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00:00Avant de les avoir en ligne, Alexandre Madel, vous êtes le correspondant du JDT aux Etats-Unis.
00:04Juste un petit mot de ce qui s'est passé hier entre Donald Trump et Emmanuel Macron.
00:07Beaucoup d'accolades, beaucoup d'embrassades.
00:09Ils s'aiment bien.
00:10Ils s'aiment bien, oui, c'est absolument incontestable.
00:11Là, c'est humain, c'est chimique.
00:13Ils sont copains, voilà. Je pense qu'ils parlent le même langage, je pense.
00:17Ils connaissent depuis longtemps, maintenant.
00:18Des affaires, oui.
00:19C'est deux vieux de la vieille de la politique, même si Macron a un rapide calcul 29 ans de moins que Trump.
00:26Mais en tout cas, le courant passe.
00:27Le courant passe, oui.
00:28Qu'est-ce qu'Emmanuel Macron ramène ?
00:30Ça, c'est encore autre chose.
00:31Rien.
00:32Voilà, vous avez fait l'analyse en un mot.
00:34Mais j'aimerais qu'on écoute un petit extrait d'un moment où Donald Trump parle d'Emmanuel Macron
00:39et de ce fameux dîner sur la Tour Eiffel qu'ils ont fait avec leurs épouses.
00:42Écoutez.
00:45Je veux juste vous raconter une petite histoire.
00:47Nous étions à la Tour Eiffel pour un dîner avec votre merveilleuse femme et la mienne.
00:51Nous sommes sortis et le président Macron a commencé à parler en français.
00:55Et on n'avait pas d'interprète.
00:57Il a parlé, parlé, parlé.
00:59Alors j'ai répondu oui, oui, oui.
01:01Et il m'a bien eu parce que le lendemain, j'ai lu les journaux.
01:03Et je me suis dit, c'est pas du tout ce qu'on s'était dit.
01:09C'est un petit malin, je vous le dis.
01:16C'était un petit malin.
01:18C'est ce que dit le président américain, Alexandre Manel.
01:21Oui, c'est le businessman qui parle aux banquiers, d'ailleurs, c'est vrai.
01:24Et Trump a, évidemment, peu de sympathie, voire pas du tout, aux Etats-Unis.
01:30Macron est connu aux Etats-Unis, curieusement.
01:32C'est le symbole de ce qu'il ne faut pas faire.
01:35Pardon, je me casse la gueule sur la chaise.
01:38Du wokisme, etc. dans l'esprit conservateur américain.
01:41Mais en même temps, ils aiment bien ce parallèle, c'est-à-dire d'outsider.
01:46Trump était un outsider en 2016.
01:48Ce n'est plus le cas maintenant puisqu'il a le parti républicain en main.
01:52Considérer Macron aussi comme un outsider,
01:54quelqu'un qui est venu bousculer le jeu politique en 2017.
01:57Et ça, ils aiment bien, les deux s'aiment bien là-dessus.
01:59Et les success stories aussi, ils aiment bien ça.
02:01Et moi, j'entends souvent les gens critiquer l'anglais de Macron.
02:04Il est un peu scolaire, son anglais, c'est vrai, mais il parle très bien l'anglais.
02:07Macron parle très bien l'anglais, beaucoup mieux que la plupart des Français.
02:10Et ça, ça joue aussi beaucoup.
02:11Gauthier Leboët.
02:12On s'était dit, est-ce qu'il y a un risque d'humiliation pour Emmanuel Macron ?
02:16Oui, alors qu'Alexandre Manel va remettre sa chaise.
02:19C'est les aléas du direct, vous savez, tout peut se produire en direct.
02:23Est-ce qu'il y a un risque d'humiliation pour le chef de l'État français ?
02:27En tout cas, pas public.
02:29Vous savez, Donald Trump...
02:30Pas bien rouge pour Emmanuel Macron, là.
02:32Non, c'est ça, il n'y a pas eu d'humiliation.
02:34Donald Trump est capable.
02:36Par rapport au président polonais, par exemple, qu'il a reçu 10 ou 15 minutes.
02:39Et même par rapport au premier mandat où il faisait les pellicules sur la veste d'Emmanuel Macron.
02:44C'est le style Trump, ça.
02:45Il a été reçu, Trump a été reçu à Paris, au 14 juillet.
02:49Notre-Dame, Notre-Dame, Notre-Dame.
02:51Oui, exactement, Notre-Dame.
02:52Allez-y, Gauthier Debray, prenez la parole !
02:54C'était une possibilité qu'il soit humilié, surtout que dans sa vidéo TikTok,
02:58il disait, je vais dire à Donald, ça ne te ressemble pas, c'est pas toi, Donald,
03:02qu'est-ce que c'est de céder comme ça à Vladimir ?
03:04Donc, à mon avis, Emmanuel Macron n'est pas allé jusque-là dans la familiarité avec Donald Trump.
03:08D'ailleurs, c'est marrant qu'en France, il le tutoie,
03:11aux États-Unis, il le vouvoie quand il prend la parole en français.
03:14Il a vouvoyé Donald Trump pendant toute la conférence de presse hier.
03:17Ne soyez pas dupes, Gauthier.
03:18Je ne suis dupe de rien, si vous voulez.
03:20Dans la mesure où tout le monde n'existe pas en anglais...
03:23Non, mais lui, lui, lui...
03:25Merci, je sais...
03:27Mais lui, lui, en anglais...
03:30Lui, en français, il vouvoyait Donald Trump hier alors qu'il le tutoyait,
03:34en français toujours, en France.
03:36Donald, il comprend pas, allez-y.
03:39Il lui dit Donald quand il est dans le bureau au Val,
03:42et il lui dit Monsieur le Président quand il est formellement...
03:44C'est la bienséance, c'est la bienséance.
03:46Ça s'est bien passé, c'est formidable.
03:48Non, mais la réalité, c'est que ça s'est pas bien passé.
03:50Mais tout le monde dit, c'est faux.
03:52Mais ça s'est pas bien passé, la vision qu'Emmanuel Macron,
03:54le projet qu'il a pour la paix en Ukraine
03:56n'est absolument pas le projet que Donald Trump a présenté hier.
03:59Et d'ailleurs, quand on regarde, c'est pas du tout anecdotique.
04:02Donald Trump, à l'arrivée d'Emmanuel Macron,
04:05avant la conférence de presse, commence à faire toutes les annonces.
04:08Et donc, Emmanuel Macron a complètement l'air coupé sous le pied,
04:12puisqu'au moment de la conférence de presse qui intervient après,
04:14Emmanuel Macron est obligé de suivre ce que dit Donald Trump.
04:17Et je pense qu'il y a quelque chose qu'Emmanuel Macron, sans doute,
04:19n'aurait pas dû faire, c'est expliquer dans des médias français
04:22l'intention qu'il avait et expliquer la stratégie qu'il voulait...
04:25Aux internautes.
04:26Aux internautes, il y avait Donald Trump.
04:28En diplomatie, il faut toujours garder ses cartes en main.
04:30Il fait partie de poker, vous allez rarement expliquer ce qu'on fait.
04:32Et vous dévoilez pas votre stratégie deux semaines avant.
04:35Il a déjà fait cette erreur avec Vladimir Poutine à l'époque.
04:39Lorsqu'il voulait entretenir un dialogue, c'est aussi le fait de trop parler
04:42qui a entaché ces négociations.
04:46Tout ça, c'est de l'affichage.
04:48Le résultat, on le connaît, il n'y en a quasiment pas.
04:50Si, on va envoyer un soldat français faire la force d'interposition.
04:54Il n'a pas allé aux internautes pour dire je vais m'en occuper, je vais lui dire...
04:57Et puis après, il a des belles images avec Donald Trump,
04:59où ils sont copains, ils se tapent tous les deux sur l'épaule.
05:02Donc il a fait de l'affichage.
05:04Moi, je préfère que ceux qui...
05:06Je ne suis pas mauvais pour les mains de la patriote que vous,
05:08parce que quoi qu'on pense de Macron, je préfère que ce soit Trump
05:10qui tape sur l'épaule de mon président
05:13que celui de Georges Amelouani.
05:15J'ai rien sinon sa francophobie.
05:18Je trouve que ce n'est pas une séquence si mauvaise que ça pour la France non plus.
05:22Parce que si vous regardez la réaction des Américains,
05:24ils donnent ensuite une interview à Fox News.
05:27Non, mais sur un format long.
05:30Sur un format long, le soir,
05:32c'est-à-dire une heure de grande écoute aux États-Unis,
05:34on n'est pas si mal traité que ça.
05:36On a encore une image à l'étranger, au moins,
05:40qui est peut-être un peu plus meilleure
05:44que celle que nous nourrissons à notre égard.
05:47C'est peut-être ça, au fond, l'explication.
05:49Oui, après, le narratif de Donald Trump s'est quand même imposé hier.
05:54C'est-à-dire que la semaine dernière, il traite Volodymyr Zelensky de dictateur.
05:57Il dit que c'est lui qui est responsable de l'invasion de son propre pays,
06:01donc pression maximale.
06:03Je vais lui faire signer un accord sur les terres rares.
06:06Il le traite d'escroc aussi.
06:07Oui, il le traite d'escroc, alors qu'en plus, plus la Russie avance,
06:10plus c'est eux qui récupèrent ces dents et rares
06:13sur lesquelles Donald Trump veut commercer.
06:17Donc, c'est quand même son narratif qui s'est imposé.
06:20Le narratif de la paix, du cessez-le-feu à tout prix...
06:23Non, mais il a existé, ce narratif-là aussi.
06:25Oui, mais c'est celui de Donald Trump,
06:27le narratif de la paix et du cessez-le-feu à tout prix.
06:29Il a quand même dit hier, il a remis un coup de pression.
06:31C'est soit le cessez-le-feu, soit la Troisième Guerre mondiale.
06:34Donc ça, à chaque fois, c'est la méthode Trump.
06:36Tout le monde le prend un peu pour un personnage loufoque.
06:38Enfin, il sait parfaitement ce qu'il fait.
06:40Il met une pression maximale sur ses interlocuteurs.
06:43Et même s'il est vrai,
06:45Emmanuel Macron n'a absolument pas été humilié hier,
06:47il a été entendu, il a été bien traité par Donald Trump,
06:49qui a même dit que les États-Unis et la France
06:51étaient sur la même longueur d'onde,
06:53ce qui n'était pas le cas 24 heures avant cette déclaration,
06:56c'est quand même le narratif de Donald Trump qui s'impose.
06:59Et imaginez si, avant l'été,
07:01il arrive à obtenir un cessez-le-feu
07:03entre l'Ukraine et la Russie,
07:05après l'accord sur les otages,
07:07ce sera quand même une double victoire politique pour Donald Trump.
07:09Et la France n'aura qu'à envoyer des soldats
07:11avec l'armée vétéranique.
07:13Pas que la France.
07:15Là, c'est Franco-Britannique.
07:17La France, c'est la Grande-Bretagne qui a dit OK.
07:19Mais parce que la France est une force d'interposition
07:21pour figer,
07:23comme en Corée, le conflit,
07:25pour empêcher les Ukrainiens et les Russes
07:27de continuer. Deux puissances nucléaires.
07:29Et ça va durer. Et ça va coûter cher.
07:31Et les Américains disent
07:33vous voulez votre sécurité, votre paix ? Vous vous la envoyez.
07:35On continue juste un tout petit mot
07:37sur ce qui s'est passé hier aux Etats-Unis.
07:39Emmanuel Macron vient de dire
07:41qu'il a parlé au président Zelensky,
07:43au Premier ministre britannique.
07:45On va écouter Pierre Lelouch,
07:47qui était là encore l'invité de Sonia Mabrouk ce matin,
07:49parce qu'il dit qu'en réalité, ce sont les Américains
07:51qui ont gagné sur cette séquence
07:53et qu'au fond, l'Europe est de la grande perdante.
07:55Dans cette histoire,
07:57le paradoxe, c'est que les Américains
07:59sont les grands gagnants.
08:01Sur quel plan ? Dites-nous, Pierre Lelouch.
08:03Ils ont vendu des dizaines
08:05de milliards de dollars
08:07d'armes. Ils ont remplacé
08:09le gaz russe qu'on n'achète plus, ils ont vendu
08:11gaz liquéfié américain quatre fois plus cher.
08:15Ils ont saigné l'armée russe
08:17sans perdre un seul soldat, en laissant
08:19la note du boucher
08:21aux Ukrainiens, parce que c'est eux qui ont payé le prix du sang,
08:23pas les Américains.
08:25Et là, ils montrent qu'ils dominent
08:27complètement le jeu, puisque tout le monde est obligé d'acquérir.
08:29Et ils sont les faiseurs de paix aujourd'hui.
08:31Soufflant américain, c'est un sans faute.
08:33Alors, vous validez Alexandre Mandel,
08:35c'est un sans faute pour les Américains ?
08:37Non, je disais, Pierre Lelouch, je viens d'apprendre que c'est cynique la politique américaine.
08:39Il est très lucide sur la situation.
08:41C'est bien ça, c'est bien ce que je dis.
08:43On peut être lucide et dire justement que,
08:45aux surprises, les Américains pensent à leur intérêt.
08:47Et ils y pensaient déjà sous Biden.
08:49On n'a pas attendu Trump pour que les Américains
08:51prennent d'abord en considération leurs intérêts.
08:53Notamment quand ils vendaient des armes à l'Ukraine,
08:55parce que ça leur permettait de subventionner
08:57leur propre industrie.
08:59Ce qu'on ne savait pas, c'est que vous alliez demander l'addition.
09:01Je trouve que c'est très exagéré
09:03de la part de Trump de dire que ça leur coûtait les yeux de la tête,
09:05alors qu'eux-mêmes se sont auto-subventionnés
09:07sur cette guerre-là.
09:09Quand vous regardez le coût,
09:11le budget
09:13du Pentagone consacré
09:15à la guerre en Ukraine,
09:17c'est 2% d'un budget
09:19qui est déjà de 40% du budget américain.
09:21Donc, c'est rien du tout.
09:23Tout ça pour vendre des armes américaines.
09:25Ce n'est pas grand-chose. En fait, c'était une bonne affaire,
09:27plutôt, la guerre en Ukraine.
09:29Très bonne affaire pour les Américains.
09:31Et ça va continuer d'une autre façon.
09:33Mais c'était une bonne affaire sous Biden.
09:35Et maintenant, c'est une autre bonne affaire sous Trump.
09:37Bonne affaire avec un million de morts à la clé.
09:39Pour les Américains,
09:41c'est une bonne affaire.
09:43Il y a du cynisme, évidemment,
09:45dans ces affaires internationales.
09:47Mais vous avez raison de rappeler
09:49que ça se fait aussi sur le dos
09:51des Ukrainiens
09:53qui ont été massacrés
09:55de crimes de guerre,
09:57de familles décimées.
10:01D'enfants déportés.
10:05Évidemment,
10:07ces discussions sur l'argent
10:09peuvent paraître un peu déplacées.
10:11Après, je pense qu'il ne faut pas tomber
10:13sur ce sujet dans l'anti-américanisme
10:15primaire, dans la mesure où
10:17si les Américains n'avaient pas été là,
10:19alors ça dépend si vous souhaitez la victoire
10:21de la Russie en Ukraine, ou si vous souhaitez la paix,
10:23ça dépend de ce que vous pensez,
10:25votre opinion sur le conflit.
10:27Mais globalement, sans les États-Unis,
10:29le maire Zelensky serait plus là depuis très longtemps.
10:31Et puis nous, on n'aurait pas pu non plus soutenir
10:33l'Ukraine. Après, c'est des choix politiques.
10:35Mais que les Américains
10:37soient dans la défense de leurs intérêts stratégiques
10:39comme vous l'avez évoqué,
10:41ils ont toujours été comme ça. Et nous, Français,
10:43on a toujours été dans la moraline.
10:45Et d'ailleurs, c'est regrettable, parce que dans toutes ces opérations
10:47qu'on a, la seule chose qui change,
10:49c'est qu'il le dit ouvertement.
10:51Il le dit ouvertement.
10:53Parce qu'il ne faisait pas l'administration démocrate,
10:55qui faisait rigoureusement la même chose.
10:57Il pensait à ses intérêts, avec derrière,
10:59cette idée que, regardez, on va sauver l'Ukraine
11:01des mains de...
11:03Et vous pensez qu'on peut avoir une résolution du conflit, là,
11:05dans les prochaines semaines ?
11:07Je n'en sais rien.
11:09Ça dépend des conditions.
11:11Je ne sais pas quand Vladimir Poutine
11:13a pu parler, pour l'instant.
11:15Je pense même qu'il est très surpris
11:17qu'il aille aussi loin.
11:19Jusqu'ici.
11:23Je suis assez d'accord avec vous.
11:25Le bon point, c'est que la France
11:27soit en dialogue étroit avec le président américain,
11:29c'est super. Mais lorsqu'on repense
11:31à l'histoire de l'Europe après 1945,
11:33cette Europe de la paix, cette Europe
11:35qui devait être politique...
11:37C'est pipo, ça. C'est les Américains qui nous assurent.
11:39Et surtout que,
11:41d'un point de vue idéologique,
11:43et des pires idéologies qui rentrent à l'Europe,
11:45et qu'on n'est toujours pas capable de gérer
11:47ce continent pour qu'il s'y instaure la paix
11:49véritablement, sans les Etats-Unis,
11:51je trouve que ça, c'est très frappant.
11:53C'est vrai, Alexandre Manel, c'est les Etats-Unis qui ont la sécurité.
11:55Mais ils ne se retireront pas complètement.
11:57C'est leur intérêt, aussi.
11:59Le marché européen
12:01est un marché important pour eux.
12:03Ils veulent lâcher du lest dans l'OTAN.
12:05Ils pensent déjà retirer
12:07des soldats d'Europe centrale
12:09ou des Pays-Baltes. C'est beaucoup pour l'Europe.
12:11Donc, laisser le sang libre à Poutine ?
12:13Non, mais ils considèrent que
12:15peut-être avoir 10 000 soldats en Pologne,
12:17c'est quelque chose qu'ils ne peuvent pas se permettre
12:19d'entretenir à vie.
12:21Et puis, ils font le pari qu'on achètera plus de matériel militaire.
12:23Armez-vous,
12:25défendez-vous, achetez notre matériel.
12:27Et vous allez vous appauvrir l'Europe.
12:29Parce qu'elle ne pourra pas mettre l'argent ailleurs.
12:31Et il y a des Américains qui vont se retirer un peu,
12:33les faire payer, et en profiter
12:35de la réalité économique.
12:37C'est très cynique, mais de la part de Trump...
12:39Mais on n'est pas d'accord entre nous,
12:41les États européens ne sont pas d'accord.
12:43On va être obligés d'aller en Ukraine.
12:45Ici, à la paix, il faut une force d'interposition.
12:47Je suis curieux de voir comment ça fonctionnera,
12:49cette force d'interposition.
12:51Sous quel mandat ?
12:53Est-ce que c'est sous le mandat de l'ONU ?
12:55Sous l'OTAN, c'est impossible.
12:57Je sais bien.
12:59Et est-ce que Vladimir Poutine
13:01« acceptera » la légitimité
13:03de cette force d'interposition ?
13:05Et par ailleurs, s'il y a beaucoup de Français et de Britanniques,
13:07la Grande-Bretagne a l'arme nucléaire,
13:09nous aussi, ça peut avoir des conséquences.
13:11Vous allez parler de quoi ce soir dans votre émission ?
13:13Croyez-moi, on va consacrer une belle part
13:15à Jean-Michel Apathy. Parce que là, en plus,
13:17il y a des réactions politiques qui tombent en veux-tu en voilà.
13:19Eric Ciotti, Jordane Bardella...
13:21Allez-y rapidement, parce qu'après...
13:23Il faut que je le prenne quand même, je ne vais pas inventer
13:25les propos de Jordane Bardella, donc j'accède à mon téléphone.
13:27Donc, Jordane Bardella,
13:29« La comparaison osée par Jean-Michel Apathy
13:31est une insulte à tous les rapatriés d'Algérie.
13:33En plein conflit ouvert avec l'Algérie,
13:35reprendre les éléments de langage du FLN
13:37pose la question de l'indépendance
13:39de ce prétendu journaliste qui ne manque jamais une occasion
13:41de salir la réputation et le passé de la France. »
13:43Ça sera au menu de votre émission.
13:45Merci à vous tous, merci Alexandre Mindel.
13:47Dans un instant, Christine Kelly sur CNews.
13:49Pierre Devineau pour Europe 1. Bonne soirée.