Eliot Deval et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDPros2WE à 20h du vendredi au dimanche
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00:00Il est un peu plus de 20 heures sur CNews, merci d'être avec nous pour l'heure des
00:03pro 2.
00:04Elisabeth Lévy, Jean-Sébastien Ferjou, Patrick Roger et Jules Torres qui n'a pas mis de
00:08cravate aujourd'hui.
00:09C'est que j'avais une cravate bleue comme la vôtre, je l'ai enlevée justement parce
00:12que je me suis dit que ça ferait trop bon élève.
00:13Trop de cravate bleue sur le plateau.
00:15Merci d'être avec nous et bonsoir à tous les quatre.
00:19Il n'y a pas, et on le dit régulièrement, de sujet plus consensuel que la question migratoire.
00:24Je parle pour les français.
00:267 à 8 français sur 10 pensent peu ou prou la même chose.
00:29Moins d'immigration illégale, moins d'immigration extra-européenne, à chaque sondage c'est
00:33la même rengaine.
00:34Et il y en a un qui l'a bien compris, il s'appelle Bruno Rotailleau.
00:37Bruno Rotailleau, il a donc décidé de présenter une nouvelle circulaire, de balayer la circulaire
00:43Valls pour faire la circulaire Rotailleau avec plusieurs mesures.
00:47Est-ce que ça va révolutionner la question migratoire en France ? Je ne pense pas, mais
00:52du moins on avance.
00:53Et dans l'opinion publique, qu'est-ce que ça veut dire ? Il y a au moins dans ce gouvernement
00:58un homme qui dit, il y a peut-être un moment où il va falloir bouger sur la question migratoire.
01:02La circulaire Rotailleau, voyons ça avec Sarah Feinzaie.
01:07C'est lors d'une visite de la direction des migrations à la préfecture des Yvines,
01:11à Versailles, que le ministre de l'Intérieur, Bruno Rotailleau, a dévoilé une nouvelle
01:15circulaire venue rompre l'ancienne, rédigée par Manuel Valls.
01:20Qu'est-ce que nous demandent aujourd'hui les Français ? Comme tous les peuples en
01:23Europe, ils nous demandent de reprendre la main, de reprendre le contrôle, de faire
01:29en sorte de diminuer l'immigration.
01:31Chaque année, les préfectures pouvaient régulariser par le travail ou pour motif familial plus
01:35de 30 000 sans-papiers.
01:37C'est désormais terminé, Bruno Rotailleau n'a qu'un mot d'ordre, la fermeté.
01:41C'est une circulaire de fermeté, je l'assume totalement.
01:47Il faut impérativement lutter contre l'immigration irrégulière.
01:51Si nous ne le faisons pas, alors nous créons des appels d'air.
01:56Parmi les critères nouveaux, l'obligation de signer un contrat d'engagement du respect
02:00des principes républicains, la maîtrise du français, la durée de présence, le respect
02:04de l'ordre public et l'invitation aux préfets de ne pas régulariser des personnes soumises
02:09à une OQTF.
02:10Des règles beaucoup plus strictes comme le délai de présence sur le sol français, rallongé
02:15à 7 ans, contre 5 ans auparavant.
02:17La régularisation ce n'est pas un droit, ça doit rester exceptionnel, il n'y a pas
02:23de droit automatique et général à la régularisation, ça veut dire qu'il n'y a pas de prime à
02:29la fraude.
02:30Le locataire de la place Beauvau invite et incite toutes les préfectures à appliquer
02:35ce nouveau texte dès aujourd'hui.
02:37Je vais vous donner la parole bien évidemment, mais je pense à William Golnadel qui a souvent
02:41cette expression sur la question migratoire, une chose qui est clé majeure et qu'on oublie
02:46de dire, c'est le nombre, le nombre, le nombre.
02:49Et j'ai retrouvé ce chiffre, vous savez que pour les premiers titres de séjour qui
02:53ont été délivrés en 2023, vous savez combien on a délivré ? Le premier titre, 327 000.
03:00327 000, vous savez ce que ça en fait ? C'est la 6ème ville de France, simplement pour
03:05l'année 2023.
03:06Et c'est que ça, oui.
03:07Simplement pour la...
03:08C'est de séjour régulier.
03:10Le premier titre de séjour délivré, 327 000, rien que sur cette partie-là, le nombre,
03:16le nombre, le nombre.
03:17Est-ce qu'on sait combien il y en a sur le regroupement familial ?
03:19Après, vous en avez...
03:20C'est un tiers.
03:21Le motif familial est un tiers.
03:242023, la ville de Nantes.
03:25Boum.
03:26Oui, et encore, si on ajoute à ça l'asile et toutes les autres filières migratoires,
03:30on arrive à 500 000, c'est l'équivalent de la ville de Nice ou de Toulouse.
03:33Donc évidemment que la question aujourd'hui, c'est celle du nombre.
03:36Évidemment que la question, avant celle de la naturalisation, c'est la question de
03:40la régularisation.
03:41Et à ce titre-là, jarter, si je puis dire, la circulaire Valls de 2012, qui permettait
03:46beaucoup, beaucoup, beaucoup trop de régularisation, c'est en effet quasiment révolutionnaire.
03:51D'autant plus que, et on le voit bien, la circulaire Rotaillot de cette année va considérablement
03:56augmenter la difficulté de recourir à une régularisation.
04:01On va vraiment avoir un changement radical pour une circulaire.
04:04Et normalement, avec une loi, on a un vrai changement.
04:07Là, honnêtement, et on voit bien dans la majorité présidentielle, on a Laurent Lescure
04:11qui a été quasiment Premier ministre et qui est le député de Toronto, vous savez,
04:14qui a dit qu'elle allait beaucoup trop loin, qu'on allait en arrière.
04:16Donc on voit très bien que ce n'est pas un sujet de consensus au sein du gouvernement,
04:20alors qu'en effet, vous l'avez dit, je ne déflore pas tous les sujets, mais on voit
04:24bien que la population française veut tout ce qu'il y a dans cette circulaire.
04:28Bon, en tous les cas, considérablement changer la politique migratoire en France ou réduire
04:33considérablement le flux, je ne sais pas pour l'instant, mais du moins, on a un ministre
04:37de l'Intérieur qui a compris que sur ce sujet-là, il fallait communiquer, multiplier
04:43les interventions parce que c'est le vœu des Français d'avoir une politique migratoire
04:48beaucoup plus ferme.
04:49Oui, mais non, il n'a pas choisi de communiquer, il n'y aurait rien de pire que de communiquer
04:57sans qu'il y ait des actes.
04:58C'est ce qu'on fait depuis des années.
05:00On nous agit, rappelez-vous quand même la campagne de 2007, je ne veux pas être cruelle,
05:05mais on a déjà fait campagne il y a 15 ans là-dessus.
05:08Donc, ce qui me frappe chez Bruno Retailleau, c'est qu'il utilise absolument tout ce
05:12qu'il peut pour agir réellement dans la plénitude de ses fonctions qui ne sont pas
05:17non plus énormes, c'est-à-dire, il peut faire beaucoup de choses par décret, c'est
05:21ce qu'il fait, par circulaire décret, c'est-à-dire sans passer par l'Assemblée.
05:25Maintenant, il est quand même contraint par un cadre législatif.
05:29Et juste, dernière chose, moi je suis très inquiète pour lui parce qu'en fait, il
05:32fait quand même un sans-faute et je pense qu'autour de lui, ses petits camarades de
05:36droite doivent essayer de lui préparer des croche-pieds.
05:40Là où vous avez raison, c'est que son champ d'action n'est pas finalement sur
05:45la question XXL et que dans sa déclaration aujourd'hui, qu'est-ce qu'il fait ? Il
05:52met la balle dans le camp de l'Elysée, puisque en fait, la vraie révolution sur la question
05:57migratoire, c'est quoi ?
05:58C'est un référendum en disant maintenant que la loi nationale sera au-dessus des traités
06:03européens et de Bruxelles.
06:05C'est-à-dire qu'on retrouve notre souveraineté et pour ça, il faut changer la constitution.
06:09Bruno Rotailleau tout seul, il ne peut pas changer la constitution.
06:11Mais par référendum, ce n'est pas à l'Assemblée qu'il met la balle, c'est à l'Elysée.
06:18Écoutons Bruno Rotailleau.
06:20Cette circulaire, elle rappelle que la régularisation, ce n'est pas un droit.
06:27Moi, je m'étais battu au moment du vote et au Sénat du texte de la dernière loi immigration
06:33qui a été votée et qui est en tout cas promulguée au mois de janvier 2024, je m'étais
06:38battu, nous nous étions battus et nous avions trouvé des accords pour qu'il n'y ait pas
06:42de droit systématique, automatique, opposable à la régularisation.
06:48Je pense que s'il y a bien un sujet où il faudra un jour que les Français en délibèrent,
06:54c'est l'immigration.
06:56Parce que c'est sans doute le sujet qui, depuis un demi-siècle, a le plus profondément
07:01bouleversé la société française, sans qu'on mette les Français à même d'en délibérer.
07:07Et là, il dit, M.Macron, c'est à vous de jouer.
07:09S'il y a bien un sujet sur lequel les Français doivent délibérer, c'est sur la question
07:14de l'immigration.
07:15Et donc, il va dire à demi-mot, même pas, maintenant, peut-être que l'Elysée peut
07:20accélérer le pas.
07:21Pas seulement l'Elysée, d'ailleurs.
07:22C'est qui le référendum ?
07:23C'est pas vous.
07:24À part si vous êtes le président de la République.
07:25Oui, ben si, je suis l'imam caché.
07:26Je tenais à vous l'apprendre.
07:27Et iot, j'avais réussi à le connaître jusqu'à présent.
07:28Allez-y, M. le Président.
07:29Non, mais oui, il est très habile politiquement parce qu'effectivement, il fait bouger les
07:38lignes.
07:39Alors que, comme vous l'avez souligné, son territoire d'action dans l'absolu n'est
07:41pas si grand que ça.
07:42Mais la parole est en matière migratoire.
07:46Très importante.
07:47Regardez les résultats qu'a réussi à obtenir Mme Mélanie.
07:49Elle n'a pas forcément infiniment plus de moyens.
07:51Elle a une coalition, mais juridiquement, notamment face aux juges italiens, elle n'a
07:55pas forcément plus de moyens.
07:56Le nombre d'immigrés illégaux qui sont arrivés en Italie a chuté drastiquement.
08:01On s'est beaucoup moqué d'elle en disant « Regardez, elle fait des effets de manche
08:04mais elle n'obtient pas de résultats.
08:05»
08:06Pas si.
08:07La Macronie s'est moquée d'elle, par exemple.
08:08Je m'en souviens très bien.
08:09Oui, mais les commentateurs, oui, si vous voulez.
08:12Vous êtes trompé.
08:13Vous êtes trompé.
08:14Il est omniscient, Jean-Sébastien Ferjou.
08:15Jean-Sébastien Ferjou, M. le Président, s'est trompé.
08:17Pas du tout.
08:19Je disais que la parole, et je disais aussi qu'à l'époque, Donald Trump, en 2016,
08:22ce n'est pas parce qu'il avait construit son mur que ça avait marché, mais parce
08:25que le message envoyé, notamment vis-à-vis des migrants latinos, avait été reçu, qu'ils
08:30avaient compris qu'ils ne seraient plus les bienvenus.
08:31Donc la parole est, pour le coup, assez performative en matière migratoire, maintenant, M. Rataio,
08:37parce qu'au-delà de la Constitution, souvenez-vous, la semaine dernière, la Cour européenne des
08:40droits de l'homme a condamné la Grèce qui avait refusé un migrant turc.
08:44La question de la hiérarchie des normes n'est malheureusement pas prête d'être
08:47réglée.
08:49Sur les régularisations, le marché du travail, ne sous-estimons pas ça, je ne vous dis pas
08:54qu'il faut régulariser 500 000 personnes, mais malgré tout, 30 000 personnes, à l'échelle
08:58de la France et de l'économie française, ce n'est pas si important.
09:01Je pense qu'on va y revenir, évidemment, sur cette question de la main d'œuvre, parce
09:07qu'il y a déjà beaucoup de secteurs dans la restauration, le bâtiment, qui disent
09:10« Oui, attendez, on a besoin quand même de sans-papiers, à un moment donné, il faut
09:13être capable de les régulariser, s'ils travaillent bien, s'ils s'intègrent.
09:17Bonne ou mauvaise raison.
09:18Non, juste par rapport à ce que vous disiez.
09:19Pour avoir une main d'œuvre à bas coût ?
09:21Oui.
09:22Et puis, les gens aident malheureusement parfois les mains d'œuvres au couloir aussi.
09:26Quelle grande force humaniste qu'ont ces patrons qui disent « Attendez, on a besoin
09:31d'une petite main d'œuvre qu'on va aller chercher avec des petits gens.
09:34»
09:35Non, ce n'est pas que des grands patrons ni quoi que ce soit.
09:36En fait, dans beaucoup de secteurs, la restauration, ils ne trouvent pas.
09:38C'est la position du BNF.
09:39Ils sont beaux, ils ne trouvent pas.
09:40Non mais, pour revenir sur ce que vous disiez sur un plan politique, là où c'est très
09:44intéressant, c'est que Retailleau, en fait, dans toutes ses déclarations, dans toutes
09:47ses avancées, il est, et c'est, je pense, ce qu'aiment beaucoup les Français, il est
09:51très pragmatique.
09:52Il est très, très pragmatique.
09:54Surtout sur le plan politique.
09:55Non, mais c'est vrai.
09:56Et il est, à travers cette régularisation, les Français demandent à ce qu'il y ait
10:00un peu de fermeté, un peu d'ordre, il répond par cette circulaire.
10:03Et puis, sur un plan politique, il prend sa revanche par rapport à il y a un an, évidemment,
10:07sur la loi immigration qu'il portait au Sénat où il avait été retoqué, et puis le conseil
10:11constitutionnel qu'il avait bien retoqué derrière sur cette loi immigration.
10:15Donc, il avance.
10:16Il est pragmatique.
10:17Oui, mais juste un mot sur les...
10:18Il est surtout fin communiquant, parce qu'il sait qu'il ne peut pas beaucoup agir, que
10:23sa circulaire ne va pas forcément révolutionner la politique migratoire, et que la seule vraie
10:27révolution sur la politique migratoire, c'est de donner la parole aux Français, de mettre
10:32le droit national au-dessus du droit européen, et là, pour le coup, vous pouvez...
10:37On est quand même tous responsables.
10:39On a tous une responsabilité, en tous les cas.
10:42Ceux qui ont recours à ça, vous dites souvent que les fumeurs de joint sont responsables
10:45du trafic de drogue.
10:46Les gens qui commandent des Uber Eats, des esclaves qui vont rouler vers eux pour 5 euros
10:51parce qu'ils ne peuvent pas aller s'acheter leur repas ou parce qu'ils ne peuvent pas
10:54bouger, faire trois pas, ils sont absolument complices de ça.
10:58C'est de l'exploitation déduitante.
11:00Non, mais, parce que quand on les régularise, il faut savoir une chose, c'est que dans les
11:04EHPAD, si vous renvoyez tout le monde, vous n'aurez plus personne dans les EHPAD.
11:08Vous n'aurez plus personne dans tous ces EHPAD.
11:10Vous avez des gens qui sont absolument...
11:12Non, mais c'est vrai, il faut reconnaître cela.
11:14Mais il y a quand même, dans la société, des gens qui acceptent tout à fait que des
11:20gens travaillent pour eux à des tarifs dégueulasses.
11:23Eh bien, franchement, ils sont complices.
11:25Autre déclaration.
11:26Attendez.
11:27Autre déclaration.
11:28Je veux qu'on avance parce qu'on va séquencer toutes les déclarations.
11:30Il a beaucoup parlé aujourd'hui, Bruno Rodin.
11:33Ce qui m'intéresse, c'est que ça correspond, quand je vous disais qu'il n'y a rien de plus
11:36consensuel.
11:37Un sondage d'octobre dernier, je l'ai retrouvé.
11:39La France doit-elle durcir sa politique d'immigration ?
11:4275% des Français qui répondent oui.
11:45Mais ce qui est intéressant, ce n'est pas de regarder 75%, c'est dans le détail.
11:48Les gens de gauche.
11:49À gauche, ils sont majoritaires.
11:5151% des électeurs de gauche disent oui, il faut durcir les questions migratoires.
11:57Au Parti Socialiste, 60%.
12:00C'est sûr que vous avez toujours les radicaux.
12:02Mais au fond, l'électorat de gauche est favorable à durcir la politique migratoire.
12:07Il en parle.
12:10Je pense que, je l'ai dit, il y a une majorité nationale, c'est l'aspiration des Français,
12:15qui nous demande, qui exige de leurs dirigeants qu'on reprenne la main, le contrôle.
12:21Les Français ne veulent pas plus d'immigration, ils veulent moins d'immigration.
12:25Et surtout, en matière de lutte contre l'immigration irrégulière.
12:30Il y a une majorité d'électeurs de gauche qui sont précisément pour la fermeté
12:35et qui considèrent que notre politique, la politique migratoire, pas la mienne en France,
12:40elle est trop laxiste.
12:42La gauche, malheureusement, ce que je veux dire, c'est que l'électorat de gauche
12:47est beaucoup plus réaliste que beaucoup de parlementaires de gauche.
12:52Que l'électorat de gauche a changé, il a bougé, l'électorat de gauche.
12:57Il a bougé.
12:58Il nous demande cette fermeté.
13:01Et il demande une plus de sécurité, d'une justice plus ferme.
13:04Et sur tous ces sujets régaliens, on voit un monde qui sépare l'électorat de certains
13:11qui sont très souvent sur les plateaux de mêlée, parce que le camp du bien...
13:14Vous voulez dire que les gens de gauche sont des êtres humains comme les autres ?
13:17Non mais le camp du bien, la question migratoire...
13:19C'est intéressant parce qu'il met Emmanuel Macron devant le fait accompli sur la question du référendum.
13:24Il l'avait déjà fait sur la question, souvenez-vous, des accords de 68,
13:27parce que ce n'est pas le gouvernement qui va retoquer les accords de 68,
13:31c'est au président de la République de le faire.
13:33Sur le référendum, c'est la même chose.
13:34Et il met également la gauche devant le fait accompli en leur disant
13:37« Vous voyez bien que 60 à 70 % de vos électeurs, les électeurs socialistes,
13:41sont d'accord avec mes propositions, donc pourquoi ne pas les appliquer dès maintenant ? »
13:45Parce qu'un référendum aujourd'hui sur l'immigration, ce serait 70 à 80 %.
13:49Cher Jules, éclairez ma lanterne, parce qu'en réalité, ça fait assez longtemps
13:54que l'électorat de gauche n'est peut-être pas dans cette proportion, mais qu'il est exactement...
13:58Il sent que ce soit des êtres humains comme les autres,
14:00qui ne veulent pas se faire attaquer quand ils sortent de la rue.
14:03Donc ça fait assez longtemps, ce qu'on ne comprend pas.
14:06Mais c'est vrai, pour faire la naïve, ce qu'on ne comprend pas,
14:09puisque vous êtes notre spécialiste politique,
14:11pourquoi des chefs de parti, même par pur intérêt,
14:14quand vous êtes chef d'un parti, vous défendez les positions de vos électeurs, non ?
14:17Je vais vous apprendre, Elisabeth, l'idéologie.
14:19Ce qu'est l'idéologie immigrationniste, l'idéologie droit de l'homiste, l'idéologie...
14:24Ce n'est même pas que l'idéologie, c'est que vous avez un climat médiatique et politique,
14:28une sorte de mariage du camp du bien, qui déteste parler de la question migratoire.
14:32Vous avez vu le sujet de complément d'enquête hier sur les occuterres.
14:35Emmanuel Macron, c'est la même chose.
14:36Il évite à 100 ordres de rire.
14:38Au-delà des OQTF.
14:39Il te dit les cons.
14:40Au-delà des OQTF.
14:42Sur la question des OQTF, M. Rotaillot a été invité par le présentateur.
14:47Lorsque Bruno Rotaillot expliquait que l'immigration n'était pas une chance,
14:52c'était une phrase dans une réflexion, en disant que ça n'est pas une chance
14:56quand elle n'est pas contrôlée, ça n'est pas une chance pour ceux qui arrivent
15:00et qu'on ne peut pas accueillir, etc.
15:01Il le colle à Marine Le Pen, Jean-Marie Le Pen.
15:03Il le colle à Marine Le Pen, Jean-Marie Le Pen,
15:05pour expliquer qu'en fait, c'est un homme qui partage les idées des extrémistes.
15:10Quand Bruno Rotaillot lui dit que dans les prisons françaises,
15:14il y a 25% d'étrangers, alors que la population étrangère en France, c'est 7%,
15:18le présentateur lui répond, oui, mais il y a peut-être des discriminations
15:20dans la chaîne canal.
15:21Donc, c'est vrai.
15:22Le complotisme bouge.
15:23Il y a des jugements fascistes, en fait.
15:25Vous avez fort trouvé le tweet de M. Valex.
15:29Pardonnez-moi, je ne voulais pas écorcher son nom.
15:31Il explique qu'il y a des discriminations dans la chaîne canal.
15:34Il explique aussi autre chose.
15:35Oui, il y a des jugements fascistes.
15:37Justice et raciste, pas la justice.
15:39Les magistrats.
15:40Il conteste ce que dit M. Rotaillot.
15:41Surtout le syndicat de la magistrature.
15:43Il conteste ce que dit M. Rotaillot en en faisant un populiste
15:46qui mépriserait totalement les faits, en s'appuyant sur une seule étude,
15:50c'est celle du CEPI, qui est un organisme, effectivement, gouvernemental,
15:53sur la question du lien entre immigration et délinquance.
15:56Le CEPI, tout dépend en réalité du raisonnement juridique
15:59que vous adoptez quand vous faites ce genre d'études-là.
16:02La position de complément d'enquête était de dire
16:04qu'il n'existe aucun lien entre immigration et délinquance.
16:07M. Rotaillot est dans la fake news quand il le prétend.
16:10Le problème, c'est que s'il existe des tas d'études
16:12qui ont été faites au Danemark, en Suède, en France,
16:16y compris par des organismes publics,
16:18et que sur le service public de l'audiovisuel,
16:20on vous dit qu'on ment quand on dit ça.
16:22Il y a une réalité qui est très simple.
16:24Oui, chez les délinquants, il y a une surreprésentation des populations immigrées.
16:30Ça ne veut pas dire que la majorité des immigrés, eux, soient des délinquants.
16:34Mais ils sont dans un simplisme tel.
16:35Parce que le piège dans lequel ils tombent,
16:37c'est que depuis des années, ils nous disent
16:38qu'il n'y a pas de lien entre immigration et délinquance,
16:40donc il n'y a pas de raison d'être raciste.
16:41Mais le problème, c'est dans l'autre sens.
16:42Ce qu'il faut le prendre, c'est que même s'il y a un lien,
16:44il n'y a toujours pas de raison d'être raciste
16:46parce que ça n'est qu'une minorité d'immigrés qui sont délinquants.
16:49C'est-à-dire que sur les plateaux de télévision,
16:51on va passer des heures à se demander
16:54s'il y a un lien entre une partie de l'immigration et la délinquance,
16:57si l'immigration est une chance,
17:00s'il faut réduire les flux migratoires,
17:02quand vous avez des Français,
17:04et notamment des Français dans les quartiers populaires,
17:06qui demandent à ce qu'il y ait plus de sécurité,
17:09qu'ils soient justement quatre lettres qui divisent la France.
17:14Ça ne divise personne.
17:16En revanche, Amélie de Montchalin,
17:18c'est intéressant de savoir si la position de Bruno Rotailleau
17:21est partagée dans ce gouvernement.
17:23Écoutez attentivement Amélie de Montchalin,
17:26qui est une responsable politique de la Macronie.
17:30Oui, la Macronie, le centre droit.
17:32Ah oui ? Écoutez, parce que...
17:34Vous savez, le centre droit...
17:37Le sujet n'est pas de lutter contre l'immigration en général.
17:41Nous avons des hommes et des femmes qui viennent rejoindre la France
17:43pour des raisons légitimes.
17:45Nous devons bien les intégrer,
17:47et il est nécessaire qu'ils trouvent toute leur place.
17:49Nous avons ensuite un problème d'immigration illégale.
17:51Mais elle se trompe, Madame de Montchalin,
17:53parce que la question, c'est évidemment la question migratoire
17:55dans son ensemble, légale comme illégale.
17:58Si vous avez un flux migratoire légal qui arrive,
18:01immense, que vous ne pouvez pas contrôler,
18:03qu'est-ce que vous faites ?
18:04Mais il y a une autre question,
18:05c'est-à-dire qu'il y a la question de la hiérarchie des normes,
18:07ça c'est certain.
18:08Mais il y a la question de la manière dont les magistrats l'appliquent.
18:10Parce que de toute façon, vous pouvez écrire ce que vous voulez en matière de droit.
18:12Regardez l'étude qui vient d'être faite
18:14par un ancien magistrat de l'APM,
18:16des syndicats de la magistrature,
18:18dans le Figaro, chez nos confrères du Figaro,
18:20qui a analysé toutes les décisions de justice de 2023
18:23et qui montre un laxisme certain dans les décisions de justice.
18:26Vous spoilez nos informations,
18:28évidemment, sur ce sujet.
18:30Vous pensez que je n'avais pas vu cette étude ?
18:32Non, ça j'imagine bien.
18:33Vous voyez tout, cher Elliot.
18:35Et tout.
18:36Pas besoin de vos lunettes, mais je l'avais vu.
18:37Mais on a besoin.
18:39Vous voulez qu'on parle
18:41de comment vous regardez le premier plan sans les voûtes ?
18:43Bah oui, parce que je suis bien.
18:44Vous vous moquez de ma mûre.
18:45Vous êtes mieux.
18:46Ah c'est bon ?
18:47C'est pas beau.
18:48Juste sur l'immigration et la délinquance,
18:50c'est moi qui suis folle ou Gérald Darmanin
18:52a donné des chiffres ?
18:54Absolument.
18:55La préfecture de police, c'était pareil.
18:57C'était sur les grandes villes et les transports.
18:59Mais enfin bon, c'était tellement massif que...
19:01Non mais quand il y a une volonté de ne pas voir les chiffres,
19:03on ne les voit pas en fait.
19:05Moi je regardais en fait certains chiffres
19:07de beaucoup d'associations qui vous disent
19:09qu'il n'y a pas de vague migratoire incontrôlée en France.
19:12Ça n'existe pas.
19:13C'est un fantasme.
19:14Et dans le même document, ils disent
19:16qu'on peut quand même estimer entre 800, 600, 800 000,
19:201 million de gens illégaux.
19:23Mais ça n'existe pas.
19:24Donc c'est un fantasme.
19:25Mais il faut les régulariser.
19:26Il n'existe pas mais il faut les régulariser par ailleurs.
19:28Ça existe ce document.
19:29Je vous propose de continuer de voir un peu les échanges
19:32et ce que la position de Bruno Retailleau
19:35est partagée dans ce gouvernement
19:37ou par les anciens du gouvernement.
19:39Roland Lescure qui était premier ministrable,
19:41il était dans la charte liste d'Emmanuel Macron.
19:44Ça a duré une heure.
19:45Ça a duré une heure mais quand même il y en avait trois.
19:47Il y avait M. Lecornu, M. Bayrou et M. Lescure.
19:52M. Lescure qui la semaine dernière a expliqué
19:54qu'il fallait rendre has been le réseau social X.
19:58Donc il considère qu'il ne faut pas tomber dans la caricature,
20:02M. Retailleau.
20:03D'accord.
20:04Je pense qu'il faut vraiment se méfier de la caricature.
20:08Et là on est un peu dans la caricature.
20:10On sort sur une vague anti-immigration un peu généralisée.
20:15Elle est présente partout dans le monde.
20:17Moi je préfère qu'on ait des politiques raisonnables.
20:20Je le répète qu'on soit très ferme sur l'illégal.
20:22Mais qu'on soit aussi…
20:24Le Premier ministre avait dit
20:25je souhaite qu'on soit humaniste.
20:27Ben oui, il faut qu'on soit humain.
20:28Je lui réponds qu'il ne faut pas caricaturer les Français.
20:30Je lui réponds que plus de 70% des Français
20:33sont derrière cette politique de fermeté.
20:35Je lui réponds que désormais
20:36ce ne sont pas seulement les Français de droite.
20:38Ce sont aussi une majorité de Français de gauche
20:41qui sont pour cette politique de fermeté.
20:43Ce qui est intéressant c'est de savoir
20:45qui aujourd'hui épouse les idées de M. Lescure
20:49et qui épouse le discours ou les idées…
20:53Ce qui est intéressant c'est qu'en Europe
20:54il y a deux pays qui ne durcissent pas aujourd'hui.
20:56Tous les autres durcissent.
20:57De droite, de gauche.
20:59Peu importe où ils durcissent.
21:00Il y a deux pays qui ne durcissent pas.
21:02L'Espagne, parce qu'elle est dirigée
21:04par des sociodémocrates maudits genoux,
21:06si je peux me permettre.
21:07Et nous, parce que…
21:10Vous pouvez rajouter la Belgique.
21:12La Belgique c'est hors catégorie.
21:17La Belgique c'est déjà hors catégorie.
21:19Vous parlez d'indemnisation migratoire,
21:21on vous met en légitimité.
21:23Molenbeek est un paradis.
21:25Vous voulez dire qu'en Belgiquistan…
21:27Ce qu'on peut voir quand même,
21:29c'est qu'il n'existe que par son anti-retaillisme.
21:31Depuis qu'il y a eu la composition du gouvernement
21:33en septembre, M. Lescure ne prend position
21:36et ne fait parler de lui
21:37que lorsqu'il faut critiquer Bruno Roteio.
21:39Il l'avait fait lors de la loi immigration
21:41qu'il avait annoncée.
21:42Il l'avait fait lors du dernier remaniement.
21:44Il le fait encore aujourd'hui.
21:45Un dernier mot sur la question migratoire.
21:47Il y a quelque chose qui est presque psychologique.
21:49Vous avez des gens, en ma chronique,
21:50qui venaient de la gauche,
21:51c'est le cas de M. Lescure,
21:53et qui ont de la peine à assumer
21:55le regard social libéral qu'ils portent sur l'économie.
21:58Et donc, pour passer la pilule vis-à-vis d'eux-mêmes,
22:01comme vis-à-vis de leur entourage de gauche,
22:04ils s'achètent une conscience,
22:05alors qu'en réalité, écoutez ce qu'il dit,
22:07quand il dit qu'il faut être ferme sur l'illégal,
22:08ben oui, personne ne demande autre chose que ça,
22:10être ferme sur l'illégal.
22:11Si, si, on veut être ferme sur le légal aussi.
22:13Pardon.
22:14Oui, mais c'est pas raisonnable.
22:15Pardon, mais...
22:16Oui, mais franchement, Elisabeth,
22:17quand vous regardez les chiffres,
22:18la problématique est d'être rappelé les chiffres...
22:20Ben, 327 000 entre l'illégal, pardon.
22:23Il nous reste deux petites minutes avant la publicité.
22:25Je voudrais qu'on revienne sur un sujet
22:26que vous avez traité hier et aujourd'hui encore.
22:31Honte, scandale, le vote de plusieurs euros,
22:33député LFI, dont Rima Hassan,
22:34contre une résolution du Parlement européen
22:36demandant la libération de l'écrivain Boalem Sansal,
22:38incarcéré en Algérie depuis désormais 70 jours,
22:41suscité un tollé ce vendredi.
22:44Je demande en régie,
22:45je ne sais pas si on a la déclaration de Raphaël Glucksmann
22:48concernant donc Rima Hassan,
22:52qui a voté contre...
22:53Ah, on va la lire, on ne va pas l'entendre,
22:56Raphaël Glucksmann.
22:57C'est une honte, franchement,
22:58s'abstenir ou voter contre un tel texte factuel
23:02où il n'y a rien d'idéologique, rien d'historique,
23:04qui soit contestable,
23:06c'est simplement cautionner l'emprisonnement
23:11d'un immense écrivain dans des geôles
23:14et c'est profondément scandaleux.
23:16Mais il n'était pas lié avec le parti de Mme Hassan, lui ?
23:21Je me suis trompé ?
23:23Ah, c'est encore défendant.
23:25Ah, c'est encore défendant, non mais ça va.
23:27Non mais il aurait pu rompre...
23:28Oui, d'accord, je trouve ça honteux maintenant,
23:30mais moi j'en ai assez.
23:31Est-ce qu'ils vont se rallier, encore une fois ?
23:33Est-ce que vous avez vu, Eliott, cet autre tweet,
23:35parce qu'il est absolument ignoble,
23:36d'un autre député insoumis, Adrien Clouet,
23:38sur Ransfa, qui l'accuse, qui est juif par ailleurs,
23:44et qui l'accuse, lui, d'être un nazi
23:46et lui, d'être génocidaire.
23:49Et c'est une inversion totalement délirante.
23:51Mais il n'a pas quitté Twitter, Adrien Clouet.
23:53J'ai envie de vous dire, sur Mme Hassan,
23:55mais laissons-la faire,
23:56parce que je pense,
23:57et les dernières partiennes nous l'ont prouvé,
23:59qu'elle devient un formidable argument électoral
24:01pour tous les adversaires de la France insoumise.
24:04Mais laissons-la s'enfermer.
24:05C'est complètement délirant, son raisonnement.
24:07L'article du code pénal algérien
24:09qu'elle tente de justifier pour justifier
24:11l'emprisonnement de M. Sansel,
24:13d'ailleurs, elle considère que,
24:14comme il est français depuis pas très longtemps,
24:16ça fait depuis quelques mois.
24:17C'est un argument qui, me semble-t-il,
24:19est généralement reproché à l'extrême droite,
24:21mais elle serait en prison en France
24:23si on appliquait en France l'article du code pénal.
24:25Et surtout, c'est quelqu'un qui, depuis des années,
24:27nous demande la libération de Georges Ibrahim Abdallah,
24:30qui a tué un diplomate américain
24:32et un diplomate israélien.
24:34Et là, il faut prendre une deuxième fois des mesures.
24:37C'est vraiment important, on n'en parle pas en France.
24:39Regardez les vidéos qui circulent,
24:41que les Palestiniens font circuler.
24:42Le Hamas, depuis le cessez-le-feu,
24:44abat à bout portant tous les jours des Palestiniens
24:46qu'il accuse d'avoir collaboré avec l'armée israélienne.
24:49Il les abat à bout portant.
24:51Il le filme.
24:52Il le met sur les réseaux sociaux.
24:53Avons-nous entendu, Mme Hassan,
24:55ou quiconque parmi les pourfondeurs
24:57du génocide, entre guillemets,
24:59qui aurait été commis par les Israéliens,
25:01Mme Tondelier notamment,
25:03l'a-t-on entendu s'émouvoir
25:05de ce que vivent les Palestiniens
25:07sous les mains du Hamas ?
25:08Et nous parlerons du Hamas, justement,
25:11qui a communiqué les noms des quatre soldats israéliens
25:14libérables demain.
25:16La publicité, on revient dans un instant
25:18pour la deuxième partie de l'heure des pros.
25:2120h30 sur CNews.
25:24On fait le point sur l'information
25:26et on poursuit l'heure des pros dans un instant.
25:28Mais avant ça, c'est à vous, Maureen Vidal, pour le point.
25:34Bonsoir, Eliott, bonsoir à tous.
25:35À la ligne de l'actualité,
25:36la nouvelle circulaire de Bruno Retailleau
25:38présentée aux préfets dorénavant
25:40pour régulariser les sans-papiers.
25:42Les mesures seront plus strictes.
25:43Une obligation de signer un contrat d'engagement
25:45du respect des principes républicains.
25:47La maîtrise du français sera requise.
25:49La durée de présence sur le sol français également.
25:51Le respect de l'ordre public
25:53et ne pas être soumis à une OQTF.
25:55Cette personne présentée à des juges d'instruction à Paris
25:58pour avoir participé à l'enlèvement et la séquestration
26:00de David Balland et sa compagne,
26:02mardi, le co-fondateur d'une société spécialisée
26:05dans les crypto-actifs.
26:07Le parquet a requis leur placement en détention provisoire.
26:10Israël a indiqué que le retrait de ses troupes
26:12se fera progressivement au sud du Liban,
26:15au-delà des 60 jours prévus par l'accord
26:17de cesser le feu avec le Hezbollah libanais.
26:19L'Etat hébreu estime que le Liban n'a pas totalement
26:21respecté ses engagements.
26:23Un retrait progressif qui se poursuivra en accord
26:25avec les Etats-Unis, a déclaré Benjamin Netanyahou.
26:28Merci beaucoup Maureen pour le point sur l'information.
26:30On a parlé de la question migratoire dans la première partie.
26:32On en a parlé en longueur.
26:34Je voudrais qu'on revienne sur la justice.
26:36Souvent, les Français considèrent que la justice
26:38est soit trop lente, soit elle est laxiste.
26:4180% des Français considèrent que la justice
26:44est trop laxiste.
26:45On va prendre un cas qui est un cas pratique.
26:48À cause de l'engorgement des audiences,
26:50un homme de 30 ans, condamné pour viol
26:53à 10 ans de réclusion criminelle,
26:55en première instance, il a fait appel
26:57à cette décision.
26:59Comme le temps d'audiencement était trop long,
27:01il a été relâché.
27:03Cet homme a été relâché sans contrôle,
27:05aucun contrôle judiciaire.
27:07Une décision incompréhensible
27:09pour l'avocate de la victime.
27:12La victime présumée.
27:13Quand je dis présumée, c'est parce que
27:15c'est l'individu.
27:17L'individu a fait appel.
27:19Bien sûr.
27:20Ça a fait des arrêts.
27:23C'est après une demande de procès en appel
27:25et un an de détention, le délai maximal,
27:28qu'un homme, condamné à 10 ans de réclusion
27:30après le viol sur sa nièce de 13 ans,
27:32a été remis en liberté, faute de date,
27:35pour son nouveau procès.
27:37Une décision inacceptable
27:39pour l'avocate de la victime.
27:41On est tombés des nus,
27:43étant donné qu'on n'attendait pas
27:45une décision pareille.
27:47La date de la nouvelle audience aura lieu en juin.
27:49Par anticipation, l'avocate des parties civiles
27:51et le parquet général avaient déposé
27:53une requête en prolongation exceptionnelle
27:55de la détention.
27:57La demande a été rejetée.
27:59L'homme est en totale liberté.
28:01Aucune interdiction.
28:03C'est une sortie sèche.
28:05C'est un fait rarissime.
28:07On n'a jamais vu ça.
28:09Une décision synonyme de faute professionnelle
28:11pour Mariam Touré.
28:13La victime, elle, est apeurée
28:15à l'idée de recroiser son agresseur.
28:17Les magistrats,
28:19je l'assume complètement,
28:21n'ont pas été diligents dans ce dossier.
28:23Ma cliente est apeurée.
28:25Sa famille également.
28:27L'avocat de l'accusé
28:29prône la présomption d'innocence.
28:31Il est pleinement
28:33présumé innocent.
28:35La présentation qui est faite de lui
28:37consiste à dire qu'il a été condamné
28:39pour viol.
28:41Cette condamnation est nulle et non avenue.
28:43Reste à savoir s'il se présentera
28:45à son nouveau procès.
28:47Ce trentenaire d'origine malienne
28:49peut quitter à tout moment le territoire
28:51faute de contrôle judiciaire.
28:53Ce sujet-là
28:55est intimement lié
28:57au sujet précédent.
28:59Je parlais
29:01de pragmatisme tout à l'heure.
29:03Là aussi, les Français attendent du pragmatisme.
29:05Quand on voit cette histoire,
29:07qu'est-ce qui pourrait
29:09se passer derrière ?
29:11À partir du moment où il y a une erreur,
29:13aujourd'hui, la justice pourrait de nouveau
29:15se saisir de cette affaire
29:17pour l'incarcérer de nouveau.
29:19On va me dire que la loi
29:21a permis de relâcher.
29:23Ce qu'il dit
29:25est inexact.
29:27L'avocat
29:29essaie de le défendre.
29:31Il a été condamné.
29:33En première instance,
29:35même s'il y a un appel,
29:37ça ne suspend pas.
29:39Prenons le problème
29:41à l'endroit.
29:43Quand vous êtes condamné en première instance
29:45et que vous faites appel, vous êtes présumé innocent.
29:47Évidemment que si.
29:49À partir du moment
29:51où vous avez été condamné,
29:53et qu'il y a
29:55des faits suffisamment graves,
29:57c'est pour ça qu'il devait rester
29:59en prison en attendant l'autre procès.
30:01Ce n'est pas suspensif.
30:03L'appel ne suspend pas la peine.
30:05C'est vrai.
30:07Ne prenons pas le problème à l'endroit.
30:09Dans un état de droit, il est normal.
30:11Imaginez qu'Eliott soit accusé.
30:13On ne peut pas par principe décider
30:15de qui est coupable ou qui n'est pas coupable
30:17quand on n'est pas arrivé au bout d'une procédure judiciaire.
30:19Le problème, ce n'est pas la décision
30:21de libérer ce monsieur-là, quoi qu'on puisse penser de lui.
30:23Le problème, c'est que la justice n'est pas gérée
30:25dans les temps de son procès.
30:27Parce que que la justice ne gère pas
30:29dans les temps, il est normal que tout justiciable
30:31ait le droit, parce que sinon vous pourriez laisser
30:33en prison des gens pendant 40 ans
30:35en disant qu'on n'a pas pensé à vous.
30:37J'ai commencé par ça.
30:39La problématique, c'est effectivement
30:41les mesures éventuellement de contrôle,
30:43parce qu'il y aurait pu y avoir des mesures de contrôle judiciaire
30:45si on considère qu'il y a quand même une dangerosité
30:47établie de l'individu.
30:49Mais le problème, c'est surtout la responsabilité
30:51des magistrats, parce que jamais une responsabilité...
30:53Est-ce que vous imaginez que
30:55quiconque dans n'importe quel autre secteur professionnel
30:57français, commettant une faute de cet ordre-là
30:59en ne gérant pas le dossier dans les temps,
31:01ne serait pas poursuivi ?
31:03Juste une chose, on a eu il n'y a pas longtemps,
31:05c'était chez Pascal Praud,
31:07je ne sais plus quel était le juge,
31:09qui nous a raconté, un procureur en réalité,
31:11c'était un parquet, qui nous a raconté
31:13avec quoi il bossait.
31:15Je ne suis pas sûre qu'on puisse reprocher
31:17en l'occurrence à la justice
31:19de ne pas avoir...
31:21A toi, pardon,
31:23Jean-Sébastien,
31:25d'avoir audiencé ce procès
31:27s'il croule
31:29sous les trucs.
31:31La vraie faute, c'est l'absence
31:33de contrôle judiciaire.
31:35C'est l'absence de contrôle judiciaire, la vraie faute.
31:37T'as raison.
31:39C'est quand même l'institution qui est responsable,
31:41pas l'individu qui a pris la décision, je suis d'accord.
31:43Bien souvent, il manque la justice,
31:45il manque cruellement de moyens, de greffiers, etc.
31:47Il y a des tas de niveaux différents.
31:49Mais l'institution, elle est responsable.
31:51Vous parlez de moyens, d'une institution
31:53qui est responsable. Faute de bras,
31:55on coule sous les dossiers. Il y a aussi
31:57la question de cette étude
31:59dont vous nous parliez
32:01et dont je voulais qu'on parle maintenant.
32:03C'est l'étude du Figaro, présentée par
32:05le Figaro Magazine, de l'Institut pour la Justice,
32:07qui révèle
32:09qu'il y a un décalage
32:11abyssal entre
32:13la peine prononcée
32:15et la peine exécutée.
32:17C'est un élément essentiel.
32:19Je vous prends un exemple très concret.
32:21Sur les violences sur une personne
32:23dépositaire de l'autorité publique, la peine
32:25encourue dans le Code pénal, c'est 3 ans
32:27jusqu'à 10 ans de prison. La durée moyenne
32:29de l'emprisonnement ferme prononcée par les tribunaux
32:31est de 6,7 mois.
32:3535,8% d'emprisonnement
32:37ferme dans le total des peines prononcées.
32:39Et combien sont faits ?
32:41On avance sur l'agression sexuelle,
32:43mais c'est toujours aussi intéressant. 5 ans
32:45de peine en durée.
32:47Durée moyenne de l'emprisonnement ferme
32:49prononcée par les tribunaux. 1 an et 5 mois.
32:5126% d'emprisonnement ferme
32:53dans le total des peines prononcées.
32:55Il faudrait ajouter l'exécution.
32:57Quel est le pourcentage de ces peines
32:59qui sont réellement ensuite exécutées ?
33:01C'est ce que dit Dominique-Henri
33:03Matagrin.
33:05Dominique-Henri Matagrin déclare que
33:07pour plus de 90% des délits,
33:11les peines de prison ferme, pourtant
33:13prévues par la loi, représentent
33:15une minorité des sanctions
33:17prononcées par les tribunaux.
33:19Voilà où on en est.
33:21Ils pointent une véritable carcérophobie
33:23d'une partie des juges.
33:25On en est là.
33:27C'est pas qu'une question de moyens.
33:29C'est pas qu'une question de moyens.
33:31Il n'y a pas de place.
33:33Et les juges se servent
33:35de cet argument-là.
33:37De la surpopulation carcérale.
33:39140%, 130%.
33:41On connaît ces chiffres-là.
33:43On a beaucoup commenté
33:45l'histoire des Algériens
33:47qui avaient braqué une pharmacie
33:49qui avait été libérée faute de place
33:51en centre de rétention administrative.
33:53C'est toujours la même question.
33:55Et ajoutez au délai d'audiencement
33:57des procès.
33:59Il y a 8000 magistrats en France.
34:01C'est très difficile avec seulement 8000 magistrats
34:03de gérer toutes les affaires judiciaires.
34:05Il y en a quasiment 3 millions par an.
34:07C'était aussi la raison
34:09pour laquelle
34:11cet individu qui avait été condamné
34:13en première instance
34:1510 ans de réclusion pour viol
34:17parce que le temps d'audiencement
34:19pour l'appel n'était pas donné
34:21et qu'il était resté trop longtemps en détention.
34:23On l'a donc libéré.
34:25Violence sur une personne dépositaire
34:27de l'autorité publique, c'est très simple.
34:29C'est quand un individu va frapper un policier.
34:31Prenons un policier.
34:33La peine en courroux
34:35dans le code pénal,
34:37c'est 3 à 10 ans de prison.
34:39Durée moyenne d'emprisonnement ferme
34:41prononcée par les tribunaux,
34:436,7 mois.
34:45Les téléspectateurs, les Français qui nous regardent,
34:47c'est difficile.
34:49On manque de bras.
34:51Vraiment, c'est très difficile.
34:53Vous savez ce qu'on va faire pour que ce soit plus rapide ?
34:55Vous touchez à un policier,
34:57c'est 5 ans de prison minimum.
34:59Ça peut aller jusqu'à 10 ans.
35:01Naturellement, vous prenez 5 ans de prison.
35:03Il faut ouvrir une nouvelle école de la magistrature
35:05et former une génération
35:07de nouveaux magistrats.
35:09Rappelez-vous les peines planchers,
35:11comment ça a bien marché.
35:13Ils ne voulaient pas les appliquer, ils ont fait le pied des pieds au mur.
35:15Donc il faut des nouveaux magistrats.
35:17Mais sachant que les Français,
35:19quand ils sont eux-mêmes en situation
35:21de prononcer des peines, dans les cours d'assises
35:23notamment, comptent être beaucoup moins sévères
35:25que les juges professionnels.
35:27Parlons un tout petit peu du narcomycide.
35:29On avait parlé de Marseille, puisque les chiffres
35:31étaient en baisse.
35:33C'est parce qu'ils étaient très hauts.
35:35C'est pas ça.
35:372003 avait été une année noire.
35:39Vous ne vous dérangez pas les amis ?
35:43On parle du narcomycide.
35:45Une explosion des narcomycides
35:47en Seine-Saint-Denis.
35:49Puisque les narcomycides ont été
35:51multipliés par 3 entre
35:532023 et 2024.
35:55Dounia Tengour nous explique tout.
35:59C'est un chiffre alarmant
36:01révélé par le parquet de Bobigny.
36:03En 2024, 3 fois plus
36:05d'homicides volontaires liés au trafic
36:07de stupéfiants ont été commis
36:09en Seine-Saint-Denis, en comparaison
36:11avec l'année précédente.
36:13Dans ce département, 15 personnes ont
36:15été victimes de narcomycide en 2024
36:17contre 4 en 2023.
36:19Ce vendredi, le procureur
36:21de Bobigny a déploré
36:23une violence avec usage décomplexé
36:25d'armes extrêmement dangereuses.
36:27Autre fait notable,
36:29la hausse du nombre de tentatives
36:31d'homicides volontaires sur fond
36:33de trafic de drogue.
36:35Pas moins de 73 cas
36:37en 2024 contre 56
36:39en 2023.
36:41Même si le département de la Seine-Saint-Denis
36:43est le théâtre de nombreux règlements
36:45de comptes liés au narco-trafic,
36:47la région de Marseille
36:49est également très touchée.
36:5124 personnes ont perdu la vie en 2024
36:53dans la guerre des gangs.
36:55Pour la situation en Seine-Saint-Denis,
36:57tout autre sujet à présent,
36:59on va partir à Bruxelles.
37:01Une espèce de scandale à Bruxelles
37:03au Parlement européen dans un silence médiatique
37:05sourdissant. Personne n'en parle.
37:07Un papier que je vous invite à lire
37:09d'Emmanuel Beretta,
37:11journaliste du Point.
37:15Le meilleur sur cette question.
37:17Oui, c'est l'un des plus renseignés.
37:19La Commission européenne a payé
37:21des ONG pour faire son lobbying.
37:23L'institution finançait
37:25des ONG pour faire pression
37:27sur des eurodéputés en faveur
37:29du pacte vert.
37:33Vous avez donc la Commission
37:35qui va financer
37:37des ONG. Ces ONG
37:39vont mettre la pression sur des députés
37:41qui vont eux-mêmes voter
37:43des lois. Par exemple, le pacte vert.
37:45C'est une histoire absolument folle.
37:47Il s'avère que Jean-Paul Garraud,
37:49eurodéputé du Rassemblement national,
37:51a décidé de saisir
37:53le parquet national financier,
37:55le parquet européen, la présidente
37:57du Parlement européen et l'OLAF.
37:59L'OLAF, c'est quoi ?
38:01C'est l'Office européen de lutte
38:03anti-fraude.
38:05Et avant d'écouter François-Xavier Bellamy,
38:07qui a lui aussi réagi ce soir, je vous propose
38:09d'écouter les explications de notre correspondant
38:11Pierre Bénazet.
38:13Le scandale a éclaté
38:15mercredi dans
38:17l'hémicycle du Parlement européen
38:19à Strasbourg, lorsque le
38:21commissaire chargé du pacte vert européen
38:23a été mis sur la sellette suite
38:25à une révélation parue dans la presse
38:27néerlandaise, le journal De Telegraaf
38:29a révélé que la Commission européenne
38:31avait financé des ONG
38:33environnementales, qui par la suite
38:35étaient allés faire du trafic d'influence,
38:37c'est-à-dire du lobbying, quelque chose de tout à fait
38:39normal, auprès de
38:41personnels de la Commission européenne,
38:43auprès d'autres députés européens,
38:45pour leur demander de voter en faveur
38:47du pacte vert que la Commission européenne
38:49préparait à l'époque. On parle de l'époque
38:51où Ursula von der Leyen
38:53était sous son premier mandat et avait comme commissaire
38:55chargé de l'environnement le néerlandais
38:57Frans Timmermans, justement,
38:59des pratiques assez étranges. La Commission
39:01européenne finançait donc des ONG
39:03qui ensuite tentaient d'influencer la Commission
39:05européenne. Ces pratiques
39:07ont été révolues, sont révolues parce
39:09qu'elles ont été changées en 2024. La Commission
39:11estime qu'elle doit toujours financer
39:13les ONG, que c'était seulement 15 millions
39:15d'euros sur un total de 5 milliards, mais malgré tout
39:17ça pose un véritable problème sur le
39:19travail démocratique à Bruxelles.
39:21Cette dernière phrase, elle est hallucinante. C'est seulement
39:2315 millions d'euros, mais vous plaisantez.
39:25Vous plaisantez si c'est 15 millions d'euros.
39:27Si le parquet financier se
39:29saisit du dossier, j'ai hâte de voir s'ils vont
39:31faire la tournée des pays européens,
39:33mobiliser tous les magistrats, tous les procureurs
39:35pour savoir si, oui ou non, au sein
39:37de la précédente Commission européenne,
39:39vous aviez des individus qui étaient
39:41capables de donner des millions d'euros à des ONG
39:43pour financer le programme
39:45qui devait eux-mêmes faire
39:47voter les députés européens.
39:4915 millions, c'est rien sur le budget
39:51total que les Européens...
39:53C'est 5 milliards, donc 15 millions, c'est
39:55rien, mais c'est évidemment...
39:57Moi, j'aimerais bien comprendre ce qui se passe.
39:59Il est pas certain que ce soit d'ailleurs illégal.
40:01C'est très mauvaise gestion des fonds publics.
40:03C'est moralement comme politiquement
40:05répréhensible, parce que
40:07c'est ne pas réussir à convaincre
40:09politiquement, et le sujet qui se cache
40:11derrière celui-là, c'est celui de l'infiltration
40:13des institutions, mais c'est pas seulement le cas
40:15au niveau de Bruxelles, ça peut être le cas
40:17à Paris, regardez les gens qui avaient
40:19poussé Emmanuel Macron à inviter le soulèvement de la terre
40:21au Salon de l'Agriculture, ils sont conseillers du Président
40:23de la République. Franck Timmermans, dont on parlait,
40:25qui était commissaire européen, son directeur de
40:27cabinet, venait d'une ONG
40:29justement environnementale, et c'est précisément
40:31parce que parfois les politiques ne travaillent
40:33pas suffisamment, et que d'autres ultramilitants
40:35ont infiltré, c'est le cas
40:37sur tous les sujets énergétiques, c'est le cas
40:39sur tous les sujets scientifiques, type pesticides, etc.
40:41Et on laisse faire ça.
40:43Mais ça n'est pas un choix illégal.
40:45Non mais pardon, mais il le faut
40:47sur tout, il le faut sur l'islamisme,
40:49il le faut sur...
40:51En fait, le financement
40:53d'associations, c'est un des grands
40:55moyens d'action idéologique de la commission.
40:57Mais on n'est pas que là dans le financement
40:59d'ONG, on est dans le financement
41:01de programmes, c'est ça qui est grave.
41:03C'est du lobbying, là.
41:05Non, là ça va encore un peu plus loin que le lobbying, puisque
41:07ce sont les programmes qui seront ensuite votés
41:09par les eurodéputés.
41:11Non mais je suis d'accord avec vous.
41:13La clé, aujourd'hui,
41:15c'est de faire toute la transparence sur le financement
41:17de ces fameuses ONG. Qui finance
41:19les ONG ? Et ces ONG,
41:21en quelque sorte, est-ce qu'elles sont
41:23totalement libres ?
41:25Vous savez, par exemple, on a beaucoup dit que
41:27c'est Geoffroy Lejeune qui l'a raconté.
41:29Que Soros a financé
41:31des ONG qui ont placé finalement
41:33des juges à la CEDH.
41:35Je tiens de Geoffroy Lejeune, donc je crois
41:37que c'est vrai.
41:39François-Xavier Bellamy,
41:41lui aussi réagit ce vendredi.
41:43Là où la séparation
41:45des pouvoirs devrait être évidente entre
41:47le législatif et l'exécutif,
41:49entre le Parlement et la Commission,
41:51l'exécutif cherchait à influencer
41:53le vote des députés en mettant
41:55de l'argent dans ces organisations
41:57pour qu'elles viennent tenter de nous convaincre.
41:59Et lorsque nous avons voté
42:01contre des mesures que la Commission proposait
42:03sur le 100% véhicule électrique,
42:05par exemple, ou bien sur
42:07les rénovations énergétiques de
42:09les bâtiments et les nouvelles normes que la Commission
42:11créait pour cela, nous le faisions
42:13alors que des ONG omniprésentes
42:15au Parlement cherchaient à nous
42:17convaincre, au contraire, de soutenir.
42:19Moi je serais très curieux de savoir si
42:21toute la lumière sera faite.
42:23Si toutes les institutions,
42:25le parquet antifraud européen...
42:27Vous rappelez les balises de billets ?
42:29Il y a eu le cathargate.
42:31Est-ce que
42:33toute la lumière a été faite ?
42:35Sur le cathargate ?
42:37Non, je pense qu'en fait
42:39le vent est en train de tourner
42:41et les choses
42:43changent quand même, y compris au niveau
42:45européen, ce qui n'était pas le cas
42:47auparavant. Jamais ça ne serait sorti.
42:49Gautier Lebret est en train d'arriver
42:51sur le plateau le plus
42:53belge des français.
42:55Bonsoir Gautier Lebret. Vous allez bien ?
42:57Je ne suis pas sûr de la comparaison.
42:59C'est factuellement vrai.
43:01Vous avez vécu en Belgique
43:03et vous êtes le plus belge des français.
43:05J'ai épousé une belge aussi.
43:07Vous voulez nous raconter toute votre vie ?
43:09Et ma famille, elle vit encore.
43:11Quel est le programme ?
43:13Dans quelques instants, ce sera 100% politique.
43:15On va se poser plusieurs questions.
43:17Déjà, on va se demander si Bruno Rotaio
43:19est notre Trump à nous,
43:21puisqu'il a décidé de me mettre le paquet sur l'immigration.
43:23Trump à nous, en trois mots.
43:25Trump.
43:27Trump. Donald.
43:29De son prénom.
43:31Ensuite, on va parler du complément d'enquête
43:33qui a été diffusé sur le service public,
43:35sur les OQTF.
43:37Le lien immigration-insécurité,
43:39bande de fascistes.
43:41On sera à 22h
43:43avec l'ancien ambassadeur
43:45de France en Algérie,
43:47Xavier Dreyencourt.
43:49On le fera réagir à Rima Hassan, à Boalem Sansal,
43:51à la dette que les Algériens
43:53doivent à la France, plus de 40 millions
43:55dans les hôpitaux français.
43:57Ça sera à suivre à partir de 22h.
43:59Vous restez avec nous,
44:01on parle un peu de la Belgique,
44:03puisque le discours de Donald Trump, en léger différé,
44:05sur la chaîne RTBF,
44:07la chaîne belge, devient une affaire
44:09pour le coup, une affaire d'État.
44:11Vous aviez la ministre des médias,
44:13ils ont un ministère des médias en Belgique,
44:15ministre de l'information,
44:17qui était sur le plateau
44:19de la RTBF ce matin,
44:21pour dire, attendez les amis,
44:23peut-être qu'à un moment vous allez devoir
44:25nous expliquer quelles sont les conditions
44:27qui imposent
44:29de ne pas mettre
44:31ce discours en direct. Écoutons
44:33la ministre belge des médias.
44:37C'est vrai que j'ai été étonnée
44:39par rapport à cette
44:41diffusion en différé
44:43de la prestation de serment du président
44:45des Etats-Unis.
44:47Il n'y a pas que moi qui étais
44:49interpellée, et donc
44:51j'ai écrit à la RTBF,
44:53j'ai d'ailleurs la lettre avec moi,
44:55pour demander la méthodologie qui avait été
44:57utilisée, et sur quels critères
44:59juridiques ça reposait.
45:01Évidemment, je ne remets pas du tout
45:03en cause le cordon sanitaire,
45:05je suis opposée à tous les extrémismes,
45:07mais je pense que ça pose question,
45:09et donc j'attends des réponses,
45:11et j'espère avoir ces réponses très rapidement.
45:13Cette ministre a le en même
45:15temps dans le sang.
45:17Elle ne comprend pas pourquoi il y a le discours, mais il y a
45:19le cordon sanitaire. Mais il faut savoir que le cordon
45:21sanitaire en Belgique, ce qui exclut
45:23l'équivalent du Rassemblement
45:25national, qui n'est invité nulle part.
45:27Il n'y a pas un média francophone...
45:29Bruno Retailleau serait invité, il serait du
45:31MR en Belgique.
45:33Est-ce que Bruno Retailleau aurait le droit, sur un plateau,
45:35de dire que l'immigration n'est pas une chance ?
45:37Oui, parce qu'il serait invité en direct et il n'y aurait pas de délai.
45:39Mais ce qu'il faut comprendre, c'est que
45:41l'équivalent des
45:43LR, donc
45:45le MR, opposé à cette
45:47décision de la RTBF,
45:49même le MR a signé
45:51un accord sur le cordon sanitaire
45:53qui exclut l'équivalent du RN.
45:55Et donc, le RN ou l'équivalent,
45:57évidemment, ne fait pas une voix, ou presque,
45:59en Wallonie, parce que les gens ne les connaissent
46:01même pas. Ils n'ont jamais le
46:03droit de venir sur un plateau télé.
46:05Sachant que c'est très différent,
46:07selon la Wallonie, justement,
46:09la partie francophone et la partie flamande,
46:11quand même, qui assument des gens beaucoup plus à droite.
46:13Ils sont même majoritaires, ils ont gagné.
46:15À part, c'est ce qu'on
46:17dit depuis 24 heures, à part la Corée du Nord,
46:19il n'y a pas un pays qui a pu
46:21aujourd'hui mettre en légitimité
46:23les législatures présidentielles de Donald Trump.
46:27Écoutons
46:29des Belges qui ont été
46:31interrogés par notre reporter sur le terrain,
46:33Olivier Benkamoun, qui était présent
46:35à Bruxelles, ce matin.
46:39Personnellement, ça ne m'a pas choqué.
46:41C'est un décalage de deux minutes,
46:43ce qui n'est pas grand-chose.
46:45Prendre le temps de réfléchir à ce qui
46:47passe, oui, ça me semble
46:49bien fondé. Oui, peut-être
46:51laisser indifférer pour pouvoir donner un commentaire.
46:53C'est parfois intéressant
46:55de pouvoir donner un commentaire
46:57sur ce qui se passe. Maintenant,
46:59je ne connais pas les procédures
47:01internes à l'RTBF.
47:03Non, ce n'est pas bien.
47:05Il ne faut pas couper.
47:07Si c'est live,
47:09il faut faire ça live.
47:11Je pense que c'est un trop gros pouvoir
47:13qu'ils ont en leurs mains, et en plus,
47:15ils ne l'utilisent pas à bon escient.
47:17Parce qu'une idée
47:19ne va pas dans leur petit tiroir.
47:21Ils se permettent
47:23de mettre un cordon sanitaire.
47:25Ce n'est pas un cordon sanitaire,
47:27c'est le président des Etats-Unis.
47:29C'est un peu le président du monde.
47:31Trump n'en a rien à foutre de l'Europe.
47:33Il fait ce qu'il veut.
47:35J'en ai bouffé du Trump ces derniers jours.
47:37Je suis choqué de ce qu'a fait l'RTBF.
47:39Il faut limiter et réguler
47:41tous ces pouvoirs que
47:43la bonne pensée de gauche
47:45se permet de faire à l'RTBF.
47:47C'est la direction de l'RTBF, c'est le service public.
47:49Il faut prendre le numéro de cet homme.
47:51Il serait bien sur 100% politique, celui-là.
47:53Il faudrait l'interroger.
47:55D'ailleurs, il m'a envoyé
47:57un message, il va vous rendre son petit chapeau.
47:59Merci, c'est gentil.
48:01Je l'ai mis dans la peau froide.
48:03J'ai fait mon placard, je ne l'ai pas trouvé.
48:05Juste un mot et plus sérieusement,
48:07qu'on voit que le New York Times...
48:09Plus sérieusement.
48:11Plus légèrement.
48:13Allez-y.
48:15Experts le sérieux.
48:17Tu veux que je vous dise des conneries ?
48:19Non, non, non.
48:21L'Union européenne n'hésite pas
48:23à imposer des sanctions à la Hongrie
48:25ou à la Pologne, version antérieure,
48:27précisément à cause
48:29de médias qui sont tenus
48:31ou à qui on reproche d'être tenus par les gouvernements.
48:33Il est quand même très étonnant de voir
48:35que quand la Belgique le fait, personne ne dit rien.
48:37Vous avez entièrement raison.
48:39Si le peuple belge en a marre
48:41de cette crise politique, c'est lui qui sera révolté.
48:43Saluons Pascal Praud,
48:45qui a été le premier, si je ne m'abuse,
48:47à relayer cette information.
48:49Qui ?
48:51Le site du GDD.
48:53Je n'ai pas écouté.
48:55C'est visiblement le premier au monde
48:57à avoir sorti cette information.
48:59Merci à tous les cinq. Dans un instant,
49:01c'est 100% politique. Je veux remercier
49:03Arnold Cara à la réalisation,
49:05Philippe Gilbert à la vision,
49:07Greg Posidalo, grand supporter
49:09du Paris Saint-Germain et homme heureux
49:11cette semaine après la victoire contre Manchester City.
49:13Saïd Robin Piette,
49:15lui aussi grand supporter du Paris Saint-Germain.
49:17Héloïse Tertrais, Félix Perola,
49:19qui ont préparé cette émission.
49:21Toutes les émissions sont à revoir sur cnews.fr.
49:23Et nous, on se retrouve demain matin.
49:25A demain et dans un instant. Gauthier Lebrun.