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00:14 Bonsoir, le 7 mars, vu par le gouvernement, façon film catastrophe à la Une des Informées.
00:21 Également le panier inflation, le retour. Emmanuel Macron au Gabon.
00:27 Nous irons tout à l'heure à Libreville, Le Bras de Fer, Noël Legret, Amélie Oudéac, etc.
00:33 Suite du feuilleton à rebondissement.
00:35 Nous en parlons dans Les Informées avec Paul Barcelone, journaliste au service politique de France Info.
00:40 Avec Laurence Saillet, éditorialiste, chroniqueuse politique.
00:44 Avec François Rennart, journaliste, écrivain, chroniqueur à l'Obs.
00:49 Co-auteur avec Vincent Brogviel du Grand Larousse, illustré de la culture générale.
00:55 - Ça se passe bien, ça se vend bien, ça va ? - Très très bien, grâce à vous Jean-François.
00:59 - Je fais un petit quiz à la fin pour... - Allez, ça marche.
01:01 Et avec Patrice Moyon, chroniqueur économique et social et éditorialiste à Ouest France
01:06 et accessoirement breton également au passage.
01:08 Merci d'être là tous les quatre. Bonsoir, bienvenue. Nous sommes ensemble jusqu'à 21h.
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01:14 La France doit-elle avoir peur ? Le 7 mars approche, mardi prochain,
01:19 avec la menace de grève reconductible dans les trains, notamment contre la réforme des retraites.
01:25 Le porte-parole du gouvernement, Olivier Véran, au sortir du Conseil des ministres,
01:30 a décrit une sorte de film catastrophe.
01:33 Mettre la France à l'arrêt, ce serait alourdir une facture déjà salée.
01:37 Mettre la France à l'arrêt, ce serait laisser filer une crise qu'on peut encore éviter.
01:43 Mettre le pays à l'arrêt, c'est prendre le risque d'une catastrophe écologique,
01:46 agricole, sanitaire, voire humaine dans quelques mois.
01:49 Mettre la France à l'arrêt, ce serait négliger la santé de nos enfants.
01:53 En 15 ans, il est possible d'éradiquer le cancer du col de l'utérus grâce à la vaccination.
01:57 Vous l'aurez compris, la France est tout sauf à l'arrêt en ce moment. Elle se modernise.
02:02 Paul Barcelone, vous y étiez à cette conférence de presse classique.
02:06 C'est le point de presse après le Conseil des ministres.
02:08 Vous avez été surpris par le déroulé, cette anaphore, cette déclaration du porte-parole Olivier Véran ?
02:15 Oui, parce qu'il est allé tout seul et d'emblée, le porte-parole du gouvernement,
02:20 dans ce registre et sur ce terrain-là, alors que normalement,
02:24 parler de la mobilisation, parler des grèves, parler de la perspective du 7 mars,
02:29 généralement, Olivier Véran, il attend qu'on en soit aux questions des journalistes.
02:33 Là, il a débuté son point presse juste après avoir salué la salle.
02:37 C'était délibéré ?
02:38 C'était recherché, délibéré. L'anaphore était évidemment préparée.
02:42 Ce n'est pas à vous que je vais apprendre qu'on peut préparer ce genre de figure de style.
02:46 Deux éléments, très vite.
02:48 D'abord, je pense qu'il y a dans la tête du gouvernement la préparation de se dire
02:54 que le 7 mars, de toute façon, sera une journée bloquée, transports, raffineries et autres.
03:00 Et la deuxième chose, c'est comment, dans ce contexte-là,
03:04 réussir à faire passer d'autres discours, à avancer sur d'autres dossiers
03:09 et à trouver un tout petit peu de bande passante.
03:11 Vous diriez, Laurence Salier, que le gouvernement joue sur les peurs ?
03:15 Vous savez, ce n'est pas le gouvernement qui va subir une France à l'arrêt.
03:19 En fait, ce n'est pas France à l'arrêt, c'est bloquer le pays.
03:21 Mais simplement, les syndicalistes, aujourd'hui, ne veulent plus dire bloquer le pays
03:25 parce qu'il semblerait que mettre la France à l'arrêt, ce soit une formule plus acceptable.
03:29 Mais qui sont les victimes d'une France à l'arrêt ?
03:32 Ce sont les Français qui, eux, ne peuvent pas choisir.
03:35 Ce sont des commerçants qui ne pourront pas ouvrir leurs commerces
03:38 et qui n'ont pas de caisse de grève pour payer les pertes qu'ils auront.
03:42 Vous savez, quand est-ce qu'on a eu la France à l'arrêt ?
03:44 En fait, c'est quand il y a eu le confinement.
03:45 Et je pense qu'on est tous d'accord sur le fait que,
03:48 et notamment le premier confinement, était absolument nécessaire.
03:51 L'État a pallié les manques des Français.
03:54 On s'est endettés de manière importante pour que, justement,
03:58 cette France à l'arrêt n'ait pas de conséquences économiques.
04:00 Aujourd'hui, des grèves reconductibles auraient de graves conséquences économiques.
04:04 - La formule du porte-parole...
04:07 - "Jusqu'à l'épidémie de Papillomavirus" ?
04:09 - Non, mais ça veut dire, en fait, si vous voulez, je ne défends pas sa formule,
04:12 je ne suis pas porte-parole du porte-parole,
04:14 mais simplement ça veut dire qu'il y a plein de sujets,
04:17 il y a plein de choses, et que mettre la France à l'arrêt,
04:20 c'est bloquer tout le reste.
04:21 - Alors il y a beaucoup de choses dans cette annonce.
04:23 Ça va très loin, là-dessus, François Reynard.
04:26 S'il y a "mettre la France à l'arrêt", ce serait rater le train du futur,
04:29 alors que notre réseau ferroviaire est en train de vieillir à grande vitesse,
04:32 à vitesse grand V, ça veut dire quoi ?
04:34 Que le gouvernement table psychologiquement sur une longue, longue grève reconductible, à vos yeux ?
04:39 - En tout cas, moi, ce qui m'a étonné dans cette formule, c'est l'excès.
04:43 C'est-à-dire que là, le gouvernement, il ne soit pas content,
04:46 parce qu'il y a des gens qui sont contre la réforme, c'est tout à fait normal,
04:48 on est dans un jeu démocratique normal,
04:50 mais le gouvernement a beaucoup tablé sur le côté,
04:53 regardez, les filles, ils sont méchants, ils sont excessifs,
04:55 ils sont dans l'outrance perpétuelle, etc.
04:57 Ça, c'est une faute d'aller dans l'outrance de l'autre côté.
05:00 On ne peut pas reprocher à un député d'avoir parlé de M. Dussault en disant qu'il était assassin,
05:05 ce qui était une faute reconnue par le député lui-même,
05:08 et après dire implicitement "vous allez tuer des gens, vous allez bloquer le pays,
05:15 vous allez mettre le pays à genoux et vous allez créer une catastrophe climatique,
05:17 parce qu'il y a une grève".
05:18 Non, qu'il y ait une grève dans un pays, c'est quand même normal.
05:21 - Patrice Moyon, je vous soumets une réaction à cette déclaration du porte-parole,
05:25 celle de Marc Ferracci, qui est député des Français établis hors de France,
05:30 député de Suisse et du Liechtenstein,
05:32 mais aussi vice-président du groupe Renaissance à l'Assemblée nationale
05:35 qui répondait à nos questions dans le 18-20 France Info.
05:38 - Écoutez, je pense qu'Olivier Horand aura peut-être l'occasion de préciser sa pensée.
05:42 C'est vrai que moi, pour ma part, la relation de causalité entre la mobilisation,
05:46 qui sera certainement forte le 7 mars, et les éléments qu'il a évoqués,
05:51 ne me sautent pas aux yeux, mais peut-être qu'il aura l'occasion de préciser
05:54 ce qu'il avait en tête. Moi, ce que je souhaite surtout,
05:57 c'est que cette mobilisation, à la fois sous la forme de manifestations
06:01 et de mouvements d'arrêt de travail, d'abord se passe bien,
06:04 au regard de l'ordre public, ça a été le cas dans les dernières semaines,
06:07 il faut que ça continue, et je souhaite également, c'est ça au fond, je pense,
06:11 l'enjeu, que ça ne pénalise pas, ou le moins possible en tout cas,
06:15 les Français qui travaillent.
06:17 - Patrice Moyon, Marc Ferracci n'a pas vraiment goûté la déclaration,
06:21 choc du porte-parole, pourquoi est-ce que ça jette de l'huile sur le feu ?
06:24 - Non, écoutez, je pense que lui, il est beaucoup plus réservé,
06:27 je pense qu'il a raison, qu'est-ce qu'on dit, tout ce qui est exagéré
06:30 est insignifiant, enfin bon, arrêtons de nous faire peur,
06:35 on s'est déjà fait peur avec les risques de coupure cet hiver
06:38 avec l'électricité, là, jusqu'à présent, les syndicats ont plutôt manifesté
06:42 leur capacité à maîtriser la situation, Laurent Berger,
06:46 qui est quand même à la tête du premier syndicat, a toujours dit
06:48 qu'il ne voulait pas le chaos dans le pays, donc c'est une nouvelle étape,
06:52 mais c'est une journée de mobilisation.
06:55 - Je vais vous poser une question, Patrice Moyon, vous êtes spécialiste
06:57 de l'économie et du social, une question banale qui appelle
07:00 à une réponse extraordinaire, si vous y arrivez,
07:02 est-ce que cette journée du 7 mars sera, vous savez ce qu'on dit,
07:05 une journée test, c'est-à-dire qu'on va pouvoir jauger la puissance
07:09 ou pas du mouvement syndical ?
07:12 - On va quand même, effectivement, pouvoir jauger de la capacité
07:16 d'organisation syndicale à aller au-delà d'une mobilisation
07:19 de plusieurs centaines de milliers de personnes dans la rue,
07:21 mais avec peut-être, ce qu'il faudra regarder, c'est les rideaux
07:25 des commerces, les activités de certaines entreprises,
07:30 au-delà des transports et de l'énergie, il faudra regarder
07:33 ce qui se passe, effectivement, dans l'économie réelle.
07:36 - Allez, nous vous évoquons cette réforme des retraites,
07:38 mais aussi le retour du panier anti-inflation dans un instant,
07:41 20h10 sur France Info, tout d'abord le Fil Info avec vous,
07:44 Frédéric Bagnada.
07:46 - Macron est en Afrique centrale pour une visite officielle
07:49 de 4 jours dans la région, à Libreville, au Gabon.
07:52 Il va participer à un sommet consacré à la protection
07:55 des forêts tropicales. Il se rendra ensuite en Angola,
07:58 puis en République démocratique du Congo.
08:01 Avant son départ, le chef de l'État avait expliqué vouloir
08:04 une nouvelle relation avec l'Afrique, un continent
08:06 où le ressentiment anti-français ne cesse de croître.
08:10 Au moins 36 morts, près d'une centaine de blessés
08:13 dans une catastrophe ferroviaire hier soir en Grèce.
08:15 Un train de voyageurs et un convoi de marchandises
08:18 qui circulaient sur la même voie se sont percutés frontalement
08:22 sur la ligne Athènes-Thessalonique.
08:24 Un chef de gare de la région a été arrêté.
08:27 Une tragique erreur humaine, affirme ce soir
08:29 le Premier ministre grec.
08:31 Les saisies de drogues ont battu un nouveau record
08:34 l'an dernier en France, avec plus de 157 tonnes
08:37 de produits interceptés. Dans le détail, les autorités
08:40 ont saisi un peu plus de 128 tonnes de cannabis
08:43 et près de 28 tonnes de cocaïne.
08:45 Une minute d'hommage à Juste Fontaine sera observée
08:49 ce week-end dans tous les stades de France
08:51 à la demande de la Fédération française de football
08:54 Juste Fontaine. Cet état, hier, à l'âge de 89 ans,
08:57 il détenait toujours le record de buts marqués
09:00 en une seule Coupe du monde, 13 buts au total
09:03 inscrits en Suède lors du Mondial de 1958.
09:06 Son club, Juste Fontaine, avait évolué essentiellement
09:09 au sein du Stade de Reims.
09:11 TikTok, de plus en plus indésirable aux Etats-Unis.
09:15 Après avoir interdit l'usage de la plateforme chinoise
09:18 aux fonctionnaires américains, Washington envisage
09:21 de la bannir totalement dans tout le pays
09:24 et pour tout le monde. Un projet de loi, en ce sens,
09:27 est actuellement examiné par le Congrès
09:29 au nom de la protection des données personnelles.
09:32 Et puis la France réfléchit également à une interdiction
09:35 de l'application chinoise.
09:38 France Info
09:41 20h, 21h, les informés, Jean-François Ackiline.
09:46 - Oui, nous avons évoqué ce panier anti-inflation
09:50 posé sur la table par le gouvernement,
09:52 mais quelques mots encore de la réforme des retraites.
09:54 Vous le savez, le texte est débattu au Sénat.
09:57 Ce sera en débat demain dans l'hémicycle.
09:59 Patrick Cannaire, qui préside le groupe des sénateurs socialistes,
10:03 lui veut présenter une demande de référendum.
10:06 - Mesdames et messieurs, nous porterons aussi,
10:10 avec nos collègues, une motion référendaire.
10:13 L'objectif étant pour nous de dire aux Français,
10:15 puisque c'est votre avenir qui est en cause,
10:17 eh bien on va vous consulter. On veut vous consulter.
10:20 Et cette motion sera présentée, selon toute vraisemblance,
10:23 vendredi matin au nom des trois groupes de gauche
10:25 qui la signeront.
10:27 - François Renard, apparemment au Sénat, ça va se poursuivre.
10:29 Il y aura des motions, des demandes de référendum,
10:32 mais de façon plus calme, sans doute, plus sénatoriale.
10:35 - Je croyais que vous pouviez me parler.
10:37 J'étais sur l'inflation, moi.
10:39 - Non mais ça va venir.
10:41 Vous avez entendu Patrick Cannaire à l'instant.
10:43 - D'accord, alors excusez-moi.
10:45 - C'est le contexte de la réforme des retraites.
10:47 - Oui, oui, alors j'étais complètement dans le panier
10:49 de l'inflation. Donc, à part ça, qu'au Sénat,
10:51 ils continuent sur la réforme des retraites et qu'ils essaient...
10:53 - Vous avez l'impression que ça imprime l'opinion publique,
10:55 tous ces débats?
10:57 - En tout cas, il est bien clair que pour l'opinion publique,
11:00 la majorité des gens ne veulent pas cette réforme des retraites.
11:02 Donc ça, c'est clair. Et puis l'autre chose,
11:04 c'est que je pense qu'il y a un risque,
11:06 le risque de la stratégie Mélenchon,
11:08 la stratégie bordéralisation,
11:10 pour reprendre un mot désormais célèbre.
11:12 Et là, donc là, qu'au Sénat,
11:14 il y a des gens qui disent qu'on va passer par d'autres moyens
11:16 pour essayer de lutter contre cette réforme de retraite,
11:18 je l'entends.
11:20 - Là-dessus, Laurent, ça y est, ce débat va marquer les esprits
11:22 ou ça va être une étape de plus?
11:24 - J'espère qu'on va pouvoir parler du fond,
11:26 parce que chacun peut avoir son opinion,
11:28 mais encore faut-il qu'elle puisse être exprimée,
11:30 ce qui n'a pas été le cas à l'Assemblée nationale.
11:32 Et je crains qu'il y ait des difficultés,
11:34 parce que là, je vois que maintenant,
11:36 on met le focus sur la retraite des sénateurs.
11:38 Donc j'ai entendu quelques débatteurs
11:40 qui commençaient à dire
11:42 "mais vous, les sénateurs, justement".
11:44 Donc il ne faudrait pas qu'une fois de plus,
11:46 on n'arrive pas à discuter du fond de cette réforme,
11:48 parce qu'on dérive, si vous voulez,
11:50 l'attention sur ce point précis.
11:52 Néanmoins,
11:54 quand on dit qu'elle est rejetée par les Français,
11:56 moi, je veux bien l'entendre,
11:58 mais n'importe quel autre président
12:00 qui aurait été élu, je l'espère,
12:02 aurait appliqué le programme sur lequel il s'est engagé.
12:04 - Là-dessus, Paul Barcelone,
12:06 le même Patrick Cannaire, veut aller à l'article 7.
12:08 Ce n'est pas comme chez les députés.
12:10 Les Français doivent savoir qui vote et qui vote quoi
12:12 quand il s'agit de leur avenir,
12:14 prévient le patron des sénateurs socialistes.
12:16 On dirait que ça ressemble à du "name and shame",
12:18 comme disaient les Britanniques,
12:20 c'est-à-dire nommer et ensuite critiquer,
12:22 jeter au pilon.
12:24 - La stratégie, Mélenchon, je pense qu'on ne l'aura pas au Sénat.
12:26 D'abord parce qu'il n'y a pas de sénateur
12:28 la France Insoumise,
12:30 donc ça règle une partie du problème.
12:32 Ensuite, on est complètement sur
12:34 un autre rythme,
12:36 et en effet, vous le disiez, pour le coup,
12:38 un rythme de sénateurs, et je regardais,
12:40 il y a 4720 amendements qui ont au total été déposés.
12:42 On était à plus de 20 000
12:44 à l'Assemblée. - Donc c'est plus raisonnable.
12:46 - Voilà, c'est ça. Et le deuxième élément
12:48 à avoir en tête avant demain, c'est que
12:50 le Sénat, il est à majorité de droite,
12:52 il y a une majorité très claire, les Républicains.
12:54 C'est là, pour reprendre
12:56 une expression un peu tarte à la crème,
12:58 mais peut-être là, le vrai test pour le gouvernement
13:00 sur la fiabilité des Républicains
13:02 qui ont souvent été présentés comme
13:04 le seul allié potentiel
13:06 du gouvernement sur ce texte.
13:08 Attention quand même à ce qu'il n'y ait pas
13:10 une divergence de vue entre
13:12 les LR du Sénat et les LR de l'Assemblée,
13:14 et une espèce de bataille. - Il y a un nouveau,
13:16 un pradier qui sort au Sénat.
13:18 - Exactement. - C'est un pradier.
13:20 C'est dans ce contexte, ça va vous plaire,
13:22 François Reynard, mais aussi Patrice Moyon, notre économiste,
13:24 le panier anti-inflation
13:26 refait surface à quelques heures
13:28 de la fin des négociations commerciales
13:30 entre les grandes surfaces et les fournisseurs.
13:32 C'est un sujet important, il est sur la table,
13:34 c'est en cours de discussion à marteler
13:36 aux quatre vérités ce matin sur France 2.
13:38 Olivia Grégoire, ministre déléguée en charge
13:40 des petites et moyennes entreprises
13:42 et du commerce et de l'artisanat et du tourisme.
13:44 - J'ai proposé ce panier anti-inflation,
13:46 ce n'est pas la seule solution,
13:48 soyons très clairs Thomas Soto,
13:50 il y en a sûrement d'autres. - Mais pour l'instant,
13:52 elle n'existe pas, c'est pour quand ?
13:54 - Pour l'instant, elle existe, puisque nous en discutons.
13:56 Si elle n'existait pas, on n'en discuterait pas
13:58 avec les distributeurs, parce qu'on est en train
14:00 d'en parler avec les distributeurs pour qu'elle soit
14:02 concrète et opérationnelle.
14:04 Est-ce que ce sera exactement le panier anti-inflation ?
14:06 Est-ce que ce sera un chariot ?
14:08 Est-ce que ce sera un autre effort des distributeurs ?
14:10 Je vais vous dire, peu m'importe. Tout ce qui compte,
14:12 c'est qu'à la caisse, l'addition
14:14 soit moins salée pour nos compatriotes.
14:16 - Patrice Moyon, nous parlons beaucoup de cette réforme
14:18 des retraites qui agace une partie de l'opinion publique,
14:20 qui la rejette.
14:22 Et c'est vrai que le gouvernement est cessé
14:24 au règlement de problèmes
14:26 qui concernent vraiment le quotidien
14:28 des Français, notamment l'inflation,
14:30 la montée des prix. Ce panier
14:32 n'était pas enterré ?
14:34 - Ce panier n'est pas enterré, mais la question,
14:36 c'est qui paie la facture.
14:38 Donc, on a
14:40 la loi, il y a une première loi
14:42 quinquennat précédent
14:44 qui protège
14:46 le pouvoir, enfin, qui protège
14:48 les agriculteurs.
14:50 Maintenant, les industriels, la question, c'est
14:52 est-ce que c'est les industriels qui vont payer la facture,
14:54 qui sont déjà dans une position compliquée,
14:56 qui doivent intégrer
14:58 la hausse du prix
15:00 d'énergie, par exemple.
15:02 Donc, c'est qui va payer, au final.
15:04 - Qui va payer ? Alors oui, vous évoquez la loi Egalim.
15:06 Qui va payer, François Reynard,
15:08 là-dessus ? C'est censé coûter
15:10 0€ à l'État. - Justement, ça, c'est un des
15:12 problèmes de ce panier anti-inflation, là.
15:14 Je vois que Patrice et moi, on n'a pas compris la même chose.
15:16 Parce que, toi, tu pensais que c'était les industriels
15:18 qui allaient payer, et moi, j'avais compris que c'était les distributeurs
15:20 à qui on avait demandé de payer, c'est-à-dire
15:22 les supermarchés, en gros, quoi.
15:24 Et donc, ça veut dire que... - Oui.
15:26 - Mais ça veut dire que, effectivement, comme disait justement
15:28 Patrice Moyon, ça veut dire que le prix
15:30 va bien être... Ils vont le répercuter quelque part, cette baisse des prix,
15:32 si on leur dit de baisser. Et puis, l'autre chose
15:34 qu'il y a, c'est que le problème de base
15:36 dans ce panier anti-inflation, c'est que
15:38 c'est très bien qu'on aide les gens
15:40 et qu'on les aide à supporter et qu'ils puissent
15:42 nourrir leurs gosses, en gros, parce qu'il y a quand même...
15:44 Là, on est dans un truc concret qui est pour
15:46 qu'ils puissent acheter des produits frais, etc.
15:48 Mais le problème, c'est qu'en même temps,
15:50 on aide les gens qui n'ont pas besoin d'être aidés.
15:52 C'est ça, le problème, c'est une mesure qui n'est pas ciblée.
15:54 Ce panier anti-inflation, il bénéficiera
15:56 à tout le monde. Donc, il y a toujours
15:58 ce problème qu'on ne fait pas une mesure sociale
16:00 pour défendre les pauvres et les riches en même temps.
16:02 Donc là, il y a une manière simple de résoudre tout ça
16:04 qui est de passer par un autre moyen qui s'appelle
16:06 l'impôt. L'impôt, ça sert
16:08 à répartir la richesse.
16:10 - Vous voulez dire quoi ? Des hausses d'impôts ?
16:12 - Ça veut dire soit une baisse d'impôt pour les plus pauvres,
16:14 soit une hausse d'impôt pour les plus riches, pour donner
16:16 des chèques ciblés aux plus pauvres.
16:18 - Laurence Allier, vous avez compris
16:20 comment allait se régler ce...
16:22 Je ne sais pas si ce sera un panier ou un chariot
16:24 anti-inflation. - Déjà, il faut comprendre que
16:26 si vous voulez, chez les distributeurs,
16:28 c'est 20% les PME
16:30 et les agriculteurs et 80% les industriels.
16:32 Les marges des distributeurs,
16:34 c'est 1,5-2%, et c'est
16:36 à 2 chiffres pour les industriels. Donc je pense
16:38 qu'en fait, déjà, il faut répartir l'effort
16:40 et il faut mettre autour de la table, c'est ce qu'a essayé,
16:42 c'est ce qu'essaye de faire Bruno Le Maire,
16:44 à la fois les industriels et à la fois les distributeurs.
16:46 Sinon, c'est une mission impossible.
16:48 Ensuite, à partir de... Parce que l'effort
16:50 doit être partagé. Mais il
16:52 semblerait que... - Il ne l'est pas. - Il ne l'est pas.
16:54 Et les industriels ne vont pas trop dans le sens de le faire.
16:56 Ils ont beaucoup de mal à se mettre d'accord avec les distributeurs.
16:58 Mais au-delà de ça, sur le choix
17:00 même du panier, je serais plus pour un chariot
17:02 anti-inflation. Parce que si on limite
17:04 un panier à quelques produits et qu'on
17:06 demande aux Français,
17:08 et de nombreux Français sont en difficulté,
17:10 de consommer toujours les mêmes produits,
17:12 moi, vous savez, je suis nutritionniste.
17:14 - Ah bon ? - Si on doit avoir...
17:16 Oui. C'est une information
17:18 que je vous donne dans ma
17:20 première vie. Mais si on doit avoir,
17:22 si vous voulez, des boîtes de conserve
17:24 dans le panier anti-inflation,
17:26 je pense que ça sera assez
17:28 limité. Je pense qu'il faut faire des
17:30 efforts de manière très globale
17:32 sur l'ensemble des prix
17:34 chez les distributeurs,
17:36 pour obtenir,
17:38 si vous voulez, une consommation
17:40 anti-inflation. On ne pourra pas
17:42 restreindre les Français à un type
17:44 de produit. C'est pas destiné à durer.
17:46 D'autant plus que c'est compliqué à mettre en place.
17:48 Si c'est pour être mis en place pour deux mois,
17:50 ça n'a aucun intérêt. Donc faisons plutôt
17:52 des chariots anti-inflation. - François Ménard.
17:54 - J'ai cru comprendre dans ce qu'a expliqué
17:56 Mme Grégoire que les produits
17:58 seraient variés. C'est-à-dire qu'il ne s'agit pas de boîtes de conserve
18:00 et tout ça. Il s'agit de... Il y a
18:02 des produits frais, du poisson, de la viande, etc.,
18:04 qui seront là-dedans et que chaque magasin peut choisir.
18:06 Donc, ce sera
18:08 ici, ce sera les poires qui seront moins
18:10 chères et là-bas, les pommes. - Oui, bien justement.
18:12 On n'y comprend pas rien. - Oui, bien sûr. On est d'accord.
18:14 C'est quelque chose qui est extrêmement compliqué.
18:16 - Allez, nous restons là-dessus. Sur ce panier
18:18 anti-inflation qui doit avoir le jour
18:20 le 15 mars, 20h et 21 minutes
18:22 sur France Info, le Fil Info,
18:24 Frédéric Bagnadat.
18:26 - Nouvelle illustration de la crise qui touche le secteur
18:28 de l'abîment, à son tour, GabFrance,
18:30 placée en redressement judiciaire par
18:32 le Tribunal de Commerce de Grenoble.
18:34 GabFrance regroupe 20 magasins
18:36 franchisés qui sont en cessation
18:38 de paiement. La société était
18:40 détenue par Michel Hoyon qui
18:42 contrôlait aussi Camailleux et Gosport,
18:44 placés également en redressement judiciaire.
18:46 Emmanuel Macron entame aujourd'hui
18:48 à Libreville une tournée de 4
18:50 jours en Afrique centrale, l'occasion
18:52 d'éprouver le nouveau partenariat
18:54 qu'il ambitionne de bâtir avec
18:56 le continent où le ressentiment
18:58 anti-français ne cesse de croître.
19:00 Le chef de l'État est arrivé ce soir
19:02 dans la capitale gabonaise,
19:04 première étape d'un périple qui le conduira
19:06 ensuite en Angola, au Congo
19:08 et en République démocratique du Congo.
19:10 Une détermination
19:12 hors du commun et un repentir
19:14 dont il est permis de douter
19:16 14 ans de réclusion criminelle
19:18 requis à l'encontre d'une revenante
19:20 du groupe État islamique jugée
19:22 à Paris devant la Cour d'Assise
19:24 spéciale pour deux séjours
19:26 en Syrie entre 2013
19:28 et 2017. Au lendemain
19:30 de la démission de Noël Legrête
19:32 et de l'annonce de son intention
19:34 de porter plainte pour diffamation, la ministre
19:36 des Sports, Amélie Oudea Castera,
19:38 affirme qu'elle ne se laissera
19:40 pas intimider. "Je n'ai
19:42 jamais traité Noël Legrête de harcèleur",
19:44 poursuit-elle, rappelant
19:46 l'indépendance des inspecteurs
19:48 qui ont mené l'audit sur la gestion
19:50 de la Fédération française de foot
19:52 et qui ont signalé à la justice
19:54 des faits pouvant relever du harcèlement
19:56 sexuel. Nantes, qualifié
19:58 ce soir pour les demi-finales de la
20:00 Coupe de France de football sur le terrain,
20:02 cette fois les Canaries, l'emporte face à l'Anse
20:04 de Buzyn dans un stade de la
20:06 Beaujoire vide en raison d'un huis clos.
20:08 13 buts en
20:10 une seule phase de Coupe du Monde,
20:12 Jus Fontaine s'est éteint à l'âge de 89 ans.
20:14 Il restera jamais associé à ce
20:16 record mythique et quasiment imbattable
20:18 au terme d'une carrière essentiellement
20:20 marquée par son passage
20:22 au Stade de Reims.
20:24 France Info
20:26 20h21
20:28 Les informés
20:30 Jean-François Aquiline
20:32 Nous évoquons le contexte
20:34 national, cette réforme des retraites
20:36 et ce retour du panier
20:38 anti-inflation.
20:40 Est-ce que cela va marcher ? Ce sera
20:42 un retour de la guerre des prix
20:44 affirme Damien Lacombe. Il est président
20:46 de la coopérative Sodiale.
20:48 C'est la première coopérative
20:50 laitière française invitée
20:52 de France Info au Salon d'agriculture.
20:54 On est très opposé à ce
20:56 panier anti-inflation puisque
20:58 c'est revenir
21:00 quatre ans en arrière par rapport à ce qu'a apporté la loi
21:02 Egalim. Et c'est un retour à la guerre des prix
21:04 si on rentre là dedans.
21:06 Et si les distributeurs se mettent d'accord ?
21:08 Ils vont forcément
21:10 répercuter leurs
21:12 demandes sur les fournisseurs que nous sommes
21:14 aujourd'hui et on sait que...
21:16 Barcelone ne s'est pas gagné. - Les distributeurs
21:18 d'abord pour le moment ne se mettent pas d'accord parce que
21:20 le gouvernement, on en parlait, a un peu de mal à mettre
21:22 tout le monde autour de la table et c'est la ralaisienne
21:24 pour le moment. Ce panier anti-inflation
21:26 était prévu pour le début de l'année, décalé,
21:28 le voilà renvoyé au 15 mars.
21:30 Et pendant ce temps-là, les distributeurs
21:32 eux-mêmes font leur propre
21:34 panier ou chariot anti-inflation.
21:36 On pourrait en citer plein et plein de distributeurs
21:38 commencent à le faire, notamment un distributeur
21:40 c'est le seul, qui est présent sur le Salon de l'agriculture
21:42 et dont le patron a interpellé
21:44 et Elisabeth Borne, lundi
21:46 la première ministre pour lui dire "moi j'ai trouvé la solution
21:48 pas vous" et Emmanuel Macron
21:50 samedi, là aussi au Salon de l'agriculture
21:52 pour lui dire "bah voyez, moi j'ai trouvé la
21:54 solution et je suis le seul distributeur présent sur le Salon".
21:56 - Et c'est quoi sa solution ? - Lidl.
21:58 En l'occurrence c'est Lidl. - Mais la solution c'est ?
22:00 - Bah lui-même de trouver
22:02 un panier de prix et de le proposer
22:04 à ses clients et donc du coup
22:06 faire aussi un peu sa pub comme ça.
22:08 - Patrice Moillon, comment on en sort ?
22:10 - D'abord il faut s'interroger sur
22:12 la défense du pouvoir d'achat, c'est à quel prix ?
22:14 C'est-à-dire qu'on a vu que la guerre des prix
22:16 ces 15 dernières années, elle a abouti
22:18 à une désindustrialisation, à une fragilisation
22:20 de l'industrie agroalimentaire
22:22 en France. Donc il faut quand même se poser la question.
22:24 On est face à des centrales
22:26 d'achat
22:28 dans la grande distribution européenne
22:30 et donc on est face à un oligopole en termes
22:32 d'économie. Donc
22:34 moi je pense qu'il faut quand même bien réfléchir
22:36 à ces décisions politiques qui
22:38 évidemment sont séduisantes mais aux conséquences.
22:40 - Elle est parmi les annonces du gouvernement
22:42 qui tente d'émerger dans ce brouhaha
22:44 de la réforme des retraites qui écrase tout.
22:46 Il y a celle qui concerne également l'énergie.
22:48 J'aimerais l'évoquer même brièvement
22:50 ce soir, ce projet de loi pour accéder
22:52 - nous en avons parlé régulièrement ici, vous informez -
22:54 pour accélérer la construction
22:56 des réacteurs nucléaires et simplifier
22:58 les autorisations administratives
23:00 qui est soumis à la commission des affaires économiques
23:02 de l'Assemblée nationale. Agnès Pagnier-Runacher,
23:04 la ministre de la Transition énergétique
23:06 qui a fait cette annonce sur France Info ce matin.
23:08 - Cette décision-là
23:10 conduit à avoir
23:12 une première coulée de béton en 2027
23:14 et une mise en service
23:16 des premiers réacteurs nucléaires
23:18 entre 2035 et 2036.
23:20 Ça se fera à Penly,
23:22 c'est en Normandie.
23:24 Ce sont les deux premiers réacteurs
23:26 et nous construisons des réacteurs sur des centrales existantes
23:28 ou en proximité de centrales existantes
23:30 puisqu'on a les compétences,
23:32 puisqu'on a l'acceptabilité,
23:34 les gens sont très
23:36 en soutien de ces projets
23:38 et ça permettra effectivement d'aller plus vite.
23:40 - Je reste avec vous Patrice Moillon,
23:42 nous l'avons régulièrement évoqué sur ce plateau,
23:44 le retour du nucléaire, ça devient
23:46 concret avec des
23:48 premières échéances de construction de nouvelles centrales,
23:50 il était question quand même
23:52 de faire redescendre cette filière
23:54 et de repasser un mix énergétique
23:56 à 50%. C'est oublié tout ça.
23:58 - Alors c'est oublié,
24:00 on peut quand même se poser, d'abord,
24:02 une première chose c'est qu'on peut se poser quelques questions
24:04 sur la politique énergétique française qui n'a cessé
24:06 de zigzaguer
24:08 au gré des arbitrages politiques
24:10 notamment entre les socialistes
24:12 et les écologistes. Emmanuel Macron
24:14 lui-même a changé son fusil
24:16 d'épaule en cours de route, c'est-à-dire que
24:18 il avait prévu de revenir en arrière
24:20 sur le nucléaire
24:22 et puis maintenant il passe à l'offensive.
24:24 Moi ce qu'on peut regretter c'est qu'il n'y ait pas
24:26 un vrai grand débat étant donné les conséquences.
24:28 Quand on voit notamment les retards sur le chantier
24:30 de Flamanville, le coup,
24:32 on a plus de 10 ans de retard,
24:34 on avait une facture qui devait être de 3,2 milliards,
24:36 on est déjà à 19 milliards
24:38 et les nouveaux
24:40 EPR
24:42 ne commenceront à
24:44 produire qu'en 2035.
24:46 Donc qu'est-ce qu'on fait en attendant ?
24:48 - Il y a eu un changement de cap, Paul Barcelone ? - Non.
24:50 - Pourquoi vous dites non ? - Parce qu'Emmanuel Macron,
24:52 il a toujours été pro-nucléaire. Le péché originel
24:54 c'est la fermeture de Fessenheim
24:56 mais c'est une décision de François Hollande
24:58 et depuis qu'il est au pouvoir, depuis 2017,
25:00 c'est à fond nucléaire, le plan de relance,
25:02 France 2030, à chaque fois
25:04 le nucléaire est dans les 3, 4, 5
25:06 secteurs prioritaires à développer.
25:08 Il y a l'automobile, les semi-conducteurs et le nucléaire
25:10 à chaque fois. - François Reynard, vous êtes d'accord ?
25:12 - Il y avait les milices de l'écologie qui étaient anti-nucléaire,
25:14 Hulot... - Oui, ça n'a pas duré
25:16 très longtemps. - En tout cas,
25:18 il y a un espèce de paradoxe actuel
25:20 sur le nucléaire,
25:22 c'est qu'on est bien d'accord qu'il y a
25:24 deux grandes choses qui le poussent, c'est le côté
25:26 "il faut décarboner" donc le charbon c'est mauvais,
25:28 le pétrole c'est mauvais, puis l'autre chose
25:30 c'est la guerre en Ukraine. Regardez le gaz russe,
25:32 le gaz russe c'est dépendant, et le nucléaire
25:34 ça devient une espèce de panacée absolue.
25:36 La guerre en Ukraine, il y a un autre nom
25:38 très simple de dire par rapport à la guerre en Ukraine,
25:40 c'est un garçon au Nouveau Observateur
25:42 qui s'appelle Arnaud Gonzal, qui est spécialiste du nucléaire
25:44 et qui m'a dit ça, qui m'a dit "dis un seul mot sur le plateau
25:46 de France Info ce soir, Zaporizha".
25:48 - Oui. - D'accord ? C'est-à-dire
25:50 Zaporizha, la crainte mondiale
25:52 c'est le fait qu'à Zaporizha
25:54 il y a une centrale nucléaire, qu'elle est au milieu d'une guerre
25:56 et que ça crée un danger mondial.
25:58 C'est-à-dire que si Zaporizha exploite,
26:00 il y a les russes qui sont autour, les ukrainiens qui sont dedans,
26:02 si la centrale nucléaire... bon, et le nucléaire
26:04 il y a quand même ce problème fondamental
26:06 qui est que c'est extrêmement dangereux.
26:08 C'est-à-dire qu'aujourd'hui on en fait
26:10 une espèce de panacée, mais ça reste
26:12 une industrie qui est très dangereuse.
26:14 On parlait tout à l'heure du coût, on ne connaît pas le coût
26:16 à fabriquer, on ne connaît pas le coût à démanteler
26:18 non plus. - Non plus hein.
26:20 - Le coût de dizaines de milliards d'euros.
26:22 Laurence Salier, il y a eu un changement de discours ou pas ?
26:24 - En tout cas il y a eu une évolution.
26:26 Mais je voudrais juste revenir sur Zaporizha.
26:28 J'allais justement citer Sandrine Rousseau
26:30 qui faisait un raccourci qui me semblait totalement abusif.
26:32 Comment comparer
26:34 la situation d'une centrale
26:36 qui certes, mais heureusement on a quand même
26:38 l'AIEA qui veille aux choses et souhaitons que ça dure,
26:40 qui est dans un théâtre de guerre
26:42 et en faire
26:44 une globalité énergétique.
26:46 Et ça, ça a toujours été le chantage des écologistes.
26:48 C'est à dire qu'ils ont toujours
26:50 monnayé des places
26:52 et des soutiens en échange
26:54 d'aller vers moins de nucléaire.
26:56 Résultat, on rouvre des centrales à charbon.
26:58 Donc c'est complètement illusoire.
27:00 Mais je pense qu'il faut réfléchir
27:02 au nucléaire de manière
27:04 ne pas se laisser
27:06 justement, si vous voulez,
27:08 embarquer dans ces comparaisons. Parce que dans ces cas-là,
27:10 qu'est-ce qu'on fait ? - Il y a une autre chose
27:12 qui s'appelle les énergies renouvelables.
27:14 - Dites ça aux français qui ont les factures
27:16 qui explosent parce que justement,
27:18 ou la peur qu'on a eu cet hiver
27:20 de ne pas avoir suffisamment d'énergie,
27:22 parce que justement, on a toujours accusé le nucléaire
27:24 de tous les temps. - Patrice Moyon, vous vouliez ajouter
27:26 un détail peut-être ? - Oui, alors, on veut être moins dépendant
27:28 du gaz russe, mais il ne faut pas oublier que la filière
27:30 nucléaire française reste dépendante
27:32 de la filière russe sur un certain nombre
27:34 d'éléments. Et les affaires continuent.
27:36 - Et qu'on va changer l'uranium au Niger. - Et je retiens
27:38 ce soir la déclaration de Paul Barcelone
27:40 que le discours officiel n'a pas, à vos yeux,
27:42 vous qui suivez Emmanuel Macron,
27:44 que vous avez dit, "il n'a jamais changé".
27:46 - Il a toujours été pro-nucléaire, alors ensuite, il y a, en effet,
27:48 différentes tentes, mais je pense qu'au fond, il a toujours été
27:50 pro-nucléaire. - Allez, il est 20h30 sur France Info.
27:52 (Générique)
27:59 L'Info, c'est avec vous. Bonsoir, Elia Bergel.
28:01 - Bonsoir à tous. Un deuxième homme
28:03 placé en garde à vue dans la disparition
28:05 de Leslie et Kevin, le couple
28:07 disparu depuis trois mois dans les Deux-Sèvres.
28:09 Plus tôt cette semaine, un ami
28:11 qui devait les héberger a été
28:13 interpellé. Le Premier ministre
28:15 grèce Kyriakos Mitsotakis explique que
28:17 le terrible choc frontal hier entre deux
28:19 trains est dû à une erreur humaine, au moins
28:21 38 morts, catastrophe ferroviaire
28:23 sans précédent en Grèce.
28:25 La guerre en Ukraine bouleverse la
28:27 géopolitique européenne. Le Parlement
28:29 finlandais approuve à une écrasante
28:31 majorité par avance l'entrée
28:33 historique du pays nordique dans l'OTAN.
28:35 Les ratifications de la Hongrie et
28:37 de la Turquie sont encore indispensables.
28:39 Cela mettrait fin à 50 ans
28:41 de neutralité forcée par Moscou.
28:43 Emmanuel Macron est arrivé au Gabon.
28:45 Ce soir, le président commence une tournée
28:47 de quatre jours en Afrique centrale
28:49 sur fond de montée du ressentiment
28:51 anti-français. Les sénateurs
28:53 à majorité de droite ont déposé
28:55 4720 amendements
28:57 au projet de réforme des retraites.
28:59 La Chambre haute va se pencher sur
29:01 le texte à partir de demain, alors que
29:03 l'intersyndical appelle à fêtre
29:05 la France à l'arrêt le 7 mars.
29:07 Ridicule, pas à la hauteur.
29:09 Le tacle de la ministre des Sports
29:11 sur France Info, alors que Noël Legret,
29:13 le président démissionnaire de la
29:15 Fédération française de foot, veut porter plainte
29:17 contre elle en diffamation. Amélie
29:19 Oudéa Castera assure qu'elle ne se
29:21 laissera pas intimider.
29:23 En rugby, le pilier droit du 15 de France
29:25 Mohamed Awas manquera la fin
29:27 du tournoi destination. Il est
29:29 suspendu quatre semaines après son exclusion
29:31 le week-end de dernier lors de la victoire contre
29:33 l'Écosse.
29:35 France Info
29:37 20h21
29:39 France Info, les informés
29:41 Jean-François Ackille
29:43 Nous allons nous rendre à Libreville
29:45 dans un court instant pour évoquer le début
29:47 de la visite d'Emmanuel
29:49 Macron sur le continent
29:51 africain, puis nous évoquerons
29:53 cet interminable feuilleton
29:55 Noël Legret dans
29:57 cette deuxième partie des Informés de France Info
29:59 avec Paul Barcelone, journaliste
30:01 au service politique de France Info, vous suivez
30:03 notamment l'Élysée, Laurent
30:05 Saillet, éditorialiste, chroniqueuse
30:07 politique, François Rennart,
30:09 journaliste, écrivain, chroniqueur
30:11 à L'Obs, et Patrice
30:13 Moyon, chroniqueur économique et social
30:15 et éditorialiste à
30:17 Ouest-France. Emmanuel Macron
30:19 débute donc sa tournée africaine
30:21 ce soir à Libreville
30:23 au Gabon,
30:25 avant l'Angola et les deux
30:27 Congo. La France est-elle
30:29 toujours la bienvenue en
30:31 Afrique ? C'est un peu la question qui est posée en creux de
30:33 cette visite présidentielle de trois jours.
30:35 Elle s'effectue
30:37 en marge du One Forest Summit,
30:39 le président, lui, qui ne
30:41 veut plus de précaré africain
30:43 mais visite tout de même quand même
30:45 des présidents plutôt
30:47 controversés, vous le verrez. Nous sommes
30:49 en direct de Libreville avec vous. Bonsoir
30:51 Jean-Sébastien Soldainy.
30:53 - Bonsoir. - Du service
30:55 Relations Internationales de
30:57 France Info et de Radio France.
30:59 Jean-Sébastien, Emmanuel Macron
31:01 est arrivé. Comment se passe le début de sa visite
31:03 pour commencer ? - Il a été
31:05 accueilli par une petite centaine de
31:07 personnes à la sortie de l'aéroport. Il y a certaines qui
31:09 portaient des t-shirts à son effigie. Emmanuel Macron
31:11 est allé les saluer
31:13 quelques instants, puis il est remonté dans sa voiture pour rejoindre
31:15 le palais présidentiel où il est arrivé il y a
31:17 quelques minutes pour un dîner de travail avec le
31:19 président Ali Bongo. Mais pas de
31:21 réelle effusion dans la ville, pas de
31:23 banderole pour souhaiter la bienvenue, ni de portrait
31:25 dans les jours qui ont précédé la visite comme ça
31:27 a pu se faire par le passé. Ça colle avec le
31:29 discours d'humilité que porte le
31:31 président. Aujourd'hui c'est un peu différent. Il y a quelques
31:33 drapeaux, ça et là, quelques grandes affiches
31:35 avec le logo République française aux côtés
31:37 de celui de la présidence gabonaise parce que
31:39 ces deux pays co-organisent ce sommet
31:41 pour la forêt. C'est pour ça qu'Emmanuel Macron
31:43 est là ce soir. - Le contexte de cette
31:45 visite, Jean-Sébastien, cette tournée
31:47 vous évoquez, c'était lundi, lors de son discours
31:49 à l'Elysée. Il parlait de la fin
31:51 du pré-carré, ces exercices
31:53 de, c'est quoi, ces profils bas,
31:55 humilité, on change de style,
31:57 on oublie la France-Afrique, c'est quoi l'idée ?
31:59 - Il parle de la fin de ce pré-carré
32:01 et de la fin de la France-Afrique,
32:03 c'est un vieux logiciel, dit-il. Alors le
32:05 président de la République a précisé cela. Il disait que
32:07 la compétition militaire qui correspond
32:09 à une vieillerie de lecture, selon lui,
32:11 cette compétition doit être écartée.
32:13 C'est comme ça qu'il justifie la diminution progressive
32:15 des effectifs militaires de la France.
32:17 Sans préciser, sans chiffrer
32:19 pour plus de formation et à terme laisser les pays
32:21 africains gérer leur propre sécurité.
32:23 Il n'écarte absolument pas la compétition économique
32:25 en revanche, et c'est là-dessus qu'il entend se battre.
32:27 Mais sur le terrain, cela semble compliqué
32:29 parce que les relais français d'influence se reposent
32:31 un peu sur leur laurier. Lorsqu'on discute
32:33 avec des entrepreneurs français ou autres,
32:35 ceux qui travaillent ici, ils disent que
32:37 les autres pays sont bien plus agressifs.
32:39 L'Inde, par exemple. Ce sont les Indiens
32:41 qui gèrent les enjeux forestiers
32:43 dont on va parler pendant ce
32:45 One Forest Summit. Ce ne sont
32:47 pas des Français. Donc
32:49 les entrepreneurs français
32:51 doivent changer leur logiciel s'ils veulent
32:53 que leur rôle soit pris en compte dans cette lutte
32:55 d'influence en Afrique. C'est peut-être
32:57 la fin d'un certain précaré,
32:59 mais pas entièrement. - Oui, les Chinois, les Russes,
33:01 les Américains, les Turcs, les Indiens, il y a du monde
33:03 sur le continent africain, Jean-Sébastien Soldaïni.
33:05 Le Gabon visite vécu comme
33:07 un soutien à Ali Bongo. Il faut rappeler
33:09 que nous sommes à 4 mois de l'élection présidentielle.
33:11 C'est mal vu, ça.
33:13 - C'est sûr que
33:15 l'opposition gabonaise en profite.
33:17 Elle clame pour partie que la visite d'Emmanuel
33:19 Macron en Afrique, c'est une forme
33:21 d'adoubement à 4 mois
33:23 du scrutin, comme vous l'avez dit. Mais il y a
33:25 des discours plus modérés
33:27 qu'on entend quand même comme
33:29 il y a des mises en garde aussi
33:31 de la part de ces personnes qu'un discours modéré.
33:33 Un responsable de l'opposition m'expliquait
33:35 tout à l'heure que lors de
33:37 l'élection de 2009 au Gabon, Nicolas Sarkozy
33:39 avait donné l'impression de se mêler du scrutin
33:41 en faisant d'Ali Bongo le candidat de la France.
33:43 Quand les résultats
33:45 ont été contestés par la suite, il y a eu des violences
33:47 anti-françaises. Alors que pendant
33:49 le mandat de François Hollande, président qui a gardé
33:51 ses distances avec le Gabon, il considérait même
33:53 que la relation France-Gabon
33:55 était presque toxique.
33:57 Idem, le résultat a été contesté,
33:59 il y a eu des morts dans les rues de Libreville, mais
34:01 les Français n'étaient absolument pas concernés
34:03 par les violences. Donc ça c'est le discours qui est tenu
34:05 par un des responsables de l'opposition.
34:07 C'est une forme de mise en garde
34:09 en creux. Si le scrutin
34:11 est serré, le prochain scrutin, les opposants
34:13 n'hésiteront pas à rappeler
34:15 qu'Emmanuel Macron est venu ici
34:17 moins de 6 mois avant le scrutin.
34:19 Et ça peut contribuer à certaines violences.
34:21 - Un tout dernier mot avec vous. - C'est en tout cas le discours qu'il tienne.
34:23 - Oui, oui, un tout dernier mot avec vous en direct
34:25 de Libreville. Notre président français
34:27 Emmanuel Macron, qui entame
34:29 cette visite de pays, il faut-il le rappeler,
34:31 les 4 pays concernés, ils sont hors
34:33 menaces djihadistes, Jean-Sébastien
34:35 Soldany. La présence française,
34:37 elle est en déclin, c'est indéniable.
34:39 C'est ce qui se dit partout.
34:41 - C'est un déclin d'influence ailleurs.
34:43 En Afrique,
34:45 on l'a dit, au Mali, en Centrafrique,
34:47 au Burkina, mais dans la population ici,
34:49 il n'y a pas de déficit d'image.
34:51 Il y a des personnes qui ne sont pas d'accord
34:53 avec la France, mais il n'y a
34:55 pas un rejet. Je vais vous donner un exemple.
34:57 L'autre soir, je suis allé me promener
34:59 dans les rues de Libreville pour faire un reportage,
35:01 discuter un peu avec la jeunesse
35:03 qui se couche un peu tard.
35:05 Pour vous donner un exemple,
35:07 l'un de ces jeunes hommes
35:09 me parlait de la métropole,
35:11 me parlait du pays colonisateur.
35:13 Je lui ai demandé si c'était péjoratif.
35:15 Il m'a répondu "pas du tout".
35:17 C'était des jeunes personnes. L'une d'elles m'a même
35:19 dit qu'elle était trop jeune pour analyser
35:21 la position des prédécesseurs
35:23 d'Emmanuel Macron.
35:25 Ils ne regardent pas le passé, ils se tournent vers le futur
35:27 de la relation, mais ils parlent
35:29 de métropole en parlant de la France.
35:31 C'est un peu une vieille grille de lecture,
35:33 mais c'est une réalité. - Merci à vous en tous les cas,
35:35 Jean-Sébastien Soldainy. Je rappelle que vous
35:37 suivez cette visite présidentielle
35:39 dans quatre pays d'Afrique.
35:41 Merci à vous, direct assuré
35:43 depuis Libreville par Fabien Gosset.
35:45 François Reynard,
35:47 je m'adresse à l'historien
35:49 que vous êtes. Quelle complexité
35:51 cette relation entre
35:53 la France et l'Afrique.
35:55 Et cette distance qui est toujours
35:57 quasiment impossible à trouver aujourd'hui.
35:59 - Il y a une plébéante qui s'appelle la colonisation.
36:01 On ne pourra jamais sortir...
36:03 Enfin, ça sera très difficile de sortir de ça.
36:05 Tous les présidents successifs essaient de sortir de ça,
36:07 mais ils ont beaucoup de mal.
36:09 Et par ailleurs,
36:11 il y a cette plébéante-là qui est au départ.
36:13 La colonisation, il faut quand même rappeler
36:15 la brutalité de la colonisation.
36:17 C'est aussi des centaines de milliers de morts,
36:19 etc. C'est traduit comme ça en Afrique.
36:21 Donc il reste ça sur le plan historique, ça c'est clair.
36:23 Puis après, tous les présidents successifs
36:25 ont essayé de trouver un moyen de parler aux Africains.
36:27 Macron, il avait fait son discours à Ouagadougou
36:29 qui était "je vais m'adresser à la jeunesse".
36:31 C'est une bonne idée, mais sauf que
36:33 pour la jeunesse africaine, ce n'était pas suivi de fait.
36:35 C'est-à-dire que tu nous dis
36:37 qu'on est l'espoir du continent, etc.
36:39 Donne-nous des visas pour l'étudier en France.
36:41 Et il y a eu une restriction à l'égard de ça.
36:43 Donc ça, ça crée des blessures.
36:45 Moi, ce qui me rend malade personnellement en tant que Français,
36:47 j'entends cette blessure,
36:49 mais ce qui me rend malade pour les Africains,
36:51 c'est de voir que ceux qui exploitent cette blessure,
36:53 c'est les Russes.
36:55 Le mal que fait la propagande russe
36:57 au Mali,
36:59 enfin là on n'est plus au Gabon, mais au Mali,
37:01 la France a envoyé des hommes
37:03 qui se sont battus courageusement pour essayer de défendre
37:05 les jihadistes. Ils ont été accueillis
37:07 en 2013 avec des applaudissements, etc.
37:09 Et 15 ans plus tard,
37:11 ou 10 ans plus tard,
37:13 grâce à la propagande
37:15 de Russes et des mercenaires de Wagner,
37:17 ils ont réussi à faire croire
37:19 aux Africains que les Français
37:21 étaient les complices des terroristes.
37:23 C'est honteux, quoi. Il faut voir ce que c'est.
37:25 Je ne sais pas si vous avez vu circuler sur les réseaux sociaux
37:27 les dessins animés
37:29 que Wagner,
37:31 les militians de Wagner
37:33 ont fait. Ils sont révoltants.
37:35 C'est révoltant. On voit le Français
37:37 qui est comme un rat
37:39 qui mange tous les aliments
37:41 dans l'armoire du pauvre Africain.
37:43 Et il y a un militian de Wagner qui arrive
37:45 et il prend une masse et il donne un coup de masse
37:47 pour écraser le rat français.
37:49 C'est ça le niveau de la propagande russe. C'est effrayant.
37:51 Donc ça me rend malade de penser
37:53 que l'Afrique,
37:55 il faudrait rêver, enfin c'est le continent du XXIe siècle,
37:57 c'est évident, il faudrait rêver
37:59 de trouver un moyen de lui parler de l'été, etc.
38:01 Mais de penser que
38:03 l'histoire coloniale, elle est exploitée
38:05 par un pays qui est en train d'écraser un autre pays
38:07 par la Russie, ça me met cœur.
38:09 - Allez, nous restons sur cette visite
38:11 de trois jours d'Emmanuel Macron
38:13 en Afrique, Gabon, Angola
38:15 et les deux Congos pour l'heure 20h41
38:17 sur France Info. Retour du Fil Info
38:19 avec vous Frédéric Bagnall.
38:21 - Emmanuel Macron est en Afrique centrale
38:23 pour une visite officielle de quatre jours dans la région
38:25 à Libreville au Gabon. Il va participer
38:27 à un sommet consacré à la protection
38:29 des forêts tropicales. Il se rendra ensuite
38:31 en Angola, puis en République démocratique
38:33 du Congo. Avant son départ, le
38:35 chef de l'État avait expliqué vouloir une nouvelle
38:37 relation avec l'Afrique, un continent
38:39 où le ressentiment anti-français
38:41 ne cesse de croître.
38:43 La collision mortelle est due à une tragique
38:45 erreur humaine, affirme ce soir
38:47 le Premier ministre grec. Au moins
38:49 36 morts, près d'une centaine de blessés
38:51 dans une catastrophe aéroviaire hier soir.
38:53 Un train de voyageurs
38:55 et un convoi de marchandises qui circulaient
38:57 sur la même voie se sont percutés
38:59 frontalement sur la ligne Athènes-Tessalonique.
39:01 Un chef de garde de la région
39:03 a été arrêté. Les saisies de drogue
39:05 ont battu un nouveau record l'an dernier
39:07 en France, avec plus de 157 tonnes
39:09 de produits interceptés. Dans le détail,
39:11 les autorités ont saisi un petit peu plus de
39:13 128 tonnes de cannabis et près de
39:15 28 tonnes de cocaïne.
39:17 Une minute d'hommage à Juste Fontaine
39:19 sera observée ce week-end dans
39:21 tous les stades de France. A la demande
39:23 de la Fédération française de football,
39:25 Juste Fontaine s'est éteint hier à l'âge de 60
39:27 à l'âge de 89 ans. Il détenait
39:29 toujours un record de buts marqué
39:31 en une seule Coupe du monde. 13
39:33 buts inscrits en Suède au cours
39:35 du Mondial de 1958.
39:37 En club, Juste Fontaine avait
39:39 évolué essentiellement au sein du
39:41 Stade de Reims. A son tour, en an de
39:43 qualifié pour les demi-finales de la Coupe de France,
39:45 en s'imposant ce soir face à
39:47 l'Anse de Buzyn, Toulouse
39:49 également qualifié après sa victoire
39:51 sur Odèse, 6 Buzyns.
39:53 *Musique*
39:55 *France Info*
39:57 20h, 21h,
39:59 les informés,
40:01 Jean-François Aquiline.
40:03 L'Afrique n'est pas un précaré.
40:05 58 militaires français qui ont payé de leur
40:07 vie au Mali et au Sahel.
40:09 La lutte contre la poussée
40:11 djihadiste qui menace des
40:13 pays entiers. La France
40:15 ne peut être considérée comme
40:17 un bouc émissaire, avait déclaré
40:19 Emmanuel Macron. C'était lundi,
40:21 il est dans un discours prononcé
40:23 en amont de cette
40:25 tournée africaine.
40:27 Nous avons pourtant, malgré nous,
40:29 assumé une responsabilité
40:31 exorbitante. Cela nous vaut
40:33 aujourd'hui d'être l'objet par amalgame
40:35 du rejet qui frappe une classe politique malienne
40:37 qui a échoué à redresser son pays.
40:39 Et c'est ce piège qui
40:41 pourrait, si nous n'y prenons pas garde, se reproduire
40:43 ailleurs.
40:45 C'est pourquoi, en aucun
40:47 cas, je ne laisserai le sacrifice de nos militaires
40:49 être à nouveau entaché du même amalgame
40:51 et en aucun cas, je ne laisserai
40:53 se reproduire cette situation
40:55 où, par un engrenage de déresponsabilisation
40:57 et de substitution,
40:59 la France devient le bouc émissaire
41:01 idéal. – Alors, le Président
41:03 évoque évidemment ce qui
41:05 s'est produit au Mali, au Sahel,
41:07 la France qui a été rejetée,
41:09 qui a été poussée dehors. Vous évoquiez
41:11 Wagner tout à l'heure,
41:13 François Reynard, Wagner qui s'est installé notamment
41:15 au Mali en lieu et place des
41:17 forces françaises. Laurence Saillet,
41:19 je vous ai vu acquiescer
41:21 au discours du Président de la République concernant nos
41:23 militaires français. – Bien sûr, je pense que ça doit
41:25 être dit parce qu'en France,
41:27 il y a beaucoup de
41:29 commentateurs qui font
41:31 de l'armée bashing,
41:33 qui sont tout le temps en train de critiquer
41:35 les réorganisations ou les réarticulations
41:37 de notre armée, en
41:39 expliquant qu'on n'est pas à la hauteur. Je pense
41:41 que ce qui a été dit avant est tout à fait vrai.
41:43 Les Russes se chargent de nous saper
41:45 en termes d'images
41:47 sur la présence française en Afrique,
41:49 donc n'en rajoutons pas nous-mêmes.
41:51 Qu'il y ait des évolutions, c'est tout à fait normal.
41:53 Ce qu'a annoncé le Président, c'est qu'il y aurait
41:55 une baisse des effectifs, mais
41:57 pour une autre organisation, c'est aussi
41:59 plus de renseignements, plus de formations,
42:01 d'une meilleure formation,
42:03 et notamment des formations d'élite.
42:05 Et c'est donner le moyen, justement,
42:07 aux Africains de se défendre eux-mêmes.
42:09 C'est vers ça qu'il faut aller.
42:11 Et je pense que la responsabilité
42:13 en France, c'est de ne pas
42:15 commenter de manière négative
42:17 ce qui est fait par nos militaires,
42:19 parce que nous avons
42:21 perdu beaucoup d'hommes,
42:23 et c'est vraiment très dur à entendre.
42:25 Paul Barcelone, cette visite présidentielle
42:27 de ces quatre pays, c'est une correction
42:29 d'image, c'est une tentative aussi de
42:31 reprendre pied dans certains secteurs
42:33 on va dire économiques ?
42:35 Oui, alors correction d'image, je sais pas,
42:37 c'est vrai que François le disait tout à l'heure,
42:39 c'est difficile, il y a en effet la plaie,
42:41 etc. donc c'est compliqué.
42:43 Je note que c'est son 18ème déplacement
42:45 en 6 ans quand même en Afrique,
42:47 qu'il va aller sur des terres qui sont aussi
42:49 non francophones, il va aller en Angola
42:51 en fin de semaine.
42:53 Correction d'image, c'est
42:55 difficile à dire en tout cas, et
42:57 Jean-Sébastien Soldainy en parlait tout à l'heure,
42:59 il y a aussi la volonté pour lui de s'afficher en espèce
43:01 de sauveur de la planète,
43:03 c'est aussi le sens d'aller dans
43:05 la forêt, d'aller participer à ce sommet-là,
43:07 etc. ce qui soulève
43:09 d'autres enjeux, et l'Elysée a bien
43:11 martelé que ce déplacement
43:13 était aussi l'occasion de
43:15 parler de biodiversité, de climat,
43:17 de souveraineté, et d'élargir
43:19 le spectre le plus possible.
43:21 Après, je sais pas si c'est de la
43:23 correction d'image, mais en tout cas,
43:25 faire une stature. – Le continent africain,
43:27 Patrice Moillon, c'est une vaste bataille
43:29 économique. – C'est l'Afrique
43:31 qui verra sa population
43:33 doubler deux fois
43:35 au cours du XXIème siècle, à passer
43:37 à 2 milliards, puis à 4 milliards,
43:39 et où c'est aussi riche de matières
43:41 premières,
43:43 avec les mines, le pétrole,
43:45 donc c'est devenu le terrain
43:47 d'affrontement des grandes puissances,
43:49 la Russie, la Chine,
43:51 on y pratique très volontiers
43:53 la désinformation sur
43:55 la France, je crois qu'on peut parler
43:57 de néocolonialisme à propos de la Chine
43:59 par exemple, en Afrique, et je pense
44:01 qu'en revanche, la France
44:03 doit regarder l'Afrique, ne serait-ce que parce que
44:05 il y a un grand espace francophone,
44:07 et que c'est, comme le disait François,
44:09 je pense que c'est le continent du XXIème siècle,
44:11 en tout cas ça peut être le continent du XXIème siècle.
44:13 – François Reynard, tu veux ?
44:15 – En tout cas, je rebondis sur la francophonie,
44:17 on ne pense jamais à ça, mais il va se passer
44:19 un moment dans les décennies qui viennent
44:21 où le français sera plus parlé en Afrique
44:23 qu'il n'est parlé en France, ça sera comme
44:25 les États-Unis et l'Angleterre, si vous voulez,
44:27 on sera un vieux petit pays avec une vieille petite langue
44:29 et il y a des gens, voilà, donc… – Qui seront plus nombreux
44:31 ailleurs. – Voilà, ils seront plus nombreux ailleurs,
44:33 c'est ce que dit le français, et on est très content de ça.
44:35 – François Reynard, la difficulté avec les visites officielles
44:37 en Afrique, c'est que le président Emmanuel Macron
44:39 va quand même rencontre deux présidents controversés
44:41 à Liban-Gaulx, là au Gabon,
44:43 et puis au Congo ce sera Denis Sassou Nguesso.
44:45 – Alors, là pour le coup…
44:47 – C'est un peu le parcours obligé.
44:49 – Le correspondant a bien expliqué ça tout à l'heure,
44:51 c'est compliqué de faire autrement,
44:53 là en l'occurrence il y a ce sommet sur les forêts,
44:55 parce qu'on ne parle pas de cette question-là,
44:57 mais c'est une question qui est très importante aussi,
44:59 il y a la forêt amazonienne, on a beaucoup parlé
45:01 de l'amazonien qui est menacé, et puis qui était encore plus menacé
45:03 avec la politique de Bolsonaro,
45:05 mais la forêt du bassin du Congo,
45:07 c'est quelque chose de très important aussi pour l'humanité tout entière,
45:09 donc c'est très bien qu'il y ait des gens qui se penchent dessus.
45:11 Après, évidemment, il voit les présidents en exercice,
45:14 bon voilà, lui il dit qu'au Congo,
45:17 enfin en RDC plutôt, en République Démocratique du Congo,
45:19 il va tenir une position de neutralité absolue,
45:21 il voit le président, parce que c'est le président,
45:23 bon voilà, mais il n'en rentrera pas dans les élections.
45:26 – Oui, mais enfin quand il passe en République du Congo,
45:28 il croise Denis Sassou Nguesso, et c'est un peu le parcours obligé,
45:30 et ce sont des présidents qui, dans leur propre pays,
45:33 sont des autocrates très contestés.
45:35 – Ah ça c'est sûr, à la faiblesse.
45:37 – Donc cela donne l'image d'une France qui, malgré tout,
45:39 même malgré ses déclarations, peut-être semble,
45:42 mais peut-être ce n'est pas le cas,
45:44 adouber les présidents en exercice, Laurence Saillé ?
45:46 – Écoutez, la diplomatie, enfin on ne peut pas couper les relations
45:49 avec tous les pays, parce que soi-disant,
45:51 où certains seraient contestés,
45:53 où certains seraient d'extrême droite,
45:55 je pense à l'Italie, puisque ça a été…
45:57 – Ou Trump en même temps.
45:58 – Exactement, je veux dire, le rôle du président,
46:00 c'est de rencontrer les dirigeants qui sont dans les pays,
46:03 qu'on les aime ou qu'on ne les aime pas, de manière générale.
46:06 Et là, il se trouve que la visée n'est pas politique.
46:10 L'élection qui aura lieu,
46:12 elle sera liée à des enjeux à l'intérieur du territoire.
46:15 On ne va pas choisir un président parce qu'il est aimé ou pas
46:19 par d'autres dirigeants internationaux.
46:22 Donc je pense qu'il faut se reconcentrer,
46:24 et puis que ça tombe dans cette période,
46:27 mais que ça n'a aucune influence, de toute façon,
46:29 sur le choix qui sera fait.
46:30 – Oui, Paul Barcelage.
46:31 – Juste un complément par rapport à ce qui a été dit,
46:34 mais c'est un peu de l'ordre du contexte aussi.
46:37 Il y a donc 4 pays visités en quelques 5 jours.
46:40 – En 3 jours ?
46:41 – Oui, ça me voit un peu plus.
46:42 – Oui, oui, on le vit.
46:43 – Et il y a 4 discours à la communauté française aussi,
46:46 qui sont dans le contexte du 7 mars,
46:48 mais on en parlait en début d'émission,
46:50 et dans le contexte de la réforme des retraites au Sénat, etc.
46:53 4 occasions d'envoyer des cartes postales,
46:56 et généralement c'est depuis l'étranger,
46:58 et depuis ce type de discours à la communauté française,
47:00 qu'Emmanuel Macron, soit se lâche,
47:02 soit se laisse aller à des petites phrases
47:04 qui peuvent prêter à polémiques.
47:05 – Allez, nous comptons sur vous, Paul Barcelone,
47:07 pour surveiller ça de très près 20h50 sur France Info.
47:10 Nous évoquons l'affaire Legret, les suites dans un court instant.
47:14 Le fil à fout avec vous, Frédéric Bañada.
47:16 – Nouvelle illustration de la crise qui touche le secteur de l'habillement.
47:20 À son tour, GabFrance, placée en redressement judiciaire
47:23 par le tribunal correctionnel de Grenoble.
47:25 GabFrance regroupe 20 magasins franchisés
47:27 qui sont en cessation de paiement.
47:29 La société était détenue par Michel Oyon
47:31 qui contrôlait aussi Camailleux et Gosport,
47:33 placés en redressement judiciaire.
47:35 Emmanuel Macron entame aujourd'hui à Libreville
47:37 une tournée de 4 jours en Afrique centrale.
47:40 L'occasion d'éprouver le nouveau partenariat
47:42 qu'il ambitionne de bâtir avec un continent
47:44 où le ressentiment anti-français ne cesse de croître.
47:47 Le chef de l'État est arrivé ce soir dans la capitale gabonaise.
47:50 Première étape d'un périple qui va donc le conduire ensuite
47:53 en Angola, au Congo et en République démocratique du Congo.
47:57 Une détermination hors du commun et un repentir
48:00 dont il est permis de douter 14 ans de réclusion criminelle
48:04 requis à l'encontre d'une revenante du groupe État islamique
48:07 jugée à Paris devant la cour d'assis spéciale
48:10 pour deux séjours en Syrie entre 2013 et 2017.
48:14 Pour le lendemain de la démission de Noël Legrette
48:17 et de l'annonce de son intention de porter plainte pour diffamation,
48:20 la ministre des Sports Amélie Oudéa Castera
48:22 affirme qu'elle ne se laissera pas intimider.
48:25 "Je n'ai jamais traité Noël Legrette de harceleur",
48:28 poursuit-elle rappelant l'indépendance des inspecteurs
48:31 qui ont mené l'audit sur la gestion de la Fédération française de football
48:35 et qui ont signalé à la justice des faits pouvant relever du harcèlement sexuel.
48:40 Nantes, qualifiée pour les demi-finales de la Coupe de France de football,
48:43 ce soir les Canaris l'emportent face à l'Anse de Buzyn
48:46 dans un stade de la Beaujoire vide
48:48 en raison d'un huis clos de son côté toulouse
48:51 a écrasé Rodez 6-1.
48:53 13 buts en une seule phase finale de Coupe du Monde,
48:56 Jus Fontaine s'est éteint à l'âge de 89 ans.
48:59 Il ne restera jamais associé à ce record mythique et quasiment imbattable
49:03 au terme d'une carrière essentiellement marquée
49:06 par son passage au Stade de Reims.
49:18 Jusqu'où cela va aller ? Nous les évoquions longuement hier soir
49:22 ces bagarres entre Noël Legret et la ministre des Sports Amélie Oudea Castera.
49:29 Vous avez suivi ce feuilleton, ce bras de fer évoqué à l'instant par Frédéric Bagnada.
49:34 Hier soir en ouverture nous informait ses maîtres Thierry Marambert,
49:37 l'un des deux avocats de Noël Legret qui annonçait qu'il allait demander
49:40 l'annulation de l'audit qui accabe son client,
49:43 arguant que ce dossier était vide, je cite l'avocat,
49:46 mais aussi que Noël Legret allait poursuivre en diffamation la ministre des Sports.
49:49 Ce matin c'est l'autre avocate, Florence Bourg, qui sur France Info,
49:54 au micro de Marc Fauvel, dénonçait une manipulation de l'information.
49:58 Elle n'a cessé médiatiquement d'intervenir de manière très claire
50:03 à charge contre Noël Legret.
50:05 Et on se retrouve avec un rapport d'audit définitif qui est une véritable coquille vide.
50:11 C'est-à-dire que nous dans notre audit, il est clairement indiqué
50:14 qu'il n'y a pas de SMS à caractère sexuel.
50:17 Ce que je constate, c'est que la ministre dans sa conférence de presse,
50:21 est plus grave. La synthèse du rapport d'audit qu'elle a rendu public,
50:26 dit littéralement l'inverse.
50:28 Donc pour vous la synthèse a été volontairement tronquée par le ministère ou par la ministre ?
50:32 Absolument.
50:33 Et la réponse de la ministre des Sports Amélie Houdé à Castera, toujours sur France Info.
50:37 Tout ça est franchement ridicule.
50:39 Ridicule cette stratégie de défense ?
50:41 Non, pas à la hauteur.
50:42 Vous savez, moi, j'ai jamais cédé aux provocations de Noël Legret.
50:47 J'ai toujours fait preuve de mesure, de méthode, de cohérence.
50:52 Mais je ne vais pas non plus me laisser intimider.
50:54 Ni par Noël Legret, ni par ses avocats.
50:57 Je ne vais pas laisser dénigrer le travail qui a été fait.
51:00 Un travail rigoureux, méthodique, de quatre mois.
51:02 Je ne vais pas laisser dire que j'ai menti.
51:04 Je ne vais pas laisser dire que j'ai diffamé.
51:07 Tout ça, c'est vraiment pas sérieux.
51:09 C'est des tentatives de diversion de gens qui n'ont plus...
51:12 Laurence, ça y est, jusqu'où ça va ?
51:14 Écoutez, moi, je suis assez stupéfaite de voir que là, on a parole contre parole.
51:19 Rendons public cette audite, alors on verra bien ce qu'il en est.
51:23 Je pense que là, on est dans un affrontement qui dessert un peu tout le monde.
51:28 Parce que plus personne n'y comprend rien.
51:30 Je voudrais juste rappeler que c'est quand même l'affaire Zidane qui a vraiment mis le feu aux poudres.
51:34 C'est l'élément déclenchant...
51:35 C'est l'élément... Et on peut se poser la question...
51:37 Non, non, dis Paul Barcelone.
51:39 Non mais attendez...
51:40 Non, dis Paul Barcelone.
51:41 Non mais d'accord, mais je vais finir si vous me permettez.
51:43 Avant l'affaire Zidane, certes, il y avait une enquête, certes, il y avait des pressions,
51:47 certes, il y avait des doutes sur les agissements,
51:51 mais c'est quand même l'affaire Zidane qui a fait que le pays s'est embrasé sur le sujet
51:55 et qui a accéléré les choses.
51:57 Paul Barcelone.
51:58 Oui, alors qui a accéléré les choses, oui, mais qui est le point de départ.
52:00 Non, non.
52:01 Dans cette audite, il y a quand même 130 personnes qui ont été interrogées.
52:05 Alors certes, il n'est pas rendu public, mais visiblement, les conclusions qui ont été révélées,
52:10 notamment par la cellule d'investigation de Radio France, sont assez claires sur les agissements
52:14 et ce qui peut être reproché à Noël Legret.
52:17 Bon, voilà.
52:19 Maintenant, il y a la passe d'armes médiatiques entre Noël Legret et Amélie Voudé à Casterrat.
52:23 On peut se poser la question de savoir à quoi joue en effet la ministre des Sports.
52:26 Est-ce qu'elle n'est pas dans une opération main propre, défédération, le foot, le rugby, le handball ?
52:31 Je ne défends pas Noël Legret, on est bien d'accord.
52:33 Non, non, j'ai bien compris.
52:34 Mais pour la clarté du sujet, vu que les accusations sont très graves en face de mensonges,
52:40 il serait bon qu'effectivement, elle puisse se défendre sur les éléments.
52:44 Patrice Moillon, il est chez vous, Noël Legret ?
52:46 Oui.
52:47 Gingan.
52:48 Oui, Gingan.
52:49 Il a la photo breton.
52:50 Et il y a une interview dans West France ?
52:51 Oui, il y a une interview dans West France.
52:52 Il se défend, il dit qu'il n'y a pas eu de harcèlement sexuel.
52:55 Mais clairement quand même, il y avait un climat délétère au sein de la Fédération française du football.
53:00 Il y a quand même eu des témoignages convergents sur des comportements qui étaient, disons-le, pas très corrects à l'égard des salariés ou des femmes.
53:08 Donc il y avait quand même un problème.
53:10 François Reynard, ça se joue par médias interposés.
53:13 Et puis moi, ce que je déteste, en tant que républicain et que légaliste,
53:17 moi je n'aime pas que quelqu'un qui est accusé mette en cause une ministre comme ça.
53:20 Il me semble qu'elle a fait son métier cette femme.
53:22 En l'occurrence, lui, alors qui se défend, c'est bien normal, mais qui se défend en disant "je ne suis pas coupable de ce qu'on m'accuse",
53:27 il a tout à fait le droit de faire ça.
53:29 Mais elle, qu'est-ce qu'elle a fait ?
53:31 Elle a déclenché, elle a demandé à son inspection de faire une enquête.
53:34 C'est quand même bien le boulot d'un ministre de dire "j'ai un commande inspecteur, faites une enquête".
53:37 Ils ont rendu un rapport et après ce rapport, il y a un procureur qui a dit "on va ouvrir une enquête judiciaire".
53:46 C'est quand même le boulot d'un procureur et le ministre n'est pas intervenu.
53:49 Donc ça me rappelle, il y a une autre affaire qui me scandalise,
53:52 c'est la campagne de CNews et du groupe Bolloré contre la ministre de la Culture, Rima...
53:58 - Abdulmanek.
53:59 - Abdulmanek, pardon, j'ai eu du mal avec son nom.
54:01 Elle a une radio proche de vous, c'était sur France Inter,
54:06 elle dit "il faut que les chaînes respectent les lois et respectent etc."
54:12 Et après, ces chaînes l'attaquent et attaquent le ministre.
54:15 Mais où on va ?
54:16 Si à chaque fois qu'il y a un ministre qui fait son boulot, on l'attaque ? Non.
54:18 - Bien sûr, elle est dans son rôle et c'est tout à fait bien qu'elle essaie de mettre de l'ordre,
54:23 si vous voulez, notamment par rapport au sexisme dans le sport.
54:26 Mais justement, dans ce monde macho qu'est le foot,
54:28 peut-être que le fait qu'elle soit une femme ouvre la porte à la contestation.
54:32 - Le Barcelone n'a plus le temps, mais allez-y.
54:34 - J'avais envie de dire quelque chose, à quoi joue Emmanuel Macron là-dedans ?
54:36 Parce que dans Ouest-France, hier soir,
54:38 Noël Legret révèle qu'il a eu deux fois au téléphone Emmanuel Macron lundi après-midi.
54:42 Ce matin, dans le huis clos du Conseil des ministres, il soutient sa ministre des Sports.
54:45 Donc est-ce qu'il a soutenu Amélie Oudea Castera pour qu'elle incite son inspection à faire un rapport ?
54:50 Ou est-ce qu'il téléphone à Noël Legret en lui disant "Vous êtes un dirigeant formidable" ?
54:54 - Là, vous terminez l'émission sur une information majeure.
54:58 Vous revenez, Paul Barcelone.
55:00 - Mais avec moi !
55:01 - Vous avez gagné votre jeton de présence aux informer de France Info,
55:04 la une de Ouest-France avec vous, Patrice Moyon.
55:06 - Les trimestres perdus, les mères de famille, donc toujours les retraites.
55:08 - Les retraites toujours et les mères de famille à la une de Ouest-France,
55:11 la une de l'Op'e cette semaine, François Reynaud.
55:14 - La vie de bureau, alors.
55:15 Si vous voulez tout savoir, ce qu'on appelle le "flex office",
55:19 le fait qu'on arrive le matin au bureau et on ne sait même pas où s'asseoir,
55:22 vous allez tout savoir, tout apprendre dans l'Op'e,
55:24 sur les nouvelles méthodes, tout ce qui a été changé.
55:26 - Quelle horreur ! La vie de bureau !
55:28 - Pas la vie de bourreau, c'est la vie de bureau, mais c'est quelquefois pareil.
55:33 - Merci à vous, Laurent Saillet, d'avoir participé à cette information.
55:35 Merci, Paul Barcelone.
55:36 - Avec plaisir.
55:37 - Revenez nous raconter la suite.
55:38 - Avec plaisir.
55:39 - C'est la fin des informer.
55:40 Restez avec nous sur France Info.
55:41 Bonne soirée.
55:42 Merci à tous.