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Avec Elisabeth Lévy et Françoise Degois

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##DITES_LE_FRANCHEMENT-2025-02-25##

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Transcription
00:00— Le Grand Matin Sud Radio, 7h-9h, Jean-Jacques Bourdin.
00:04— On en parle. Il est 8h23. On en parle avec Benjamin Gletz. Et nous revenons sur un moment.
00:09Dans la rencontre entre Emmanuel Macron et Donald Trump, il y a eu un moment assez étonnant et dont on parle partout dans le monde, d'ailleurs.
00:20— Oui. Effectivement, Emmanuel Macron... — Et notamment aux États-Unis. On ne parle que de ça dans les médias américains.
00:24— Oui. C'est un moment assez important, surprenant pour certains. Emmanuel Macron qui a repris Donald Trump hier.
00:31On écoute Bureau Oval de la Maison-Blanche, conférence de presse commune. Donald Trump, Emmanuel Macron, je vous traduis.
00:36— Emmanuel Macron, d'abord, je soutiens l'idée que l'Ukraine soit indemnisée.
00:44C'est elle qui a perdu beaucoup de ses concitoyens et qui a subi d'importantes destructions.
00:49Tous ceux qui ont aidé financièrement l'Ukraine seront indemnisés non pas par l'Ukraine mais par la Russie, car c'est elle l'agresseur.
00:56Là-dessus, Donald Trump fait la moue et reprend. Je veux juste dire une chose pour que vous compreniez bien.
01:02L'Europe prête à l'Ukraine. Ils récupéreront, eux, l'argent. Faux, répond Emmanuel Macron.
01:07Pour être honnête, dit-il, l'Europe a payé 60% de l'effort de guerre. Nous avons fourni de l'argent bien réel.
01:13— Emmanuel Macron qui rappelle que l'Europe a gelé par ailleurs 230 milliards de dollars d'avoirs russes.
01:18Ça nous appartient pas pour l'instant. Mais si, à la fin des négociations, les Russes nous donnent cet argent, ce sera super. Ce sera réglé.
01:25— Bien. C'est vrai que c'était un moment qui a été repris par tous les médias américains,
01:32parce que c'est étonnant de voir les deux hommes discuter comme s'ils étaient – je sais pas – chez eux, tranquilles, autour d'une table et tout.
01:40C'était incroyable, devant le monde entier. — Alors ça, c'est aussi la vertu de la Maison-Blanche.
01:44C'est-à-dire que les conférences de presse à la Maison-Blanche dans le bureau Oval, c'est souvent comme ça, assis, etc.
01:49— C'est vrai que c'est étonnant. Tous les deux assis. C'est assez étonnant. J'ai vu ça.
01:52— Mais là où c'est très étonnant, c'est cette façon. Alors c'est le côté « je m'en foutis, je te mets dans les poches »
01:56d'Emmanuel Macron, c'est-à-dire qu'il y a toujours des bons côtés à ça. C'est-à-dire qu'il est très à l'aise
02:02pour expliquer à Donald Trump devant toutes les caméras du monde qu'il ment, en fait, parce que c'est ce qu'il lui dit.
02:06C'est ce qu'il envoie comme message. Tu racontes que des barres, en fait. C'est ce qu'il lui dit.
02:10En fait, il lui dit ça avec beaucoup de politesse et de courtoisie. Mais il lui dit ce que tu dis est faux.
02:15La Russie est l'agresseur. Et ça n'est pas Volodymyr Zelensky, le dictateur, et l'agresseur. Voilà.
02:23C'est ce que fait Macron. Et je ne suis même pas sûr pour que ce moment... Comment dirais-je ?
02:28Il devient viral, parce que la vidéo est vue des millions de fois. Et même les plus grands critiques d'Emmanuel Macron
02:33disent quand même, là, c'est bien. Je veux dire par là que je pense que c'est un moment qui n'est pas réfléchi,
02:38comme tous les grands moments politiques. Non, je ne crois pas que c'est réfléchi.
02:41Mais là où je rejoins Elisabeth, c'est que c'est deux surjoueurs, quoi. Ils surjouent.
02:46Il y en a un qui surjoue, hey, guy, et l'autre qui surjoue...
02:49— Non, mais attendez. Tout le monde ne pense qu'à une chose. Il ne pense qu'à une chose.
02:54L'un comme l'autre, c'est mettre la main, pardon, sur les terres rares et les richesses ukrainiennes.
03:00Et les Russes aussi, d'ailleurs. Tout le monde pense...
03:02— Mais les Russes, les gens dans le temps passent. Bien sûr.
03:04— Évidemment. Évidemment. Donc aujourd'hui, on en est là.
03:07— Et je vous fiche mon billet qu'en plus, on va être appelés à participer à la reconstruction,
03:12c'est-à-dire à la financer, mais que ce sont des entreprises américaines qui vont avoir les contrats.
03:17— Je suis d'accord, Elisabeth. D'ailleurs, je pense que dans la corbeille de la mariée, dans les discussions...
03:21— C'est ce qui se joue. — Non, mais dans les discussions...
03:23Ce que me disait un diplomate hier matin, un copain. Moi, il me disait... Je n'ai pas l'info.
03:27Mais dans la corbeille de la mariée, les discussions avec Macron, il y a forcément exactement ce que vous dites, Elisabeth.
03:33C'est-à-dire il y a forcément les marchés de la reconstruction de l'Ukraine dans la corbeille de la mariée.
03:39Qui aura ces marchés ? — Oui.
03:40— Non, mais ça, c'est un sujet...
03:42— Je voudrais vous poser une question malgré tout, qui reste, me semble-t-il, parce que là, on est un peu le nez dans le guidon.
03:47La question, c'est quand même de savoir, puisque finalement, le point de vue qu'on avait sur la guerre en Ukraine,
03:53il dépendait de l'appréciation qu'on avait de ce que veulent les Russes.
03:56Est-ce qu'ils s'arrêtent à l'Ukraine, qu'ils veulent juste un gratis, ou est-ce qu'ils veulent des Biélorussies partout ?
04:01— Personne ne peut répondre.
04:03— Non, mais c'est pour ça que je vous repose la question, qui me semble quand même un peu fondamentale.
04:08Moi, je crois qu'on aurait quand même tort de faire confiance à Poutine pour se dire
04:13« Ça y est, maintenant, après l'Ukraine, tout va bien, j'ai restauré la Russie », tout ci, tout ça.
04:19Et je crois quand même... C'est vrai que là, malgré tout, ce qui va rester de ça, c'est qu'ils auront gagné.
04:27Ils auront gagné.
04:28— Moi, je voudrais répondre à Elisabeth. Je suis d'accord avec Elisabeth.
04:31— Ils nous feront le bilan à la fin. Pardon, mais je veux vous dire...
04:34— Moi, je pense qu'il y a la ligne dure. Et ça, c'est la ligne de Macron qui dit
04:39« Il faut agir parce que les Russes ne s'arrêteront pas ».
04:42Et je pense que c'est une ligne qui est en train d'être partagée par les Pays-Baltes,
04:45qui est partagée maintenant par le Danemark.
04:47— Les Pays-Baltes, à mon avis, la partagent depuis toujours.
04:50— Non, non, non. Le Danemark avait à changer de pied là-dessus.
04:53C'est pas un Pays-Balte, bien sûr, le Danemark.
04:55Donc oui, moi, je fais partie des gens qui pensent que la Russie ne s'arrêtera pas en si bon chemin.
05:00Mais je ne suis pas Madame Irma. Voilà.
05:01— Oui, parce que la politique fiction en matière de politique étrangère, c'est très, très difficile.
05:06Déjà que c'est difficile, la politique intérieure...
05:09— Oui. On fait beaucoup de politique fiction, mais on dit toujours...
05:12Moi, je me souviens de ce qu'on disait. « Avant que les Russes n'envahissent l'Ukraine »,
05:17j'entendais les uns et les autres dire « Jamais les Russes n'envahiront l'Ukraine ».
05:21M. Mélenchon le disait. Mme Le Pen le disait. Et d'autres politiques le disaient.
05:26Ça, c'est la première chose. Deuxième chose, lorsque les Russes ont envahi l'Ukraine,
05:29on a dit « Les Russes vont gagner en 3 jours ».
05:31C'est la meilleure armée du monde. Ça fait 3 ans que le conflit...
05:36— J'ai entendu. J'ai entendu. C'est un sosie de Vladimir Poutine.
05:41J'ai entendu. Vladimir Poutine est mort. J'ai entendu. Il est malade. J'ai entendu.
05:46Vous avez pas lu et entendu tout ça ?
05:48— Depuis l'année 2000. Moi, le premier voyage à Moscou, on me disait déjà que Poutine était malade.
05:52Donc bon, ça va. La maladie de Poutine...
05:54— Tout ça, des fadaises. Des fadaises. Il y a des réalités concrètes.
05:58On a petite avancée. Petite avancée. Mais pour l'instant, rien n'est réglé. Rien n'est réglé.
06:05— D'accord. — C'est la réalité, non ?
06:07— Oui. Moi, je pense qu'on va vers un lâchage en règle de l'Ukraine.
06:11Et on va dans un monde qui sera dirigé par deux shérifs qui n'ont pas envie de ramener l'ordre
06:17mais de défendre leurs propres intérêts. Voilà.
06:21— Il est 8 h 29. Merci à toutes les deux. 8 h 29. Merci. C'est un plaisir.
06:27Le rappel des titres de l'actualité avec Laurie Leclerc. Laurie.

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