La députée «Ensemble pour la République» des Hauts-de-Seine, Maud Bregeon, était l’invitée de #LaGrandeInterview de Romain Desarbres dans #LaMatinale sur CNEWS, en partenariat avec Europe 1.
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00:00Bonjour Maude Bréjean, merci d'être avec nous, invitée de la grande interview CNews
00:05Europe 1 ce matin, on va balayer toute l'actualité, évidemment avec vous ce matin, je voulais
00:11qu'on commence par cette information de la nuit, le Hamas a osé, le Hamas a rendu
00:17à Israël un corps qui était censé être celui de Shéry Bibas et qui n'était pas
00:21le sien en réalité.
00:23On sait la capacité de ces terroristes à commettre l'innommable, mais là un cran
00:28a encore été franchi.
00:29Comment avez-vous réagi en apprenant cette nouvelle ?
00:31Je l'ai appris comme beaucoup de Français, ce matin en me réveillant, c'est absolument
00:36insoutenable, on peine à trouver les mots, ces gens sont en fait dépourvus de toute
00:41honte d'humanité, d'humanisme, de compassion, il ne peut qu'avoir une pensée pour tout
00:50le peuple israélien, pour les familles des otages qui sont encore retenues là-bas.
00:56Je voudrais vous dire aussi ce matin que je suis extrêmement choquée de voir la réaction
01:01d'une partie des élus et de la classe politique française, notamment à la France Insoumise,
01:06qui depuis quelques mois, malgré ce qui se passe là-bas, malgré la douleur des familles,
01:12a continué à arborer un antisémitisme ouvert comme stratégie électorale.
01:19Et ça devrait tous nous interroger.
01:22Lors des dernières élections européennes, Rima Hassan a été élue sur la liste de
01:28la France Insoumise.
01:30Nous avons aujourd'hui en France une eurodéputée du Hamas à Bruxelles et une porte-parole
01:36de l'antisémitisme en France.
01:37Vous nous dites ce matin que Rima Hassan est la porte-parole du Hamas à Bruxelles,
01:40porte-parole française du Hamas à Bruxelles ?
01:42C'est la porte-parole du Hamas à Bruxelles, porte-parole de l'antisémitisme en France.
01:47Elle a été élue parce que la France Insoumise l'a permis, parce que la France Insoumise
01:52fait de cet antisémitisme parfois un peu voilé pour éviter les ennuis judiciaires,
02:01une stratégie électorale.
02:02Et au regard de ce qui est en train de se passer en Israël, notamment au regard de
02:07ce qu'on a vu cette nuit, au regard de la douleur des familles des otages, au regard
02:11de la douleur d'un peuple, de nos compatriotes de confession juive en France, ce qui s'est
02:17passé, son élection et le positionnement d'un parti politique, d'un grand parti politique
02:21français, quoi qu'on en pense, qui fait des scores importants lors des dernières
02:26échéances électorales, doit nous questionner sur la tournure que prend parfois le débat français.
02:36Mot de Bréjon, Emmanuel Macron a confirmé hier soir que la France préparait l'envoi
02:41de militaires en Ukraine en cas d'accord de cessez-le-feu, des militaires qui participeraient
02:46non pas à une action belliqueuse, mais au maintien de la paix, mais des militaires quand
02:50même qui iraient sur le sol ukrainien.
02:52Faut que la France s'engage à ce point en cas d'accord de cessez-le-feu ?
02:56Le président de la République a été très clair.
02:58D'abord, il tient la ligne qui est la sienne depuis des années maintenant, qui a été
03:04rejointe par l'ensemble des pays de l'Union européenne, par la quasi-totalité des partis
03:09politiques aujourd'hui en France, et je m'en réjouis.
03:12Il dit quelque chose de très simple.
03:13Pas de troupes, au sens belliqueuse du terme, comme vous dites, au sol en Ukraine, il faut
03:18être très clair là-dessus, et je sais que ça a inquiété et que ça inquiète encore
03:22une partie de nos concitoyens, mais en revanche, en cas d'accord de cessez-le-feu, dans un
03:26cadre organisé, pas seul, avec certains de nos alliés, on pourrait, et ce n'est pas
03:32décidé à ce stade, contribuer à organiser et à maintenir le cessez-le-feu sur place.
03:38Alors, on se dirige vers la paix, vous pensez ou vous estimez, comme François Bayrou, qu'il
03:43existe un risque que la guerre arrive sur le sol européen, autour de nous, comme il
03:48l'a dit ?
03:49On doit tout faire pour organiser la paix et pour se diriger vers la paix, parce que
03:52cette guerre, cette agression de la Russie envers l'Ukraine est absolument dramatique.
03:57Le président de la République donnait un chiffre hier qui m'a beaucoup frappé.
04:00Il parlait de 1000 morts et blessés par jour sur le front ukrainien.
04:07Et donc, ça ne peut pas durer.
04:09Maintenant, la paix, ce n'est pas la capitulation de l'Ukraine.
04:13Ce qui se joue là-dedans, c'est la sécurité de l'Ukraine, c'est aussi la sécurité
04:17des Européens.
04:18Et donc, on reste sur la ligne qui a été la nôtre depuis le début.
04:21Un engagement entier du président de la République, qui, je le rappelle, a été le premier à
04:27réunir Donald Trump et Voldemir Zelensky lors de la réouverture de Notre-Dame à Paris
04:33il y a quelques semaines de ça, qui a organisé en moins de 48 heures une réunion à l'Elysée
04:37en début de semaine avec nos partenaires européens et qui se rendra à Washington
04:41la semaine prochaine.
04:42Donc, c'est un chemin qui est étroit, c'est un chemin qui est difficile.
04:45La paix n'arrivera pas du jour au lendemain.
04:48Il y a des conditions qui doivent encore être travaillées, mais c'est évidemment
04:52le chemin qu'on doit prendre.
04:53Emmanuel Macron, qui, vous le dites, doit rencontrer Donald Trump lundi à Washington.
04:57Voici ce qu'il compte lui dire en tutoyant Donald Trump.
05:02Je vais lui dire, au fond, tu ne peux pas être faible face au président Poutine.
05:10Ce n'est pas toi, ce n'est pas ta marque de fabrique, ce n'est pas ton intérêt.
05:15Comment ensuite être crédible face à la Chine si tu es faible face à Poutine ?
05:18Et puis, toi qui veux que l'Iran n'acquière pas la bombe nucléaire, tu ne peux pas être
05:22faible avec quelqu'un qui est en train de l'aider à l'acquérir.
05:24Toi qui veux que la Chine ne vienne pas contester Taïwan et autres, comment expliquer que
05:30la Chine n'a pas le droit d'envahir Taïwan et que la Russie aurait le droit d'envahir l'Ukraine ?
05:34Vous pensez qu'on a les moyens d'infléchir la stratégie de Donald Trump ?
05:40On a assez de persuasion, de poids ?
05:42En tout cas, l'Europe a un rôle central et le président de la République a été,
05:46à ce titre et dans le cadre des échanges et des négociations qu'il y a pu avoir,
05:50la locomotive de l'Union européenne.
05:53Moi, je pense qu'il a raison de parler comme ça à Donald Trump.
05:56Au fond, Donald Trump lui-même parle comme ça.
05:58On ne sait pas comment il va lui parler, mais en tout cas, il dit qu'il va lui parler comme ça.
06:00Avec une forme de franchise, de manière un peu brute.
06:06Je pense que c'est comme ça aussi que Donald Trump comprend les choses.
06:09Et sur le fond, je pense qu'il a raison.
06:12Les États-Unis n'ont aucune raison de poser un genou à terre face aux exigences de Vladimir Poutine.
06:17Aucune.
06:18Maud Bréjon, invité de la grande interview CNews Europe 1, député Ensemble pour la République des Hauts-de-Seine.
06:24Je voulais qu'on revienne sur ce que dit Gérald Darmanin ce matin dans Le Figaro.
06:29Il dit que le narcotrafic n'est plus qu'une menace pour la santé et la tranquillité publique,
06:35mais que c'est une menace pour la sécurité intérieure.
06:38Il dit que ce n'est pas une menace, ce n'est plus une menace uniquement pour la santé et la tranquillité publique,
06:44c'est aussi une menace pour la sécurité intérieure.
06:47La lutte contre le trafic de drogue, ça doit être la priorité des priorités.
06:50Et la sécurité intérieure est menacée par les narcotrafiquants.
06:53On doit en faire une priorité au même titre qu'on a fait une priorité de la lutte contre le terrorisme.
06:58Aujourd'hui, Gérald Darmanin le dit, c'est une menace sur la sécurité intérieure qui touche les grandes villes.
07:03On parle souvent de Paris, on parle souvent de Marseille, on parle souvent de Grenoble,
07:06mais qui touche aussi les communes plus rurales, les petits villages de France.
07:12Et donc on le prend à bras le corps.
07:14Moi, je suis très heureuse de voir qu'on a aujourd'hui un tandem extrêmement solide entre Bruno Rotailleau et Gérald Darmanin,
07:20qui chacun dans leur mission se saisit à bras le corps de ce qui doit effectivement être une priorité nationale,
07:25avec des prisons de haute sécurité qui vont être construites 4 à 5 d'ici 2027.
07:32Une première qui sera opérationnelle en juillet prochain.
07:36Et un nouveau régime carcéral qui sera inédit en France, inspiré de la lutte antimafia italienne,
07:44qui va nécessiter une loi, qui arrivera à l'Assemblée nationale le 17 mars prochain.
07:48J'espère qu'on trouvera une large majorité pour la voter avec la droite, mais également avec la gauche,
07:54parce qu'il en va de, encore une fois, la sécurité de la nation et la sécurité des Français.
08:00Je voulais vous parler de l'immigration.
08:02Les vrais chiffres de l'immigration publiés récemment ont fait peur aux Français.
08:06Plus de 330 000 premiers titres de séjour en une année.
08:0968% des Français sont favorables à un référendum sur l'immigration.
08:13C'est selon notre sondage CSA pour CNews, Europe 1 et LJDD qu'on a publié cette semaine.
08:18Et vous, est-ce que vous êtes favorable à un référendum sur l'immigration ?
08:21J'ai déjà eu l'occasion de m'exprimer sur votre plateau d'ailleurs.
08:23Je dis plusieurs choses.
08:24Je n'ai pas d'opposition de principe à un référendum sur l'immigration.
08:28Et de manière générale, je n'ai pas d'opposition de principe à tout ce qui va dans le sens de questionner les Français
08:34sur ce qui les inquiète et sur leur quotidien.
08:36L'immigration en fait indéniablement partie.
08:39Pour autant, je le redis, les Français ont eu l'occasion à plusieurs reprises, à de nombreuses reprises électorales,
08:45de s'exprimer sur cette question.
08:46On connaît leur positionnement.
08:48Vous en parlez sur votre plateau de sondage en sondage.
08:50On connaît les résultats.
08:51Donc, est-ce qu'il est nécessaire de faire un référendum supplémentaire
08:56pour qu'enfin une partie de la classe politique entende ce besoin de reprise de contrôle
09:00et entende ce besoin de fermeté ?
09:02Peut-être.
09:03Je vais vous dire, je trouve cela dommage de devoir en arriver là
09:05parce qu'encore une fois, on connaît le résultat.
09:07On sait ce que veulent les Français dessus.
09:09Il y a un contraste phénoménal entre les divergences que ça peut créer au sein de la classe politique,
09:16au sein de l'Assemblée nationale et l'unanimité qu'on constate au sein de la population française
09:22avec des gens qui, peu importe leurs opinions partisanes,
09:26qu'ils viennent encore une fois de droite ou de gauche,
09:29nous donnent un cap, nous réclament un cap qui est extrêmement clair.
09:33Et d'échéance électorale en échéance électorale, il est extrêmement clair.
09:37On l'entend sur toutes nos circonscriptions de France.
09:39Et je crois qu'il est grand temps qu'une partie de la classe politique se réveille sur cette question.
09:45Se réveille.
09:46Alors, Robert Ménard.
09:47Robert Ménard, il s'est réveillé depuis longtemps sur cette question.
09:50Il va être jugé parce qu'il a refusé de marier un individu en situation irrégulière sous OQTF.
09:55On en a beaucoup parlé.
09:56Et ce, alors que dans notre dernier sondage, encore un,
10:0075% des Français estiment qu'il faut interdire les mariages avec une personne en situation irrégulière.
10:07Vous défendez très concrètement Robert Ménard.
10:09Vous dites que c'est injuste ce qui lui arrive.
10:11Mais ce n'est pas injuste.
10:13C'est bien plus qu'injuste.
10:14C'est absolument incompréhensible.
10:15On marche complètement sur la tête.
10:17Je me mets à la place de vos téléspectateurs et des Français en général
10:21qui, en regardant ça, se disent « on est chez les fous ».
10:24On est chez les fous.
10:26Aujourd'hui, on parle d'une personne en situation irrégulière frappée d'une OQTF.
10:30Et M. Ménard se voit poursuivi par la justice parce qu'il a refusé de la marier
10:36précisément parce qu'il avait connaissance de cette situation-là.
10:40Moi, je ne sais pas expliquer ça aux gens.
10:43Et je veux bien qu'on me dise derrière que c'est la loi, que c'est le droit.
10:48Très bien, si c'est le droit, changeons-le.
10:50Je vois qu'une proposition de loi a été adoptée au Sénat hier ou avant-hier.
10:54Oui, mais elle pourrait être frappée d'unconstitutionnalité.
10:56J'espère, dans un premier temps, que le gouvernement la mettra à l'agenda de l'Assemblée nationale
11:03rapidement pour qu'on puisse en débattre et j'espère pour qu'on puisse la voter.
11:07Et si ensuite, il y a besoin, encore une fois, je le redis, de changer le cadre de l'État de droit,
11:13faisons-le.
11:14Ça pourrait être retoqué pour des raisons constitutionnelles.
11:16Dans ce cas-là, réfléchissons à une modification constitutionnelle.
11:18Droit fondamental au mariage.
11:20Réfléchissons à une modification ou à voir comment est-ce qu'on peut arriver à changer les choses.
11:24Mais on ne peut pas éternellement se cacher derrière les incompatibilités ou les impossibilités
11:32qui nous seraient imposées ici ou là.
11:34C'est incompréhensible pour les gens.
11:36Et M. Ménard, au fond, a fait preuve de bon sens.
11:41À propos du Conseil constitutionnel, Richard Ferrand va être le prochain président du Conseil constitutionnel.
11:47C'est officiel, c'est passé au JO, au journal officiel.
11:49Il a été élu à une voix près, grâce à l'abstention du RN.
11:56Comment est-ce que vous jugez sa légitimité ? Est-ce qu'elle est fragile ?
12:00Il a été élu.
12:01J'entends que ça puisse déplaire à certains.
12:05Mais il a été élu.
12:07Et au fond, la démocratie, ce n'est pas que quand ça nous arrange.
12:09À une voix, à dix voix, à quinze voix près, peu importe, il a été élu.
12:14Et ensuite, je voudrais dire une chose, parce que j'ai entendu...
12:16Peu importe, non.
12:17Quand on est élu avec 51% des voix et avec 70%, ce n'est pas la même chose.
12:20Oui, mais il a été élu.
12:22La règle est connue de toutes et tous, au Sénat et à l'Assemblée nationale.
12:28Les deux commissions des lois se sont exprimées.
12:30J'en fais partie à l'Assemblée nationale.
12:32J'ai d'ailleurs voté en faveur, favorablement à la nomination de Richard Ferrand.
12:36Et donc, aujourd'hui, rien ne s'opposait à ce que le président de la République le nomme.
12:40Il l'a fait.
12:41Une fois qu'on a dit ça, j'ai entendu un certain nombre de discours.
12:45Notamment venant de mes amis, les Républicains,
12:49ciblant un deal qu'il y aurait eu entre le président de la République et madame Le Pen.
12:57Deal qui aurait amené à l'abstention des députés du Rassemblement national.
13:01Cette accusation de la part, encore une fois, de mes collègues, les Républicains,
13:06d'une partie de mes collègues et d'une partie de la gauche,
13:10notamment de la France insoumise, est absolument honteuse.
13:12Et je les incite vivement à ne pas verser une espèce de théorie du complot bas de gamme.
13:20Nous ne sommes pas responsables des votes du Rassemblement national.
13:23Ils ont d'ailleurs largement démontré par le passé qu'ils votaient en toute indépendance par rapport à la Macronie.
13:28Ils ont fait leur choix.
13:29Moi, je constate le résultat, à savoir que Richard Ferrand remplissait toutes les conditions pour être nommé.
13:35Il l'a été et ce sera, je n'en doute pas, un très bon président du Conseil constitutionnel.
13:40Maude Bréjon, invitée de la grande interview, CNews Europe 1, députée Ensemble pour la République des Hauts-de-Seine.
13:45Le Conseil d'État a confirmé la fermeture et donc la disparition de la chaîne C8, première chaîne de la TNT.
13:52Vous êtes très attachée depuis toujours à votre liberté de parole, à la liberté d'expression.
13:56Que vous a inspirée cette décision qui va laisser sur le carreau, passez-moi l'expression, mais c'est la réalité, environ 400 salariés ?
14:05Ça va laisser sur le carreau 400 salariés et ça va laisser orphelins, des millions de Français.
14:12C'était la première chaîne de la TNT, si je m'abuse.
14:16Est-ce que cette décision est compréhensible ?
14:18Non, elle est incompréhensible.
14:20Elle a été prise par une autorité dite indépendante, soit, qui se base sur des règles.
14:26Est-ce qu'il faut changer les règles ?
14:28Peut-être.
14:29Peut-être que c'est la question qu'on doit désormais se poser.
14:31Peut-être que ces règles, qui ont pu être adaptées hier, ne le sont plus aujourd'hui.
14:35En tout état de cause, je crois que beaucoup de Français ne comprennent pas cette décision.
14:40Et moi, aujourd'hui, si je dois être très honnête, je ne sais pas leur expliquer.
14:44Je voudrais dire ensuite une chose pour aller à plusieurs reprises chez Cyril Hanouna,
14:49comme toute la classe politique, de Jean-Luc Mélenchon à Monsieur Bardella, tout le monde y est allé.
14:54Cyril Hanouna, dans son émission Quoi qu'on en pense, a donné la parole à des Français qui ne l'avaient plus nulle part.
15:03Et il a permis aux femmes et aux hommes politiques que nous sommes de parler à des Français
15:08à qui on ne pouvait pas parler via d'autres médias traditionnels parce qu'ils ne les regardaient pas.
15:14Ce qu'il a réussi à faire avec cette émission nous a servi et je crois nous a permis de passer un certain nombre de messages.
15:22Il a donné la parole à des gens qui ne l'avaient plus nulle part.
15:26Et aujourd'hui, une partie de ces gens se sentent probablement orphelins.
15:32C'est incompréhensible et c'est très difficilement explicable.
15:38C'est une atteinte à la liberté d'expression.
15:41Je vois bien qu'une partie de la classe politique et un certain nombre de partis politiques, y compris le mien, sont gênés vis-à-vis de cette décision.
15:50Il y a au fond un silence qui est assez assourdissant parce qu'on ne sait pas bien comment aborder cette question.
15:56On ne sait pas exactement quelle position prendre.
15:59Il y a une certaine lâcheté chez certains hommes politiques ?
16:02En tout cas, il y a un silence qui ne devrait pas avoir lieu.
16:08Je pense qu'on gagnerait à s'exprimer, à prendre position dans un sens ou dans un autre d'ailleurs.
16:16Mais c'est un fait majeur.
16:18Fermer une chaîne de télévision qui est suivie, encore une fois, par des millions de Français,
16:24c'est un fait sociétal majeur, incompris par une partie de la population.
16:29Et je crois que le vrai problème, ce n'est pas pour Cyril Hanouna,
16:32le vrai problème, c'est que ça laisse des traces démocratiques
16:38et que ça laisse des fractures entre une partie de la population
16:43et ceux qui sont perçus comme les dirigeants et les décideurs.
16:48Maud Bréjon était l'invité de la grande interview CNews Europe 1.
16:51Merci beaucoup d'être venu ce matin.
16:52Merci à vous.