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Nous sommes loin d'être les moins-disants en termes d'augmentations salariales, d'intéressement et de participation", pour les salariés indique Pascal Lernoud, directeur des ressources humaines sur le site ciotaden d'Ardagh Metal Packaging, société qui fabrique des canettes en aluminium pour les boissons les plus renommées. La direction de l'entreprise a décidé de réagir, alors qu'elle est touchée par un mouvement social lancé par la CGT le lundi 17 février, et suivi par 130 salariés environs sur plus de 300 sur le site. Au cœur des revendications des grévistes ? Le pouvoir d'achat et les conditions de travail.
Des demandes que la direction juge disproportionnées au regard de sa politique salariale. "Les salaires ont toujours été augmentés plus que l'inflation. Et encore cette année : elle est en moyenne à 2 %, et nous avons signé, avec les syndicats CGT et FO, une augmentation de 3,40 % lors des Négociations annuelles obligatoire", détaille Pascal Lernoud. Il faut ajouter à cela intéressement - "qui n'est pas au prorata du salaire" - et participation, soit "une enveloppe de 8 000 à 10 000 € par an", plus "une prime pour le travail posté de 20,4 %", "une prime de présence de 5 %", "une prime transport et 13e mois".
Seulement "nous sommes au Smic horaire", peste Théo (*), opérateur de production depuis trois ans et en grève depuis bientôt deux semaines. Il était présent hier midi avec les autres grévistes devant l'usine située dans la zone Athelia IV, en compagnie des syndicalistes d'autres entreprises et une délégation du Parti communiste. "Ce qui nous sauve, assure-t-il, ce sont les primes parce que nous travaillons la nuit et le week-end. Nous sommes à découvert tous les mois, et on le comble à la fin de chaque trimestre avec les primes. mais si on est en arrêt maladie, l'indemnité est basée sur le Smic." Les grévistes demandent donc un "salaire de base au moins à 2 000 € par mois" et "une prime pour les travailleurs postés (c’est-à-dire sur la chaîne de production, Ndlr) de 100 €", confie le délégué syndical CGT Rémi Semon. Des revendications revues à la baisse par rapport au début du mouvement… (cf. éditions précédentes). Un petit pas dans le sens de la direction pour "qu'elle veuille bien nous rencontrer afin de trouver une solution à ce conflit en proposant une enveloppe". Sans oublier des évolutions sur les conditions de travail

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