Avec Bruno Bonnell, secrétaire général pour l’investissement, chargé du plan France 2030
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00:00— Le Grand Matin Sud Radio, 7h-9h, Jean-Jacques Bourdin.
00:04— Avec nous l'homme qui valait 54 milliards d'euros. Bonjour Bruno Bonnel.
00:08— Bonjour. Bon, c'est un peu réducteur, ce que je viens de dire, Bruno Bonnel. Mais vous êtes un ancien député.
00:13Vous avez été chargé de l'investissement du plan France 2030. C'est un plan qui avait été annoncé en octobre 2021 par Emmanuel Macron.
00:2554 milliards d'euros à distribuer, enfin distribuer, à investir. Je préfère le mot. On est bien d'accord.
00:33Où est-ce que vous en êtes, de ces 54 milliards d'euros ? — On a déjà engagé 38 milliards sur les 54 à travers 5 000 projets
00:42sur toute la France, la France hexagonale et celle des Outre-mer, des projets d'innovation, des projets de création d'entreprises,
00:50de construction d'usines. — C'est-à-dire que vous allez dans les provinces françaises, dans les départements.
00:56Vous allez rencontrer des chefs d'entreprise. Vous allez rencontrer des élus. Là, on vous demande de l'argent, parce qu'on vous dit
01:03qu'on a besoin d'argent pour investir, pour faire avancer la France. Et vous, en fonction de quels critères, vous distribuez cet argent ?
01:10— Alors quand le président de la République a annoncé France 2030, il a fixé des objectifs. Par exemple, on veut que la France
01:15soit indépendante sur le plan de l'énergie nucléaire, sur les petits réacteurs. Il faut faire un petit réacteur. Il faut faire un lanceur
01:22de fusée pour être indépendant sur le plan de l'espace. Il faut réussir à faire 2 millions de véhicules électriques en France.
01:29Vous voyez, ça me rappelle un peu la France des années 70. Si on n'avait pas lancé les TGV, si on n'avait pas dit
01:33« On veut l'énergie nucléaire », etc., 30 ans plus tard, on n'en serait pas là. Donc là, l'idée, c'est que nous, nous travaillons
01:38pour les générations futures. C'est-à-dire que c'est pas « Je bouge les trous de trésorerie à court terme des entreprises. Je ne fais pas juste
01:46sauver des emplois. Je crée des emplois. Je crée une dynamique ». Et à côté de ça, je m'aperçois que le pays attend ça. Je vois des chefs d'entreprise...
01:54— Mais Bruno Bonnel, j'entends partout dire « Le pays est à l'arrêt. Le pays, c'est la catastrophe ». Vous n'entendez pas ça sur le terrain ?
02:03— Absolument pas. J'entends sur le terrain des chefs d'entreprise qui nous disent « Si on trouvait plus de jeunes pour bosser
02:07dans nos usines, on irait plus loin. On a des marchés. Il faut nous aider à les développer », d'où d'ailleurs, dans France 2030,
02:142 milliards pour la formation, 1 million de postes dans l'hydrogène, le nucléaire, la nouvelle agriculture, la bioproduction,
02:23autant de secteurs où la France est en pointe. Moi, j'ai qu'une désolation. On dirait qu'il y a que l'État qui fait confiance à la France.
02:29On dirait que le capital privé, il est pas là. Donc on se substitue. Donc l'État arrive en disant « Mais nous, on est prêts à vous aider ».
02:35— C'est-à-dire que le chef d'entreprise qui cherche de l'argent est obligé de se tourner vers l'État.
02:40— Alors il est obligé. En tout cas... — Pourquoi ? Mais qui ne prête pas ? Les banques ? Qui ne prête pas ?
02:44— C'est compliqué. Par exemple, en France, les capitaux privés, pour la grande majorité, préfèrent investir aux États-Unis
02:50parce que M. Trump, j'en sais rien, éructe plus que les autres. On a l'impression que ça va mieux se passer là-bas.
02:55Alors que c'est en France qu'il faut investir. En Europe, il faut qu'on consolide nos positions. Sinon, on va tous devenir américains.
03:01— Oui. Justement, est-ce qu'on n'est pas en train de prendre du retard ? Mais en France... Je vais oublier l'Europe, parce que...
03:07Mais en France, est-ce qu'on n'est pas dans les investissements ? Parce qu'il faut des investissements massifs pour faire lancer ce pays.
03:14— Alors on n'est pas l'Amérique. C'est-à-dire que quand on dit... — Oui. On n'a pas les moyens de l'Amérique.
03:18— C'est comme si on disait « Tiens, on a un poids lourd en boxe. Et puis nous, on est poids coq. Et on va y aller ».
03:22Bien sûr qu'on s'en prend une. Et on est dans les filets. Par contre, un poids coq, c'est agile. On n'est plus malin.
03:28On a des secteurs dans lesquels on est très en pointe. La production plus vertueuse, l'écologie...
03:33Quand j'entends l'autre côté de l'Atlantique, on dit « On s'en fout, maintenant. On va continuer de pouler la planète. Et puis on verra bien ».
03:39Ça devrait... On devrait hurler. Parce que nous, au contraire, on réduit les émissions carbone.
03:44Le plan France 2030, c'est moins 50% d'émissions carbone pour les industries de demain. Donc il faut aller dans une direction où on est agile. Il faut être agile.
03:52Il faut être agile. Alors hier, par exemple, vous étiez dans la Manche et vous avez rencontré une petite entreprise française.
03:59Vous savez qu'ici, je défends les TPE et les PME. C'est la radio qui défendra toujours les PME.
04:06Vous avez rencontré une PME, justement, dans la Manche, qui fait du saumon français, qui produit du saumon français.
04:12Et d'ailleurs, la marque, Saumon de France. Et la différence, c'est qu'alors que dans certains pays nordiques, les saumons,
04:17ils sont à plusieurs centaines dans quelques mètres cubes de piscine. Là, les saumons, ils sont en pleine mer, dans la rate de Cherbourg.
04:23Ils sont nourris avec des choses qui sont de qualité. Résultat, franchement, si vous n'avez pas de saumon à acheter, c'est là. Par contre, c'est plus cher.
04:30Mais la France, c'est le pays du premium. On aime que nos fromages soient meilleurs que certains fromages qui sont faits industriellement.
04:37On aime que notre gastronomie soit meilleure. La philosophie, c'est toujours de dire qu'on n'a pas le choix. Il faut qu'on soit meilleur que les autres.
04:43— Mais vous êtes en quelque sorte une agence de l'État. Vous avez vu cette volonté de sabrer, de couper les crédits et de supprimer des agences de l'État ?
04:53— Je pense que dans cette philosophie, il faut être pratique. Moi, j'ai été chef de l'entreprise pendant 35 ans. Aujourd'hui, j'ai une mission publique.
04:59Je suis d'accord qu'il y a des trucs qui servent à rien. Et ça, il faut pas hésiter. Mais par contre, il y a des trucs... Nous, on sert à construire le futur.
05:07Je défends pas ma paroisse. Moi, j'ajusterais. Si j'ai moins d'argent, je réduirais. Si j'avais plus d'argent, je mettrais plus de monde.
05:13— Mais on vous a supprimé, j'ai vu hier au Sénat, 535 millions d'euros, quand même. — Oui. Alors c'est 1% de 54 milliards.
05:20— Oui, d'accord. Oui. D'accord, mais bon... — C'est assez simple. Mais il n'empêche que l'idée, c'est de dire qu'il faut investir pour le futur et pas tout mélanger.
05:27Je dirais... C'est comme les chasseurs. Il y a des bons chasseurs, des mauvais chasseurs. Il y a de la bonne dette et de la mauvaise dette.
05:32La mauvaise dette, c'est celle qui bouche les trous de fonctionnement. La bonne dette, c'est celle qui est investie pour l'avenir.
05:36Et là, l'État est présent. Il faut le répéter. Depuis 3 ans que je suis à la tête de la France 2030, 5 000 sociétés aidées, 5 000 projets d'entreprise.
05:45On aura des ratés. Et alors ? Si la grande majorité fonctionne, c'est champagne.
05:50— Bien. Merci beaucoup, Bruno Monnel, d'être venu nous voir ce matin. C'était bien de penser à cela aussi, parce que ça change un peu de l'ambiance générale.
06:00Avec nous... Bon.