• il y a 5 heures
Face à la domination des géants américains et chinois, l’Europe peine encore à imposer son autonomie technologique. Pour y remédier, l’IMA, en partenariat avec France 2030, La French Tech, France Digitale, Station F et la DGE, publie un Manifeste pour la Souveraineté Technologique et l’Autonomie Stratégique du Numérique. Mais au-delà des intentions, comment transformer l’essai et construire une véritable indépendance numérique ?

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Transcription
00:00Dans le grand débrief de Smartech aujourd'hui, Margarita Zadkova, bonjour.
00:08Bonjour.
00:09Merci d'être avec nous, directrice data programmatique de Weborama.
00:12On va commenter ensemble l'actualité de la tech.
00:15Également avec Julien Pillot, bonjour Julien.
00:17Bonjour.
00:18Économiste, enseignant-chercheur à l'INSEC et Christophe Grobo, bonjour Christophe.
00:22Bonjour Delphine.
00:23Directeur de la stratégie chez Innovation Makers Alliance, autrement dit IMA.
00:27On va débattre ensemble de quoi ? On va parler d'autonomie technologique.
00:31Il y a des intentions, on sent des grandes préoccupations qui émergent jusqu'au niveau politique.
00:38Mais au-delà des mots, qu'en est-il ?
00:40On en parlera notamment en se basant sur un manifeste que vous publiez à l'IMA,
00:45mais on mettra ça en perspective avec les choix très concrets qui sont faits et qui ne vont pas forcément dans ce sens.
00:50On parlera aussi de Tesla qui dévisse alors que X s'envole, un paradoxe, Elon Musk.
00:57On va débattre de tout ça, mais on commence avec l'inauguration de l'Alliance pour les technologies des langues.
01:02Et pour lancer la discussion, nous sommes connectés avec Caroline Chopineau.
01:05Bonjour Caroline.
01:06Bonjour.
01:07Directrice associée, je le rappelle, du Hub France IA.
01:11Quelques mots sur cette alliance des technologies des langues.
01:14C'est l'un des premiers.
01:15EDIC, attention, on rentre dans les arcanes des grandes organisations européennes.
01:21EDIC, c'est un consortium européen pour l'infrastructure numérique.
01:25C'est un nouveau mécanisme qui va permettre de faire émerger des grands projets multinationaux
01:31créés dans le cadre de programmes politiques Horizon 2030.
01:36Donc, ce rôle de Alt-EDIC, si je donne son petit nom,
01:40cette alliance pour les technologies des langues,
01:43l'idée va être de créer une infrastructure transfrontalière,
01:49commune sur des données qui vont permettre de faire émerger des technologies linguistiques
01:54souveraines à l'échelle européenne, j'ai envie de dire.
01:58Est-ce que c'est un résumé correct, Caroline ?
02:00Qu'est-ce qu'on retrouve véritablement derrière cette alliance ?
02:03Oui, c'est tout à fait correct, Delphine, bravo.
02:07La démarche au départ, c'est de regrouper les Etats européens autour d'une structure juridique commune
02:15qui va leur permettre d'avancer sur la mise en place d'infrastructures numériques conjointes.
02:19Et l'Alt-EDIC, il est vraiment orienté sur les technologies linguistiques.
02:24Ça fait un peu plus de deux ans qu'ils sont en train de travailler sur le sujet.
02:28Ça a été mis en place officiellement en février 2024.
02:33Et c'est la France qui coordonne cet Alt-EDIC et qui est là pour structurer
02:39toute cette diversité linguistique au sein de cet EDIC.
02:44Derrière, on retrouve une soixantaine de partenaires.
02:47Il y a des entreprises, mais il y a aussi des académiques, des industriels.
02:52Un consortium industriel a été créé, constitué de 38 entreprises, dont 20 françaises.
02:58On voit quand même la marque de la France dans ce projet.
03:01Le hub FranceIA, dont vous êtes la directrice générale, en fait partie.
03:04Il va se passer quoi très concrètement ? Sur quoi vous allez travailler pour commencer ?
03:09Le consortium des industriels, lui, il est là pour orienter la feuille de route de l'Alt-EDIC
03:15et donc d'être vraiment en accord avec les besoins des entreprises.
03:18C'est toujours ouvert d'ailleurs.
03:20S'il y a des entreprises ou des organisations qui veulent rejoindre l'Alt-EDIC, c'est possible.
03:25Ça vise principalement des entreprises qui utilisent ou qui développent des outils autour de la langue.
03:31L'Alt-EDIC, en tant que tel, ce qui a été annoncé dernièrement, c'est qu'il va porter 4 grands projets européens
03:39qui sont financés à hauteur de 88 millions d'euros.
03:42Et c'est à travers ces projets-là qu'on va pouvoir concrètement mettre des choses en place.
03:46Nous, le hub FranceIA, on fait partie d'un des consortiums.
03:49C'est pour ça qu'on est partenaire de l'Alt-EDIC, puisqu'on n'est pas vraiment focalisé sur les sujets de la langue.
03:55Mais on a été sollicité pour faire partie d'un des 4 projets, celui qui est fondé sur l'idée d'aller accompagner l'écosystème,
04:04en particulier des jeunes pousses, pour les aider à s'approprier les grands modèles de langue.
04:08Ces projets vont du déploiement de l'infrastructure jusqu'à l'utilisation des modèles de langue,
04:13mais en passant aussi par des financements pour créer ces modèles et pour récupérer des données sectorielles
04:20qui vont permettre de faire des modèles spécifiques.
04:22Mais on a besoin de nouveaux modèles, de nouveaux grands modèles de langage ?
04:27Il y en a déjà tellement, et ils ne sont pas si mauvais en français.
04:31Non, non, ils ne sont pas si mauvais en français.
04:33Je pense que la démarche, à la base, c'est quand même assez politique.
04:36C'est-à-dire qu'on va essayer de faire en sorte qu'au niveau européen,
04:39on arrive à coordonner tout le monde autour d'un sujet qui est assez stratégique,
04:43qui est le fait d'avoir des modèles souverains.
04:46Là, on est vraiment alignés avec la thématique de l'émission, je pense, aujourd'hui.
04:51C'est qu'il y a quand même cette position d'aller favoriser et mettre en valeur
04:56et donner du financement à des organisations et des entreprises en Europe
05:01pour avancer sur ce sujet et avoir nos propres modèles,
05:05nos entreprises qui utilisent nos propres modèles européens aussi
05:09pour se démarquer par rapport à la concurrence
05:12et se positionner aussi avec la spécificité de la culture européenne.
05:18Il y a quand même un enjeu là de se dire qu'on aura des modèles qui sont souverains
05:22et des modèles qui peuvent être exploités sereinement par les entreprises en Europe.
05:26Je ne vais pas tout de suite donner la parole à Christophe,
05:28parce qu'il va me dire que c'est super, ça fait écho à notre manifeste sur la souveraineté.
05:32J'ai demandé à Margarita, qui est peut-être plus sceptique que moi,
05:34quand on voit arriver comme ça un nouveau consortium aussi gigantesque,
05:3888 millions d'euros et tout ça.
05:40Non ? On se dit, qu'est-ce qui va en sortir très concrètement ?
05:46Exactement, je pense que c'est la question qu'on se pose.
05:48D'un côté, on a envie, on a envie d'avoir ça,
05:50parce qu'on est très dépendant des géants américains
05:52et on a envie d'avoir quelque chose d'européen.
05:54Et quand on parle de fuite de données, de cybersécurité, de protection des données,
05:58ne serait-ce qu'on a envie d'y croire.
06:00La question c'est, est-ce qu'on va y arriver,
06:02avoir quelque chose d'équivalent, de cette ampleur-là,
06:04qui peut porter tous ces projets européens ?
06:07Est-ce que ce consortium-là va être le bon,
06:09qui va justement nous permettre de porter ?
06:11Il y a quand même, au-delà de la souveraineté,
06:13il y a effectivement une question d'autonomie aussi.
06:15Des citoyens européens, des entreprises européennes,
06:18de leur donner accès à de l'innovation plus facile,
06:20plus agile, plus accessible.
06:22Je pense que l'enjeu est là.
06:24La question c'est, est-ce que derrière,
06:26on va pouvoir concrétiser tous ces projets ?
06:28On se rappelle de tellement de projets,
06:30notamment dans le cloud souverain,
06:32qui n'ont pas forcément porté leurs fruits.
06:36C'est quelque chose que vous avez en tête aussi, Caroline,
06:41quand vous dites qu'on va participer
06:44au pilotage d'un projet comme ça ?
06:46Oui.
06:47En fait, c'est clair qu'il y a eu des projets européens,
06:50des financements européens,
06:51qui n'ont pas forcément toujours abouti.
06:53Aujourd'hui, il y a une dynamique et une structuration
06:56qui se fait entre les projets aussi,
06:58qui est intéressante,
06:59parce que l'Altedic, il n'est pas tout seul.
07:01Il va être associé à les AI Factory,
07:04et en particulier les AI Factory France et AI2F,
07:08qui a été lauréat de l'EuroHPC il y a quelques semaines,
07:13qui va être là pour produire autour des supercalculateurs
07:16des services dédiés aux entreprises et aux académiques
07:20pour utiliser les supercalculateurs
07:22pour développer leurs IA ou les mettre en œuvre.
07:25Il y a aussi un grand projet européen qui s'appelle Deploy AI,
07:28qui est la plateforme européenne de l'IA,
07:30qui est aussi associée à ça.
07:32Je pense qu'il y a peut-être, par rapport à avant,
07:35il y a une structuration un peu plus claire sur l'IA
07:38qui est en train de se mettre en place,
07:39et les différents projets et différents financements sont assez liés.
07:42Donc, on n'essaie pas de refaire encore des énièmes choses.
07:45On essaie plutôt de faire en sorte que tout ça s'articule
07:48pour qu'à la fin, il puisse vraiment y avoir
07:50quelque chose de concret qui en sorte.
07:52Merci beaucoup, Caroline Chopineau,
07:54directrice générale du Hub France IA.
07:56Je crois que vous m'avez convaincue déjà, c'est pas mal.
07:59Merci beaucoup.
08:00On continue notre conversation.
08:02On l'a dit quand on avait parlé de souveraineté,
08:04d'un manifeste, en l'occurrence, qui vient de sortir
08:06pour la souveraineté technologique et l'autonomie stratégique
08:08du numérique en France et en Europe.
08:09C'est son titre complet, je crois.
08:11Christophe Grebeau, qu'est-ce que vous proposez comme initiative ?
08:15Alors déjà, peut-être vous donner la jeunesse,
08:17parce que ce n'est pas un travail de lima,
08:18c'est un travail collectif qui a réuni plusieurs centaines de personnes.
08:21D'ailleurs, Caroline Chopineau, qui vient d'intervenir du Hub France IA,
08:25France 2030, France Digital, la French Tech, Station F,
08:29le CESA, Exatrust et nous,
08:32qui a un travail collaboratif qui a été créé, en fait,
08:34à partir de deux sondages, un auprès de 135 entreprises
08:37et administrations et ETI françaises,
08:39un autre auprès d'une cinquantaine d'offreurs,
08:41à peu près, de technologies souveraines en France et en Europe.
08:45Des interviews, après, avec plusieurs des décideurs
08:48de notre groupement, donc des gens en position
08:50de décision stratégique, disons, dans la tech.
08:53C'est des acheteurs, en fait.
08:54C'est des grands acheteurs de solutions numériques.
08:57Et qui sont les gens les plus importants,
08:58parce que quand ils sont dans le public,
08:59ils sont forcés, enfin, en tout cas, poussés, disons,
09:01fortement à utiliser des solutions souveraines.
09:03Quand ils sont dans le privé, souvent,
09:04c'est beaucoup plus compliqué qu'un choix.
09:05Donc, c'était intéressant de discuter avec eux.
09:07Et de, bon, c'est un pavé, comme on le disait avant,
09:11donc, c'est quand même 135 pages qui sont, pour moi,
09:14en tout cas, énormément de savoir, énormément de connaissances
09:18et beaucoup, beaucoup d'idées.
09:19Et à la fin, en fait, comme vous le dites,
09:21c'est trois pages de recommandations stratégiques
09:23qui ne sont pas, en fait...
09:24On ne va pas avoir le temps de lire les trois pages.
09:25Non.
09:26Vous le savez, Christophe.
09:27C'est un vrai caoutchouc de tout ce qui est possible, en fait.
09:30L'idée est de dire au pouvoir public,
09:31voilà ce que l'écosystème, aujourd'hui,
09:33technologique français propose.
09:34Et voilà quelques idées.
09:35Alors, je vais vous donner quelques idées,
09:36parce qu'on ne va pas faire les trois pages, évidemment.
09:37Oui, et sur lesquelles on va pouvoir rebondir,
09:39justement, en plateau.
09:40Alors, il y a une première idée
09:42qui est autour du Small Business Act européen,
09:45d'être capable de réserver une partie des commandes
09:48des groupes privés ou publics
09:50aux petites entreprises ou aux startups européennes.
09:52Oui.
09:53Il y a une deuxième partie
09:54qui est de structurer la commande publique en Europe.
09:56Parce qu'on a une commande publique
09:57qui est très diverse, en fait, et disparate.
09:59Donc, d'être capable de la regrouper au niveau européen
10:01entre toutes les administrations européennes.
10:03Il y a une partie
10:04qui est la centralisation des besoins technologiques
10:05des groupes privés,
10:06qui, aujourd'hui, sont souvent, en fait,
10:07un peu cachés aux startups.
10:09Les startups n'ont pas accès, souvent, aux appels d'offres.
10:11Et qu'elles soient capables
10:12d'avoir une visibilité beaucoup plus grande
10:13sur ce que, selon nous, les groupes privés ont besoin.
10:15Une partie sur la régulation.
10:16Donc, augmenter la régulation
10:17sans faire trop de régulation.
10:18Oh là là !
10:19La régulation ou la réglementation ?
10:21Attention, ce n'est pas pareil.
10:22Les deux.
10:23Il y a une partie réglementation au niveau de la structuration.
10:26Il y a une partie régulation
10:27qui est d'être capable de limiter, parfois,
10:29sur certains marchés stratégiques,
10:30l'accès aux acteurs non européens.
10:33Il y a une partie, que je trouve extrêmement intéressante,
10:35qui est sur la partie financière.
10:36Qui est de créer, un peu comme on l'a fait pour l'écologie,
10:38un bonus écologique,
10:39créer un bonus souverain
10:40qui soit capable de pouvoir,
10:42soit par une défiscalisation,
10:43soit par un bonus,
10:44d'inciter les entreprises
10:45à utiliser des solutions souveraines.
10:46Ça, c'est quelque chose de très intéressant.
10:48On a, aujourd'hui, d'ailleurs,
10:49sur le marché de l'emploi en Europe,
10:51été capable de pouvoir faire des politiques incitatives
10:54poussant les entreprises à recruter
10:56des collaborateurs européens.
10:58On pourrait faire la même chose
10:59pour les entreprises européennes,
11:00en tout cas, sur certains marchés.
11:01Il y a une partie qui est l'investissement.
11:02Alors, on a beaucoup...
11:03Attention, là, on va arriver aux trois pages.
11:04On n'a pas le temps, hein.
11:05On est bons, on est quasiment bons.
11:07Il y a une partie qui est sur l'investissement.
11:08On en a parlé énormément,
11:09qui est l'investissement public
11:11dans des infrastructures européennes.
11:12Et l'Europe et la France
11:13ont fait des effets d'annonce importants.
11:15Puis, il y a deux parties dernières
11:16qui me semblent importantes.
11:17Une première, qui sont les data space,
11:18capables de créer des espaces d'échange de données
11:20qui permettent à entreprises,
11:21startups et administrations européennes
11:23de travailler collectivement...
11:24Ça, il y a déjà beaucoup d'initiatives.
11:25...de manière sécurisée.
11:26Je dois mentionner Mathias Debieff,
11:30qui a mené, d'ailleurs,
11:31un travail fondamental sur ce sujet
11:32et qui rencontrera bientôt l'Elysée
11:34pour en faire part.
11:35Et enfin, travailler le sujet de l'open source,
11:37parce qu'en Europe,
11:38l'open source est une des manières
11:39de nous différencier des Américains.
11:41Il faut savoir qu'aujourd'hui,
11:42beaucoup des technologies américaines
11:43sont basées en partie
11:44sur de l'open source européen, à la base.
11:46Et on n'a peut-être pas été assez forts
11:47à une époque pour être capables
11:48de nous protéger sur ces plans-là.
11:50Allez, réaction, Julien.
11:52Il y a beaucoup de choses à dire, énormément.
11:56Non, il y a un côté extrêmement intéressant
11:58dans ce rapport,
11:59parce qu'il y a une mise à jour
12:00et puis il y a aussi une déclinaison
12:02de tout un tas d'outils
12:04qu'on pourrait mettre en place
12:06pour, évidemment, favoriser l'émergence
12:08d'un écosystème souverain,
12:10qu'il soit européen ou français,
12:12parce que, parfois,
12:13il faut vraiment distinguer
12:14le bon niveau de souveraineté.
12:16Il est parfois européen,
12:17mais sur certains sujets extrêmement stratégiques
12:19et extrêmement sensibles,
12:20il peut être français.
12:21Mais, malheureusement,
12:23c'est un énième rapport
12:24qui vient s'ajouter à des rapports
12:26qui s'accumulent depuis maintenant
12:27un peu plus de dix ans.
12:29D'ailleurs, beaucoup des préconisations
12:32du rapport ont déjà été débattues
12:33sur ce plateau.
12:34Le Small Business Act, par exemple.
12:36La quasi-totalité, en fait.
12:37C'est même porté par le MEDEF.
12:38Ça fait très longtemps qu'il est porté.
12:39Et, en fait,
12:40si j'avais juste une critique globale
12:41à faire sur le rapport,
12:42c'est qu'il y a un côté un peu
12:43Yaka Faucon,
12:44qui est, finalement,
12:46oui, on sait ce qui devrait être fait.
12:49On peut, éventuellement,
12:50discuter sur la hiérarchisation des mesures,
12:52sur le niveau d'intensité
12:53qu'on peut mettre
12:54sur certaines d'entre elles
12:55plutôt que sur d'autres.
12:56Évidemment, il y a des arbitrages à faire.
12:58Mais, en fait,
12:59on sait ce qu'on doit faire, en fait,
13:00pour construire un écosystème souverain
13:02sur le plan numérique,
13:03j'ai envie de dire,
13:04sur le plan économique.
13:05Mais, la vérité, c'est que,
13:07à chaque fois,
13:08on se heurte à un mur
13:09qui est le mur de la réalité.
13:10Et le mur de la réalité,
13:12il nous renvoie souvent
13:13à des impossibilités techniques
13:14ou à une absence de volonté,
13:15parfois politique,
13:16d'aller plus loin
13:17que ce qu'on fait, déjà,
13:19bien modestement,
13:20à petits pas.
13:21Et le vrai problème, il est là.
13:23Moi, sur le plan de la régulation,
13:24je le discute à longueur d'année.
13:26Les outils de régulation
13:28sur la capacité des entreprises,
13:30notamment étrangères,
13:31à exercer un pouvoir de marché
13:33et à pouvoir capter les données
13:35et voire même à contourner, parfois,
13:37certains de nos outils de réglementation
13:39et notamment le RGPD,
13:40en vérité,
13:41ces outils, on les a,
13:43mais on peine à les faire appliquer
13:45dans toute la sévérité
13:47que nous permettent les textes.
13:49Donc, on peut avoir les textes
13:50les mieux ficelés au monde,
13:52les mieux pensés au monde.
13:53On peut avoir, derrière,
13:54des études académiques,
13:56et je prends ma part là-dessus,
13:57pour designer les textes
13:59en mettant en place
14:00les bons mécanismes incitatifs,
14:01les bons niveaux de sanctions
14:02qui soient dissuasifs.
14:03Mais si, derrière,
14:04on est dans l'incapacité
14:05ou l'absence de volonté
14:06de les faire appliquer,
14:07en vérité,
14:08on fait du sur place.
14:09Et le problème, il est là.
14:10On ne manque pas d'intelligence.
14:11L'intelligence, il y en a partout,
14:12dans les services de l'État,
14:13dans les administrations,
14:14dans les entreprises,
14:15dans le milieu académique.
14:16On sait à peu près ce qu'il faut faire.
14:17On peut se poser la question
14:18de savoir comment le faire,
14:19dans quelle temporalité le faire,
14:20mais ce qu'il faut faire,
14:21on sait à peu près quoi faire.
14:22La question, c'est
14:23est-ce qu'on est capable de le faire
14:24et est-ce qu'on a vraiment
14:25envie de le faire ?
14:26Alors, moi, j'ai assisté
14:27au sommet de la souveraineté technologique
14:28qui se tenait en janvier 2025
14:30au ministère de l'Économie et des Finances
14:32et, en fait, ce qui m'a frappé,
14:35c'est qu'il y avait
14:36un travail important
14:37que vous avez fait
14:38de sensibilisation
14:39sur ces sujets de souveraineté
14:40et de découverte aussi
14:42des alternatives françaises.
14:44Et je pense que
14:45une des vertus
14:46de ce manifeste,
14:48c'est de l'avoir fait
14:49au sein de l'IMA,
14:50c'est-à-dire avec
14:51vraiment les grands acheteurs
14:52aujourd'hui de solutions IT
14:54pour leur dire
14:55il existe aujourd'hui
14:56des solutions souveraines
14:58et cette question de la souveraineté,
15:00désormais, ça doit être
15:01votre sujet aussi.
15:03Margarita.
15:04J'allais, justement,
15:05aller dans ce sens
15:06et je suis tout à fait d'accord
15:07avec ce que disait Julien.
15:09Ce que je trouve,
15:10effectivement,
15:11c'est une très bonne chose
15:12d'avoir ce rapport
15:13et de sensibiliser
15:14justement les acheteurs
15:15parce que je pense
15:16que c'est ça qui manque.
15:17On ne connaît pas assez
15:18les alternatives
15:19autres que les géants américains.
15:20Je pense que c'est
15:21le sujet, effectivement,
15:22là-dessus.
15:23Il y a peu d'administrations,
15:24peu d'entreprises privées
15:25ou publiques
15:26qui connaissent
15:27les bonnes alternatives
15:28ou souvent mal
15:29en se disant
15:30au lieu d'en prendre
15:31un gros américain
15:32et je vais être tranquille,
15:33je vais prendre
15:34cinq, six différents
15:35avec une gestion des coûts
15:36qui est juste
15:37un cauchemar
15:38ou une gestion
15:39de relations fournisseurs
15:40qui devient, effectivement,
15:41un sujet très complexe
15:42et je pense que c'est là
15:43où, effectivement,
15:44sont les enjeux.
15:45C'est se focaliser sur le fait
15:46de bien faire connaître
15:47les solutions,
15:48de bien leur montrer
15:49leur place, en fait,
15:50sur le marché
15:51et sensibiliser les acheteurs
15:52au fait, oui,
15:53ils sont souverains,
15:54oui, ils respectent
15:55les réglementations,
15:56oui, ils payent aussi
15:57leurs impôts en Europe,
15:58c'est quand même
15:59pas négligeable
16:00et en même temps,
16:01il y a plus de services
16:02que celles qu'on peut trouver
16:03chez les gérants américains.
16:04Je pense que c'est là
16:05où se situe l'enjeu.
16:06Absolument.
16:07Et donc, je voulais mettre ça
16:08quand même en regard
16:09avec les choix
16:10qui ont été annoncés
16:11du côté de l'éducation nationale
16:12et de l'école polytechnique,
16:13voilà, de travailler
16:14avec Microsoft.
16:15Bon, alors ça a amusé
16:18tout le monde,
16:19toute la planète,
16:20pour autant,
16:21c'est ce choix
16:22qui a été fait.
16:23En fait, j'allais dire,
16:24je suis complètement d'accord
16:25avec ce que Julien a dit.
16:26Qu'est-ce qui s'est passé ?
16:27Il y a deux problématiques.
16:28Il y a une première problématique
16:30donc typiquement
16:31l'éducation nationale,
16:32où aujourd'hui,
16:33il y a quand même
16:34une solution par défaut
16:35qui est souvent
16:36de travailler
16:37avec les gars-femmes.
16:38Donc là, l'évangélisation,
16:39je pense que c'est central.
16:40C'est d'être capable,
16:41même au niveau
16:42des administrations publiques
16:43qui pourtant portent des lois
16:44qui vont en défense
16:45de la souveraineté technologique,
16:46de leur rappeler le fait
16:47que c'est important
16:48qu'ils la défendent eux-mêmes.
16:49Ça, c'est une évidence.
16:50Néanmoins, on ne peut pas
16:51non plus pointer du doigt toujours
16:52parce qu'il y a aussi
16:53un aspect qui est important
16:54dans lequel l'éducation nationale
16:55et polytechnique,
16:57donc il y avait aussi
16:58une logique qui était de se dire
16:59en fait, je vais donner un outil
17:00que tout le monde
17:01s'est déjà accaparé
17:02et où les gens sont à l'aise
17:03pour l'utiliser.
17:04Ça, c'est malheureusement
17:05une dimension
17:06qu'il nous faudra
17:07faire d'avantage.
17:08Oui, mais il faut leur mettre
17:09entre les mains
17:10justement des nouveaux outils.
17:11Alors moi, je trouve ça génial
17:12le tweet de Andy Yen,
17:13le fondateur de Proton
17:14qui a dit
17:15« Moi, ce que je suis prêt à faire
17:16c'est de vous donner
17:17la solution gratuitement »
17:18parce que là,
17:19c'est l'avenir en fait.
17:20C'est les jeunes polytechniciens
17:21demain, c'est nos futurs cerveaux,
17:22il faut qu'ils adoptent
17:23ces outils,
17:24ces outils souverains
17:25et Proton,
17:26c'est l'excellence quand même.
17:27Je vais dire en réponse
17:28à ce que vous disiez
17:29parce que je suis complètement d'accord.
17:30Alors évidemment,
17:31il y a beaucoup de choses
17:32qui ont déjà été dites et redites.
17:33Il y a quand même
17:34des nouvelles idées
17:35sur la partie bonus
17:36des fiscalisations.
17:37Je pense qu'il y a des choses
17:38qui sont intéressantes
17:39mais le plus important,
17:40c'est l'évangélisation.
17:41C'est le fait qu'on réalise
17:42le contexte actuel géopolitique,
17:43qu'on réalise le fait
17:44qu'on a ce qui était avant
17:45un allié
17:46et on se pose la question aujourd'hui
17:47de savoir si c'est un allié
17:48qui peut demain nous couper accès
17:49aux GPU,
17:50qui peut demain nous couper accès
17:51peut-être de manière générale
17:52à notre cloud
17:53et qui dans une situation
17:54de guerre froide technologique
17:55pourrait finalement
17:56nous empêcher de penser.
17:57Vous savez très bien
17:58que l'IA,
17:59on part vers,
18:00vous avez vu MENUCI,
18:01on part vers de l'IA agentique
18:02et après on ira vers
18:03de l'IA décisionnelle.
18:04Donc la plupart de nos groupes
18:05utiliseront de l'IA pour réfléchir.
18:06Si demain on nous coupe la réflexion,
18:07c'est comme si on perdait
18:08notre intelligence.
18:09Ce serait un problème
18:10stratégique majeur.
18:11Donc je pense que l'évangélisation
18:12au niveau de nos groupes,
18:13elle est centrale
18:15c'est d'expliquer à l'ensemble
18:16des grands groupes français privés
18:17l'importance de prendre en compte
18:19le risque d'ingérence
18:21à 5 ans ou à 10 ans
18:22d'utiliser des technologies
18:24non européennes
18:25et que si on est malheureusement
18:26dans une situation un peu compliquée
18:27avec les Américains demain
18:28qu'ils soient capables de nous dire
18:29du jour au lendemain
18:30bah écoutez,
18:31aujourd'hui vous n'aurez plus
18:32d'intelligence.
18:33Je fais juste un parallèle
18:34avec l'éducation nationale
18:35et le monde du travail
18:36parce qu'on parlait
18:37des étudiants et des chercheurs.
18:38Ce qu'il faut avoir en tête
18:39c'est que quand ils vont se retrouver
18:40dans des entreprises privées,
18:41ils vont travailler
18:42sur du Microsoft,
18:43ils vont travailler
18:44sur du Google
18:45qui reste le seul concurrent
18:46avec Apple très présent.
18:47Oui mais s'ils sont décédés
18:48un jour ou l'un,
18:49ils peuvent décéder.
18:50Exactement.
18:51La réflexion que je me faisais
18:52c'est que si l'éducation
18:53est faite déjà à l'école
18:54sur des alternatives différentes,
18:55les professeurs,
18:56les étudiants déjà,
18:57en fait il y a la réflexion
18:58qui peut arriver petit à petit
18:59par effet boule de neige
19:00aussi dans les entreprises
19:01qui ont la même réflexion
19:02que les administrations
19:03ou l'éducation nationale.
19:04Le tout-en-un,
19:05le plus simple
19:06et ce qui est connu
19:07par tout le monde
19:08parce qu'il n'y a pas besoin
19:09de réapprendre à tout le monde
19:10un nouvel outil.
19:11Alors je voulais
19:12faire réagir l'économiste
19:13sur l'actualité
19:14autour d'Elon Musk.
19:15On a la valorisation de X
19:16qui est remontée
19:17à 44 milliards de dollars
19:18comme à l'époque
19:19de son rachat.
19:20Enfin en tout cas
19:21la somme qu'il avait mis
19:22sur la table
19:23et Tesla à côté
19:24qui dégringole.
19:25Alors quoi,
19:26on boycotte Elon Musk
19:27pour ses voitures
19:28mais pas pour son réseau social
19:29qu'est-ce qu'il se passe ?
19:30Il y a un fond de vérité
19:31dans ce que tu viens de dire Delphine
19:32mais après on aurait tort
19:33de vraiment lier
19:34les deux sujets.
19:35Il y a le sujet X
19:36et le sujet X
19:37et le sujet X
19:38sur X
19:39il y a un retour
19:40des annonceurs
19:41et évidemment
19:42sur un réseau social
19:43la présence des annonceurs
19:44c'est un kérosène
19:45pour la valorisation.
19:46Pourtant on avait parié
19:47justement
19:48sur une fuite
19:49des annonceurs
19:50du fait de la tournure politique
19:51que prenait X.
19:52Elle a eu lieu
19:53elle a eu lieu
19:54à un moment donné
19:55mais les annonceurs
19:56reviennent
19:57à la fois
19:58parce que
19:59effectivement
20:00il s'agit de montrer
20:01un petit peu
20:02de pâle blanche
20:03vis-à-vis de l'administration
20:04de Donald Trump.
20:05C'est ça
20:06donc la situation politique
20:07a influencé
20:08vous pensez ?
20:09Bien sûr
20:10mais il y a aussi
20:11une autre vérité
20:12qui est peut-être
20:13un peu moins avouable
20:14c'est que X fonctionne très bien
20:15en vérité
20:16en termes d'impact
20:17et surtout
20:18en termes de capacité
20:19à faire infuser
20:20des messages
20:21à portée commerciale.
20:22On a
20:23des acheteurs moyens
20:24sur X
20:25qui sont
20:26plutôt actifs
20:27et qui aujourd'hui
20:28en fait
20:29consomment du contenu
20:30sur X
20:31mais consomment également
20:32du contenu
20:33à portée publicitaire
20:34ou sponsorisée
20:35et derrière
20:36les achats
20:37en tout cas
20:38il y a des annonceurs
20:39qui font ce pari-là
20:40et tout simplement
20:41parce que X
20:42aujourd'hui
20:43est un réseau
20:44qui au niveau global
20:45fonctionne plutôt pas mal
20:46après il y aura
20:47une divergence
20:48pays par pays
20:49mais en vérité
20:50c'est à prouver
20:51ce qu'il se passe.
20:52Par contre
20:53il y a Tesla
20:54de l'autre côté
20:55Alors juste sur X
20:56il y a peut-être
20:57aussi autre chose
20:58c'est quand même
20:59le XAI
21:00GROC
21:01qui devient
21:02un argument
21:03pour les financiers
21:04important
21:05c'est un peu
21:06la même chose
21:07mais en réalité
21:08elle a toujours été
21:09perçue comme telle
21:10d'ailleurs Musk
21:11l'a racheté en partie
21:12pour cela
21:13ce qui a changé
21:14c'est deux choses
21:15c'est qu'avant
21:16c'était une plateforme d'entraînement
21:17pour les IA tierces
21:18aujourd'hui
21:19c'est toujours possible
21:20mais il faut payer
21:21les droits de pluguer
21:22des API dessus
21:23et évidemment
21:24c'est extrêmement onéreux
21:25donc beaucoup
21:26beaucoup de concurrents
21:27de X
21:28n'ont pas envie
21:29de renforcer
21:30l'écosystème
21:31d'Elon Musk
21:32et donc
21:33essayer de se passer
21:34sur X
21:35parce que
21:36une grosse partie
21:37des données
21:38extrêmement qualifiées
21:39transitent par X
21:40et le fait est
21:41qu'aujourd'hui
21:42effectivement
21:43il y a des investisseurs
21:44qui prennent
21:45conscience
21:46du fait que
21:47XAI
21:48a la capacité
21:49quasi exclusive
21:50de pouvoir
21:51bénéficier
21:52de ces données
21:53extrêmement qualifiées
21:54qui transitent
21:55par son réseau
21:56et il y en a
21:57certains
21:58qui laissent à penser
21:59que cet avantage concurrentiel
22:00devrait faire de XAI
22:01probablement le LLM
22:02le plus performant
22:03donc les investisseurs
22:04valorisent cela
22:05et il n'est pas illogique
22:06de voir la valorisation
22:07de X flamber
22:08Si je reviens
22:09sur les annonceurs
22:10vous voulez faire une réaction
22:11peut-être là-dessus
22:12X c'est
22:13une plateforme fréquentable
22:14aujourd'hui pour les Européens
22:15par exemple
22:16les marques européennes
22:17Je ne pense pas
22:18je ne pense pas
22:19mais ce qui est très intéressant
22:20avec X
22:21c'est que
22:22c'est de la donnée live
22:23parce que comme vous le dites
22:24c'est des gens
22:25qui commentent en direct
22:26donc Grok a la capacité
22:27et XAI a la capacité
22:28d'accéder à la donnée
22:29à laquelle peut-être en effet
22:30Meta aujourd'hui
22:31ou OpenAI
22:32n'ont pas de capacité d'accès
22:33et la deuxième chose
22:34c'est qu'il a quand même
22:35réformé complètement X
22:36aussi en matière de business model
22:37il y a un niveau d'engagement
22:38qui a grandement augmenté
22:39aujourd'hui il a mis
22:40du paiement à l'intérieur
22:41il a mis des vidéos longues
22:42donc il a restructuré la plateforme
22:43que ce ne soit plus
22:44seulement une plateforme de blogging
22:45mais qu'il soit une plateforme
22:46complète
22:47adaptée
22:48donc voilà
22:49Tesla
22:50vous parliez de Tesla
22:51le problème en face de Tesla
22:52c'est qu'il a promis
22:53le full self-driving
22:54depuis 10 ans
22:55aujourd'hui on sait
22:56que c'est très compliqué
22:57à mettre en place
22:58et donc les annonceurs
22:59et je pense d'ailleurs
23:00les investisseurs
23:01préfèrent parier
23:02sur un truc scalable
23:03qui est de l'IA
23:04plutôt que parier
23:05sur quelque chose
23:06qui a un capex énorme
23:07qui est de l'automobile
23:08et sans la promesse
23:09qui était à la base
23:10de créer des voitures autonomes
23:11Margarita
23:12Moi je voudrais souligner
23:13un paradoxe
23:14qui est quand même
23:15de voir de gros annonceurs revenir
23:16qui je pense aussi
23:17par allégeance
23:18à l'administration Trump
23:19font ce pas-là
23:20vers Elon Musk
23:21typiquement des Disney
23:22des Amazon
23:23qui ont augmenté beaucoup
23:24ou Apple
23:25qui ont augmenté énormément
23:26leurs investissements
23:27ces annonceurs-là
23:28qu'on rencontre
23:29notamment des Français
23:30et Américains
23:31sur lesquels
23:32ils sont intransigeants
23:33sur la bande safety
23:34c'est-à-dire là où se trouve
23:35leur marque
23:36le contenu autour
23:37ils refusent tout
23:38ce qui est politique
23:39tout ce qui touche
23:40à des fake news
23:41etc.
23:42ils sont extrêmement
23:43exigeants dessus
23:44et de l'autre côté
23:45ils sont sur X
23:46sans avoir du tout
23:47ces contraintes-là
23:48qu'ils imposent
23:49aux éditeurs premium
23:50qui eux travaillent
23:51dans un mode plutôt démocratique
23:52à la différence
23:53de ce qu'on voit sur X
23:54ça c'est un des paradoxes
23:55que je voulais souligner
23:56qui est quand même
23:57assez impressionnant
23:58vous la refaites remarquer
23:59j'imagine
24:00c'est de la réelle économie
24:02c'est très intéressant
24:03exactement
24:04c'est la dualité
24:05entre les comportements
24:06des mêmes annonceurs
24:07et des mêmes décideurs
24:08et la deuxième remarque
24:09que je voulais faire
24:10c'était sur ce que disait
24:11Julien sur X
24:12et la publicité
24:14effectivement
24:15il y a quelque chose
24:16sur X
24:17qu'on n'a pas
24:18sur les autres plateformes
24:19qui est beaucoup de décideurs
24:20de B2B
24:21qui est une des cibles
24:22les plus complexes
24:23à toucher en publicité
24:24et à faire transformer
24:25et l'avantage de X
24:26il est là
24:27c'est-à-dire le consommateur
24:28qu'on peut trouver ailleurs aussi
24:29il est beaucoup sur les décideurs
24:30et ça
24:31ça lui donne
24:32effectivement
24:33une puissance
24:34plus l'IA
24:35dont on a parlé
24:36et tout le reste
24:37qui pour les investisseurs
24:38est très intéressant
24:39sur Tesla
24:40Julien
24:41non sur Tesla
24:42Olivier on a un petit peu parlé
24:43Christophe
24:44Christophe pardon
24:45je suis désolé
24:46je disais
24:47il y a
24:48tout ce que tu as dit
24:49est frappé du saut
24:50du bon sens
24:51il y a une chose
24:52à rajouter en complément
24:53c'est que
24:54Elon Musk
24:55est aussi
24:56dispersé
24:57dans ses annonces
24:58parce que
24:59autant sur la partie
25:00side driving
25:01il y a quand même fort
25:02à parier que
25:03si un jour
25:04une solution technologique
25:05venait à s'imposer
25:06comme standard
25:07Tesla fait partie
25:08des entreprises
25:09qui devraient être
25:10parmi les grands élus
25:11parce qu'ils ont
25:12des technologies
25:13qui sont plutôt
25:14en avance
25:15en la matière
25:16et la capacité
25:17de pouvoir les déployer
25:18mais en revanche
25:19il s'est beaucoup
25:20beaucoup éparpillé
25:21notamment
25:22en présentant
25:23les robots Optimus
25:24ce genre de choses
25:25il y a une promesse
25:26de valeur
25:27qui est moins lisible
25:28donc un risque
25:29qui est peut-être
25:30augmenté
25:31donc on désinvestit
25:32un peu sur Tesla
25:33surtout qu'en ce moment
25:34il y a aussi
25:35un bad buzz
25:36qui se crée
25:37autour de la personnalité
25:38d'Elon Musk
25:39et des Tesla
25:40qui sont vandalisés
25:41à des fins
25:42d'affichage politique
25:43donc voilà
25:44le fait est que
25:45peut-être que Tesla
25:46on y reviendra
25:47un petit peu plus tard
25:48mais quand ce sera
25:49un peu plus lisible
25:50un peu moins risqué
25:51et pendant ce temps-là
25:52on va réinvestir
25:53sur des valeurs
25:54qui sont les mêmes
25:55que ceux des Chinois
25:56qui font la même chose
25:57que lui
25:58pour beaucoup moins cher
25:59ce qui forcément
26:00est très problématique
26:01parce qu'autant on se dit
26:02qu'on ne va pas utiliser
26:03de l'IA chinoise
26:04autant des voitures chinoises
26:05pourquoi pas ?
26:06Oui parce que je pense
26:07que le phénomène du boycott
26:08c'est anecdotique
26:09pour les investisseurs
26:10enfin il me semble
26:11à mon avis
26:12c'est le marché
26:13de l'automobile
26:14effectivement
26:15et du self-driving
26:16qui montre que
26:17ces choses sont plus compliquées
26:18Donald Trump pense
26:19l'inverse que vous
26:20puisque la raison
26:21pour laquelle
26:22il a fait ce show
26:23c'est qu'il n'a pas
26:24impacté les investisseurs
26:25et en effet
26:26il n'a pas impacté
26:27les investisseurs
26:28et on a aussi
26:29le cours de bourse
26:30qui a grimpé
26:31au moment de l'élection
26:32de Donald Trump
26:33justement pour cette raison-là
26:34parce que tout le monde
26:35pensait que Tesla
26:36allait avoir l'autorisation
26:37très rapidement
26:38des voitures autonomes
26:39sans chauffeur
26:40et finalement
26:41ça se fait attendre
26:42donc le niveau de bourse
26:43aussi prend en compte
26:44ces risques
26:45et on voit que ça
26:46ne va pas être si simple
26:47que ça
26:48il y a le sujet
26:49de la rémunération
26:50effectivement
26:51et les promesses
26:52et les modèles
26:53ne se sont pas concrétisés
26:54du tout
26:55ont été plutôt déceptifs
26:56on a vu quand même
26:57que les Chinois
26:58ne les aiment pas tant que ça
26:59donc finalement
27:00ça a fait deux gros marchés
27:01qui sont l'Europe
27:02et la Chine
27:03qui ont quasiment perdu
27:04de mémoire
27:05moins 49%
27:06en termes de ventes
27:07donc ça a un impact
27:08assez important aussi
27:09sur le côté investisseur
27:10Il y a même pire que ça
27:11c'est qu'on est face
27:12à un business
27:13qui est industriel
27:14par essence
27:15et Elon Musk
27:16pour pouvoir
27:17quelque part rentabiliser
27:18et donner des gages
27:19de rentabilité
27:20à ses investisseurs
27:21a voulu faire du volume
27:22pour faire du volume
27:23il a fallu qu'il descende
27:24progressivement en gamme
27:25et qu'il fasse des Tesla
27:26de moins en moins onéreuses
27:27au niveau des coûts de production
27:28et de plus en plus accessibles
27:29au niveau des prix de vente
27:30mais ça cassait
27:31un petit peu
27:32l'image de Tesla
27:33l'image premium
27:34le symbole aussi
27:35de réussite
27:36qu'on pouvait
27:37quelque part
27:38se payer
27:39lorsqu'on pouvait
27:40se payer une Tesla
27:41quand on voyait une Tesla
27:42aujourd'hui
27:43ça devient quasiment
27:44quasiment
27:45un lieu commun
27:46en fait
27:47et donc
27:48qu'est-ce qui reste
27:49aux premiers investisseurs
27:50de Tesla
27:51quand n'importe qui
27:52peut conduire une Tesla
27:53donc d'un côté
27:54Elon Musk
27:55a été poussé
27:56à une descente en gamme
27:57à rechercher
27:58des économies d'échelle
27:59des synergies
28:00pour baisser les coûts
28:01et de l'autre
28:02il a rendu sa voiture
28:03accessible à tout le monde
28:04et peut-être
28:05qu'elle est moins valorisable
28:06lorsqu'elle est accessible
28:07à tout le monde
28:08c'est une voiture électrique
28:09alors que Donald Trump
28:10pousse le drill
28:11baby drill
28:12donc c'est très particulier
28:13Elon Musk
28:14c'est allié avec quelqu'un
28:15qui en fait
28:16est en train d'expliquer
28:17que la voiture électrique
28:18n'est pas si importante
28:19à tous les trois
28:20merci Christophe Grosbeau
28:21Julien Pillot
28:22et Margarita Zalkova
28:23d'avoir été avec moi
28:24dans ce Smartech
28:25dans ce grand débrief
28:26de l'ActuTech
28:27je vous dis à très vite
28:28sur Bismarck For Change

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