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Salama Ramia, sénatrice Renaissance de Mayotte, est l'invitée de BFMTV, ce lundi 16 décembre.

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Transcription
00:00Je suis dans un des centres d'hébergement, donc après avoir accueilli le ministre de l'Intérieur, je continue ma tournée dans les centres d'hébergement.
00:08Et là, honnêtement, je ne sais plus quoi dire. À part le réconfort, je ne sais plus quoi dire aux gens, parce que maintenant, les gens commencent à mourir de soif et de faim.
00:18Il y a des malades aussi. Comme les gens dorent à même le sol. Et là, la priorité, c'est... Voilà. Il faut que dans la journée, j'arrive à trouver des solutions pour de l'eau et de la nourriture, déjà, pendant ces temps-là.
00:32— Il y a combien de personnes autour de vous, là, ce centre d'hébergement ? En fait, c'est un immeuble qui a résisté.
00:37— Alors c'est une des écoles. En fait, la commune a réquisitionné deux écoles primaires et un lycée. Là, je suis dans une des écoles.
00:46Là, on est arrivés... Juste avant le cyclone, il y avait à peine même pas une centaine de personnes. On est arrivés à 500 personnes hier soir. Et ça continue.
00:54Donc là, beaucoup de gens sont ressortis pour aller boire leur maison. Mais tout le monde, le soir, revient. Malheureusement, depuis hier soir, on ne peut plus donner d'eau.
01:04Imaginez un peu le côté hygiène, niveau de l'hygiène. Voilà. Les gens essayent de faire comme ils peuvent. Mais moi, surtout, c'est très dur.
01:13Quand vous avez des mamans qui vous disent « On veut juste à manger, à boire », pour nos enfants, on sait pas quoi répondre. Et là, vraiment, c'est l'urgence.
01:21Donc là, on voit le ministre tout à l'heure. Il y a une réunion dans la cellule de crise. Donc voilà. J'espère avoir des requêtes.
01:28Je sais que tout s'organise. J'avais fait ce matin cette cellule. Et je sais que beaucoup de travail, beaucoup de choses sont déjà faites en amont.
01:35Mais pour l'instant, voilà, c'est l'impatience qui est normale. Les gens meurent de faim.

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