• il y a 19 heures
Pascal Praud et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDPros

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00:00:00Bonjour à tous et bienvenue ce matin sur Europe 1. Bonjour M. Bilger, est-ce que vous pourriez éteindre votre portable qui fait du bruit, s'il vous plaît, parce que nous sommes à l'antenne, M. Bilger.
00:00:15Mais je suis très ému.
00:00:16Vous êtes très ému, c'est entendu, mais ça s'entendait.
00:00:19Je voulais le faire, pas de cas, mais je ne suis pas un monstre de technicité.
00:00:23Mais je suis d'accord avec vous, mais vous faites tout pour vous faire remarquer, même en début d'émission.
00:00:27Il faut bien, on choisit les moyens qu'on peut.
00:00:30Exactement. Merci M. Bilger et bienvenue sur Europe 1 jusqu'à 9h30 et bienvenue sur CNews jusqu'à 10h30.
00:00:37Six semaines pour effacer 57 ans d'accords entre la France et l'Algérie.
00:00:44Est-ce que François Bayrou bluffe ou est-ce que la France mettra à exécution sa menace rayée d'un trait de plume des accords signés en 1968 qui permettent aux Algériens de venir, de travailler, de rester sur le sol de France selon des règles assouplies ?
00:01:02Six semaines, un ultimatum. François Bayrou, le centriste. François Bayrou, l'homme qu'on présente parfois comme immobile.
00:01:09C'est lui qui monte au créneau pour dénoncer ces liens anciens qui unissent la France à l'Algérie si l'Algérie refuse de reprendre ses ressortissants.
00:01:19La ligne Retailleau a gagné. Jean-Noël Barraud, le ministre des Affaires étrangères, expliquait encore dimanche sur le plateau de CNews que l'épreuve de force ne servait à rien.
00:01:29Voici notre Schwarzenegger de la diplomatie renvoyé à sa langue de bois.
00:01:34Reste Emmanuel Macron. C'est lui pour finir qui devra prendre la décision puisque dénoncer les traités internationaux relève de sa compétence.
00:01:43Hier, curieusement, le Premier ministre a porté cette voix. Emmanuel Macron a évidemment donné son imprimature à cette déclaration.
00:01:52Six semaines, on va voir ce qu'on va voir. Un faux ou un toxe.
00:01:57Saluons en tout cas cette fermeté dans la parole qu'on espère confirmer dans les actes.
00:02:03Il est 9h01. Chana Lusto.
00:02:17Bonjour Pascal, bonjour à tous. La barbarie du Hamas doit prendre fin.
00:02:22C'est la réaction d'Emmanuel Macron ce matin après l'annonce de la mort du dernier otage franco-israélien, Oad Yahalomi.
00:02:29Ce père de famille avait 49 ans. Il avait été capturé le 7 octobre 2023 au kiboutz de Niros avec son fils Etan, libéré après 52 jours de captivité.
00:02:40Le corps d'Oad et ceux de trois autres otages ont été remis à Israël cette nuit en échange de 600 prisonniers palestiniens.
00:02:47Joël, le squarnec est attendu aujourd'hui à la barre. L'ancien chirurgien accusé d'agressions sexuelles et de viols sur 299 patients, essentiellement mineurs, sera longuement interrogé sur les faits.
00:02:58L'audience d'hier a été marquée par le témoignage de son ex-épouse. Pendant cinq heures devant les avocats des partis civils, elle a maintenu n'avoir jamais eu de soupçons sur son mari.
00:03:09Et puis le conclave sur la réforme des retraites commence aujourd'hui. François Bayrou demande aux partenaires sociaux de rétablir l'équilibre.
00:03:16D'ici 2030, il le dit dans une lettre qui leur est adressée, si au bout de trois mois ils parviennent à un accord, même partiel, le Premier ministre s'est engagé à présenter leur texte au Parlement.
00:03:26Voilà pour l'essentiel de l'information. C'est à vous Pascal.
00:03:29Merci Chana Allousteau. Virginie Giraud est avec nous, elle est historienne, vous la connaissez, elle est sur Europe 1 le week-end et elle pourra intervenir tout à l'heure, bien sûr, sur ce révisionnisme qu'on a vu dans la bouche d'un éditorialiste
00:03:41qui compare au ras d'ours sur glane avec ce qui a pu se passer en Algérie. C'est intéressant parce que tout le monde aujourd'hui prend parfois des lunettes de 2025 pour juger 1845
00:03:51et de faire des comparaisons oiseuses et d'expliquer que les nazis qui n'existaient pas en 1845, ce sont les français, ce sont les nazis qui se sont comportés comme les français.
00:04:05Non mais surtout on ne devient pas historien en lisant une page Wikipédia et M. Appati nous l'a prouvé.
00:04:09Oui, c'est intéressant de le dire. Je salue notre excellente amie Olivier Dartigolle et je suis heureux.
00:04:15Ça va ?
00:04:16Oui, parce qu'on a tort parfois de s'énerver.
00:04:19Leur dépôt est parfois une famille dysfonctionnelle. Il y a beaucoup d'amour.
00:04:23Et moi je vous aime beaucoup et j'ai toujours tort quand j'élève le ton. Il ne faut jamais élever le ton et garder son sang froid.
00:04:31Bonjour M. Thomas Bonnet.
00:04:33Bonjour Pascal.
00:04:34Non mais c'est la rédemption. C'est Pâques qui arrive.
00:04:38C'est l'esprit de Pâques.
00:04:40Philippe Bilger qui a donc réussi à éteindre son portable.
00:04:43Je suis toujours inquiet quand vous dites je vous aime beaucoup.
00:04:48Parce que ça veut dire que juste avant on n'a pas pu parler.
00:04:51Je sais que c'est un sentiment qui vous est étranger, mais moi j'aime parfois les uns et les autres. Ça peut m'arriver M. Perpétuité.
00:04:57Vraiment ?
00:04:58Je vous assure.
00:05:00Je n'aurais pas pensé que la bienveillance était votre qualité principale.
00:05:04Vous voyez, vous avez tort.
00:05:06Mais pour une fois j'ai tort.
00:05:08Je sais que vous dites ça et que vous ne le pensez pas vraiment.
00:05:11Et puis M. Florian Bachelier qui est avec nous, qu'on présente toujours comme l'ancien casteur.
00:05:16Vous êtes ancien casteur à vie.
00:05:18Il faut trouver quelque chose de nouveau quand même après être ancien casteur.
00:05:22Il faut trouver un projet.
00:05:24Vous allez vous présenter à la mairie de Rennes ?
00:05:26Ce n'est pas prévu.
00:05:28Mais la politique c'est fini. Vous êtes avocat, je le rappelle.
00:05:31Je suis avocat et je suis également père de famille.
00:05:36Ça m'occupe pas mal de temps.
00:05:38Votre femme vous écoute, c'est pour ça qu'elle vous dit ça.
00:05:41Les pères sont obligés de dire je suis père de famille aujourd'hui, bien sûr.
00:05:45Vous êtes terribles les nouveaux pères.
00:05:47Mais vous avez le droit.
00:05:49On est tous pères.
00:05:51On l'a tous été.
00:05:52Il se trouve que Carole Gandon, ma compagne, mène l'opposition à la mairie de Rennes.
00:05:56Et que du coup, vous comprenez bien qu'elle intervient très peu sur la situation désastreuse de la ville de Rennes.
00:06:05C'est quelque chose de moderne.
00:06:08Après j'essaye avec la France Unie, on en avait parlé un tout petit peu,
00:06:12c'est à l'heure de continuer à faire des propositions à la classe politique.
00:06:15On en a peut-être besoin.
00:06:16Vous êtes un peu dans la position de François Hollande lorsque ses galettes royales étalées à la présidence de la République.
00:06:27Et c'est tout à votre honneur, bien évidemment.
00:06:29Il y a toujours ces lauriers.
00:06:30On n'imagine pas une femme arriver en disant oui, bonjour, j'ai plein de diplômes, j'ai un métier, puis je suis mère de famille.
00:06:34Mais c'est normal que vous vous occupiez de vos enfants.
00:06:36Est-ce que j'ai dit l'inverse ?
00:06:38Mais c'est un peu ça la présentation.
00:06:40Et il va se faire engueuler.
00:06:41En plus, il va se faire engueuler.
00:06:42Il pensait faire un acte de rédemption aussi en disant oui, je suis père de famille.
00:06:47Et tout lui prend un tacle.
00:06:48Bon, je dois y aller, je vous laisse.
00:06:50Vous verrez, j'adore taquiner les hommes.
00:06:52Mais ça va bien se passer, comme disait Derman.
00:06:54J'adore taquiner les hommes.
00:06:55Il y a des phrases qui s'en peuvent pas le dire autour de cette émission.
00:06:58Bon, on va être sérieux.
00:07:00Sérieux et grave.
00:07:01Parce que je viens d'écouter Rima Hassan.
00:07:03Et vraiment, je suis effondré.
00:07:06Parce que Rima Hassan, elle ne représente pas qu'elle.
00:07:08Elle représente un mouvement.
00:07:09Elle représente beaucoup de gens, parfois, qui pensent comme elle.
00:07:11Je retiens deux phrases qu'on va écouter.
00:07:13Elle a dit deux choses qui me paraissent horribles.
00:07:15Vous entendez bien, horribles.
00:07:17Un, les Bibas n'ont pas été assassinés.
00:07:19Les Bibas.
00:07:20Comme elle parle, les Bibas n'ont pas été assassinés.
00:07:23Deux, le Hamas a une action légitime.
00:07:26C'est vrai.
00:07:27Le Hamas a une action légitime.
00:07:28Entendez la puissance et la force de cette phrase.
00:07:31Je ne sais pas s'il y aura des réactions.
00:07:32Je trouve ça...
00:07:34Je suis, comme tout le monde, entre le chagrin et la colère.
00:07:38Je voudrais qu'on écoute...
00:07:39C'est l'anthologie du terrorisme, non ?
00:07:41Je sais que M. Esposy a demandé à ce que ce soit poursuivi pour cela.
00:07:45Écoutons Mme Rima Hassan, qui était au micro de Jean-Jacques Bourdin tout à l'heure.
00:07:50Hier, funérailles de Chirik, Fir et Ariel.
00:07:55Oui.
00:07:56Assassinés ?
00:07:58Non.
00:07:59Non, pas assassinés ?
00:08:00Non.
00:08:01Tués ?
00:08:03Ni tués, ni assassinés, ni...
00:08:06Franchement, je regrette que vous n'ayez pas à minima fait une revue de presse sur le sujet
00:08:10avant d'ouvrir ce sujet.
00:08:12Vous croyez que je n'ai pas travaillé, Rima Hassan ?
00:08:14Non, mais encore une fois, je ne sais pas qui prépare les fichiers,
00:08:17mais il faut peut-être revoir un peu la méthode.
00:08:18Il n'y a pas de fiches.
00:08:19Il n'y a pas de fiches.
00:08:20On va revenir sur cette affaire.
00:08:23Figurez-vous que la famille Bibas elle-même a demandé aux autorités israéliennes
00:08:28d'arrêter notamment de commenter les circonstances de la mort des membres de sa famille,
00:08:33précisément parce qu'elle-même n'a pas reçu des informations officielles et claires
00:08:38sur les comptes rendus qui ont été notamment communiqués par l'armée israélienne.
00:08:42Et par ailleurs, il faut aussi soulever qu'aucun membre du régime israélien
00:08:46n'a été invité à ces funérailles, ce qui est plutôt...
00:08:50Décision de la famille.
00:08:51Parlons des enfants Bibas.
00:08:53Serait-il mort s'il n'avait pas été enlevé et séparé de leurs parents ?
00:08:57Bien sûr que non.
00:08:58Est-ce qu'il serait mort ?
00:08:59Bien sûr que non.
00:09:00Mais de la même manière que...
00:09:01Qui est responsable ?
00:09:02De la même manière que les 18 000 enfants palestiniens ne seraient pas morts
00:09:06si on n'avait pas un régime d'occupation, de colonisation imposé par le régime israélien.
00:09:10Je ne vous parle pas des 18 000 enfants palestiniens.
00:09:12Évidemment, tout le monde déplore.
00:09:14C'est un peu la raison de ma présence.
00:09:16Évidemment que tout le monde déplore leur mort.
00:09:18Je vous pose simplement une question.
00:09:20Est-ce que les enfants Bibas seraient morts s'ils n'avaient pas été enlevés, séparés de leurs parents ?
00:09:25Laissez-moi poursuivre sur une question en réponse à celle-là.
00:09:29Est-ce qu'il y aurait eu le Hamas et les attaques notamment du 7
00:09:33si on n'avait pas une occupation illégale et un blocus illégal imposé à la bande de Gaza depuis des décennies ?
00:09:42Pour une fois, Pascal, je suis en train de m'interroger sur ma passion de la liberté d'expression.
00:09:50Je me demande si face à une telle irresponsabilité, à un tel cynisme
00:09:56et gangrené par une idéologie qui n'accepte pas l'ombre d'une contradiction,
00:10:02je me demande si parfois il est vraiment utile de dialoguer
00:10:07alors qu'on ne peut pas malgré le talent de l'interludeur,
00:10:10je dirais, elle a dominé physiquement et cruellement l'entretien d'une demi-heure.
00:10:17La question que vous posez est essentielle pour tous les journalistes.
00:10:20C'est quelqu'un qui arrive sur ce plateau et qui dit que les chambres à gaz n'ont pas existé.
00:10:24Aujourd'hui, je crois que ça tombe sous le coup de la loi.
00:10:29Précisément, la phrase que je viens de dire tombe sous le coup de la loi.
00:10:32C'est heureux. La liberté d'expression ne peut pas être totale sur un sujet comme celui-là.
00:10:39Ce qu'elle dit là tombe sous le coup de la loi.
00:10:43Le fait de dire que le Hamas est un mouvement légitime,
00:10:46c'est la raison qui avait déjà conduit à une ouverture d'une enquête pour l'apologie d'une terroriste.
00:10:50Donc, effectivement, elle pourrait être poursuivie pour les propos qu'elle a donné ce matin.
00:10:54Je pense au contraire de Philippe qu'il faut entendre ça.
00:10:59Justement parce que là, c'est la vérité toute nue de ce qui est devenu La France Insoumise.
00:11:04Jean-Luc Mélenchon a insisté pour que cette dame soit en tête de liste
00:11:08pour envoyer un signal à un bout de communauté nationale dans ce pays.
00:11:12Et Manon Ombry.
00:11:13Oui, elle était septième, mais elle a été éligible.
00:11:15Il l'a mise en tête de rondelle entre guillemets, justement pour vendre ce discours-là.
00:11:23Et je trouve, c'est peut-être une espérance, mais j'ai l'impression que plus ça va, moins c'est supportable.
00:11:30C'est honteux, c'est ignoble. Et je pense que c'est bien que les gens voient ça.
00:11:35Même physiquement, la réaction qu'a Madame Rima Hassan quand Jean-Jacques Bourdin lui parle d'enfant mort.
00:11:44Tout est dit.
00:11:46Mais là, le sourire.
00:11:48Oui, c'est ce que je dis.
00:11:50Vous avez raison que physiquement, il y a un message qui passe.
00:11:53Alors bon, on va refaire.
00:11:55Évidemment, on va reparler de la gauche et comment la gauche aujourd'hui.
00:11:59Est-ce que vous allez entendre des voix pour condamner ce qu'a dit Madame Hassan ?
00:12:04De la même manière, d'ailleurs, que les voix de gauche, on ne les entend pas sur tous les sujets.
00:12:09Bien évidemment, Olivier Dardigolle.
00:12:11Mais j'imagine, je vous connais d'ailleurs, et que vous devez être effondré lorsque vous entendez ça.
00:12:16À plus d'un titre.
00:12:17Parce que d'abord, ça salit la cosque palestinienne qui peut être défendue par ailleurs.
00:12:24Mais là, en la matière, c'est inacceptable.
00:12:28Je pense que ça tombe sous le coup de la loi.
00:12:30Je crois comme vous.
00:12:32Je pense qu'il peut y avoir là, sur apologie du terrorisme, sur la non-dénonciation du 7 octobre
00:12:41et le fait de contester les conditions de la mort des enfants en Bibasse et de la mer.
00:12:46Je pense qu'il y a un sujet judiciaire.
00:12:49Moi, je suis plutôt pour laisser parler et après contredire.
00:12:53Mais ça peut aussi jouer sur des esprits faibles ou mal orientés.
00:12:57C'est-à-dire qu'une telle exposition médiatique peut aussi lui apporter des soutiens.
00:13:03Et il y a en effet la nécessité à ce que la gauche qui ne partage pas ça, qui combat cette orientation,
00:13:10soit beaucoup plus courageuse.
00:13:12Et à ce stade-là, elle ne l'est pas.
00:13:14Moi, je pense que ça provoque chez nous des réactions qui ne sont pas les mêmes que dans l'électorat.
00:13:19Il se trouve que j'ai couvert des soirées électorales de la France insoumise.
00:13:22J'ai vu Rima Hassan.
00:13:23Il faut vraiment comprendre qu'elle a une aura aujourd'hui au sein de cet électorat qui est incroyable.
00:13:28Je crois que ce qui nous choque, nous, ne choque évidemment pas l'électorat de la France insoumise.
00:13:31Au contraire.
00:13:32Et donc, je m'interroge.
00:13:33En fait, elle échappe d'une certaine manière à notre débat politique.
00:13:35On n'a même plus forcément les mots pour qualifier ce qu'on dit.
00:13:38Ce que dit Thomas est extrêmement important.
00:13:40Ce que dit Thomas est essentiel.
00:13:42Je crois qu'elle séduit au-delà de ce qu'on peut imaginer.
00:13:44Bien sûr.
00:13:45Et je mettrais Europe Écologie Les Verts, une partie d'Europe Écologie Les Verts.
00:13:49Mais ça, je pense que celui qui a été militant socialiste ou militant communiste ne peut pas l'accepter.
00:13:55Et demain, il y aura à nouveau des fusions de listes.
00:13:59Mais non, il n'y en a plus.
00:14:00Je parle de l'électorat, pas des élus.
00:14:03Ils feront toujours des combinaisons, ils feront toujours des fusions de listes, etc.
00:14:07Mais pour un électeur communiste ou un électeur socialiste,
00:14:10de voir où est tombé ce qui se dit de gauche aujourd'hui dans ce pays, c'est insupportable.
00:14:18L'instant de vérité, je pense que les municipales vont avoir la clarification.
00:14:22Oui, mais Laurian Bachelier, si à Dieu ne plaise, il y a un deuxième tour entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen,
00:14:30vous verrez que des gens comme Édouard Philippe et d'autres diront
00:14:34« Je préfère M. Mélenchon à Marine Le Pen ».
00:14:38Vous le verrez.
00:14:39Ou ils diront « Je m'abstiens ».
00:14:41Personne ne dira dans ce camp-là.
00:14:45Ce qui compte, ce sont les électeurs, ce ne sont pas les élus.
00:14:49Mais la dynamique électorale est pour LFI.
00:14:51Vous, vous êtes ancien casteur, comme je le disais très justement tout à l'heure.
00:14:54Vous êtes un macroniste.
00:14:55En deuxième tour de la présidentielle, Mélenchon et Le Pen, vous faites quoi ?
00:15:03Je vais répondre ce que j'ai envie de répondre.
00:15:08Ce pays crève, cette classe politique…
00:15:10Donc vous n'allez pas répondre.
00:15:11Ce pays crève, juste 20 secondes, d'une classe politique paresseuse
00:15:16qui ne sait répondre au sujet, à cette question-là, que je suis à gauche, je suis à droite.
00:15:20Ce n'est pas la question.
00:15:21Mais moi, c'est ma réponse.
00:15:22Eh bien, vous êtes…
00:15:24Sur les sujets…
00:15:25Et vous venez parler des sujets…
00:15:26Sur le courage…
00:15:27Non, non, non.
00:15:28Parce que le courage…
00:15:29Non, vous n'en parliez pas cette fois-ci.
00:15:30Non, non, non.
00:15:32Sur les sujets migratoires, à chaque fois, je suis extrême-droitisé, alors que je viens de la gauche.
00:15:36Monsieur Bachelier…
00:15:37Et à chaque fois, on perd tout le monde, à partir du moment où on reste dans notre petit confort de salon, à Paris,
00:15:44disant, celui-là, il est de gauche, celui-là, il est de droite, celui-là, il est de gauche, celui dit comme celui de droite, etc.
00:15:49Et on choisit.
00:15:50Moi, je ne choisis aucun des deux.
00:15:51Parle-nous.
00:15:52Je ne choisis aucun des deux.
00:15:53Ah, vous ne choisissez aucun des deux ?
00:15:54Non.
00:15:55Eh bien, figurez-vous.
00:15:56Et surtout, dans ma démonstration…
00:15:58Non, mais publiquement, vous êtes pareil, en fait.
00:16:00Dans ma démonstration, je dis que la classe politique ne peut plus rester composée d'éléments tels qu'ils sont,
00:16:06des grands écoles qui sont les mêmes profils, etc., etc.
00:16:09Non, mais ça, c'est du…
00:16:10Et si on commence à dire aux gens pour qui ils doivent voter, comment ils doivent penser ?
00:16:14Ça reste une liberté, Pascal.
00:16:16Ça reste une liberté de pouvoir voter ni pour l'un ni pour l'autre.
00:16:20Et ce n'est pas qu'on va juste faire ça, ça tue le débat à chaque fois.
00:16:22Florian Bachelier, une liberté.
00:16:23Vous n'allez pas parler tout le temps, on a compris.
00:16:25Juste, à chaque fois qu'on parle des sujets, par exemple, on va dire…
00:16:27On a compris.
00:16:28On va dire, est-ce que vous êtes plutôt Marine Le Pen ou Jean-Luc Mélenchon ?
00:16:30Non, ce n'est pas ça.
00:16:31Et on arrête le débat.
00:16:32Oui, mais au niveau du vote, le raisonnement est…
00:16:35Non, mais écoutez.
00:16:37D'abord, j'ai dit en début d'émission que je ne m'énerverais pas.
00:16:39C'est vrai.
00:16:40Vous avez tenu 16 minutes.
00:16:42J'ai tenu 16 minutes.
00:16:44Raymond Aron disait…
00:16:46Oui.
00:16:47Toujours bien.
00:16:48Ah oui, c'est bien.
00:16:49Raymond Aron.
00:16:50Comment dire ? On choisit le moins pire.
00:16:53C'est ça, le vote.
00:16:55Moi, je entre en contour.
00:16:58Je vais vous dire.
00:16:59J'entre en conflit toujours avec ceux qui ne choisissent pas.
00:17:02Entre Jean-Luc Mélenchon et…
00:17:05Est-ce que je peux terminer ma phrase ?
00:17:07Oui.
00:17:08Entre Jean-Luc Mélenchon et les talibans, je choisis Jean-Luc Mélenchon.
00:17:12Je choisis toujours.
00:17:13Vous êtes sûr ?
00:17:14Ah oui.
00:17:15Si, si.
00:17:16Bien sûr.
00:17:17Les talibans, oui.
00:17:18Bien sûr.
00:17:19Bien sûr.
00:17:20Toujours.
00:17:21Vous facilitez le trahisonnement.
00:17:22Je choisis toujours.
00:17:23Donc, vous êtes d'extrême gauche.
00:17:25Face aux talibans, oui.
00:17:26Ne blaguez pas.
00:17:27Et vous, ce que je vous reproche…
00:17:28Ce n'est pas une blague.
00:17:29Ce que je vous reproche…
00:17:30Ce n'est pas une blague.
00:17:31Je suis retiré des affaires.
00:17:32Ce n'est pas un enjeu.
00:17:33Ne parlez pas tout le temps.
00:17:34En fait, vous n'avez aucun courage.
00:17:37La vérité, c'est que vous n'avez aucun courage.
00:17:38Ne me dites pas ça.
00:17:39Aucun.
00:17:40Aucun courage.
00:17:41Je veux bien qu'on me plaisante deux secondes.
00:17:42Ah, mais je ne plaisante pas.
00:17:43Ce n'est pas vrai.
00:17:44J'ai expliqué.
00:17:45Mais ne me dites pas ça.
00:17:46Mais si, vous n'avez aucun courage.
00:17:47Mais non, ce n'est pas vrai.
00:17:48Parce que vous renvoyez le rassemblement…
00:17:57C'est-à-dire que vous n'avez pas de courage.
00:17:59Vous n'avez pas de courage.
00:18:00Vous ne savez pas d'où je viens.
00:18:01Peu importe.
00:18:02Ce n'est pas sérieux de faire ça.
00:18:03Mais je suis très sérieux.
00:18:04Mais non.
00:18:05Entre renvoyer le rassemblement national et la France insoumise, pour moi, et dire que
00:18:09c'est pareil, ce n'est pas pareil.
00:18:11Est-ce que c'est…
00:18:12Est-ce que je dis ça ?
00:18:13Non.
00:18:14Vous ne choisissez pas.
00:18:15Je dis qu'on tue le débat politique.
00:18:16Je vous pose une question simple.
00:18:17Un homme politique et vous ne voulez pas répondre.
00:18:19Elle n'est pas simple.
00:18:20Elle n'est pas simple.
00:18:21Elle est très simple.
00:18:22Elle est très simple.
00:18:23On tue le débat politique à chaque fois avec ça.
00:18:24Elle est très simple.
00:18:25On ne tue rien.
00:18:26C'est paresseux.
00:18:27Mais c'est vous qui décidez qu'on tue le…
00:18:28C'est paresseux.
00:18:29Mais c'est vous qui décidez de…
00:18:30Ça fait 20 ans, par exemple, on ne peut pas parler des sujets migratoires parce que
00:18:33quand on parle des sujets migratoires, on dit vous êtes le péniste désormais.
00:18:36C'est vrai ou pas ?
00:18:37Mais aucun rapport avec ce que je dis.
00:18:38Mais bien sûr que si.
00:18:39Aucun.
00:18:40On vous met dans des cas.
00:18:41Aucun rapport avec ce que je dis.
00:18:42Et on n'accepte pas la nuance et parfois le combat politique.
00:18:46Mais aucun rapport avec ce que je dis.
00:18:47Le vrai courage dans le combat politique.
00:18:50Donc, je n'ai pas d'enjeu par rapport à ça.
00:18:52Le vrai courage dans le débat politique, c'est de proposer des voies alternatives.
00:18:55Et ce n'est pas de se limiter, de se cantonner à une classe politique qui propose des choses
00:18:59qui se passent.
00:19:00Aucun rapport avec ce que je dis.
00:19:01Tout ce que vous dites, je souscris.
00:19:02C'est un rapport avec le courage.
00:19:03Tout ce que vous venez de dire, je souscris.
00:19:05Vous avez 100% raison sur tout ce que vous avez dit.
00:19:07La nuance, tout ça, ça n'a aucun rapport avec un choix entre un candidat et un autre.
00:19:11Pas aucun rapport.
00:19:12Et vous le savez bien, d'ailleurs.
00:19:13Jean-Rémi Bachelet, admettez juste que le macronisme s'est aussi beaucoup construit
00:19:15justement en opposition à, plus que par adhésion à des idées.
00:19:18Je ne suis pas membre de Renaissance.
00:19:20J'ai une fidélité au président de la République parce que c'est celui que j'ai choisi
00:19:25pour qui j'ai voté en 2017, en 2022.
00:19:27Mais je ne fais pas partie de Renaissance.
00:19:29Et il me semble, rien que le fait de venir sur ce plateau, et vous le savez très bien,
00:19:34c'est le cas pour Maude Bréjon par exemple, on vous qualifie d'extrême droite.
00:19:38Donc, si je viens en disant, en plus, évidemment, entre M. Mélenchon et Mme Le Pen,
00:19:43je choisis la moins pire, c'est Mme Le Pen, c'est fini.
00:19:46On ne parle plus, on n'écoutera plus ce que je dis sur l'immigration,
00:19:48que je travaille depuis des années.
00:19:50En fait, qui dit ça, le petit cercle médiatique ?
00:19:52Vous venez m'expliquer qu'il fallait être en marge du cercle médiatique.
00:19:54Non !
00:19:55Mais les gens !
00:19:56Laissez-moi terminer une phrase, quand même.
00:19:58Je veux dire, personne ne vous reprochera à Rennes d'être venu sur ce plateau.
00:20:01Vous plaisantez ?
00:20:02Personne.
00:20:03Mais vous plaisantez ?
00:20:04C'est une dimension populaire, non ?
00:20:05Voilà.
00:20:06Dans les marchés, non ?
00:20:07Personne.
00:20:08Vous ne connaissez pas bien la merde de Rennes.
00:20:10Rennes vote à 37% pour Jean-Luc Mélenchon à la dernière présidentielle.
00:20:13C'est comme Nantes !
00:20:14Il était membre des jeunesses barristes.
00:20:16C'est un anarchiste bariste.
00:20:20Ce n'est pas juste qu'on me le reproche,
00:20:22c'est qu'on menace ma famille, en fait.
00:20:24On menace la famille parce que vous venez sur le plateau.
00:20:26Mais bien sûr, ça fait partie des éléments.
00:20:28Mais vous disiez tout à l'heure...
00:20:29Mais parce que, déjà, quand vous êtes macroniste,
00:20:31vous êtes de droite, pour la gauche.
00:20:33Pour une partie de la gauche.
00:20:35En plus, je viens de la gauche, donc je suis un traître.
00:20:38Et quand vous êtes de droite...
00:20:41Et quand vous êtes de gauche, le macroniste, c'est de droite.
00:20:43Et quand vous êtes de droite, le macroniste, c'est de gauche.
00:20:46Et quand vous venez sur le plateau de CNews,
00:20:48du groupe Bolloré, du méchant groupe Bolloré,
00:20:50vous êtes immédiatement éthique.
00:20:54Mais encore une fois, pas d'extrême droite.
00:20:56Il y a un camp plus dangereux que l'autre.
00:20:58Ça vous montre tout ce que vous venez de dire ?
00:21:00Ça vous montre tout à fait qu'il y a un camp qui est dangereux aujourd'hui ?
00:21:02Je crois que si vous m'avez écouté attentivement,
00:21:07vous avez un bout de réponse à ce que j'ai dit.
00:21:09Bon, écoutez, en tout cas, ça nous fait plaisir que vous soyez là.
00:21:12Et il n'y a pas d'anathème, au contraire.
00:21:15Il parlait de mon courage.
00:21:17Et puis un courage de la nuance, je dirais.
00:21:21Être nuancé, c'est beaucoup plus courageux que d'être sa mère.
00:21:26Mais pardonnez-moi.
00:21:28Je ne parle pas de vous, là.
00:21:30Mais j'espère que... D'abord, vous riez.
00:21:32Parlez de moi, ça me fait plaisir.
00:21:34Sérieusement, il n'y a pas de rapport entre la nuance et la question que je pose.
00:21:38Ce n'est pas incompatible.
00:21:40On peut être nuancé, vouloir que le débat le soit, etc.
00:21:43Mais quand tu as un choix à faire dans un deuxième tour, pour qui tu votes ?
00:21:46C'est tout ce que je pose comme question.
00:21:48Est-ce qu'on peut écouter Rima Hassan ?
00:21:50Un deuxième passage, je le dis pour Marine Lenson, parce qu'il est déjà 9h21.
00:21:53Et on parle, et on parle.
00:21:55On peut écouter Rima Hassan, Marine ?
00:21:57Rapidement, me dit-elle.
00:21:59Le développement du Hamas.
00:22:01La responsabilité, vous parliez de responsabilité.
00:22:03La responsabilité du développement du Hamas, c'est quand même très important de rappeler
00:22:06que ça faisait pleinement partie de la stratégie de Netanyahou.
00:22:08Et que vous avez Smotrich, qui est un ministre israélien,
00:22:11qui dit à la télé israélienne que le Hamas est un atout.
00:22:14Et que l'autorité palestinienne qui a embrassé la voie diplomatique
00:22:17et renonçait à la lutte armée est un fardeau.
00:22:19C'est ça, les gens à qui nous avons affaire.
00:22:21Et il n'y aurait pas eu, si vous voulez, les attaques du CET.
00:22:24Si on avait, un, tous, collectivement, fermé les yeux
00:22:27sur la nécessité d'avoir une perspective politique pour le peuple palestinien.
00:22:32Parce que c'est dans ça que ça s'inscrit.
00:22:35Le développement du Hamas s'inscrit dans la faillite politique du sujet palestinien.
00:22:39Et sur ça, tout le monde a une responsabilité.
00:22:42Et il serait temps de le reconnaître.
00:22:44Et à le carillon d'Europe 1,
00:22:47Florian Bachelier est avec nous et je le remercie grandement.
00:22:50Vous avez les amitiés de Vincent Moscato qui est en train de nous écouter.
00:22:53Et que je salue et qui apprécie.
00:22:56C'est un ancien bon joueur de rugby.
00:22:58Et surtout un excellent, aujourd'hui, animateur de radio.
00:23:01C'est pas du flan.
00:23:03Monsieur Thomas Hill.
00:23:05La promotion est toute faite vers la radio.
00:23:07Évidemment, la radio.
00:23:09Et alors là, vous avez de la chance.
00:23:11Parce que je sais qui vous allez recevoir.
00:23:13La grande, la grande Mireille Dumas.
00:23:15Et c'est vous, en plus, qui allez lui poser des questions.
00:23:17C'est ça qui est bizarre.
00:23:19Je vais interviewer la plus grande intervieweuse de France.
00:23:21Elle est avec vous, déjà, Mireille Dumas ?
00:23:23Non, elle arrive. Elle n'est pas là encore.
00:23:25Il y a une séquence formidable, Mireille Dumas.
00:23:27Un jour, je crois que c'était Lou Quigny,
00:23:29qui faisait ça, comme ça, sur le plateau.
00:23:31Il était interrogé, etc.
00:23:33Et elle lui dit, mais pourquoi vous faites ça ?
00:23:35Et ça faisait sens.
00:23:37Donc vous allez essayer de psychanalyser.
00:23:39Mais, sachez qu'on ne psychanalyse jamais un psychanalyste
00:23:43de la même manière qu'on ne séduit jamais un séducteur.
00:23:47Très joli, j'aime beaucoup.
00:23:48Impossible de vous séduire, alors.
00:23:52On ne séduit jamais un séducteur.
00:23:54Ceux qui ont tenté ça avec Emmanuel Macron,
00:23:56ils se sont...
00:23:58Il ne faut jamais.
00:24:00Oui, le séducteur, il voit tout.
00:24:02C'est normal.
00:24:04Je prends des notes, Pascal.
00:24:06Écoutez, vous me les rendrez.
00:24:08A tout à l'heure.
00:24:10Merci. On va marquer une pause.
00:24:12Je n'ai pas d'autres questions à vous poser.
00:24:18On va recevoir quelqu'un d'extraordinaire.
00:24:22Qui a un succès colossal.
00:24:24Ah oui.
00:24:26En dehors de tous les circuits parisiens.
00:24:28Et il y a peut-être des gens qui ne le connaissent pas.
00:24:30Mais c'est une immense star dans le Sud-Ouest.
00:24:32Et il est ce soir au Grand Rex.
00:24:34Il s'appelle...
00:24:36Je ne sais pas si je le dis bien, vous le connaissez ?
00:24:38Yoann, on dit ?
00:24:40Juan, oui.
00:24:42De ? Nadao.
00:24:44Vous le connaissez ou pas ?
00:24:46Pas du tout.
00:24:48Il est au Grand Rex.
00:24:50Effectivement, avec une chanson...
00:24:52Quand il traverse la Garonne, il dit qu'il va rejoindre les terres du Grand Nord.
00:25:00Il est avec nous, avec son Beret Basque.
00:25:02Il y a une chanson très célèbre.
00:25:04Bernay.
00:25:06On ne dit pas Beret Basque ?
00:25:08Bernay.
00:25:10Vous, vous n'êtes pas Loa.
00:25:12Je ne suis pas Loa.
00:25:14Né à Pau.
00:25:16Je suis du Sud-Gironde.
00:25:18Je me suis attaché.
00:25:22Citoyen d'honneur.
00:25:24Peut-être, j'ai beaucoup.
00:25:26Jean-Michel Larquet, né à Pau.
00:25:28Oui.
00:25:30Et immigré à Saint-Etienne.
00:25:32Quelques Palois célèbres.
00:25:34Qui sont les Palois célèbres ?
00:25:36On avait Marcel Hamon, que j'aimais beaucoup, qui vous adorait.
00:25:38J'avais quelques Palois qui m'aimaient bien.
00:25:40On a quand même le Premier ministre.
00:25:42Il m'aime beaucoup.
00:25:44Il y a eu André Labarrère.
00:25:46Il y a eu André Labarrère.
00:25:48Mon Dieu, que j'en suis à mon aise.
00:25:50Quand mamie est auprès de moi.
00:25:52Tout doucement, je la regarde.
00:25:54Je lui dis embrasse-moi.
00:25:56Tout doucement, je la regarde.
00:25:58Et je lui dis embrasse-moi.
00:26:00A tout de suite.
00:26:02C'est l'Incantata.
00:26:04Somaya Labidi est avec nous.
00:26:06Bonjour Somaya.
00:26:08Vous nous rappelez les titres.
00:26:10Bonjour Pascal.
00:26:12Bonjour à tous.
00:26:14La dépouille d'eau à Djalomie.
00:26:16Identifiée parmi les quatre records remis à Israël cette nuit.
00:26:18Il s'agit du dernier otage français retenu dans la bande de Gaza.
00:26:20Je partage la douleur immense de sa famille et de ses proches.
00:26:22A réagir ce matin Emmanuel Macron sur X.
00:26:24Qui ajoute que la barbarie du Hamas doit prendre fin.
00:26:26Deuxième jour du déplacement de Gérald Darmanin en Corse.
00:26:28Au menu ce matin,
00:26:30session anti-mafia de l'Assemblée de l'Île-de-Beauté
00:26:32avec présentation d'un rapport de l'Assemblée de l'Île-de-Beauté.
00:26:34Et à l'issue de cet échange avec les élus,
00:26:36le garde des Sceaux devrait prendre la parole en fin de matinée.
00:26:38Et puis la réunion placée en alerte cyclonique rouge
00:26:40à partir de 19h.
00:26:42Alerte rouge qui impose un confinement total de la population
00:26:44en cause l'arrivée du cyclone Garance
00:26:46qualifié de dangereux par Météo-France.
00:26:48Merci Somaya.
00:27:20Vous l'avez compris. Alors comment on dit ? Wan ?
00:27:32Yan. Yan. Bonjour.
00:27:34Bonjour. Comment allez-vous ?
00:27:36Adichat, comme on dit chez nous.
00:27:38Et comment on dit ? De Nadao ?
00:27:40Voilà, alors.
00:27:42Vous l'avez très bien prononcé, c'est Nadao.
00:27:44Parce que si vous dites Nado,
00:27:46on va croire que vous êtes du nord de la Loire.
00:27:48C'est une erreur.
00:27:50Bon, vous savez que votre compatriote,
00:27:52il a dit n'importe quoi.
00:27:54Parce qu'il a dit que cette chanson
00:27:56c'est pas du tout l'Encantada.
00:27:58L'Encantada.
00:28:00Mais c'est pas du tout ça.
00:28:02C'est une chanson sans doute populaire
00:28:04du 18ème ou du 19ème.
00:28:06Tout à fait.
00:28:08Donc il sait pas, c'est classique.
00:28:10Ça date de François 1er.
00:28:12Mais nous l'appelons comment ?
00:28:14Le 18ème ou le 19ème.
00:28:16Non, non, en fait c'est une chanson
00:28:18qui parle des guerres du Piedmont.
00:28:20Et c'est François 1er.
00:28:22Oui, donc c'est bien plus ancien que le 18ème.
00:28:24Oui, c'est plus ancien que le 18ème.
00:28:26Mais au répertoire, nous l'appelons comment ?
00:28:28Au répertoire.
00:28:30Ça, ça s'appelle Mon Dieu que j'insuise en mon esprit.
00:28:32Mais oui, c'est pas du tout l'Encantada.
00:28:34Excuse-moi, j'ai mal entendu.
00:28:36C'est la seule chanson.
00:28:38Je suis un peu déçu.
00:28:40L'Encantada existe.
00:28:42Alors ça c'est une mauvaise voix.
00:28:44C'est la fin de Noël aussi ça existe.
00:28:46Mais c'est pas la chanson.
00:28:48Non mais ils sont terribles.
00:28:50Alors, je peux dire la vérité ?
00:28:52Est-ce que je peux dire la vérité ?
00:28:54Il faut toujours dire la vérité.
00:28:56Je ne vous connaissais pas.
00:28:58Il y a 48 ans.
00:29:00Et j'ai un ami qui m'a envoyé un texto
00:29:02qui habite dans votre région, pas loin.
00:29:04Qui m'a dit c'est un succès exceptionnel.
00:29:06Il est au Grand Rex ce soir.
00:29:08Et tout le sud-ouest qui nous écoute
00:29:10vous connaît.
00:29:12Il a rempli l'Olympiage.
00:29:14Et vous avez rempli l'Olympiage.
00:29:16Effectivement, je dis toujours la vérité aux téléspectateurs.
00:29:18Donc dans ces cas-là, faisons venir
00:29:20Monsieur Denada.
00:29:22Il faudrait sortir un peu.
00:29:24Je suis d'accord avec vous.
00:29:26Depuis combien de temps
00:29:28vous chantez ?
00:29:3050 ans.
00:29:32On se situe entre le Jurassic et le Crétacé supérieur.
00:29:36On devait s'appeler Jurassic Park.
00:29:38C'est bon ça.
00:29:42Vous venez de la montagne
00:29:44de Sierre de Luchon.
00:29:46C'est un village des Pyrénées,
00:29:48de 230 habitants.
00:29:50Vous faites toujours à Paris
00:29:52des allers-retours éclairs en deux jours.
00:29:54Après vous repartez.
00:29:56Quand vous venez d'ailleurs ici,
00:29:58quelle est la première réaction
00:30:00que vous avez ?
00:30:02D'admirer la ville.
00:30:04Vous êtes bien le seul.
00:30:06Non, parce que
00:30:08quand on a lu,
00:30:10j'ai lu beaucoup dans mon enfance,
00:30:12Les Misérables, Jules Vallès,
00:30:14et les rues de Paris, je les connaissais.
00:30:16Quand vous avez votre imaginaire
00:30:18qui travaille comme ça
00:30:20et que vous vous trouvez dans la rue
00:30:22Montorgueil,
00:30:24vous vous dites, c'est là que ça se passait.
00:30:26C'est là que ça se passait.
00:30:28Comme si ça s'était passé réellement, d'ailleurs,
00:30:30ce que vous lisez. Vous comprenez ce que je veux dire ?
00:30:32Vous avez été prof de batte ?
00:30:34Oui, mais je me suis soigné et j'ai fait de la musique.
00:30:38Et vous avez été prof de batte
00:30:40pendant 38 ans ?
00:30:42Oui, 38 ans, c'est ça.
00:30:44Et vous chantiez toujours pendant cette période-là ?
00:30:46Oui, j'ai mené les deux
00:30:48carrières parallèlement
00:30:50jusqu'à ce que ça devienne un peu
00:30:52trop compliqué.
00:30:54En tout cas, vous avez un succès absolument incroyable.
00:30:56L'Olympia, le Groex, comment vous expliquez ce succès ?
00:31:00Il y avait un humoriste qui disait
00:31:02quand les gens vous connaissent,
00:31:04l'embêtant, c'est ceux qui ne vous connaissent pas.
00:31:08Le succès,
00:31:10je ne sais pas à quoi ça se mesure.
00:31:14Les chansons,
00:31:16elles sont chantées
00:31:18dans les stades de rugby, dans les vestiaires,
00:31:20dans les cars,
00:31:22dans les communions,
00:31:24les mariages et les enterrements aussi,
00:31:26beaucoup.
00:31:28Parce qu'on s'inscrit
00:31:30dans une verticalité,
00:31:32dans la mémoire.
00:31:34Dans ce qui était avant
00:31:36et dans ce qui est après
00:31:38pour la transmission.
00:31:40Je parle occitan
00:31:42avec mes petits-enfants.
00:31:44Vous avez combien de petits-enfants ?
00:31:46J'en ai six.
00:31:48Et ils parlent occitan ?
00:31:50Oui.
00:31:52Mais c'est drôle parce qu'on a tous été très jacobins.
00:31:54On était tous de tradition jacobine.
00:31:56Et la France s'est construite
00:31:58de cette manière-là.
00:32:00À marche forcée parfois.
00:32:02Elle a oublié les cultures,
00:32:04en Bretagne, en Corse.
00:32:06Et il y a un retour
00:32:08aujourd'hui dans cette
00:32:10France jacobine.
00:32:12On a envie précisément
00:32:14d'entendre ce que vous dites là.
00:32:18Comme si c'était précisément
00:32:20à chaque fois
00:32:22des parcelles de France
00:32:24qu'on retrouvait
00:32:26que cette France aujourd'hui est attaquée,
00:32:28elle est abîmée.
00:32:30Oui.
00:32:32Vous posez le doigt sur le problème.
00:32:34C'est le jacobinisme
00:32:36avec tout ce qu'il a charrié
00:32:40à coup d'épée
00:32:42comme il a tué
00:32:44les cultures régionales
00:32:46pour construire un état jacobin
00:32:48qui s'appelle la France.
00:32:50Moi je suis partagé
00:32:52si vous voulez
00:32:54un enfant
00:32:56de l'ascenseur républicain.
00:32:58C'est-à-dire qu'il m'a permis
00:33:00d'être professeur de mathématiques
00:33:02et d'être là aujourd'hui à vous parler
00:33:04ou d'écrire des chansons.
00:33:06Mais en même temps,
00:33:08je ne me satisfais pas de ça.
00:33:10Je ne renie pas ça, bien sûr.
00:33:12C'est merveilleux la République.
00:33:14Mais c'est la République
00:33:16qui faisait bouffer des morceaux
00:33:18de savon à ma grand-mère
00:33:20à l'école pour l'empêcher
00:33:22d'être occitan.
00:33:24Et c'est terrible.
00:33:26Quand l'instituteur
00:33:28vous fait manger un morceau de savon
00:33:30ou d'autres
00:33:32traitements qui étaient
00:33:34à la mode à l'époque,
00:33:36c'est que si on fait
00:33:38manger un morceau de savon
00:33:40à un enfant en lui disant
00:33:42il ne faut pas
00:33:44que tu parles ta langue
00:33:46ou cette langue-là,
00:33:48il se sent sale et il se dit
00:33:50son père est sale, sa mère est sale
00:33:52et tous ceux de sa famille.
00:33:54C'est quelque chose
00:33:56de terrible, c'est une violence
00:33:58terrible.
00:34:00Mais le paradoxe, c'est que j'ai le sentiment
00:34:02qu'en 2025, on a
00:34:04envie de ce retour et que c'est plus présent
00:34:06que dans les années 70 ou 80.
00:34:08Est-ce que vous partagez ça ?
00:34:10Oui, moi je crois que...
00:34:12Je partage ça, c'est vrai que la langue
00:34:14du fait de tout le poids
00:34:16à la pression médiatique,
00:34:18à la pression de la télévision,
00:34:20de tous les organismes,
00:34:22la presse et tout ça,
00:34:24elle est en mauvaise posture, la langue,
00:34:26quand il se bat le dos au mur.
00:34:28Mais il y a quand même une chose,
00:34:30tous les concerts
00:34:32sont complets
00:34:34et ils viennent chercher quelque chose, les gens.
00:34:36Je me suis toujours demandé pourquoi ils venaient.
00:34:38Et je crois
00:34:40qu'ils viennent chercher
00:34:42quelque chose
00:34:44de profond
00:34:46à nous.
00:34:48C'est pour ça que je crois qu'on n'est pas
00:34:50des musiciens. La musique, c'est un moyen.
00:34:52C'est un vecteur
00:34:54à la musique qu'on utilise.
00:34:56Parce qu'on dit bien autre chose que ça.
00:34:58Ils viennent pour communier ?
00:35:00Oui.
00:35:02C'est la messe ? Oui, mais on vient de dire à la messe
00:35:04au Grand Rêve ce soir.
00:35:06Ils viennent pour être ensemble ?
00:35:08Ils viennent pour partager ?
00:35:10Parce que vous avez passé
00:35:12un extrait d'une chanson
00:35:16une salle qui chante,
00:35:20une salle qui rit aussi,
00:35:22une salle qui pleure.
00:35:24Et puis une salle silencieuse.
00:35:26Je remercie toujours les gens
00:35:28à la fin du spectacle
00:35:30pour leur silence.
00:35:34Et on peut marquer aussi quelques silences
00:35:36parfois sur des plans de télé.
00:35:38Ce sont des moments de communion, on les a au stade du Hamon,
00:35:40au rugby, c'est pareil.
00:35:42Je suis d'accord avec vous.
00:35:44C'est un lien avec le sujet
00:35:46un peu plus politique qui est celui de l'identité nationale.
00:35:48Au fond, on essaye de définir
00:35:50ce qu'elle est.
00:35:52Et pendant des années, on a essayé
00:35:54d'opposer, en Bretagne c'était le cas,
00:35:56l'appartenance régionale et l'appartenance
00:35:58nationale.
00:36:00Il ne faut pas choisir.
00:36:02Justement, là non plus. C'est le courage.
00:36:04De ne pas choisir.
00:36:06Ne gâchez pas ce moment.
00:36:08La nation, si on le définit,
00:36:10c'est nos morts, nos terres et nos enfants.
00:36:12Et moi, j'étais
00:36:14assez dubitatif, parce que
00:36:16modèle républicain,
00:36:18je me dépêche, sur
00:36:20l'enseignement des langues bretonnes.
00:36:22J'ai revu ma position.
00:36:24Parce que je me suis rendu compte que l'enseignement des langues
00:36:26bretonnes permettait d'enseigner
00:36:28beaucoup plus de langues et d'ouvrir les esprits.
00:36:30Et ça restait, et c'était
00:36:32des Français encore plus français, si j'ose dire.
00:36:34Pour ceux qui viennent
00:36:36de ZAPPÉ.
00:36:38J'allais dire de ne gâcher pas ce moment.
00:36:40J'ai vraiment parti.
00:36:42Non mais c'est vrai, M. Lecaster, ne gâchez pas ce moment.
00:36:44Bon, pourquoi ?
00:36:46Pour ceux qui viennent de nous rejoindre.
00:36:48On est avec
00:36:50Johan de Bledaoune.
00:36:52Qui sera ce soir au Grand Rex.
00:36:54Qui est un chanteur qui a un succès
00:36:56tout à fait important,
00:36:58mais qui est complètement sous les radars
00:37:00de la scène parisienne, de la vie
00:37:02médiatique parisienne.
00:37:04Je ne vous ai jamais entendus
00:37:06à la télévision, c'est ça qui est extraordinaire.
00:37:08C'est-à-dire qu'il n'y a pas besoin de publicité
00:37:10pour ce que vous faites. Puisque, je ne sais pas
00:37:12si vous êtes allé dans des émissions du service
00:37:14public, si on vous voit à droite, à gauche,
00:37:16etc. J'ai le sentiment qu'on vous voit très peu.
00:37:18Non mais vous savez, il y a
00:37:20beaucoup de chanteurs qui ont beaucoup de journalistes
00:37:22et des salles vides. Nous, on a des salles
00:37:24pleines et pas beaucoup de journalistes.
00:37:26À choisir entre les deux,
00:37:28je préfère notre position.
00:37:30Mais comment
00:37:32vous expliquez que personne
00:37:34ne s'intéresse
00:37:36dans ces grands médias parisiens ?
00:37:38Il y a beaucoup de gens peut-être qui sont en train de vous découvrir.
00:37:40Non seulement
00:37:42ils vous découvrent, mais ils disent
00:37:44qu'est-ce que j'aimerais l'entendre plus
00:37:46longtemps et plus souvent ?
00:37:48Justement, j'allais vous poser
00:37:50la même question.
00:37:52Pourquoi il y a des gens
00:37:54ici qui ne se sont pas
00:37:56intéressés à nous ?
00:37:58Mais parce qu'ils ne vous connaissaient pas.
00:38:00J'ai pas l'air malheureux.
00:38:02Je m'amuse.
00:38:04Ce que je veux vous dire,
00:38:06c'est que d'abord, j'ai l'impression que
00:38:08le monde d'où vous venez,
00:38:10le moule est cassé.
00:38:12C'est-à-dire que j'ai l'impression
00:38:14qu'il n'y a plus de gens comme vous
00:38:16qu'ont 20 ou 25 ans.
00:38:18Est-ce qu'il faut du temps de maturité ?
00:38:20Parce que vous avez parlé de Jules Valès.
00:38:22Vous avez dit que vous aviez lu
00:38:24Les Misérables.
00:38:26Donc déjà, cette culture à la fois
00:38:28populaire, littéraire,
00:38:30intellectuelle,
00:38:32cette France-là
00:38:34d'où vous venez,
00:38:36l'école de la République,
00:38:38l'instruction,
00:38:40Jules Valès,
00:38:42il n'y a pas un gosse qui sait qui est Jules Valès.
00:38:44Pas un.
00:38:46Il n'y a pas un gosse qui nous écoute de 20 ans
00:38:48qui a lu Les Misérables. Aucun.
00:38:50Mais ça c'est de la faute des professeurs et de l'éducation nationale.
00:38:52Je ne sais pas de qui c'est la faute.
00:38:54Donc ce moule-là,
00:38:56cette France que vous incarnez,
00:38:58cette France d'où vous venez,
00:39:00je pense que vous en êtes...
00:39:02Le dernier des Mohicans.
00:39:04Et vous ne pouvez pas savoir
00:39:06ce que ça me fait de peine.
00:39:08Parce que cette France-là,
00:39:10qu'on peut retrouver d'ailleurs
00:39:12dans d'autres territoires de France,
00:39:14cette identité différente,
00:39:16bien sûr, en Corse, en Bretagne.
00:39:18Et effectivement, aujourd'hui,
00:39:20on est dans un autre... Le monde change.
00:39:22Bon, c'est comme ça.
00:39:24Vous savez,
00:39:26en
00:39:2850 ans de chansons,
00:39:30des milliers de concerts,
00:39:32on n'a jamais eu un coup de poing.
00:39:34Jamais une bagarre.
00:39:36Et les gens
00:39:38viennent en famille avec les grands-pères
00:39:40qui amènent leurs petits-enfants
00:39:42et le contraire aussi,
00:39:44les petits-enfants qui amènent le grand-père.
00:39:46Et je pense que ce que vous dites
00:39:48n'est pas exact sur le fait
00:39:50qu'on est en voie de disparition.
00:39:52Moi je crois qu'il y a beaucoup de gens
00:39:54qui cherchent ça.
00:39:56À faire encore
00:39:58à un moment donné,
00:40:00avec une solidarité.
00:40:02J'habite un village dans la montagne.
00:40:04C'est vraiment très loin d'ici.
00:40:06Et il y a
00:40:08une solidarité.
00:40:10Il y a une solidarité.
00:40:12Si vous manquez quelque chose,
00:40:14vous allez taper à la porte du voisin.
00:40:16Mais ça existe.
00:40:18Je vous promets.
00:40:20Ça existe.
00:40:22Et tous les gens qui viennent chanter
00:40:24là, mon Dieu que j'en suis à mon aise
00:40:26ou l'encantado, parce qu'il faut dire
00:40:28quand même que c'est la seule chanson
00:40:30en français qu'on fait.
00:40:32Moi je présente en français les chansons.
00:40:34Mais après le reste,
00:40:36c'est tout en occitan.
00:40:38Mais ce soir, il y a des Belges qui viennent.
00:40:40Il y a des Suisses qui viennent.
00:40:42Ça vient de tous les coins de France.
00:40:44Il n'y a pas que le sud-ouest ce soir.
00:40:46Ça vient de Bretagne. Ça vient de Corse.
00:40:48Et comme si...
00:40:50Vous savez, il y a un écrivain portugais
00:40:52qui s'appelait Miguel Torga
00:40:54et qui disait que l'universel,
00:40:56c'est le local moins les murs.
00:41:02Je crois que la famille belge
00:41:04qui m'a écrit qu'ils viennent ce soir,
00:41:06ils ne connaissent pas l'occitan.
00:41:10Pourquoi ils viennent ?
00:41:12Parce que pour retrouver
00:41:14quelque chose
00:41:16à chanter ensemble.
00:41:18C'est un petit quelque chose.
00:41:20Quand vous entendez les gens
00:41:22chanter comme ça,
00:41:24ils sont heureux, les gens.
00:41:26Et émus.
00:41:28Et émus,
00:41:30mais ce n'est pas de la mauvaise tristesse.
00:41:36C'est formidable, Philippe.
00:41:38Est-ce que vous avez une personnalité ?
00:41:40Malgré l'absolue singularité
00:41:42de ce que vous faites,
00:41:44est-ce que vous avez eu des inspirateurs ?
00:41:46En vous écoutant,
00:41:48je pense à
00:41:50Georges Brassens, par exemple.
00:41:52Est-ce qu'il a compté pour vous ?
00:41:54Très peu.
00:41:56Pour moi, c'est un monstre sacré.
00:41:58Et c'est vrai qu'il n'y a plus maintenant
00:42:00les grands monstres sacrés
00:42:02d'auteurs, compositeurs, interprètes
00:42:04de Brassens, Brel, Ferré.
00:42:06J'ai été nourri à ça quand même.
00:42:12Je suis un grand admirateur de l'écriture
00:42:14de Brassens.
00:42:16Et après,
00:42:18quand j'écris,
00:42:22je ne sais pas
00:42:24comment me faire.
00:42:26Mais j'arrive à écrire quand même.
00:42:28Je sais à peu près ce qu'il ne faut pas faire.
00:42:30Ce qui est déjà pas mal.
00:42:34Et après,
00:42:36j'arrive quand même à écrire des choses
00:42:38qui me touchent à moi
00:42:40et qui vont toucher les gens.
00:42:42C'est comme ça.
00:42:46Cette deuxième partie,
00:42:48généralement, vous pouviez venir qu'entre
00:42:509h30 et 10h avec nous ce matin
00:42:52et puis on devait parler d'actualité, on devait réécouter
00:42:54Rima Hassan, on devait écouter François Bayot.
00:42:56La chance que nous avons dans cette émission,
00:42:58c'est d'avoir une très grande liberté.
00:43:00Vraiment. Et vous avez commencé à parler
00:43:02et je n'ai pas eu envie, je pense que les téléspectateurs
00:43:04non plus n'ont pas eu envie d'entendre
00:43:06Rima Hassan, ils n'ont pas eu envie de reparler politique.
00:43:08Et c'est vrai que
00:43:10cette liberté, cette chaîne est particulière
00:43:12pour ça, parce que le conducteur
00:43:14change en permanence
00:43:16et c'est l'occasion aussi de remercier Serge Neidjar
00:43:18qui nous fait confiance, qui me fait confiance
00:43:20pour cela. Parce que ce qu'on vient de faire là,
00:43:22je ne suis pas sûr qu'on puisse le faire
00:43:24sur une autre, tout changer comme ça.
00:43:26Parce que c'est à un instant
00:43:28que vous incarnez et
00:43:30je ne peux pas vous dire le bonheur que vous me faites,
00:43:32que vous nous faites
00:43:34en étant présent
00:43:36dans cette émission et surtout
00:43:38de parler comme vous venez de parler.
00:43:40Cette voix-là,
00:43:42cette couleur-là,
00:43:44ce que vous avez dit, cette intelligence-là,
00:43:46cette profondeur-là,
00:43:48cette culture-là,
00:43:50elle touche.
00:43:52Et vraiment, c'est pour ça que les gens vont vous voir.
00:43:54Moi, je ne vous connaissais pas, c'est pour ça que les gens
00:43:56ont envie de vous voir, c'est parce qu'ils ont envie de communier,
00:43:58de partager, parce qu'ils ont envie d'être ensemble.
00:44:00Vous avez parlé de solidarité.
00:44:02Voilà, ce que vous venez de faire,
00:44:04je trouve ça formidable.
00:44:06Et je voulais vous le dire parce que
00:44:08je pensais te parler au nom de
00:44:10tous, de tous ceux qui nous ont écoutés
00:44:12à cet instant.
00:44:14Je vous paierais un café.
00:44:18Mais il ne faut pas qu'on soit tristes.
00:44:20Il ne faut pas qu'on soit tristes,
00:44:22mais je trouve ça tellement beau.
00:44:24Ce qui est beau est triste.
00:44:26Il reste une minute.
00:44:28Parce que Pascal est souvent triste en pensant que
00:44:30tout ça est clos, que c'est foutu, que c'est derrière nous.
00:44:32Est-ce que vous êtes d'accord pour dire que
00:44:34la jeunesse béarnaise
00:44:36s'engage dans les comités de fêtes, c'est grâce
00:44:38à cette nouvelle génération qu'on a nos fêtes populaires
00:44:40l'été, et qu'elle
00:44:42connaît vos chansons ?
00:44:44Il y a énormément de jeunes
00:44:46qui se constituent en groupe
00:44:48et qui ont le verre à la main,
00:44:50à la buvette, et qui chantent
00:44:52à tue-tête en Occitan, et qui chantent
00:44:54les chansons traditionnelles.
00:44:56Et ça existe, ça. Je vous promets, ça existe.
00:44:58Franchement, moi, j'irai vous voir.
00:45:00Il faut dire à vous.
00:45:02Vraiment, merci.
00:45:04Je salue Xavier
00:45:06Susperigui.
00:45:08Oui, mais il est basque, c'est pas pareil.
00:45:10Il est venu jusqu'à nous.
00:45:12Il s'occupe des finances
00:45:14de la maison CNews.
00:45:16Xavier qui est là,
00:45:18et qui est venu aussi avec un ami.
00:45:20Oui, mais je lui promets de ne pas
00:45:22lui raconter une histoire basque à la fin.
00:45:24C'est nos belles genoux.
00:45:32Écoutez, vraiment, je vous aime.
00:45:34Merci. On va marquer une pause.
00:45:36Et on va essayer de retrouver...
00:45:38Alors franchement, d'enchaîner
00:45:40avec l'actualité...
00:45:42Je n'oublie pas mon histoire.
00:45:44Je rêve de ne faire que des émissions
00:45:46comme celle-là, et de parfois
00:45:48d'enlever les mauvaises
00:45:50ondes pour ne recueillir
00:45:52que des bonnes.
00:45:54Vous savez pourquoi les basques font toujours
00:45:56à l'intelligence quand ils trinquent ?
00:45:58Parce que santé, on a.
00:46:00Bon, à tout de suite.
00:46:02Merci.
00:46:04Au revoir.
00:46:32C'est ce week-end, je crois.
00:46:34Vous êtes à l'Orient, au Palais des Congrès.
00:46:36Vous êtes au Mans.
00:46:38Vous tournez partout.
00:46:40Une grande tournée internationale dans toute la France.
00:46:42Et chacun connaît votre histoire.
00:46:44Vous étiez à Stewart.
00:46:46Et vous avez été repéré
00:46:48je ne sais par qui ?
00:46:50Par Laurent Ruquier.
00:46:52En fait, je faisais rire les gens dans les avions.
00:46:54Et tout le monde me conseillait toujours
00:46:56d'avoir un talent pour raconter l'histoire.
00:46:58Mais je n'étais pas persuadé que ce que je racontais
00:47:00c'était un truc corporel.
00:47:02Mais c'est vrai que mon premier public, c'était les gens dans l'avion.
00:47:04Et en plus, c'est un super public qui ne peut pas sortir.
00:47:06Donc ils sont obligés de m'écouter.
00:47:08Mais le fait est que c'est une copine,
00:47:10hôtesse de l'air, qui m'a inscrit à mon insu.
00:47:12À un concours d'humoristes en me disant
00:47:14tu perds ton temps dans les avions, il faut que tu montes sur scène.
00:47:16J'ai commencé mes premières scènes comme ça.
00:47:18J'ai fait un tremplin d'humour à Toulouse.
00:47:20C'était mon premier gros tremplin.
00:47:22On était 900 candidats et j'ai fini finaliste.
00:47:24Je me suis dit tiens, il se passe quelque chose.
00:47:26J'ai fait mon premier festival d'Avignon et un deuxième.
00:47:28Vincent Dejean avec qui je partageais un plateau
00:47:30a parlé de moi à Laurent Roquin
00:47:32en me disant tu devrais aller voir, il y a un steward qui fait rire à Avignon.
00:47:34Et voilà, c'est parti comme ça.
00:47:36On va quand même parler un peu d'actualité.
00:47:38On a au moins deux thèmes.
00:47:40Mais c'est vrai que vous avez,
00:47:42parce que vous avez dû faire rire depuis toujours,
00:47:44vous avez la vis comica.
00:47:46Quand vous étiez en CP,
00:47:48j'imagine que vous vous faisiez rire.
00:47:50Vos petits camarades.
00:47:52Ma mère, c'est de l'auto-dérision.
00:47:54C'est ma mère qui m'a appris ça.
00:47:56Ma mère avait des problèmes de poils.
00:47:58Combien d'enfants vous êtes ?
00:48:00Je suis le dernier d'une famille de quatre.
00:48:02Vous parlez très librement de l'homosexualité
00:48:04puisque votre sœur est lesbienne, je crois.
00:48:06Oui, c'est un gros ratio dans la même famille.
00:48:08Ma sœur est lesbienne et moi homo.
00:48:10Mes parents ont eu un peu de mal à une époque
00:48:12où ce n'était pas facile à assumer.
00:48:14C'est pour ça que je trouvais ça marrant d'en faire un sketch.
00:48:16Bon, il est 10h01.
00:48:18Sommeil à la midi.
00:48:20Et je vous jure, on parle et de François Bayrou et d'histoire.
00:48:24Coup d'envoi des négociations sur les retraites.
00:48:26Un conclave de trois mois
00:48:28durant lequel les syndicats,
00:48:30le patronat et le patronat
00:48:32se réuniront chaque semaine
00:48:34pour tenter d'amender la très impopulaire réforme.
00:48:36Dans une lettre publiée hier,
00:48:38François Bayrou a plaidé pour un retour à l'équilibre
00:48:40d'ici 2030.
00:48:42Début des pourparlers
00:48:44entre diplomates russes et américains.
00:48:46Istanbul en Turquie réunion à huis clos
00:48:48pour tenter de mettre un terme à la guerre en Ukraine.
00:48:50Il s'agit de la deuxième rencontre
00:48:52entre Moscou et Washington
00:48:54après celle du 10 mai février dernier
00:48:56en Arabie Saoudite.
00:48:58Et puis des nouvelles rassurantes.
00:49:00Le pape a bien dormi et se repose,
00:49:02indique ce matin le Vatican.
00:49:04Toutefois, son pronostic reste, je cite,
00:49:06réservé en cause une double pneumonie
00:49:08pour laquelle le Saint-Père est hospitalisé à Rome
00:49:10depuis près de deux semaines maintenant.
00:49:12Bon, l'actualité. Merci Sommeil à l'actualité.
00:49:14Je sais que vous la suivez parce que vous faites régulièrement
00:49:16les grosses têtes et Laurent parle
00:49:18souvent d'actualité, bien sûr.
00:49:20On l'a vu hier sur les accords de 68
00:49:22avec fermeté. Il a dit ce que tout le monde
00:49:24demande depuis des années
00:49:26et c'est lui qui porte cette voix. Écoutez.
00:49:32Pour nous, il est absolument
00:49:34inacceptable que cette situation
00:49:36perdure.
00:49:38Ce qui signifie que
00:49:40la France
00:49:42va demander
00:49:44au gouvernement algérien que soit
00:49:46réexaminée
00:49:48la totalité des accords
00:49:50et la manière dont ces accords sont exécutés.
00:49:52Nous allons faire
00:49:54cette démarche en donnant
00:49:58un mois,
00:50:00six semaines, pour que nous
00:50:02puissions les réexaminer.
00:50:04Et pendant ce temps,
00:50:06va être présentée au gouvernement algérien
00:50:08une liste, j'allais dire, d'urgence
00:50:10de personnes
00:50:12qui
00:50:14doivent pouvoir
00:50:16retourner dans leur pays
00:50:18et que nous considérons
00:50:20comme particulièrement
00:50:22sensibles de ce point de vue-là.
00:50:26Nous pensons, nous voulons
00:50:28que
00:50:30on trouve des voies
00:50:32pour qu'enfin les accords soient
00:50:34respectés et que la réadmission
00:50:36puisse être possible.
00:50:38Si ça n'était pas le cas,
00:50:40le gouvernement français considérerait
00:50:42que les avantages particuliers
00:50:44qui sont consentis au terme
00:50:46de ces accords devront être
00:50:48remis en cause.
00:51:14Il faut quand même dire aussi que c'est
00:51:16la première fois qu'un Premier ministre
00:51:18en exercice va aussi loin
00:51:20dans le rapport de force avec l'Algérie.
00:51:22Vous avez eu des anciens Premiers ministres,
00:51:24mais là, il est en fonction et il va très loin.
00:51:26Moi, je trouve ça très habile de laisser un délai
00:51:28de six semaines. Certains ont dit que c'était pour gagner du temps.
00:51:30Je crois au contraire que c'est pour pousser...
00:51:32C'est assez court, six semaines.
00:51:34D'une certaine manière, ça risque de pousser l'Algérie à la faute
00:51:36parce qu'il n'y a rien qui indique que l'Algérie va changer
00:51:38de position et donc ils vont être poussés à la faute
00:51:40et ça va justifier les mesures de rétorsion
00:51:42qui vont être prises par François Bayrou.
00:51:44Et quelles seront-elles ces mesures ?
00:51:46On parle beaucoup des visas. Il y avait 250 000 visas accordés l'an dernier.
00:51:48On pourrait réduire drastiquement ce nombre.
00:51:50Il y a aussi les visas des hauts dignitaires algériens.
00:51:52Et puis, il y a tous les leviers commerciaux,
00:51:54les accords commerciaux qui sont passés
00:51:56où là aussi, on pourrait agir
00:51:58avec l'Algérie de manière très ferme.
00:52:00Là où il y a une habileté stratégique,
00:52:02c'est de dire à l'Algérie
00:52:04vous ne respectez pas les accords.
00:52:06Et si dans les six semaines,
00:52:08on ne remet pas tout ça à plat et si vous ne vous remettez pas dans l'axe,
00:52:10vous aurez la responsabilité
00:52:12qu'on en termine.
00:52:14Donc là, il y a une habileté stratégique.
00:52:16Tout le monde attend la réaction algérienne.
00:52:18Et il y en a une ?
00:52:20L'ambassade a tweeté.
00:52:22L'ambassade d'Algérie,
00:52:24je crois qu'on l'a d'ailleurs.
00:52:26Concernant certaines déclarations
00:52:28de Bayrou,
00:52:30l'Algérie a dit qu'il s'agissait d'une provocation.
00:52:32Donc six semaines, c'est en effet très court.
00:52:34Et l'arbitrage politique
00:52:36a en effet été gagné
00:52:38par l'intérieur,
00:52:40contre le Quai d'Orsay, alors que Jean-Noël Barraud
00:52:42est un très proche de François Bayrou.
00:52:44L'ambassade, vous avez dit
00:52:46qu'il n'y avait pas eu de réaction.
00:52:48Donc je lis précisément. L'ambassade d'Algérie en France,
00:52:50c'était 26 février hier
00:52:52à 13h01.
00:52:54L'Algérie exprime à 1h...
00:52:5626 février à 1h PM.
00:52:58Donc c'était 13h.
00:53:00L'Algérie exprime sa surprise et son étonnement
00:53:02quant à l'annonce de mesures dont elle n'a pas été informée
00:53:04pour la restriction de circulation
00:53:06et d'accès en France à l'encontre
00:53:08de ressortissants titulaires de documents de voyages spéciaux
00:53:10les exemptant de formalité vis-à-vis...
00:53:12Mais ça, c'était une réponse aux mesures
00:53:14du chef de la diplomatie française qui parlait des hauts dignitaires
00:53:16algériens.
00:53:18Et pardon Philippe,
00:53:20ce qui je trouve très positif
00:53:22dans le message qui est adressé
00:53:24au gouvernement
00:53:26Tebboune évidemment, mais à d'autres,
00:53:28c'est qu'on assume l'interministériel.
00:53:30C'est-à-dire que c'est une volonté du président de la République
00:53:32de dire qu'on arrête avec
00:53:34les domaines réservés, que ce soit
00:53:36la diplomatie ou l'intérieur.
00:53:38C'est de l'interministériel, c'est un sujet qui est suffisamment
00:53:40important pour l'extraire du champ politique
00:53:42classique, basique.
00:53:44Et ça va dans le bon sens.
00:53:46Il était temps, mais ça va dans le bon sens.
00:53:48Il y a un sondage d'ailleurs, 84%
00:53:50des Français, c'est un sondage
00:53:52pour CNews, CSA pour CNews,
00:53:54Europe 1, JDD, la France doit-elle suspendre
00:53:56totalement les visas de ressortissants algériens
00:53:58afin que l'Algérie accepte de reprendre ses ressortissants sous
00:54:00au QTF ? 84%.
00:54:02Ce qu'on peut dire qu'on n'a pas dit, juste Pascal, c'est que
00:54:04ce que dit hier François Bayrou,
00:54:06il y a 5 ans vous disiez ça, vous étiez taxé d'extrême-droite.
00:54:08Ça veut dire que la réalité
00:54:10d'une certaine manière se rappelle aussi
00:54:12à ses responsables politiques, et le sondage montre
00:54:14bien que les Français partagent cet avis largement.
00:54:16Il y a 5 mois.
00:54:18Oui, je dis 5 ans, c'est 5 mois.
00:54:20Mais on avait déjà donné une liste.
00:54:22Mais évidemment qu'il y avait la tension déjà avec l'Algérie, Olivier.
00:54:24La crise d'aujourd'hui.
00:54:26C'est la moitié.
00:54:28Emmanuel Macron a commencé son premier quinquennat
00:54:30avec une relation
00:54:32très forte avec l'Algérie. Souvenez-vous.
00:54:34Oui.
00:54:36Le deuxième passage que je voulais vous faire écouter
00:54:38de M. Bayrou, c'est par exemple le chiffre de
00:54:40500 000 qui était discuté il y a encore
00:54:42un jour.
00:54:44Il admet qu'il y a 500 000 personnes qui sont
00:54:46entrées sur le territoire de France.
00:54:48C'est ça qui est fou. Là ça va vite.
00:54:50J'ai vu plein
00:54:52d'éditorialistes expliquer que ce chiffre
00:54:54n'était pas bon, etc. Maintenant c'est
00:54:56François Bayrou qui dit, oui,
00:54:58500 000 personnes qui rentrent en France
00:55:00au minimum. Parce qu'il y a
00:55:02plein de gens qui ne sont même pas comptabilisés
00:55:04sans doute là-dedans. Écoutez ce qu'il a dit.
00:55:08Nous avons eu
00:55:10en 2024
00:55:14un demi-million
00:55:16d'immigrés supplémentaires
00:55:18et près
00:55:20de 160 000 demandeurs
00:55:22d'asile, ce qui signifie
00:55:24à mes yeux
00:55:26que la question
00:55:28de l'asile ou de la demande de l'asile
00:55:30est aujourd'hui
00:55:32assez largement dévoyée,
00:55:34utilisée comme
00:55:36un moyen de
00:55:38franchir les frontières.
00:55:40Mais l'asile dévoyé, pardonnez-moi,
00:55:42ça fait combien de temps,
00:55:44le demande d'asile dévoyé, qu'on en parle ?
00:55:46C'est là, je vous dis, les hommes politiques, que vous êtes...
00:55:48L'expression est triviale.
00:55:50Vous êtes à la ramasse.
00:55:52Qui sur ces sujets-là...
00:55:54Je vais vous attaquer.
00:55:56Je vous attaque, vous allez répondre surtout.
00:55:58Mais vous êtes à la ramasse complète.
00:56:00Ça fait des années que
00:56:02le droit d'asile est dévoyé en France.
00:56:04Et vous étiez caster de la République.
00:56:06Et vous étiez proche d'Emmanuel Macron.
00:56:08Mais oui, il y a un moment, il faut que vous soyez
00:56:10responsable de quelque chose.
00:56:12Oui, mais j'étais responsable de ma circonscription
00:56:14et de la question
00:56:16et de l'Assemblée nationale.
00:56:18Mais sur ces sujets-là, vous le savez,
00:56:20Pascal,
00:56:22il est trop tard.
00:56:24Vous savez que j'ai travaillé beaucoup sur ces sujets-là.
00:56:26Après, je ne suis pas Président de la République.
00:56:28Vous l'avez noté.
00:56:30Ce que je veux dire, c'est que
00:56:32François Bayrou a reçu, et je crois que c'est le premier
00:56:34ministre depuis longtemps, qui a reçu Didier Lesquy
00:56:36qui est le patron de l'Office français
00:56:38Immigration-Intégration, qui est celui qui,
00:56:40avec Stéphanie Nié, avec Évain,
00:56:42qui dit les choses les plus
00:56:44fines, les plus nuancées,
00:56:46les plus justes sur ces
00:56:48sujets migratoires. Il a donné une interview
00:56:50dans cet ancien journal de référence
00:56:52Le Monde, il n'y a pas très
00:56:54longtemps, qui est
00:56:56à lire et à relire, et François Bayrou
00:56:58l'a reçu il y a quelque temps. Je pense que
00:57:00il l'a entendu.
00:57:02Je voulais vous faire écouter Rima Hassan,
00:57:04ce qu'elle a dit sur l'Algérie, et je voulais faire réagir
00:57:06évidemment notre historienne, Virginie Giraud,
00:57:08et ça nous permet d'ouvrir
00:57:10ce débat aussi sur le parallèle
00:57:12et le révisionnisme qui peut exister
00:57:14sur ces sujets-là.
00:57:16Rima Hassan, c'était ce matin.
00:57:18La référence, la Mecque des
00:57:20révolutionnaires et de la liberté,
00:57:22il faut quand même resituer dans l'histoire
00:57:24que l'Algérie a été
00:57:26le pays d'accueil de
00:57:28une grande majorité des mouvements décoloniaux,
00:57:30notamment du continent africain,
00:57:32qui a par ailleurs à financer, soutenu,
00:57:34accompagné et soudé,
00:57:36si vous voulez, tout un socle
00:57:38du mouvement décolonial du continent africain.
00:57:40De là où je suis,
00:57:42je suis une citoyenne française
00:57:44d'origine palestinienne. Ma lutte, elle est
00:57:46aussi décoloniale sur la question
00:57:48palestinienne. Pour moi, l'Algérie
00:57:50est une boussole dans son histoire,
00:57:52si vous voulez, dans la contribution
00:57:54de l'Algérie
00:57:56au mouvement décolonial.
00:57:58Bon. Décryptage.
00:58:00Déjà, le
00:58:02principe du décolonialisme tel qu'on
00:58:04en parle aujourd'hui est décorrélé de la réalité.
00:58:06On a décolonisé
00:58:08dans la deuxième moitié du XXe siècle.
00:58:10Ça, c'est terminé, on n'a plus de colonies, plus personne
00:58:12n'en a. Mais aujourd'hui, c'est devenu
00:58:14un mouvement politique. Il faudrait
00:58:16décoloniser les esprits, on serait resté des colons
00:58:18dans nos têtes, ce qui est totalement faux.
00:58:20Ce qui, pour ma génération,
00:58:22n'a jamais connu ça à titre personnel.
00:58:24Et ensuite, pour rebondir sur
00:58:26ce parallèle extrêmement
00:58:28de mauvais goût, j'allais dire
00:58:30fumeux, mais ce n'est pas la bonne expression ici,
00:58:32pour comparer
00:58:34Auradour-sur-Glane aux enfumades,
00:58:36il faut d'abord comprendre ce qu'a été Auradour-sur-Glane.
00:58:38C'est-à-dire que c'est la division
00:58:40d'Eisreich, qui est une division de
00:58:42SS spécialisée dans l'attaque des civils
00:58:44qui va terroriser Auradour-sur-Glane
00:58:46en l'encerclant,
00:58:48soi-disant pour éviter les maquillages et les armes.
00:58:50Alors qu'il n'y a aucun maquillage à Auradour-sur-Glane,
00:58:52il n'y a pas de cache d'armes. Donc, ils arrivent,
00:58:54ils encerclent, ils tuent les hommes, ils rassemblent
00:58:56les femmes et les enfants dans l'église,
00:58:58ils les asphyxient, puis ils y mettent
00:59:00le feu et quiconque essaye de s'échapper
00:59:02par les fenêtres est tiré comme un lapin.
00:59:04Donc, c'est vraiment un but d'assassiner
00:59:06l'intégralité de cette population
00:59:08et de raser le village. Ce qui s'est
00:59:10passé avec les deux enfumades qui ont eu lieu
00:59:12en Algérie dans les années 1840,
00:59:14ce n'est pas la même chose.
00:59:16On est dans une entreprise de colonisation
00:59:18qui est difficile, qui se passe mal.
00:59:20Bugeaud, d'ailleurs, n'est pas du tout contente d'être là
00:59:22et l'armée française n'est pas du tout contente d'être là.
00:59:24Mais c'est Louis-Philippe qui veut poursuivre
00:59:26cette entreprise de colonisation.
00:59:28Donc, on obéit parce qu'on est légaliste.
00:59:30Il s'avère que dans les montagnes
00:59:32de Dara, il y a un mouvement
00:59:34de révolte qui se fait contre
00:59:36la colonisation française.
00:59:38Ce qui est légitime, une révolte populaire
00:59:40contre l'armée. Et bien, ce que va faire
00:59:42l'armée, c'est qu'elle va répondre, tout simplement,
00:59:44en allant, effectivement,
00:59:46brûler les villages. Mais, attention,
00:59:48elle s'agit comme les colonnes qu'il y avait
00:59:50en Vendée pendant la
00:59:52Révolution française. Mais, ce qu'il se passe
00:59:54à Dara, c'est que la population
00:59:56locale va se réfugier dans les grottes
00:59:58et que les Français leur disent,
01:00:00le colonel Pellissier, rendez-vous.
01:00:02Ils ne veulent pas se rendre.
01:00:04Donc, les Français décident d'enfumer
01:00:06et d'entrer de la grotte pour pousser
01:00:08les Algériens à en sortir.
01:00:10Sauf qu'ils n'en sortent pas.
01:00:12Et ils découvrent, après cet épisode, évidemment,
01:00:14que les gens sont morts asphyxiés et on a
01:00:16des lettres de soldats qui disent
01:00:18c'est horrible, on a essayé de sauver les enfants
01:00:20ensuite en allant dans la grotte, de les réanimer,
01:00:22de leur donner de l'eau. C'est vécu comme
01:00:24quelque chose d'abominable et l'État
01:00:26français, les députés, ne soutiennent
01:00:28pas ce type d'entreprise. Donc, il n'y a eu que
01:00:30deux enfumades qui ne sont absolument
01:00:32pas comparables à ce qui s'est passé
01:00:34au Radour-sur-Glane. Donc, quand M. Apathy
01:00:36des centaines de Radours
01:00:38sur Glane, quand il dit
01:00:40il y a eu des centaines, il ne dit pas il y en a eu deux, trois
01:00:42des centaines, tout ça est une
01:00:44contre-vérité historique. C'est une contre-vérité
01:00:46historique ? Alors, dans quel but le fait-il
01:00:48et quelle est sa source ? Si il a lu
01:00:50ce que l'on va trouver dans la presse
01:00:52algérienne, qui a un but
01:00:54politique contre la France, de
01:00:56monter sa population contre la France, que la France
01:00:58est responsable de tout, exactement
01:01:00comme à l'époque de Mao ou de
01:01:02Staline, le coulac était responsable de
01:01:04tous les maux. Là, on désigne le français. S'il n'a lu
01:01:06que ça, peut-être que de bonne foi,
01:01:08il croit que la propagande algérienne
01:01:10dit des choses exactes. Après,
01:01:12s'il est au courant de la réalité historique
01:01:14et qu'il choisit cet axe-là,
01:01:16pourquoi le fait-il ? Ça, je ne sais pas, je ne suis pas
01:01:18dans sa tête. Non, mais c'est intéressant
01:01:20de préciser ça, parce
01:01:22que personne... Vous voyez, l'exercice
01:01:24de fact-checking que vous venez
01:01:26de faire, je ne l'ai lu nulle part.
01:01:28Moi aussi, j'ai regardé tout ce qui se faisait...
01:01:30Donc, déjà,
01:01:32des centaines, vous dites qu'il y en a eu
01:01:34deux, et c'est abominable.
01:01:36Bien sûr, c'est abominable.
01:01:38Et les soldats français trouvaient ça abominable.
01:01:40Bien sûr, mais ce n'est pas du tout l'histoire qu'on nous
01:01:42raconte. C'est ça qui est terrible.
01:01:44Ce n'est pas du tout l'histoire qu'on nous raconte.
01:01:46Oui, la conquête de l'Algérie a été terrible.
01:01:48Et comme, effectivement...
01:01:50C'est toute la difficulté, d'ailleurs, pour un
01:01:52journaliste. Quand,
01:01:54sur un plateau de télévision, quelque chose
01:01:56de ce type est dit, j'imagine
01:01:58qu'Amandine Bégaud et
01:02:00M. Soto et Thomas Soto, ils ne savaient
01:02:02pas précisément les choses.
01:02:04Ils le savent 24 heures plus tard.
01:02:06Ils ont travaillé. Tout le monde ne sait pas tout, par définition.
01:02:08Donc, tu ne peux pas apporter la contradiction.
01:02:10Donc, tu as quelqu'un qui dit juste n'importe quoi.
01:02:12M. Apathy dit n'importe quoi.
01:02:14M. Apathy dit n'importe quoi. Alors, il peut venir
01:02:16vous répondre, d'ailleurs, sur ce plateau.
01:02:18Il ne viendra pas. Mais il peut,
01:02:20s'il souhaite et veut vous répondre précisément,
01:02:22demain matin, sur ce plateau, et
01:02:24vous apporter la contradiction,
01:02:26et vous expliquer comment
01:02:28la France a fait
01:02:30des centaines de radours
01:02:32sur Glade, des centaines. Il y a eu 650
01:02:34morts aux radours sur Glade.
01:02:36Donc, c'est ça.
01:02:38Eh bien, qui vienne ? Moi, je le mets au défi
01:02:40de venir.
01:02:42Je fais juste un petit point supplémentaire. Ces histoires
01:02:44des enfumades, elles ne parlent pas de nulle part.
01:02:46Au début, Bugeaud a essayé de créer
01:02:48une trêve avec Abdelkader en
01:02:501837. Le territoire était
01:02:52en gros partagé. Il ne devait plus y avoir
01:02:54de problèmes. Et Bugeaud rentre en France
01:02:56en disant qu'il faut arrêter. Cette conquête est
01:02:58trop onéreuse à la France. Le problème,
01:03:00c'est que ce sont les Algériens qui vont
01:03:02attaquer les premiers colons
01:03:04qui sont dans la plaine de la Mitidja,
01:03:06qui sont en train de s'installer dans la zone qui est
01:03:08française à ce moment-là. Et là,
01:03:10la France n'a que deux options,
01:03:12l'évacuation de l'Algérie ou la riposte.
01:03:14Et ils ont choisi la riposte
01:03:16pour des questions politiques de l'époque.
01:03:18– Et juste une chose, vous avez
01:03:20totalement raison. C'est intéressant
01:03:22de voir si on peut hiérarchiser les horreurs
01:03:24au fond dans l'histoire.
01:03:26– L'historien le peut,
01:03:28l'évotion ne le peut pas. Une vie, c'est terrible
01:03:30pour chacun. Mais l'historien a le devoir
01:03:32de classer les choses. – Je pensais à
01:03:34Jean-Michel Apathy, l'Archcom et ses vies.
01:03:36Mais la grande différence,
01:03:38c'est que personne, ici ou ailleurs,
01:03:40ne réclame le départ
01:03:42de Jean-Michel Apathy
01:03:44de l'univers médiatique.
01:03:46– Mais vous avez parfaitement raison.
01:03:48– C'est ce que vous avez dit plusieurs fois.
01:03:50La liberté d'expression,
01:03:52on est au cœur de cela
01:03:54sur cette chaîne.
01:03:56Et je vais vous dire, même l'Archcom,
01:03:58je ne suis pas sûr que l'Archcom puisse faire quelque chose
01:04:00puisque précisément, nos confrères
01:04:02ont fait le travail de modérateur.
01:04:04Et Thomas et Amandine
01:04:06l'ont fait. Donc ils sont piégés.
01:04:08Après, ce qu'il faudrait, ce qu'on pourrait
01:04:10imaginer, c'est que le lendemain,
01:04:12la rédaction, en l'occurrence d'RTL,
01:04:14est-ce qu'elle l'a faite ou pas,
01:04:16de dire voilà ce qu'a dit M. Apathy.
01:04:18Alors les auditeurs, je vous précise que…
01:04:20faire une sorte de fast…
01:04:22comment on dit ? – Fact-checking.
01:04:24– Fact-checking. – Aucune prudence dans l'expression.
01:04:26On peut au moins le dire.
01:04:28– Oui. Voilà ce qu'on
01:04:30pouvait dire sur
01:04:32ce sujet.
01:04:34Dans l'actualité également,
01:04:36on pouvait vous parler de Mohamed Hamra
01:04:38qui sera
01:04:40dans des conditions
01:04:42particulières de détention et c'est une bonne chose
01:04:44M. Bilger.
01:04:46J'ai eu une grande joie
01:04:48quand on l'a interpellé
01:04:50mais j'ai fini par avoir la nausée
01:04:52face à la
01:04:54médiatisation forcenée
01:04:56dont on en autorise criminels.
01:04:58– Oui, vous avez raison mais c'est…
01:05:00parce que c'était pas en France.
01:05:02– Oui. – Donc ça se passait
01:05:04à Buccarat. – Ça continue un peu.
01:05:06Ça a continué, j'ai écouté
01:05:08les radios, on en parle beaucoup.
01:05:10– Alors il faut pas que j'en parle ?
01:05:12– Si, si !
01:05:14– C'est quoi votre système ?
01:05:16Alors dites-moi,
01:05:18on en parle beaucoup. – Mais vous avez tout à fait
01:05:20raison. – Alors c'est quoi ? Qu'est-ce que je veux dire ?
01:05:22Qu'est-ce qui vous a choqué ? C'est les images uniquement.
01:05:24C'est pas qu'on en parle. – Pas seulement
01:05:26les images, le fait qu'on en a parlé
01:05:28trop. On a compris qu'il
01:05:30avait été interpellé en Roumanie.
01:05:32– Vous voulez dire quoi ? – Mais je veux dire en permanence
01:05:34on a parlé
01:05:36de cette interpellation de
01:05:38Mohamed Hamra, de ce qui va se passer.
01:05:40Je trouve que ça n'est pas
01:05:42normal. – Mais pourquoi ? Je comprends pas ça.
01:05:44– Je trouve qu'on mythifie un criminel,
01:05:46on parle de son interpellation,
01:05:48on dit qu'il est incarcéré
01:05:50très bien, ça s'arrête pas.
01:05:52– Mais on va faire un code du temps
01:05:54de parole sur... – Mais non, mais écoutez,
01:05:56vous trouvez normal
01:05:58que des médias
01:06:00surabondamment parlent
01:06:02d'un criminel pour
01:06:04en définitive lui donner
01:06:06une sorte d'aura délétère ?
01:06:08Je trouve que c'est lamentable. – Donc c'est quoi votre solution ?
01:06:10– On se tait, à un moment donné.
01:06:12– C'est ce que je vous ai dit, disons que j'en parle pas.
01:06:14– Non mais vous, je ne vous le reproche pas.
01:06:16Qui serait ? Mais non,
01:06:18vous venez, vous dites on va parler
01:06:20de Mohamed Hamra, je ne sais pas
01:06:22ce que vous allez en dire, c'est tout à fait
01:06:24normal. Mais sinon
01:06:26je trouve que ça donne la nausée,
01:06:28tout ça.
01:06:30Cette espèce de mythification
01:06:32sur des criminels.
01:06:34– Oui mais là,
01:06:36les gens attendaient... – Jean-Phil, Jean-Seb.
01:06:38– L'annonce de son arrestation était une nouvelle
01:06:40qui était attendue depuis longtemps et je pense que ça
01:06:42réjouit beaucoup de monde et heureusement, c'est normal
01:06:44qu'on en parle et qu'on le fasse savoir parce que enfin
01:06:46c'est la fin d'une cavale
01:06:48et puis
01:06:50moi ça me rassure de savoir
01:06:52qu'il a été attrapé, qu'il va être dans une prison
01:06:54avec un traitement particulier
01:06:56parce que c'est à la hauteur de ce qu'il a pu faire
01:06:58et ce qui m'a moi énervé sur les images
01:07:00c'est son sourire arrogant à son
01:07:02arrestation. – Mais bien sûr, là il a raison.
01:07:04Moi ce qui m'a énervé,
01:07:06il a le sourire arrogant.
01:07:08– Non mais c'est les images, il a raison, la mythification...
01:07:10– Mais la question absurde du journaliste,
01:07:12le journaliste qui pose une question
01:07:14à Mohamed Amra en Roumanie,
01:07:16c'est d'une indécence totale.
01:07:18– Cette séquence,
01:07:20vous avez 100% raison, elle n'aurait pas pu
01:07:22se produire en France parce qu'effectivement
01:07:24les criminels ne sont pas montrés comme ça
01:07:26dans une...
01:07:28au vu de tous et au vu des journalistes.
01:07:30Mais en revanche,
01:07:32en plus il sourit et il provoque
01:07:34et vous avez 100% raison, mais après
01:07:36d'en parler, par exemple je voulais vous faire écouter
01:07:38Dominique Garcia, Dominique Garcia
01:07:40c'est le père d'Arnaud Garcia
01:07:42donc un des tués
01:07:44qui était dans la pénitentiaire
01:07:46et Dominique Garcia a pris la parole et je vous propose
01:07:48de l'écouter.
01:07:50– La haine je l'ai depuis
01:07:52le départ,
01:07:545 minutes après
01:07:56l'assassinat,
01:07:58la haine est montée en moi depuis.
01:08:00Je l'ai toujours, elle est
01:08:02descendue un petit peu,
01:08:04mais je l'ai toujours donc
01:08:06je l'aurai jusqu'au
01:08:08tribunal. On attend
01:08:10au niveau du tribunal
01:08:12que chacun
01:08:14donne ses responsabilités,
01:08:16les opérations qu'ils ont commises
01:08:18et surtout, surtout pour moi
01:08:20mettre un visage
01:08:22sur le gars qui a assassiné mon fils.
01:08:24– Et il est remarquable,
01:08:26avec toutes ces interventions
01:08:28qu'on peut suivre régulièrement,
01:08:30il est tout à fait remarquable.
01:08:32Dans l'actualité également,
01:08:34vous avez vu que M. Nordal-Lelandais
01:08:36a changé de nom.
01:08:38Il a changé de nom, mais ça c'est possible
01:08:40Philippe Boucher ? – Je crois.
01:08:42– Mais comment, vous voyez, c'est là
01:08:44encore le décalage
01:08:46qu'il peut y avoir entre
01:08:48une forme de bon sens populaire qui entend ça
01:08:50et la loi ou la justice
01:08:52qui permet ça.
01:08:54Comment c'est possible que Nordal-Lelandais
01:08:56ait accès à changer de nom ?
01:08:58– Encore, c'est…
01:09:00– C'est dérisoire sans doute.
01:09:02– C'est moins choquant que d'autres privilèges
01:09:04qu'on donne à des condamnés.
01:09:06– Il avait pu avoir des relations
01:09:08avec des personnes de l'extérieur,
01:09:10c'est une polémique par rapport à ça.
01:09:12– Il a adopté le nom
01:09:14de jeune fille de sa mère
01:09:16et évidemment le père de Maëlys,
01:09:18parce qu'on ne pense jamais aux victimes.
01:09:20Le père de Maëlys, écoutez-le.
01:09:22– Il déclare qu'il veut
01:09:24encore tromper son monde
01:09:26avec le changement de nom pour donner
01:09:28entre guillemets une bonne conscience
01:09:30et d'enterrer son passé quelque part.
01:09:32Voilà, il essaie de tromper les gens.
01:09:34C'est ce que je pense. Il veut effacer le passé.
01:09:36Ça montre à quel point
01:09:38il est prêt à tout, disons-le.
01:09:40Il a tourné la page pour lui purer
01:09:42notre importance sur son passé.
01:09:44Voilà, il faut aller de l'avant, il faut changer
01:09:46de nom. J'ai fait un enfant
01:09:48en prison, voilà, qui c'est un père responsable
01:09:50et je suis choqué.
01:09:52Je n'ose ôter la vie d'un enfant,
01:09:54ma fille, Maëlys.
01:09:56De toute façon, c'est une personne qui n'a aucun remord,
01:09:58quelque part. Avec son changement
01:10:00de nom, je trouve ça complètement
01:10:02stupide. Je suis en colère.
01:10:04– On rappelle qu'il purge d'une peine
01:10:06depuis 2022
01:10:08pour une peine de réclusion de criminel
01:10:10à perpétuité assortie d'une mesure de sûreté de 22 ans.
01:10:12Je ne sais pas pourquoi il n'y a que 22 ans de sûreté,
01:10:14franchement. Mais bon, il avait enlevé
01:10:16et tué Maëlys, 8 ans, lors d'une soirée de mariage
01:10:18dans l'Isère en août 2017.
01:10:20Et en fait, il a écopé d'un an
01:10:22à la prison ferme. Il a été requis plus directement
01:10:24hier devant la cour d'appel de Reims, c'est pour ça
01:10:26qu'on l'a appris. Il a été sorti
01:10:28de sa cellule. À l'encontre
01:10:30de M. Le Landel, criminel était jugé
01:10:32à huit clots pour l'agression sexuelle d'une petite cousine
01:10:34mineure en 2017.
01:10:36Donc, on ne pense jamais aux victimes.
01:10:38– Continuer à infliger de la souffrance aux victimes,
01:10:40malgré elles, celles qui sont enfermées.
01:10:42– C'est tout ce que je peux regretter.
01:10:44Jean-Phil Janssen, qui a grandi
01:10:46dans un petit village à Beaufort,
01:10:48commune située dans le Nord-Pas-de-Calais.
01:10:50C'est pas si fréquent un succès
01:10:52comme le vôtre, mais surtout un succès immédiat.
01:10:54C'est-à-dire que je me souviens très bien
01:10:56la première fois que vous êtes passé au Grosse Tête,
01:10:58ou la première ou deuxième fois.
01:11:00Moi, j'étais encore à RTL
01:11:02à cette époque-là, et Laurent,
01:11:04il travaille beaucoup, Laurent Roquet,
01:11:06il était là dès 6h du matin,
01:11:08il faisait la revue de presse. Et j'étais monté,
01:11:10on n'était pas au même étage, je lui ai dit
01:11:12mais qui c'est ce Jean-Phil Janssen ? C'est extraordinaire.
01:11:14C'est-à-dire que ça a marché tout dessus.
01:11:16– Mais même moi, je l'ai vécu comme ça.
01:11:18Je suis rentré à RTL à 16h,
01:11:20à 18h je suis sorti, j'étais une vedette.
01:11:22Je me souviens à l'époque, je jouais dans un petit théâtre
01:11:24à Paris, 60 places, que je peinais à remplir.
01:11:26Et là, en une semaine,
01:11:28on est passé au grand point,
01:11:301,400 places 6 fois par semaine, avec des gens qui faisaient la queue
01:11:32en connaissant juste ma voix, ils ne connaissaient même pas ma tête.
01:11:34J'ai percé en radio.
01:11:36Donc c'était très déstabilisant.
01:11:38Mais en même temps, je crois qu'il a eu un bon instinct.
01:11:40Je me souviens, moi quand je suis allé
01:11:42à ma première à RTL, j'étais pétrifié.
01:11:44J'avais mis tous mes enjeux de ma vie
01:11:46dans cette émission.
01:11:48– Vous étiez vraiment pétrifié ou pas ?
01:11:50Parce que souvent, les uns et les autres disent ça,
01:11:52mais en fait, vous avez confiance.
01:11:54– Non, parce qu'à ce moment-là, je ne suis pas habitué,
01:11:56je peine à remplir.
01:11:58Et en plus, j'arrive à la fin de mon congé sans solde à Air France,
01:12:00ça ne marche pas trop, ça vivote, en tout cas pas suffisamment
01:12:02pour prévoir une carrière et en vivre.
01:12:04Donc je me dis, en décembre, il faut que je retourne dans les avions.
01:12:06Et Laurent Richer me propose ça,
01:12:08le 6 octobre.
01:12:10Donc c'était vraiment en deadline pour moi.
01:12:12Et donc j'arrive, avec tous les enjeux,
01:12:14de dire, c'est la last chance, voilà.
01:12:16Et il y a Christine, je me souviens,
01:12:18j'arrive dans les loges,
01:12:20il y a tout le monde, que des gens qui m'impressionnent,
01:12:22Ariel Nombal, Bernard Mabie, Kersoson,
01:12:24tout le monde est là.
01:12:26Et Laurent Richer n'est pas encore là,
01:12:28et il y a Christine Bravo qui me voit,
01:12:30et avec sa goye, elle me fait, vous êtes qui vous ?
01:12:32Je te jure, j'ai failli prendre un plateau,
01:12:34servir des cafés à tout le monde,
01:12:36je me sentais encore hôtesse de l'air.
01:12:38Et je dis, je suis Jean Fijansen.
01:12:40Et Laurent Richer est arrivé, il a dit, c'est Jean Fijansen,
01:12:42et ça au Grosse Tête, faites-lui un bon accueil.
01:12:44Et Christine Bravo qui m'a dit, défonce-moi la gueule.
01:12:46J'ai dit, pardon ? Elle m'a dit, défonce-moi la gueule,
01:12:48moi j'ai l'habitude de toi, ça va t'aider.
01:12:50Et donc j'ai pu m'appuyer, la charrier,
01:12:52en fait ça m'a donné une aisance, Laurent m'a servi les plats,
01:12:54parce qu'il adore les anecdotes d'avions,
01:12:56et j'ai vraiment senti le truc, et quand on est sortis,
01:12:58Laurent m'a dit, j'étais sûr que ça marcherait, bienvenue au Grosse Tête.
01:13:00Oui, et c'est son instinct,
01:13:02et puis c'est sa générosité aussi.
01:13:04Parce qu'il est généreux,
01:13:06il est loyal, et dans ce métier,
01:13:08c'est pas si fréquent.
01:13:10Combien de temps vous êtes resté,
01:13:12à Stewart ?
01:13:1420 ans.
01:13:16J'ai commencé d'abord dans une petite compagnie
01:13:18qui n'existe plus aujourd'hui, mais que vous avez dû connaître,
01:13:20qui s'appelait Air Littoral, c'était basé dans le Sud.
01:13:22J'ai commencé à travailler à Air Littoral,
01:13:24donc j'étais tout seul avec mes 50 passagers dans l'avion,
01:13:26c'était très marrant, mais très bizarre en même temps.
01:13:28Et puis après je suis rentré à Air France,
01:13:30parce qu'on rêve de rentrer à Air France.
01:13:32Mais qu'est-ce que vous faisiez comme blague,
01:13:34quand même, on ne peut pas faire des blagues.
01:13:36Par exemple, j'ai souvent pris l'avion,
01:13:38je n'ai jamais vu un Stewart faire des blagues.
01:13:40Aujourd'hui, le commandant, il vous laisserait peut-être...
01:13:42Vous faites des sauts de puce en France, sûrement.
01:13:44Je faisais du long courrier.
01:13:46Vous preniez le micro et vous abusiez la cabine ?
01:13:48Je ne faisais pas une kermesse de la bière non plus.
01:13:50Mais j'avais le temps de faire du lien,
01:13:52de parler avec les gens, et après,
01:13:54entre deux services, comme les gens se lèvent,
01:13:56ils voyagent dans l'avion, moi je tenais souvent le bar,
01:13:58je faisais la buvette, ça a toujours été mon rôle.
01:14:00Le bar en premier ou en business,
01:14:02les gens venaient me parler,
01:14:04et donc je racontais des histoires,
01:14:06ou alors je vivais des anecdotes.
01:14:08J'étais toujours effaciné par que l'avion,
01:14:10c'est un espèce de panel de société.
01:14:12Il y a plein de gens qui sont assis les uns à côté des autres,
01:14:14qui, dans la vraie vie, n'auraient rien à foutre
01:14:16les uns assis à côté des autres,
01:14:18parce qu'il y en a qui vont à un mariage,
01:14:20à côté, ils vont à un enterrement,
01:14:22donc ça donne des cocktails et des situations détonantes.
01:14:24Il y a des classes sociales dans l'avion aussi,
01:14:26parce que quand vous faites des longs courriers,
01:14:28celui qui est en première, il ne paye pas
01:14:30parce que là,
01:14:32c'est une blinde, si j'ose dire,
01:14:34de voyager en première.
01:14:36Vous allez aux Antilles en première,
01:14:38un billet Air France, c'est combien ?
01:14:40C'est 4, 5, 6 000 euros peut-être ?
01:14:42Ça dépend de la destination. En première, c'est plus cher que ça.
01:14:44Plus cher que ça ?
01:14:46Oui, en première. Il y a première, business,
01:14:48éco-premium et éco. J'ai encore tout.
01:14:50C'est incroyable.
01:14:52Et les différences, parce qu'un billet pour aller aux Antilles,
01:14:54c'est peut-être 500 euros
01:14:56pour un Air France,
01:14:58mais si vous voulez aller en première,
01:15:00c'est peut-être 10 000 euros, c'est 20 fois plus.
01:15:02Pour un aller-retour, c'est 10 000 euros.
01:15:04Vous dites, il paraît que quand on devient une vedette,
01:15:06on change, mais c'est surtout votre entourage
01:15:08qui change. Moi, tu verrais,
01:15:10il y a un nombre de ramifications de ma famille
01:15:12depuis que je suis connu. J'ai des oncles et des tantes
01:15:14qui sortent de partout et puis ils ont tous un point commun,
01:15:16ils subissent tous l'inflation
01:15:18de plein fouet.
01:15:20Oui, c'est vrai.
01:15:22En fait, comme ça a été fulgurant pour moi,
01:15:24j'ai vu aussi la fulgurance du changement autour de moi.
01:15:26À ce moment-là, je me sentis le besoin
01:15:28de me rapprocher de ma famille et de mes amis
01:15:30d'enfance, ceux qui m'ont toujours connu avant
01:15:32parce que je sentais bien que tout devenait fake
01:15:34ou en tout cas très superficiel autour de moi
01:15:36et puis les gens ne me parlaient que de leurs problèmes d'argent,
01:15:38c'était très compliqué. Moi, qu'on avait toujours eu en plus dans ma vie,
01:15:40là, je me retrouvais dans la situation inverse.
01:15:42C'était marrant.
01:15:44Après, c'est qui vous approche,
01:15:46pourquoi, surtout quand ça va vite.
01:15:48Et moi, j'ai vu tous mes repères
01:15:50changer, c'est-à-dire que je n'étais plus à France,
01:15:52mes amis naviguants, je les vois maintenant parce que justement
01:15:54ils naviguent, donc c'est des plannings très décalés
01:15:56et autour de moi, il y a tout un entourage
01:15:58qui s'est mis en place. C'est difficile de trouver
01:16:00sa place quand c'est fulgurant.
01:16:02C'est en même temps fascinant, c'est génial, on adore
01:16:04et n'importe quel artiste rêve de vivre ça,
01:16:06mais en même temps, ça m'a beaucoup déstabilisé
01:16:08parce qu'au même moment, j'étais avec quelqu'un
01:16:10en couple qui n'a pas supporté
01:16:12cette fulgurance, alors qu'il m'a toujours soutenu, qu'il a collé les affiches
01:16:14avec moi à Vignon et qu'il m'a quitté au même moment où
01:16:16moi j'accédais. C'est lui qui vous a quitté ?
01:16:18Oui. Moi, en amour,
01:16:20si c'est un bourreau ou une victime, moi je suis toujours la victime.
01:16:22Je sais que c'est mon rôle.
01:16:24Mais du coup, c'était marrant parce que les gens
01:16:26m'acclamaient sur scène, ils faisaient la queue, tout marchait pour moi
01:16:28et je rentrais à la maison, mon mec était parti
01:16:30avec les meubles, il m'avait laissé la chatte,
01:16:32il y avait un ascenseur émotionnel à ce moment-là,
01:16:34c'était marrant. Enfin, c'était marrant. J'en faisais un sketch.
01:16:36Et vous avez
01:16:38finalement regretté d'avoir
01:16:40du succès ? Vous auriez préféré garder
01:16:42votre amant ? Non.
01:16:44Vous avez l'amour,
01:16:46ça va, ça vient, j'en trouverai un autre, c'est pas grave.
01:16:48Mais le succès, voilà.
01:16:50En tout cas, j'ai senti, du coup je me suis dit
01:16:52bon, visiblement l'amour c'est une contrariété,
01:16:54donc là il se passe quelque chose avec sa carrière tardive
01:16:56parce que c'est après 40 ans que ça m'est arrivé, donc j'ai dit
01:16:58pérennis de ce qui se passe, mets des oeillères, oublie l'amour
01:17:00et travaille. Et c'est ce que j'ai fait. Et ça fait combien de temps ?
01:17:02Ça fait
01:17:049 ans que je suis au Grosse Tête maintenant et ça va faire
01:17:06j'ai commencé mes premières scènes en 2013
01:17:08ça va faire 10 ans que je
01:17:10fais de la scène et j'ai explosé
01:17:12en 2016. Donc ça fera 10 ans l'année
01:17:14prochaine. Et j'ai rien vu passer.
01:17:16C'est pas si fréquent, hein ?
01:17:18Non. Parce que des one-man, il y en a plein
01:17:20qui tentent de faire rire
01:17:22et c'est vraiment
01:17:24d'abord c'est très dur de faire rire
01:17:26Oui, et puis il y avait le côté nouveauté
01:17:28j'étais le steward qui était catapulté sur scène
01:17:30il y avait la curiosité et je me suis dit
01:17:32est-ce que pour le deuxième spectacle
01:17:34il n'y a pas la même histoire à raconter, je suis installé
01:17:36donc il fallait que
01:17:38je parte sur autre chose que les avions
01:17:40et je suis content parce que c'était
01:17:42beaucoup plus intime. Alors je dirais
01:17:44comme tout le monde dit, c'est le spectacle de la
01:17:46maturité.
01:17:50Mais du coup, c'est un grand cri d'amour à mes parents
01:17:52parce que mes parents vieillissent et je pense que
01:17:54j'ai des choses à leur dire avant qu'ils ne voient pas
01:17:56Quel âge ont vos parents ?
01:17:5877
01:18:00et 78. Ils vont vivre
01:18:0210 ans. Oui, mais ils sont un peu usés par
01:18:04une vie de travail, mon père est ouvrier
01:18:06Vous les aidez, par exemple ?
01:18:08Financièrement, vous les aidez ?
01:18:10Si je peux faire gagner des points de vie à mes parents
01:18:12qui n'ont pas eu la vie facile
01:18:14et je vois bien que pour eux, ma notoriété
01:18:16eux, ils voient ça de l'extérieur
01:18:18ils sont dans leur village dans le nord
01:18:20ils ne voient pas l'effervescence parisienne
01:18:22donc pour eux, moi je n'ai pas changé
01:18:24ça ne change rien. Ils voient bien qu'il s'est passé quelque chose
01:18:26et ils sont fiers que j'ai réussi parce que
01:18:28mon père ouvrier syndicaliste, il fait beaucoup de soucis
01:18:30quand j'ai dit papa, j'arrête Air France, je vais faire artiste
01:18:32il m'a dit, mais tu es cinglé mon fils, c'est pour te tenir
01:18:34tu vas faire saloperie à la banque
01:18:36Et ils nous écoutent là, votre père ?
01:18:38Oui, sûrement. Il s'appelle comment ? Jean-Pierre
01:18:40Syndicaliste de quel syndicat ?
01:18:42CFDT. CFDT, ça va !
01:18:44Il était bras droit de Nicole Nota
01:18:46à l'époque de Nicole Nota
01:18:48CFDT, ça va !
01:18:50Sommeil à la midi, ils nous rappellent les titres
01:18:52et on termine l'émission avec vous et pourquoi pas
01:18:54avec une bande annonce. Quand je disais
01:18:56est-ce que vous les aidez, vous voyez, parfois
01:18:58il y a des parents qui n'ont pas envie justement, la vie est belle
01:19:00quand la vie est belle, ils ont leur retraite, etc
01:19:02et puis ils n'ont pas envie d'être...
01:19:04Mais ils ne craignent pas l'argent, machin
01:19:06c'est moi qui leur rend la vie
01:19:08Vous leur faites des cadeaux, des cadeaux
01:19:10mais bon, ils ont une...
01:19:12Ouais, et puis je suis là, et puis ils sont copains
01:19:14Exactement. Somaya, c'est à vous
01:19:16La dépouille d'eau
01:19:18La dépouille d'eau
01:19:20à Diya Olomi, identifiée parmi
01:19:22les quatre corps remis à Israël
01:19:24cette nuit. Il s'agit du dernier
01:19:26otage français retenu dans la bande de Gaza
01:19:28Je partage la douleur immense de sa
01:19:30famille et de ses proches à réagir ce matin
01:19:32Emmanuel Macron sur X qui ajoute
01:19:34que la barbarie du Hamas
01:19:36doit prendre fin
01:19:38La France condamnée pour violation du droit à la vie
01:19:40par la Cour Européenne des Droits de l'Homme
01:19:42dans l'affaire Rémy Fraisse
01:19:44Souvenez-vous, ce botaniste de 21 ans
01:19:46avait été tué en 2014
01:19:48par l'explosion d'une grenade par un gendarme
01:19:50mobile qui lui a bénéficié
01:19:52d'un non-lieu
01:19:54Et puis, quatrième jour du procès
01:19:56le Squarnek, l'ex-chirurgien, est attendu
01:19:58à la barre dès cet après-midi, 13h
01:20:00pour répondre des accusations
01:20:02de viol sur près de 300 enfants
01:20:04Un procès hors normes que les jeunes victimes
01:20:06attendent depuis longtemps
01:20:08Je regarde toujours
01:20:10là où vous allez passer, je vois que vous allez
01:20:12à Nantes, je cite toujours Nantes
01:20:14à la Cité des Convêts, et vous allez à
01:20:16L'Atlantia, c'est une très
01:20:18belle salle, vous allez passer le 19 avril
01:20:20et vous savez ce que c'est le 19 avril ?
01:20:22Je pense que c'est Pâques
01:20:24donc vous allez avoir beaucoup de monde
01:20:26parce que le 21 avril c'est le dimanche de Pâques
01:20:28donc le 19 ça doit être
01:20:30le vendredi, de mémoire
01:20:32et je peux vous dire que le vendredi
01:20:34à la boule, Jean-Phi-Jean-Seine
01:20:36ça va être...
01:20:38Je peux vous dire, parce que Pâques c'est très tard
01:20:40cette année, le 21 avril
01:20:42c'est lié aux lunes, comme vous le savez
01:20:44Oui bien sûr, et aux oeufs
01:20:46Oui
01:20:50Bon, il nous reste 2 minutes, on peut voir la bande-annonce
01:20:52de Jean-Phi-Jean-Seine ? Voyons la bande-annonce
01:20:56Il paraît quand on devient une vedette
01:20:58on change, mais c'est surtout
01:21:00notre entourage qui change
01:21:02Moi tu verrais, il y a un nombre de ramifications dans ma famille
01:21:04depuis que je suis connu
01:21:06J'ai des oncles et des tantes qui sortent de partout
01:21:08Ils ont tous un point commun, ils subissent tous l'inflation de plein fouet
01:21:10Je fais, maman, maman, tu te rends compte ?
01:21:12Je vais danser avec les stars, danser avec les stars
01:21:14Ah oui ? Mais avec quels stars tu vas danser ?
01:21:16A la fin de l'émission
01:21:18on amène mes parents devant Michel Drucker
01:21:20C'est comme s'ils étaient devant la tour Eiffel
01:21:22Ils attendaient que Michel les clignote
01:21:24Et puis t'as vu aussi, quand t'as 50 ans
01:21:26tu fais des bruits vieux
01:21:28Je te jure, tu fais
01:21:30Ah non, tu manges un Tic Tac
01:21:32t'es ballonné pendant 3 semaines
01:21:34Quand je fais mes courses au supermarché
01:21:36Tu sais, ce moment où t'arrives à la caisse
01:21:38où il y a 15 personnes derrière toi
01:21:40Avec la caissière qui a l'air très épanue, ils te jettent les sacs à la gueule
01:21:42Les sacs dont les bords restent toujours tout collés
01:21:44que t'arrives jamais à les décoller dans la panique
01:21:46On dirait un mongol qui sort un slip
01:21:48Une qui t'a reconnu dans la foule
01:21:50et qui dit, c'est comme mon grosse tête, il est pas rapide
01:21:52Alléluia, alléluia, alléluia
01:21:54Tu sais, gamin
01:21:56Même que tu serais un assassin, tu serais mon fils quand même
01:21:58J'ai tué personne, maman, je suis juste pédé
01:22:00Merci les gens
01:22:10Quelle énergie
01:22:12Alors le 19 avril, c'est le samedi, c'est encore mieux
01:22:14parce que c'est la veille de Pâques
01:22:16Le lendemain, je rappelle
01:22:18que le Christ est ressuscité le lendemain
01:22:20Donc vous serez le 19 avril à la boule
01:22:22Et si vous êtes à la boule à ce moment-là, je vous invite
01:22:24Le lendemain, on fera une chasse aux oeufs si vous voulez
01:22:26C'est une proposition, c'est ça ?
01:22:28C'est vous qui écrivez tout ?
01:22:30Oui
01:22:32Je dis pas qu'un jour, je vais pas faire appel à des gens
01:22:34pour muscler ça
01:22:36Mais là, je voulais écrire tout seul et j'ai tout écrit
01:22:38Et puis vous avez un potentiel sympathique quand même
01:22:40qui est peu commun
01:22:42Tout le monde vous aime
01:22:44C'est quelque chose que je peux apprécier de temps en temps
01:22:46ou que je peux envier
01:22:48Merci beaucoup
01:22:50Que je pourrais envier
01:22:52C'était formidable
01:22:54Vraiment, merci de ce moment, cher Jean-Phi
01:22:56Et puis, je l'ai dit
01:22:58Demain, vous êtes à
01:23:00Plouguerneau
01:23:02L'espace culturel armoricain
01:23:04Et le 1er, vous êtes à Lorient, Le Mans
01:23:06Ah si, j'ai vu également que vous allez au Cap d'Agde
01:23:08Oui
01:23:10Préservaire naturiste
01:23:12Il y a pas le sud-ouest ?
01:23:14Oui, parce que j'ai habité dans le sud-est pendant un moment
01:23:16Et vous allez au Cap d'Agde
01:23:18Dans la salle bleue
01:23:20Venez habiller, je vous invite
01:23:22Alors là, c'est un spectacle naturiste
01:23:24Je précise
01:23:26Vous êtes nu sur scène, c'est bien ça
01:23:28Je suis nu sur scène et je ne veux pas de textile à l'intérieur de la salle
01:23:30Les gens doivent venir nus également
01:23:32Exactement
01:23:34Bah écoutez, ma fiancée
01:23:36dit je veux bien le voir, il est drôle
01:23:38Est-ce que je peux me permettre un conseil ?
01:23:40Non, c'est fini
01:23:42Si vous voulez rire, une très bonne comédie
01:23:44populaire chorale
01:23:46qui s'appelle Avec ou sans enfants d'Elsa Bleau
01:23:48pour les Bretonnes, c'est à mourir de rire
01:23:50Il faut y aller, ça y est
01:23:52Avec ou sans enfants
01:23:54Nous irons, merci grandement
01:23:56Mathieu, Cébile Prolat était à la réalisation
01:23:58Merci à Mathieu qui était à la vision
01:24:00Merci à Greg qui était au son, Marine Lanson était avec nous
01:24:02Jean Delacoste, l'art est mondit
01:24:04Bonne journée à tous
01:24:06Bonjour à nos amis des Grosses Têtes
01:24:08Et j'emmarque Morandini dans une seconde