots justes.
31:24Il a dit qu'il y a un mépris pour le public.
31:26Mais ces gens-là méprisent
31:28ceux qui prennent ces décisions.
31:30Alors, il y a l'aspect politique, effectivement.
31:32Mais il y a aussi un côté petit homme gris.
31:34Et les deux se conjuguent.
31:36Parce que ce sont des hauts fonctionnaires.
31:38Je passe mon temps à dire la même chose.
31:40L'ARCOM, c'est quoi ?
31:42C'est un système qui, déjà, ne devrait pas exister.
31:44C'est là que vous vous trompez.
31:46Vous dites que ce sont des hauts fonctionnaires.
31:48Ce sont des hauts fonctionnaires
31:50qui n'ont fait que de la politique
31:52dans leur vie.
31:54C'est le début.
31:56Et je citais...
31:58Il a la Légion d'honneur.
32:00Il a les arts et lettres.
32:02Et il a une troisième chose
32:04que j'ai citée, le mérite.
32:06Le mérite.
32:08En fait, ils se sont fait
32:10un système pour eux.
32:12Comme ils sont incapables de faire autre chose,
32:14sinon faire des trucs de contrôle.
32:16Parce que c'est ça, les ZNARC.
32:18Ils sont là pour contrôler. Point.
32:20Donc, t'as bâti dans toute la France
32:22plein de systèmes de ce type.
32:24L'ARCOM, t'as plein d'autorités indépendantes.
32:26C'est un système pour eux
32:28où tu gagnes plutôt bien ta vie.
32:30T'es pas épuisé.
32:32T'as aucune responsabilité.
32:34T'es pas épuisé. Quand t'es directeur de l'ARCOM,
32:36tu peux déjeuner jusqu'à 15h15 tous les jours
32:38tranquillement avec tout Paris.
32:40Tu prends un bon salaire,
32:42t'es au frais de la République toute ta vie.
32:44En 9 ans.
32:46Et tu finis avec le mérite, les palmes académiques,
32:48la Légion d'honneur, etc.
32:50Qu'est-ce que t'as fait dans ta vie ?
32:52T'as fermé ses vitres.
32:54M. Héran-Colivier-Metz, c'est ça.
32:56Il a fermé ses vitres.
32:58Je trouve ça triste, même pour lui.
33:00Il y a un truc un peu totalitaire.
33:04Ils se sont fait un système pour eux.
33:06C'est-à-dire que tu as créé en permanence
33:08des lieux où ils peuvent exister.
33:10Vous pouvez être sûr et certain d'une chose,
33:12c'est que vous, vous ne serez pas président de l'ARCOM, Pascal.
33:14Non.
33:16Mais ils m'ont demandé.
33:18Le président de la République,
33:20ça s'est joué à peu.
33:22Ce qui est violent dans la réponse
33:24d'Emmanuel Macron,
33:26c'est que sur le papier, il n'y a rien qui est faux.
33:28Non, ce n'est pas politique, parce que c'est une autorité indépendante,
33:30sous le contrôle du juge, etc.
33:32Mais ce qui est pire, c'est que ces gens se choisissent entre eux
33:34parce qu'il y a une ligne du parti.
33:36C'est un peu comme dans l'URSS à la grande époque.
33:38C'était mieux organisé.
33:40Sauf qu'ils sont tous d'accord
33:42entre eux sur le fait que C8,
33:44c'est une chaîne à bannir.
33:46Ils sont inattaquables sur la manière de le faire.
33:48Et je vous assure,
33:50ils ne sont pas débordés.
33:52Parce que c'est aussi quelque chose qu'on pourrait dire
33:54par rapport aux Français qui bossent, qui triment,
33:56ils ne sont pas débordés.
33:58Ça, je peux vous le dire,
34:00ils ne sont pas débordés.
34:02Écoutez William Lémergique qui a trouvé les mots justes.
34:04Madame, Monsieur, bonjour.
34:06Comme vous le savez sans doute, cette émission s'arrêtera
34:08à la fin de la semaine, en même temps d'ailleurs
34:10que l'ensemble des programmes de la chaîne C8
34:12qui cessera d'émettre
34:14par décision de l'ARCOM
34:16et du Conseil d'État,
34:18deux institutions de la République
34:20unies dans la honte pour supprimer
34:22pour la première fois, vous savez,
34:24en France et en Europe d'ailleurs,
34:26toute une chaîne de télévision.
34:28Alors c'est une violence inédite
34:30qui est dirigée aussi contre vous.
34:32Vous, c'est le peuple souverain.
34:34Vous savez, ça va conduire
34:36plusieurs centaines de collaborateurs
34:38qui sont ici, directs ou indirects,
34:40au chômage.
34:42Vous savez que c'est vous.
34:44C'est vous qui décidez, ou pas d'ailleurs,
34:46de regarder cette chaîne.
34:48Elle vous est destinée, mais qui a le droit
34:50de vous en priver sans vous le demander ?
34:52Écoutez François-David Gisbert qui a pris la parole
34:54et était ce matin chez Sonia Mabrouk.
34:56C'est évidemment une décision politique.
34:58C'est une honte.
35:00L'ARCOM est un peu, comment dire,
35:02fait un peu ce que le pouvoir lui dit
35:04d'une manière ou d'une autre.
35:06C'est le fauné de quoi ?
35:08Et Emmanuel Macron, évidemment,
35:10moi je pense que cette affaire
35:12est une honte
35:14parce que la liberté
35:16d'expression dans la presse, pour moi,
35:18ça ne se divise pas.
35:20Moi je fais partie d'une génération
35:22qui adore toujours,
35:24c'est vrai peut-être de moins en moins,
35:26puisque tout ça au départ
35:28c'était l'idée de supprimer
35:30CNews, parce qu'il ne faut pas se raconter d'histoire.
35:32On l'a lu, on l'a vu, on l'a entendu.
35:34On a entendu des dirigeants dire qu'il faut arrêter CNews.
35:36C'est intéressant, d'ailleurs,
35:38parce qu'il venait souvent de la gauche.
35:40Et la gauche, elle doit faire attention.
35:42Parce qu'elle a tout jeté par-dessus bord de ses valeurs.
35:44L'identité, le travail
35:46qui était quand même célébré par Jaurès.
35:48Et puis maintenant aussi, la liberté.
35:50La liberté d'expression.
35:52Je pense que c'est quelque chose de fondamental.
35:54Franck Appietto, le directeur général,
35:56président de C8, a pris la parole.
35:58C'est la pire
36:00des semaines.
36:02C'est vrai que la première
36:04décision de non-sélection
36:06de C8 en juillet,
36:08le 24 juillet 2025,
36:10a déjà été un choc pour nous.
36:12Ça nous paraissait totalement
36:14inimaginable.
36:16C'est un cauchemar total.
36:18Et puis vraiment, je peux vous dire que
36:20tous les gens qui travaillent
36:22avec moi sur cette antenne
36:24sont d'abord très attachés à la chaîne.
36:26Il y a beaucoup de visages. C'est une chaîne qui est très incarnée.
36:28Il y avait des relations entre nous
36:30tous qui étaient quasi fusionnelles.
36:32C'est un métier de passion, vous le savez.
36:34Et il y a une énorme tristesse.
36:36Et là, c'est un peu la dernière
36:38ligne droite
36:40avec un sentiment
36:42de deuil presque.
36:44Je pense qu'on va passer
36:46une très mauvaise fin de semaine.
36:48Les gens qui ont commencé il y a 20 ans
36:50à la Tour Bolloré,
36:52quand la chaîne s'appelait Direct8,
36:54qui est devenue D8, qui est devenue C8.
36:56Il y a des gens qui sont là depuis 20 ans.
36:58Et qu'on dit...
37:00Et vous, politique,
37:02vous ne vous souvenez pas des propos
37:04de Rima Abdul-Malak dans Le Monde
37:06et ensuite sur France Inter.
37:08Attention, il va y avoir le renouvellement.
37:10Il va se poser la question
37:12de ce n'est pas politique tout ça.
37:14Mais à qui ? On le prend pour des naïfs.
37:16Ce n'est pas possible.
37:18J'ai lu dans le journal du dimanche hier
37:20sous la plume de Jules Thorez
37:22qu'il avait surpris
37:24une conversation
37:26avec des membres
37:28de l'ARCOM
37:30qui n'étaient peut-être pas
37:32des membres de haut niveau.
37:34Je ne sais pas qui c'est.
37:36J'étais avec lui.
37:38Je ne sais pas quelle était leur fonction.
37:40Ce n'étaient pas non plus des petits.
37:42Ce sont des gens qui connaissaient très bien le métier.
37:44Je les ai écoutés assez longtemps parler.
37:46Ils parlaient comme des savants
37:48à propos de notre métier.
37:50C'était une conversation absolument surréaliste
37:52et très choquante en réalité.
37:54Parce que
37:56les éléments les plus forts, c'était...
37:58Je suis sûr, vous, Pascal, vous les obsédez pas mal.
38:00Il y avait
38:02surtout cette espèce de ricanement.
38:04C'est la stratégie du groupe Bolloré de dire
38:06qu'il y aura des gens au chômage, mais on s'en fout de mettre
38:08des potes d'ananas au chômage, ce genre de choses.
38:10J'étais estomaqué, objectivement estomaqué.
38:12Il se trouve que l'ARCOM menace
38:14de porter plainte à la suite de ces révélations.
38:16On va récupérer les images
38:18prouvant qu'il y avait bien des membres de l'ARCOM
38:20dans ce restaurant à ce moment-là
38:22et leur mettre la vérité
38:24sous les yeux.
38:26Il y a beaucoup de méchanceté, d'aigreur,
38:28de ressentiment, de jalousie dans nos métiers.
38:30Et ce qui est important, c'est que
38:32le problème de CNews,
38:34le problème de Hanouna, c'est les mêmes problèmes,
38:36c'est que ça marche, fondamentalement.
38:38C'est ça qui les ennuie le plus.
38:40C'est aussi bête que ça.
38:42Pourquoi on a raconté cette conversation ?
38:44Oh, je suis obligé de vous interrompre, puisque la conférence commence.
38:46Bonne soirée à tous, Gautier Lebret,
38:48tout à l'heure.
38:50On a retrouvé,
38:52mais pas assez,
38:54souvent, à la Maison-Blanche.
38:56Je suis très heureux
38:58d'être avec lui.
39:00J'ai retrouvé,
39:02dans le cadre d'une très belle soirée,
39:04la première dame de France.
39:06Une belle soirée, je pense que vous en souvenez aussi.
39:08De très bons souvenirs.
39:10Je tiens à remercier Emmanuel
39:12pour son accueil à Paris
39:14en décembre dernier,
39:16afin d'assister
39:18à la réouverture spectaculaire
39:20de la cathédrale Notre-Dame de Paris.
39:22Vous avez fait un travail exceptionnel.
39:24Quel triste spectacle
39:26de voir ce magnifique édifice brûler.
39:28Vous l'avez rouvert
39:30cinq ans après.
39:32Plus belle encore qu'auparavant,
39:34dit-on. C'est un très beau succès
39:36que vous avez remporté là.
39:38La France est le plus vieil allié
39:40des Etats-Unis.
39:42Notre partenariat
39:44va dans le sens de la liberté
39:46et de la paix.
39:48Nous constatons des
39:50évolutions très intéressantes,
39:52en particulier dans le cadre du conflit
39:54entre l'Ukraine et la Russie.
39:56La révolution américaine
39:58nous a permis de saisir notre destin
40:00en tant que nation indépendante.
40:02Aux côtés des Français,
40:04puis nous avons affronté
40:06deux guerres mondiales ensemble.
40:08Et il y a six ans,
40:10nous avons célébré
40:12ensemble l'anniversaire
40:14du 75e anniversaire
40:16du Jour J,
40:18une terrible bataille
40:20qui nous a permis de remporter
40:22la guerre.
40:24Il y a aujourd'hui
40:26une autre guerre sur le sol européen,
40:28la plus terrible guerre
40:30depuis la Seconde Guerre mondiale.
40:32J'ai vu un certain nombre d'images,
40:34j'ai vu des images satellites du conflit en cours.
40:36Ces images sont atroces.
40:38Des milliers de personnes meurent par semaine.
40:40Aujourd'hui même,
40:42c'est le triste troisième anniversaire
40:44de ce conflit
40:46qui ne serait jamais produit
40:48si j'avais été président à ce moment-là.
40:50Cette guerre est terrible,
40:52elle est sanglante.
40:54Des centaines de milliers de personnes,
40:56russes et ukrainiens en particulier,
40:58ont perdu la vie
41:00de manière inutile.
41:02Une génération entière
41:04d'ukrainiens et de russes
41:06a été décimée.
41:08Des villes de 1000 ans
41:10ont été détruites.
41:12Des villes innombrables
41:14ont été réduites en ruines.
41:16Des bâtiments,
41:18des monuments,
41:20des églises
41:22ont été réduits
41:24en un tas de ruines
41:26explosées.
41:28Il est temps de restaurer la paix
41:30et c'est ce que nous allons faire.
41:32Nous avons eu un entretien,
41:34nous avons eu des entretiens très intéressants,
41:36y compris avec la Russie.
41:38Depuis mon retour, nous avons fait davantage
41:40de progrès vers la paix
41:42qu'au cours des trois dernières années écoulées.
41:44J'ai parlé avec les deux présidents,
41:46à la fois le président Poutine
41:48et le président Zelensky.
41:54Beaucoup de bonnes choses vont dans le sens de la paix,
41:56beaucoup de bonnes choses et rapidement.
41:58La semaine dernière, le secrétaire d'État
42:00Marco Rubio,
42:02le conseiller à la Sécurité Nationale
42:04Marco Walz et mon envoyé spécial
42:06Steve Woodcock ont conduit
42:08un certain nombre d'entretiens
42:10fructueux en Arabie saoudite
42:12avec la délégation russe.
42:14Je tiens à remercier ici le royaume d'Arabie saoudite.
42:18Je tiens à remercier
42:20le roi ainsi que le prince Mohammed.
42:24Nous travaillons durement avec eux
42:26pour
42:30obtenir un cessez-le-feu
42:32et une paix durable.
42:34J'ai parlé avec le président Macron aujourd'hui.
42:36Il en a été question.
42:38Nous avons avancé dans ce sens.
42:40Le président Macron
42:44s'implique et veut participer.
42:46Je pense qu'Emmanuel est d'accord pour dire avec moi
42:50que l'un des enjeux principaux
42:52est celui de la temporalité.
42:54C'est le moment de faire la paix.
42:58Cette situation est
43:00terrible et elle pourrait
43:02se générer en Troisième Guerre mondiale.
43:04Je ne vais pas laisser cela se produire.
43:06Cette guerre n'aurait pas dû se produire,
43:08mais elle a commencé.
43:10Quel désastre sanglant.
43:12Je suis heureux que le président Macron
43:14soit d'accord pour dire que
43:16le fardeau de la sécurité européenne
43:18doit être porté par les nations européennes
43:20et pas seulement par les Etats-Unis d'Amérique.
43:24L'Europe doit assumer un rôle important
43:26dans sa sécurité
43:28et dans la sécurité de l'long terme de l'Ukraine.
43:30C'est un jalon important,
43:32certes, mais le jalon le plus important,
43:34c'est ce qui va se produire dans les semaines qui viennent.
43:36Les Etats-Unis
43:38ont fourni davantage d'aides
43:40à l'Ukraine
43:42que n'importe quel autre pays,
43:44des centaines de milliards,
43:46plus de 300 milliards de dollars.
43:48L'Europe, à peu près 100 milliards.
43:50C'est une différence importante
43:52et il faudra égaliser cela,
43:54compenser à un moment donné.
43:56Et il va se passer
43:58des événements
44:00qui vont rendre
44:02cette compensation réelle.
44:04La plupart
44:06des contributions
44:08européennes ont été
44:10des emprunts
44:12et je suis certain
44:14qu'une fois
44:16que ces investissements,
44:18que ces prêts
44:20ont été remboursés
44:22par la partie ukrainienne,
44:24ce sera
44:26un soulagement
44:28pour les contribuables américains et européens.
44:30Et il faudra que
44:32l'administration américaine précédente
44:34nous explique pourquoi elle a laissé cette guerre commencer.
44:36Il faut qu'il y ait un accord
44:38avec l'Ukraine sur l'immunité critique
44:40et sur les terres
44:42rares ukrainiennes, ainsi que
44:44sur la sécurité.
44:46Je crois que nous avons fait beaucoup de progrès.
44:48J'en ai parlé avant
44:50d'entrer dans notre entretien.
44:52Je pense avec Manuel
44:54que nous avons fait beaucoup de progrès.
44:56J'ai été élu par le peuple américain pour restaurer
44:58le sens commun ici à Washington
45:00et pour le porter dans le monde.
45:02Et je suis fermement
45:04convaincu du fait que c'est dans l'intérêt
45:06des États-Unis et dans le meilleur intérêt
45:08de l'Europe,
45:10de l'Ukraine et de la Russie
45:12de mettre fin
45:14à la tuerie et de rapporter la paix
45:16au monde. Mon administration
45:18a effectué
45:20une rupture
45:22avec les valeurs
45:24des administrations précédentes sur ce point
45:26et c'est très fructueux.
45:30L'establishment
45:32diplomatique américain
45:34a pris en sorte de mauvaises décisions
45:36et des décisions imprudentes qui ont
45:38conduit à la mort de beaucoup de personnes.
45:40Lorsque j'ai quitté mon premier mandat,
45:42il n'y avait pas de guerre,
45:44pas de difficultés, pas de 7 octobre
45:46en Israël, pas d'invasion
45:48pas de guerre
45:50entre l'Ukraine et la Russie,
45:52pas de difficultés
45:54au Moyen-Orient, pas d'inflation.
45:56Le monde était
45:58fort différent.
46:00Il n'y avait pas des millions
46:02de personnes s'infiltrant
46:04à c'est que des criminels
46:06par notre frontière,
46:08des gangs,
46:10des trafiquants de drogue
46:12entrant dans notre pays.
46:14Mais c'est la situation
46:16que nous avons maintenant sous les yeux
46:18et nous tentons de la résoudre aussi rapidement
46:20que possible et je suis convaincu du fait
46:22que nous progressions.
46:24J'ai entendu que c'était le meilleur
46:26mois pour un président
46:28dans l'histoire des prisonniers
46:30de notre pays. J'espère que c'est vrai.
46:32Comme j'ai dit précédemment,
46:34j'espère que mon héritage
46:36sera celui
46:38d'un faiseur de paix et d'un unificateur.
46:40Je veux apporter la paix et non la guerre.
46:42Merci, M. le Président,
46:44de nous avoir rejoints aujourd'hui,
46:46de vous être associés au travail
46:48que nous faisons,
46:50avec une équipe formidable réunie devant nous
46:52et qui travaille beaucoup. Merci, Steve Woodcock.
46:54Merci, Michael Waltz. Merci, Scott.
46:56Merci, J.D.
46:58Merci, J.D.
47:00Vous avez fait un travail exceptionnel
47:02et vous avez travaillé très dur, je le sais.
47:04Un travail passionné
47:06pour mettre fin à cette guerre.
47:08Je tiens maintenant
47:10à inviter le président français
47:12à prendre la parole
47:14puis nous répondre à vos questions.
47:16Merci, ça a été un honneur
47:18que de t'avoir à la Maison Blanche.
47:20Merci, M. le Président.
47:22Merci, Donald.
47:24Mesdames et Messieurs, je vais dire quelques mots en français.
47:26Merci beaucoup,
47:28M. le Président, cher Donald,
47:30pour votre hospitalité
47:32et cette visite.
47:34Vous l'avez rappelé,
47:36nous avons eu l'occasion ces dernières années,
47:38lors de nos premiers mandats,
47:40de pouvoir échanger à plusieurs reprises
47:42à Paris, ici,
47:44à la Maison Blanche
47:46et à travers le monde.
47:48Ça a toujours été un bonheur
47:50et je dois dire que j'ai en effet ici des souvenirs
47:52encore vibrants.
47:54Et je veux vous remercier à nouveau, M. le Président,
47:56d'avoir fait l'amitié à la France,
47:58de vous joindre à la cérémonie de réouverture
48:00de Notre-Dame de Paris que vous venez d'évoquer à l'instant.
48:02Ça a été une très grande fierté
48:04pour les Françaises et les Français
48:06de pouvoir ouvrir la cathédrale au reste du monde
48:08et votre présence a signifié
48:10cette amitié, cette amitié qui vient de loin,
48:12le Président l'a rappelé,
48:14qui est aux origines, au fond,
48:16de l'indépendance américaine et de sa construction
48:18et qui, à chaque fois que l'histoire
48:20a sonné,
48:22nous a ramenés ensemble du bon côté
48:24de celle-ci,
48:26c'est-à-dire comme étant
48:28unis pour défendre la paix,
48:30la souveraineté, et je pense évidemment
48:32aux deux guerres mondiales
48:34qui ont scandé le XXe siècle,
48:38aux Lafayette, nous voilà, de Pershing
48:40jusqu'aux vétérans américains que nous célébrions
48:42il y a encore quelques mois sur la plage
48:44d'Omaha Beach et j'étais très heureux de revoir
48:46d'ailleurs tout à l'heure, lorsque vous m'avez
48:48laissé quelques minutes, entre deux, de nos rendez-vous
48:50l'un d'entre eux qui est venu me visiter
48:52et je veux ici dire le grand respect que nous avons
48:54pour tous nos anciens combattants
48:56et les vétérans américains.
48:58Cette histoire nous oblige
49:00et c'est celle qui nous lie dans le contexte
49:02du monde qui est le nôtre et le Président l'a rappelé,
49:04le monde dans lequel nous vivons
49:06ne manque pas de défis.
49:08Alors, cette visite
49:10que nous avons décidée ces derniers jours
49:12avait évidemment
49:14un objectif premier qui est la situation géopolitique
49:16et je dois dire
49:18que, M. le Président,
49:20je me dois de vous remercier tout particulièrement
49:22d'avoir accepté d'aménager
49:24votre agenda pour que nous puissions nous voir
49:26si vite et
49:28je considère que nous avons
49:30véritablement eu des avancées substantielles
49:32lors de nos échanges
49:34et c'est pour moi une étape très importante
49:36de ce que nous vivons.
49:38Nous avons ensemble partagé
49:40une visioconférence avec
49:42l'ensemble des dirigeants du G7
49:44qui nous a permis,
49:46trois ans après le début de la guerre d'agression,
49:48de la deuxième phase de la guerre d'agression russe
49:50en Ukraine,
49:52de dire évidemment notre soutien
49:54au Président Zelensky,
49:56au peuple ukrainien, mais aussi
49:58de partager notre volonté
50:00d'avoir une paix durable.
50:02Je crois que c'est ce que vous avez ces dernières années,
50:04ces dernières semaines, pardon, rappelé avec
50:06beaucoup de force.
50:08Depuis le 22 février
50:102022, où on nous annonçait une opération
50:12spéciale qui allait durer quelques semaines,
50:14chacun admire la bravoure du
50:16peuple ukrainien, qui a résisté.
50:18Et vous avez raison de le dire,
50:20Monsieur le Président, nous avons aidé.
50:22Et je crois que nous avons eu raison d'aider, c'était notre responsabilité.
50:24Je veux ici dire que l'Europe