IMAGAZINE : France-Sénégal-Politiqu, réaction de M Bernard Valero, porte-parole du Quai d'Orsay

  • il y a 12 ans
Je cite Alain Juppé : «Face au processus électoraux en Afrique, la France a pris une position d’une grande clarté. Tout d’abord nous demandons le respect de l’État de droit et des libertés fondamentales. Nous appelons au rejet de toutes les violences de quelque part qu’elles viennent et nous ne nous engageons pour aucun candidat, ni d’un côté ni de l’autre. C’est très exactement la position que nous avons prise s’agissant du Sénégal, pays à la longue et profonde tradition démocratique.

Le Conseil constitutionnel a validé 14 candidatures, dont celle de M. Wade et pas celle de M. Youssou Ndour, ce qui a provoqué un certain nombre de manifestations, parfois pacifiques, parfois violentes. J’ai dit que nous regrettions que certaines sensibilités ne soient pas représentées. Nous avons même souhaité que le passage de génération soit organisé. Je préfère vous dire que le message a été entendu à Dakar. Enfin, nous avons bien sûr appelé à la retenue et à l’absence de toute violence.

Pendant de nombreuses années, on nous a parlé de ce qui était en grande partie un fantasme, c’est-à-dire la «Françafrique». Je peux vous dire aujourd’hui que ce n’est plus qu’une chimère». Voilà ce qu’Alain Juppé a dit devant le Parlement français il y a quelques jours et c’est sur la base de ces principes que nous suivons avec beaucoup d’attention, comme nous l’avons dit depuis déjà plusieurs jours, l’ouverture de la période du temps électoral au Sénégal.

Votre question me donne l’occasion de rappeler par ailleurs que s’agissant du Sénégal, comme de tout autre pays, en Afrique ou ailleurs, la France n’a pas de candidat. C’est important de le rappeler. D’autre part, nous n’avons aucune intention de nous ingérer dans les affaires intérieures du Sénégal.

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