La France se retrouve dans une impasse avec l'Algérie concernant le retour des ressortissants algériens sous OQTF. L'Algérie a refusé dix fois le retour de l'assaillant sur le territoire. Des voix s'élèvent pour renégocier l'accord de 1968, mais certains avertissent que cela pourrait aggraver la situation.
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00:00Pour l'instant, c'est l'Algérie qui a le dernier mot.
00:02Dans l'état actuel du droit, la France n'a aucun moyen supplémentaire
00:05pour forcer l'Algérie à accepter les ressortissants algériens
00:11qui sont l'objet d'une QTF.
00:12Et dans la mesure où elle refuse de délivrer un laissé-passer consulaire,
00:16la France n'a plus de recours.
00:17C'est ce qui s'est passé pour l'assaillant à Mulhouse,
00:20visé par une obligation de quitter le territoire français.
00:22Selon le ministre de l'Intérieur,
00:24l'Algérie a refusé son retour à dix reprises.
00:27La goutte d'eau pour Bruno Retailleau,
00:29qui veut poser un rapport de force.
00:31Et pour cela, la France pourrait utiliser comme levier
00:34l'accord de 1968 conclu entre Alger et Paris
00:37qui facilite l'entrée des ressortissants algériens.
00:40Il faut donc désormais dire aux autorités algériennes
00:44que nous souhaitons renégocier cet accord
00:47et que nous souhaitons le renégocier de fond en comble.
00:50Une très mauvaise stratégie pour certains.
00:52Vous n'irez que dans une impasse
00:55en pratiquant cette politique de la terre brûlée.
00:57Cela, au contraire, conduit à une impasse encore plus grande.
01:00L'accord de 1968 prévoit par exemple
01:03une exemption de visa pour séjourner plus de trois mois en France
01:06mais la nécessité d'avoir un certificat de résidence
01:08valable soit un an, soit dix ans.