Les invités de #HDPros2 débattent des grands thèmes de l'actualité. Présenté par Pascal Praud du lundi au jeudi et Julien Pasquet le vendredi.
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00:00Émission bouleversante à l'instant, émission bouleversante à l'instant.
00:06Vous avez évidemment regardé, comme nous, autour de Christine Kelly
00:12et de ce témoignage qui était extrêmement émouvant.
00:16Nous sommes avec Elisabeth Lévy, ce soir avec Gilles-William Golnadel,
00:20qui est de retour d'ailleurs, vous étiez à Gilles-William en Israël.
00:23Vous êtes resté combien de jours ?
00:25Huit jours.
00:26Vous nous raconterez à chaque fois que vous revenez.
00:28C'est intéressant d'avoir votre témoignage.
00:30Olivier Dartigal, bonjour.
00:32Et Philippe Bilger, qui comme le disait très justement à l'instant,
00:36a changé de coiffure.
00:38Gilles-William Golnadel a changé de coiffure.
00:40Et je trouve, franchement, sans flagornerie aucune, que ça vous va plutôt bien.
00:45Mais je disais que je n'ai pas l'habitude de me regarder comme vous deux dans les glaces.
00:50Vous savez, les miroirs devraient réfléchir deux fois avant d'entendre ce que disait je ne sais plus qui.
00:56Et pour vous, Gilles-William, c'est toujours pas d'actualité.
00:58Je ne sais pas si c'est vrai.
01:00Je me suis regardé froidement dans la glace.
01:02Je n'étais pas très heureux de ma coiffure non plus.
01:04Bon, nous allons parler de Jean-Michel Apathy.
01:08Ça peut paraître étrange de commencer cette émission par la sortie d'un journaliste.
01:14Parce qu'il y a beaucoup d'autres choses, sans doute, dans l'actualité,
01:17qui mériteraient sans doute qu'on parle évidemment de ce qui se passe,
01:23que ce soit à Mulhouse ou aux Etats-Unis.
01:25Et ça en dit tellement sur ce que le climat médiatique est devenu,
01:30l'espace médiatique est devenu.
01:32Jean-Michel Apathy était ce matin chez nos amis d'RTL, nos confrères d'RTL.
01:36Et ce qu'il a dit est proprement sidérant puisqu'il a ni plus ni moins comparé les Français aux nazis.
01:43Et il a expliqué que ce qu'avait fait la France en Algérie
01:48était comparable à ce que l'avaient fait les nazis à Auradour-sur-Glade notamment.
01:53Emmanuel Macron a fait la même chose.
01:55Non, il n'a pas.
01:57Crime contre l'humanité, ça veut dire quoi ?
01:59Il n'a pas pris l'exemple.
02:01Pardonnez-moi, il n'a pas comparé au nazisme.
02:05Mais vous-même vous incarnez ce que je suis en train de dire en fait.
02:08Il a comparé, il a dit que c'était un crime contre l'humanité.
02:11Et le crime contre l'humanité par excellence, c'est aussi.
02:14Mais vous-même, c'est drôle, vous incarnez, vous incarnez par votre...
02:20Pardonnez-moi, vous savez...
02:22Je vous en prie, allez-y.
02:24D'abord, qu'est-ce qui vous arrive à la main ?
02:26Je me suis cassé le doigt en tourbant sur un truc d'Hidalgo.
02:30C'est vrai ?
02:31Oui.
02:32Enfin bon, c'était à Boulogne, donc ce n'était pas vraiment Hidalgo.
02:35Vous savez l'amitié...
02:37Oui, mais on a le droit au désaccord.
02:39Mais ce n'est pas du désaccord.
02:41Vous avez un chroniqueur qui compare la France à des nazis
02:45et vous dites Emmanuel Macron a fait la même chose
02:48et lui a parlé de crime contre l'humanité.
02:50Ce n'est pas la même chose.
02:51Eh bien si, le crime contre l'humanité par excellence, c'est Auschwitz.
02:54Et ça a d'ailleurs été créé...
02:56En fait, on ne peut plus se parler.
02:58Répondez à mon argument.
03:00Répondez plutôt à mon argument.
03:02On sait que lorsqu'il disait cela, il ne pensait pas à Auschwitz.
03:07Voilà, le crime contre l'humanité va bien au-delà d'Auschwitz.
03:13Un crime contre l'humanité, c'est quelque chose aujourd'hui
03:16qui est utilisé dans beaucoup de crimes qui ont été menés.
03:20Bon, bref, on ferme la parenthèse.
03:22Donc, M. Apathy, c'est quand même sidérant.
03:25Qui a dit autour de la table qu'il devrait demander la déchéance de sa...
03:29Moi, j'ai dit ça.
03:30Il devrait demander sa propre déchéance de nationalité.
03:33S'il aime à ce point, il n'aime pas les Français, la France, etc.
03:37Donc, écoutez cette séquence.
03:39Nos confrères, d'ailleurs, ont réagi.
03:41Que ce soit Thomas Souto et Amandine Bégaud
03:43qui ont effectivement apporté la contradiction sur le plateau,
03:46ce qui est le moindre qu'on peut imaginer.
03:48Alors, est-ce que l'ARCOM va réagir ? Je ne sais pas.
03:51Est-ce qu'il reviendra sur l'antenne dans RTL ? Je ne sais pas non plus.
03:55Écoutons cet extrait.
03:57En France, on commémore ce qui s'est passé au Radour-sur-Glane,
04:01c'est-à-dire le massacre de tout un village.
04:05Mais on en a fait des centaines, nous, en Algérie.
04:07Est-ce qu'on en a conscience ?
04:09Donc, il faut dissocier les dossiers.
04:11Mais si nous avons une difficulté à avoir des relations saines...
04:15Non, Michel, on n'a pas fait au Radour-sur-Glane, en Algérie.
04:18On a mis des femmes et des enfants dans une église.
04:21Vous connaissez les détails de la conquête en Algérie ?
04:23Vous connaissez les détails de la conquête en Algérie ?
04:26Combien de villages ont été massacrés ?
04:30Des femmes ?
04:32Non, Michel, on s'est comportés comme des nazis en Algérie ?
04:34Mais les nazis n'existaient pas. On ne s'est pas comportés comme des nazis.
04:36Les nazis se sont comportés comme nous, nous l'avons fait en Algérie.
04:39Combien de femmes ?
04:41Combien de femmes ?
04:43D'enfants ?
04:45Vous ne connaissez pas du tout l'histoire de la conquête de l'Algérie par la France.
04:51Vous ne savez pas du tout que les villageois fuyaient les colonnes des soldats français.
04:58C'est horrible, comparez ça au nazisme.
05:01Les derniers grands massacres qu'a connus l'Algérie,
05:03ils ont été commis par les islamistes dans les années 90.
05:06C'est ce que dénonce Kamel Daoud, Boalem Sansal.
05:09Et Boalem Sansal, c'est ce qu'il lui vaut d'être emprisonné par un régime dictatorial.
05:13Sans que ça ne gêne un certain nombre d'intellectuels de la gauche bien pensante.
05:18Moi, au contraire, ça me gêne beaucoup.
05:20Et j'espère qu'un jour, ce malheureux sera libéré.
05:22Parce que les libertés d'expression, c'est ça qu'on devra défendre.
05:24Le régime algérien, aujourd'hui, utilise le passé colonial,
05:28plutôt que de dénoncer ce qui s'est passé avec l'islamisme radical et le terrorisme islamiste dans les années 90.
05:34Alors, en faisant ça, vous venez cautionner justement une propagande qui est indiciée par le régime algérien
05:40et qui crache sa haine contre la France, matin, midi et soir, jusqu'à dans son hymne national.
05:45Moi, je considère que ces gens-là, ce régime est un régime ennemi,
05:51qu'il faut durcir le ton, mais qu'en même temps, il faut qu'on ait enfin une ligne diplomatique.
05:54Si l'un d'entre vous arrive à me dire quelle est la ligne diplomatique d'Emmanuel Macron,
05:58depuis qu'il est président de la République, depuis qu'un jour, il vient faire des courbettes à Algérie,
06:01le lendemain au Maroc, qu'il espère restaurer des liens avec l'Afrique, puis finalement qu'il change d'avis,
06:06je ne sais pas comme ça qu'on arrivera à obtenir quoi que ce soit de la part d'un n'importe quel régime.
06:12Jean-Michel Apathy dit qu'il faut séparer les périodes historiques.
06:16Il ne le fait pas avec une image de nazification de la présence française en Algérie.
06:20Ça, c'est un fait et c'est ce qui peut lui être reproché.
06:24Reste que tout cela est aussi très informé.
06:27La colonisation française en 1830 a en effet provoqué... Pourquoi vous faites ça ?
06:35Non mais je vous répondrai. Je peux encore faire ça. J'ai encore la liberté de faire ça.
06:39Donc je ne dis pas qu'il y a nazification. Il y a eu des villages martyrs algériens,
06:43ce qu'on appelait les enfumades.
06:46Les enfumades, c'est autre chose.
06:50Oui, mais ils étaient asphyxiés par la fumée des feux. Vous avez eu raison de me reprendre.
06:55Mais ça existait, vous avez raison. En 1845, c'était effectivement le général Bugeaud.
07:04Il y a eu la présence française en effet.
07:08Il y avait une volonté d'extermination.
07:10En tout cas, il y a des villages entiers qui y sont passés.
07:12Je vais donner la parole.
07:14Je termine juste.
07:15C'est insupportable en fait.
07:17Si c'est insupportable, je quitte le plateau. Parce que je ne peux pas terminer une phrase.
07:22Mais parlez d'abord de Radour-sur-Peine.
07:25Commencez par ça.
07:27Dazraj, le 10 juin 1944.
07:29Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise de plus ?
07:31Alors, le 10 juin 1944, Dazraj remonte.
07:34Avant, ils ont fait des massacres dans d'autres villages.
07:38Ils arrivent. La moitié de la troupe est avidée.
07:40Ils les rassemblent.
07:42Monsieur Hébras, qui est l'un des derniers survivants, a fui.
07:46Sa petite fille, aujourd'hui, travaille la mémoire d'Ouradour.
07:49Ouradour qui, d'ailleurs, a besoin de financement public.
07:52Parce que le village martyr a besoin d'être aidé pour continuer le travail mémoriel.
07:56Et c'est par ça qu'il faut commencer.
07:58Donc, j'ai commencé par ça en disant que je refusais la nazification.
08:01Et je termine en disant qu'il y a en effet eu des populations entières
08:05qui ont été mises dans des grottes et qui ont été asphyxiées par les fumées des feux.
08:10Et je termine par le 8 mai 1945 avec le massacre de Septifs.
08:15Et j'ai terminé mon émission.
08:18Non, mais je ne peux pas terminer, Pascal. Je ne peux jamais terminer.
08:23Je ne peux jamais terminer.
08:25D'abord, vous allez vous calmer.
08:26Je ne peux jamais terminer.
08:27D'abord, vous allez vous calmer.
08:28Même sur des sujets aussi sensibles que cela.
08:30En me disant que je raconte n'importe quoi.
08:32Ai-je dit ça ?
08:33Non, vous ne l'avez pas dit, en tout cas.
08:36Non, vous avez dit que c'est insupportable.
08:39Ai-je dit ça ?
08:40Oui, que c'était insupportable.
08:41J'ai dit simplement que d'abord, il faut un peu se calmer.
08:46Vous savez ce que c'est ?
08:47Comparer Auradour sur Glazna.
08:50J'ai commencé par dire que je refusais la nazification.
08:54En fait, on s'arrête là.
08:55Pourquoi ?
08:56Parce que c'est ce qu'il a dit.
08:57Et donc, je ne pouvais pas dire le reste.
08:59Mais quel est le rapport ?
09:00A un moment, est-ce que je peux parler ?
09:01Ce n'est plus le sujet.
09:02En fait, ce n'est plus le sujet.
09:03Donc, à partir du moment où vous parlez d'autre chose,
09:06d'une certaine manière, c'est pour atténuer la parole de M. Abadie.
09:09Eh bien, M. Abadie, qu'on parle d'atténuer.
09:12Ce n'est pas pour atténuer.
09:13Une fois qu'on a terminé, c'est point.
09:14Non, parce que pour moi, il abîme ce qui s'est passé avec la colonisation française.
09:19Et à partir du moment où vous mettez ce processus-là,
09:22pourquoi vous en parlez alors ?
09:24Parce que si jamais on s'arrête là, on ne traite qu'un aspect du sujet.
09:28Ou alors, vous ne voulez pas, vous voulez qu'on taise ce qui s'est passé avec la colonisation française.
09:32Et je ne pense pas que ce soit votre état d'esprit.
09:34Écoutez, moi, je veux bien qu'on parle pendant des heures de la colonisation assise arabe en Algérie.
09:40Je vous assure, je veux bien qu'on parle de ça pendant des heures.
09:43Et que d'une manière manichéenne, on voit cela avec des lunettes de 2025.
09:48M. Golnadel.
09:50Moi, je sais simplement qu'il y a un Algérien qui a tué un malheureux Portugais il y a trois jours en France.
10:01Il n'y a pas un jour où il n'y a pas des problèmes en France, où les Français sont massacrés.
10:06Et pourquoi les Français sont massacrés ?
10:08Parce que ça fait 20 ans, 30 ans, qu'il y a une machine infernale qui a dressé une partie de la population immigrée contre la France.
10:17Qui a fabriqué la haine contre la France.
10:19Il y a à la fois une manière de masochisme français et de détestation de la France.
10:25Et M. Apathy vient de mettre une pièce dans la machine infernale.
10:31Il explique tranquillement qu'on a fait des horreurs sous glade.
10:35Ça veut dire qu'on aurait mis dans une mosquée des femmes, des enfants, des civils.
10:41On aurait fermé la mosquée et on aurait mis le feu.
10:44C'est faux, c'est faux.
10:46Et en plus, on explique que c'est le nazisme qui a imité l'exemple français.
10:53Par contre, pas un mot sur le FLN qui prenait les testicules des hommes et les mettait dans la bouche.
10:59Donc je veux dire, les immigrés ne sont en rien responsables de ce masochisme français.
11:06Il y a eu une éducation à la haine depuis une trentaine d'années et nous en sommes là.
11:11Et vous avez un journaliste qui vient faire le beau à la télévision et qui nous explique que les Français sont des salauds.
11:19Mettez-vous à la place des immigrés.
11:21Mettez-vous à la place des Algériens.
11:23C'est formidable d'être victime.
11:25Et c'est pour ça que je suis intervenu auprès d'Olivier.
11:28Parce que toutes vos interventions sont dans le même sens.
11:32Vous ne pouvez pas expliquer dans cette intervention sur ce sujet.
11:36Moi j'entends.
11:37Mais comprenez quand même la situation.
11:40Moi je veux bien qu'on remonte à 1845.
11:43En fait je veux bien Olivier.
11:45Mais en fait je ne trouve pas ça...
11:47Rien de ce qui aujourd'hui se produit sur le sol français est lié à ce qui s'est passé en 1845.
11:55Monsieur Théboune il est dans la jouissance.
11:57Le dictateur Théboune.
11:59C'est sidérant dans votre argument.
12:01Le dictateur Théboune il est dans la jouissance.
12:03Mais Olivier n'a pas dit ce que vous dites.
12:05Non mais je parle de Paul XVI.
12:08Je parle d'apathie.
12:10Monsieur Théboune est dans la jouissance.
12:12Et Monsieur Boilem Sansal est dans la jôle de Monsieur Théboune.
12:16Sur cette phrase d'Alraty, vous nous demandez notre avis sur cette phrase.
12:23On peut librement la commenter.
12:27Moi ce que je trouve navrante, c'est la comparaison avec le nazisme qui est inepte et qui est gravissime dans l'atrocité de cette métaphore.
12:40Mais pour le reste, qui peut nier, et Dieu sait que j'étais un partisan en ce qui me concerne de l'Algérie française,
12:47qui peut nier qu'il y a eu des actes de cruauté commis par l'armée française de la même manière qu'on a eu des choses inhumaines.
12:57Mais des deux côtés.
12:59Vous voulez qu'on parle du FLN.
13:01Mais non Pascal, je suis d'accord.
13:03Mais on a le droit.
13:05Dire qu'il y a eu des actes de cruauté qui n'ont rien à voir avec les centaines d'oradours qu'invoque Apathy, c'est revenir à une réalité historique.
13:22Oui.
13:23D'abord, je pense qu'on est tous d'accord pour dire que chacun commente librement les propos qui nous sont donnés à commenter.
13:29Mais je veux réconcilier sur une chose.
13:32Et il faudrait peut-être que monsieur Apathy sache que si les nazis ont influencé des gens, d'accord, ce n'est certainement pas les français en aucune manière.
13:41Ce sont effectivement les frères musulmans qui dans les années 30 étaient extrêmement sensibles à la propagande des nazis en Turquie et en Iran.
13:51Et en Palestine.
13:52Et en Palestine, pardon.
13:53Et ils ont été complètement bercés là-dedans.
13:56Donc ceux qui sont aujourd'hui dans cette logique-là, ce sont effectivement les frères musulmans.
14:02Je vous ai réconcilié.
14:03Très pertinent.
14:04Mais non, mais je suis fâché avec personne.
14:07Je suis toujours étonné.
14:09Oradour-sur-Glane, c'est le 10 juin 1944.
14:14Le 10 juin 1944, les SS pénètrent dans toutes les maisons.
14:17Et sous la menace de leurs armes, obligent tout le monde, même les malades, à se rendre sur le lieu de rassemblement.
14:23Les hommes sont emmenés, regroupés, répartis dans six lieux différents, bien choisis, avec peu d'ouverture pour ne pas s'enfuir.
14:29Granges, cours, remise.
14:30Ils sont mitraillés.
14:31Puis les corps sont recouverts de fagots, de bottes de baille auxquelles les SS mettent le feu.
14:36Des soldats placent dans la nef près du cœur une sorte de caisse assez volumineuse de laquelle dépassent les cordons qu'ils laissent traîner sur le sol.
14:42Ces cordons ayant été allumés, le feu se communique à l'engin qui contient un gaz asphyxiant et explose par erreur.
14:48Il y a 643 personnes qui ont été massacrées lors de cette journée.
14:52Bien sûr.
14:53Mais Olivier a commencé en disant que cette comparaison était historique.
14:57Mais j'entends bien.
14:59On ne commente que ça, en fait.
15:02Pascal, on doit avoir une liberté du commentaire.
15:06Oui, mais j'entends bien.
15:08Il n'y a que ça.
15:10Et le nazisme qui a copié la colonisation française.
15:14Voilà, c'est tout ce qui m'intéresse.
15:15Le reste n'est pas lié à ce débat-là.
15:19En tout cas, c'est mon point de vue.
15:21Ce qui s'est passé en 18-45 n'est pas lié à ce débat.
15:23Est-ce que l'apathie amène ce débat ?
15:26On peut instruire aussi ce débat.
15:29Ah, d'accord.
15:30On a besoin de monsieur l'apathie pour l'instruire.
15:33En disant que je n'accepte pas la nazification de la présence française en Algérie.
15:43Tout en disant qu'il y a eu des villages martyrs algériens.
15:47Et que cela vous plaise ou pas, c'est ma pensée.
15:51Vous voyez, c'est heureux que monsieur l'apathie en ait parlé.
15:54Parce qu'il y a un déficit de critiques contre la colonisation française en Algérie.
15:59Vous ne pouvez pas défendre la liberté d'expression toute la journée.
16:04Vous n'alliez qu'à dire en début d'émission qu'on ne commente qu'au radeau.
16:11Quand j'étais prof d'histoire, ça m'a mené mes classes tous les ans.
16:15Mais moi je suis frappé, Pascal.
16:17A partir du moment où on est tous d'accord pour dire que la nazification invoquée par apathie
16:23est une horreur intellectuelle et un délire historique.
16:27Moi ce qui m'intéresserait, c'est pourquoi cet homme sort avec une totale sincérité de tel genre.
16:36Mais c'est un masochisme français qui existe depuis 40 ans.
16:40Il n'y a pas que ça.
16:42Mais il n'y a pas de ça.
16:43C'est une manière aussi de...
16:45Je vous dis qu'il existe un anti-nazisme devenu fou depuis 60 ans.
16:49On a encore le droit d'être anti-nazi.
16:52Pardonnez-moi.
16:55Alors expliquez-nous, moi ça m'intéresse.
16:57On a encore le droit d'être anti-nazi.
16:59On n'a pas le droit d'être anti-nazi en comparant le nazisme à la France.
17:04Mais là on n'est pas d'accord.
17:05Tout le monde est d'accord avec ça.
17:07Être anti-nazi c'est autorisé pour n'importe quel ami.
17:11Est-ce que quelqu'un peut répondre, ça m'intéresse.
17:14Mais c'est très très simple, c'est toujours pareil.
17:16Tu te mets du camp du bien.
17:18C'est-à-dire que quand tu as cette position-là, tu seras salué par tous les milieux.
17:23C'est stupide.
17:24Je suis désolé.
17:25Il m'étonnerait beaucoup...
17:27Il y a plein de gens qui sont d'accord avec lui.
17:30Je vais vous dire quelque chose.
17:31Olivier, quand je l'entends, il met une petite nuance.
17:35Bien sûr.
17:36Et une grande nuance.
17:37Vous faites l'exégèse de ma pensée.
17:38Est-ce que je peux terminer une phrase ?
17:39Vous voulez maintenant...
17:40Dites ce que je pense.
17:42Ce que j'entends dans votre phrase, c'est qu'au fond vous récusez vos mots nazis,
17:47mais vous parlez de village martyr.
17:49Vous parlez de ce que la France a fait en Algérie.
17:52Vous êtes, je veux dire, non pas proche, mais vous épousez d'une certaine manière...
17:57Je vous pose une question parce qu'à le fond...
17:58Je termine parce que vous ne voulez pas que je termine.
18:00Vous épousez d'une certaine manière le raisonnement de Jean-Michel Apathie.
18:03Vous vous en approchez.
18:05Voilà ce que je peux entendre.
18:06Est-ce que je peux vous poser une question ?
18:09Est-ce qu'il y a eu des villages algériens martyrs ?
18:12Moi, je pense qu'il ne faut pas prendre des lunettes de 2025 pour juger ce qui s'est passé en 1845.
18:16Voilà ce que je pense.
18:18Je pense que c'est très compliqué d'avoir précisément, sur cette période-là, convenez qu'il y a...
18:27C'est très compliqué.
18:29Et ça demande une approche que je n'ai pas.
18:32D'ailleurs, je ne suis pas un historien et je ne peux pas vous répondre précisément.
18:34Mais il y a quand même quelque chose.
18:36Je ne peux pas vous répondre précisément.
18:38Mais il y a quand même quelque chose là, dans cette affaire,
18:41qui est que dire aujourd'hui, en France, que parler de la colonisation comme ça, c'est quoi ?
18:48Tu adresses quel message à des jeunes franco-algériens qui sont biberonnés dans ce mensonge historique ?
18:56Et c'est vraiment la haine de la France qui est transformée ?
19:00Il y a beaucoup de Français qui sont sinon nés en Algérie,
19:06en tout cas qui sont des Français enfants de Français nés en Algérie.
19:11Je vais citer une jeune femme qui m'écrit, qui s'appelle Nathalie Mélisse Grandval,
19:15et qui dit que les Français n'ont rien fait de bien en Algérie.
19:18On est partis, on leur a tout laissé, dit-elle.
19:20C'est tout ce qu'elle dit, bien sûr.
19:22A écouter Olivier d'Artigone, on a le sentiment que les Français n'ont rien fait de bien en Algérie.
19:24On est partis, on leur a tout laissé.
19:26Fille de Français d'Algérie, dit-elle, c'est insupportable de sous-entendre que ma famille,
19:29trois générations en Algérie, serait des criminels à l'instar des nazis.
19:33Mon arrière-grand-père était procureur de la République à Alger,
19:35pays qu'il a tant aimé et loin de tout ce qu'on entend aujourd'hui.
19:39J'ai peur que la polarisation dans la société aujourd'hui
19:45nous fasse perdre de vue l'art de la discussion à la française.
19:50Je pense qu'on ne va plus y arriver.
19:52Ecoutez franchement, ce que vous dites là n'existait pas dans les années 70.
19:57Je n'ai rien dit au jour de ce soir qui puisse susciter ce type de réaction.
20:04Ce que j'ai dit n'est absolument pas ce que cette personne dont vous lisez le message a entendu.
20:13Et c'est là où je me dis que la discussion est en train de, petit à petit, en éteindre la lumière.
20:20Il n'a pas dit ça, il n'a pas dit que la colonisation c'est...
20:22Franchement, il faut quand même être honnête.
20:25À partir du moment où vous rapprochez les deux thèmes dans la même phrase...
20:28Est-ce que je peux me faire prendre pour le drame de M. Apathy et pas de M. Dartigold ?
20:30Oui, allez-y.
20:31Si je peux me permettre, ce n'est pas le procès de M. Dartigold,
20:34ce n'est même pas le procès de M. Apathy,
20:36c'est le procès de la sottise et du majocisme d'une partie de la classe médiatique française
20:42qui, soit pour faire l'intéressant, soit par sottise,
20:46est en train, à nouveau, de fabriquer de la haine de la France en France.
20:52Comme on la constate chaque jour que Dieu ou Diable le fait.
20:55Et je vais vous dire, M. Apathy, il a gagné, s'il vous écoute.
20:57Non, il n'a pas gagné.
20:58Non !
20:59Moi, c'est vraiment ce que je pense.
21:00Non.
21:01Il vous écoute.
21:02Non, parce que les journalistes eux-mêmes...
21:04Pardon.
21:05Les journalistes eux-mêmes...
21:06C'est fou, quand même.
21:07J'essaie de me mettre dans votre cerveau.
21:09Mais c'est-à-dire, Pascal, Olivier, vous auriez commencé par dénoncer l'absurdité d'Apathy...
21:20Et il l'a fait !
21:21Oui, mais je me mets à la place de Pascal, là, en quelques ans.
21:26Vous auriez dit, d'abord, c'est...
21:28Écoutez, dites-moi par quoi je dois commencer et par quoi je dois conclure,
21:31et j'essaierai de me débrouiller entre les deux.
21:33Mais non, tu as plaidé les circonstances atténuantes.
21:36Non, pardon.
21:38Mais, en tout cas...
21:40Vous m'inquiétez, mes amis.
21:41Là où vous avez raison, Pascal, c'est qu'il est approuvé, certainement, par un certain nombre de gens.
21:48Bien sûr.
21:49C'est évident.
21:50Il est sur la 5 tout le temps, non ?
21:52Il n'est pas sur le service public, Apathy ?
21:54On va marquer une pause et on terminera par d'autres réactions.
21:56Mais je vous assure, je suis toujours surpris d'abîmer la France, matin, midi et soir.
22:02Et d'abîmer son passé.
22:04Ah, mais c'est plus que ça.
22:05Je suis surpris.
22:06Je suis surpris de cette volonté concertée au nom...
22:09Non, M. Proud.
22:10Ça n'est pas qu'esthétique.
22:11Voilà.
22:12Si ça n'était qu'esthétique...
22:13Je ne suis pas dans cette...
22:14Ça a des retombées, malheureusement, tristement.
22:18Bien évidemment.
22:19Tristement dramatique en France.
22:21Bien sûr.
22:22Bien évidemment.
22:23Et c'est une manière de taper, taper, taper, taper sur la France.
22:27Sur la repentance.
22:28Taper, taper.
22:29Ce qu'on a fait.
22:30Ce qu'on a fait.
22:31Voilà.
22:32Il y a des gens qui ont une jouissance à ça.
22:33Et c'est vrai que je n'appartiens pas à ça.
22:34Je n'ai pas cette jouissance.
22:35C'est une jouissance.
22:36Je n'ai pas cette jouissance.
22:37D'autres l'ont.
22:38Je n'ai pas cette jouissance.
22:39Pardon, mais même si ce n'est pas la même chose, quand Emmanuel Macron a été parlé
22:41en Algérie de crime contre l'humanité, excusez-moi, c'était vraiment donner aux Algériens
22:46des cordes pour nous.
22:48Bien évidemment.
22:49Le lendemain, il a dit le contraire.
22:50Pas le lendemain.
22:51Comme disait Napoléon, il disait je prends tout.
22:53Voilà.
22:54Mais bien sûr.
22:55Tartigol et Golnadel.
22:56Je prends tout.
22:57Je crois que qui avait dit également la révolution, c'est un bloc.
23:00Pourvu que ça doule.
23:01Non, non, mais je prends tout.
23:02Oui, oui.
23:03Mais vous avez raison.
23:04Exactement.
23:05C'est Michelin, la révolution.
23:06Bien sûr.
23:07Bien sûr.
23:08C'est Michelin, la révolution.
23:09C'est Clemenceau.
23:10Non, Clemenceau.
23:11Clemenceau, pardon.
23:12Je n'ai pas cette jouissance.
23:13C'est un bloc.
23:14Certains jouissent.
23:15Comment dire.
23:16Ce qui est tout à fait étonnant, mais vraiment tout à fait sidérant, même vous le voyez
23:20physiquement, c'est la jouissance d'apathie à dire ça.
23:24C'est ça qui m'intéresse d'ailleurs.
23:26La psychologie, souvent ça m'intéresse de savoir pourquoi cette jouissance.
23:30Mais c'est orgasmique.
23:31Au fond, gratter les plaies.
23:32C'est un plaisir.
23:33Gratter les plaies.
23:34Je ne sais pas ce que c'est, mais je n'ai pas envie d'être avec lui en tout cas.
23:39Gratter les plaies historiques.
23:40Mais après chacun est libre.
23:41Et vous, vous êtes libre.
23:42Alors franchement, vous dites ce que vous voulez.
23:44Comme vous voulez.
23:45Je veux dire.
23:46Gratter les plaies historiques.
23:47Voilà.
23:48Je n'ai pas votre cerveau.
23:49J'ai le droit.
23:50Je ne dirai pas ce que vous avez dit.
23:52Je n'ai pas ce rappel-là.
23:54Mais on n'est pas fait pareil.
23:56On n'est pas fait pareil.
23:58Est-ce que gratter les plaies historiques n'aurait rien de scambaleux si on n'annonçait pas ?
24:05Mais on a aboli une partie de l'histoire.
24:08Les razziards.
24:09Les barbaresques.
24:10Que les barbaresques allaient faire sur les côtes françaises.
24:13C'est vrai ?
24:14Quand j'étais petit, on m'en parlait.
24:16C'est oublié tout jamais.
24:1720h31.
24:18On est en retard.
24:19On est en retard.
24:20On revient dans une seconde.
24:21On termine ce sujet avec les réactions.
24:27Parce qu'on a fait un peu plus long que prévu.
24:29Mais c'est aussi la charme de notre émission.
24:31Puisque M. Dartigold m'a interrompu.
24:34Je croyais que Bruno Retailleau avait expulsé tous les influenceurs algériens.
24:37Mais visiblement, il y en a encore un sur RTL.
24:40Et ça, c'est vraiment drôle.
24:42Jordan Bardella a dit que la comparaison osée par Jean-Michel Apatie
24:45est une odieuse falsification de l'histoire et une insulte à tous les rapatriés d'Algérie.
24:49En plein conflit ouvert avec l'Algérie, reprendre les éléments de langage du FLN
24:52pose la question de l'indépendance de ce prétendu journaliste
24:55qui ne manque jamais une occasion de salir la réputation et le passé de la France.
24:58Pas seulement les rapatriés d'Algérie, sincèrement.
25:01Les propos de Jean-Michel Apatie dit Franck Aliziot sont ignobles
25:04et sont une insulte au peuple français.
25:06Comment peut-il oser dire que la France a fait des centaines de radours sur Eurglat dans l'Algérie ?
25:10C'est la seule chose, voilà.
25:12C'est pour ça que c'est la seule chose qui m'intéresse.
25:15Le reste, ce n'est pas ce qu'a fait la France en Algérie qui m'intéresse.
25:18C'est cette comparaison.
25:20Moulouse, deux jours après l'attentat de Moulouse,
25:23le Premier ministre François Bayrou a jugé inacceptable son refus de reprendre l'assaillant de Moulouse
25:27et a promis de montrer la détermination de Paris.
25:31Nous pouvons peut-être voir le sujet de...
25:36Non, on va peut-être écouter Pierre Lelouch qui parlait du quai d'Orsay.
25:40Et je vous demanderai votre avis, évidemment, sur ce sujet.
25:45J'inviterais le quai d'Orsay à être un peu plus imaginatif
25:48et peut-être à mettre en cause la responsabilité de l'État algérien
25:52devant la Cour internationale de justice.
25:54Car quand vous ne récupérez pas vos concitoyens condamnés chez le voisin...
25:59Vous êtes responsable ?
26:00On devrait demander un principe de responsabilité.
26:03Vous savez qu'en droit international, il existe une jurisprudence
26:06qui dit qu'un État qui commet des dommages environnementaux chez le voisin est responsable.
26:11Là, clairement, les personnes qui ont été tuées et blessées à Moulouse
26:15sont le résultat du refus de l'Algérie de reprendre quelqu'un qui avait été condamné
26:21et qui devait être expulsé.
26:23Donc c'est la responsabilité de l'Algérie qui doit être en cause,
26:26qui est directement en cause dans la mort de ce malheureux à Moulouse
26:30et dans les blessures des autres.
26:31Donc oui, la France doit faire jouer le principe de responsabilité.
26:35Oui, c'est évident.
26:37La première chose que j'ai dit, c'est que cette fois-ci,
26:39le président Tebboune a du sang sur les mains.
26:41Ou le régime, disons, en général.
26:43Mais il y a une question que vous posez régulièrement, Pascal,
26:47à laquelle je n'arrive pas à trouver de réponse en réalité,
26:49à part un peu psychologique.
26:51Tout le monde sait à peu près ce qu'il faudrait faire aujourd'hui.
26:53On est d'accord, on l'a dit dix fois.
26:55Xavier de Riancourt a fait la liste.
26:57Bruno Retailleau le dit.
26:59Alors, pourquoi on est dans la soumission ?
27:01Pourquoi le quai d'Orsay ?
27:03Est-ce que c'est que l'idéologie ?
27:05Est-ce que c'est, franchement ?
27:07Ça fait le lien avec notre conversation.
27:09Je ne sais pas pourquoi.
27:11Ça fait le lien avec notre conversation, c'est-à-dire que nous avons un sentiment
27:13de culpabilité, de repentance, de tout ce que vous voulez,
27:15qui nous empêche de répondre fortement.
27:19Le quai d'Orsay, c'est autre chose.
27:21Vous avez raison, ça joue.
27:23Est-ce qu'il n'y a pas des prudences diplomatiques
27:25et des intérêts économiques
27:27qui font que la France...
27:29Mais sans doute aussi, c'est un mélange.
27:31Je pense que c'est peut-être ça.
27:33Après, je vous dirai quelque chose pour vous montrer ma grande honnêteté intellectuelle.
27:35L'explication psychologique
27:37sur le masochisme français
27:39à sa place.
27:41Il y a aussi, effectivement,
27:43la fameuse politique arabe
27:45du quai d'Orsay,
27:47qu'on entend dans la bouche
27:49de M. De Villepin
27:51et M. Barraud
27:53semble être le clone
27:55de M. De Villepin.
27:57C'est la première personnalité des Français, vous avez vu,
27:59appréciée aujourd'hui de M. De Villepin.
28:01C'est très intéressant dans le baromètre du Figaro.
28:03La première personnalité.
28:05C'est la première.
28:07C'est une blague, là ?
28:09La première personnalité politique
28:11appréciée des Français aujourd'hui,
28:13c'est de M. De Villepin.
28:15Excusez-moi, mais ça, ça me fait peur.
28:17Ça, ça me fait peur.
28:21J'ai envie de dire qu'on s'en fiche un peu,
28:23que j'ai peur.
28:25Vous avez raison.
28:27Si je m'appelais D'Artigolle, je vous ferais un scandale.
28:29Pourquoi ? Vous m'avez interrompu.
28:31M. D'Artigolle,
28:33on ne peut pas l'interrompre maintenant.
28:35On n'a pas le droit de l'interrompre.
28:37C'est vrai que le principe de l'émission
28:39est que vous soyez très régulièrement interrompu.
28:41C'est vrai.
28:43Vous bénéficiez d'un statut difficile dans cette émission.
28:45Vous êtes très souvent interrompu.
28:47Il a changé.
28:49Le majorisme français
28:51est incarné par M. D'Artigolle.
28:53Il y avait la politique arabe de la France.
28:55Il n'est pas le premier, pas le dernier.
28:57Le très populaire M. De Villepin.
28:59Également M. Barrault.
29:03Et puis aussi,
29:05de manière un peu plus grave,
29:07nous avons 3 millions d'Algériens en France.
29:09La grande majorité
29:11seront franco-algériens.
29:13Oui.
29:153 millions de français.
29:17D'origine algérienne.
29:19Et parmi ceux-là,
29:21l'immense majorité se conduit bien.
29:23Mais le nombre, c'est le nombre.
29:25Et il est possible que le gouvernement...
29:27Vous avez un président de la République
29:29qui n'ose pas manifester contre l'anticyclisme.
29:31Je vais vous interrompre
29:33parce que c'est long quand même.
29:35On ne peut rien construire ici.
29:37Mais qu'est-ce que vous vouliez dire ?
29:39C'est le bureau des pleurs.
29:41Ce n'est pas le principe de l'émission.
29:43On ne peut rien construire.
29:45Mais qu'est-ce que vous vouliez dire ?
29:47On cherche ce qu'il a dit
29:49après qu'il a parlé.
29:51Je voulais dire que la trouille du terrorisme
29:53est aussi à prendre en considération.
29:55Il fallait le dire.
29:57Comme on a pris beaucoup de retard
29:59et je veux que vous parliez d'Israël,
30:01je voudrais simplement citer
30:03un auditeur, un téléspectateur anonyme.
30:05Et vous connaissez
30:07mon honnêteté proverbiale.
30:09J'essaie toujours d'équilibrer les choses.
30:11Quand le candidat Emmanuel Macron
30:13a évoqué la colonisation crime contre l'humanité,
30:15il s'agissait pour lui d'une position
30:17de philosophie politique générale.
30:19Et au fond, il émettait le même jugement
30:21que Clemenceau face à Ferry sur la politique
30:23de colonisation menée alors par la France.
30:25Pas sûr que Clemenceau pensait ça.
30:27Mais peu importe.
30:29La reconnaissance qui n'est pas repentance
30:31de la vérité historique...
30:33On voit bien que ce sont des mots...
30:35On joue avec les mots, on finasse.
30:37Mais je cite quand même.
30:39La reconnaissance qui n'est pas repentance
30:41de la vérité historique grandit plus qu'elle n'abaisse.
30:43Bien évidemment.
30:45Les mêmes mots, les mots, les mots...
30:47Paroles et paroles d'Alida.
30:49Rien à voir avec le hors-sujet d'apathie.
30:51C'est dans cet esprit de reconnaissance
30:53que le président Macron a demandé pardon au Harki
30:55au nom de la France, par exemple.
30:57C'est d'ailleurs ce que dit Dartigold
30:59ce soir en creux et à raison,
31:01dit cet interlocuteur anonyme.
31:03Comme je connais cet interlocuteur,
31:05je ne suis pas étonné qu'il soit sur votre ligne.
31:07C'est pour ça qu'on parle.
31:09Les gens ne sont pas d'accord.
31:11Un mot sur M. Amras.
31:13Qu'est-ce qu'il y a de retour en France ?
31:15Il y a un côté très provoque, bien sûr,
31:17chez M. Amras.
31:19Ce sont des images de Paris ?
31:21Ce sont des images...
31:23On n'est pas...
31:25C'est à Paris ?
31:27Voilà.
31:29Il est arrivé au tribunal judiciaire
31:31et là, manifestement, il était suivi.
31:33Ce ne sont pas des images de direct.
31:35Ce sont des images qui ont été tournées
31:37il y a quelques instants.
31:39Quand on l'entend, tendez l'oreille,
31:41parce qu'on lui pose la question.
31:43Cette image est très choquante.
31:45On voit M. Amras comme une star,
31:47comme une vedette,
31:49avec plein de caméras autour.
31:51Et à Bucarest, c'était pire.
31:53C'est une image que vous n'avez pas vue.
31:55Il va dire, tendez bien l'oreille.
31:57On lui demande si il est content de rentrer en France.
31:59Il répond, on ne va pas pleurer.
32:01Tendez l'oreille.
32:03Mon frère !
32:07Vous avez peur de rentrer en France ?
32:21Vous l'avez entendu.
32:23On va parler de Rima Hassan dans une seconde
32:25et puis de votre voyage en Israël.
32:27Simplement, revenons sur
32:29la rencontre Macron-Trump.
32:31Je ne retiens qu'une chose.
32:33C'est ça qui m'ennuie.
32:35Le détail n'existe pas.
32:37Vous allez voir cette séquence.
32:39Ce que je retiens de Washington,
32:41c'est ce qu'a dit Donald Trump
32:43lorsqu'il a dit à Emmanuel Macron
32:45qu'il raconte une histoire.
32:47Et s'il veut la rencontrer,
32:49ce n'est pas un hasard.
32:51Il dit qu'il y a eu un dîner à la Tour Eiffel un soir.
32:53Emmanuel Macron est sorti du dîner
32:55devant les journalistes.
32:57Il a parlé, parlé, parlé.
32:59Je ne savais pas ce qu'il disait.
33:01Je ne parle pas très bien français.
33:03Le lendemain, j'ai vu les journaux
33:05et j'ai lu le compte-rendu.
33:07Je me suis aperçu que ce qu'il avait dit
33:09n'avait rien à voir avec notre dîner.
33:11Là, il dit que c'est un petit malin.
33:13C'est un petit malin.
33:15Je disais ce matin,
33:17ce n'est pas faire injure
33:19de dire Donald Trump
33:21que c'est peut-être un grand escroc.
33:23C'est d'une certaine manière
33:25le grand escroc qui parle au petit malin.
33:27J'espère ne pas vous choquer
33:29en parlant du grand escroc.
33:31Voyez cette séquence
33:33parce que je la trouve éclairante.
33:37Je veux juste vous raconter
33:39une petite histoire.
33:41Nous étions à la Tour Eiffel pour un dîner
33:43avec votre merveilleuse femme et la mienne.
33:45Nous sommes sortis et le président Macron
33:47a commencé à parler en français.
33:49On n'avait pas d'interprète.
33:51Il a parlé, parlé, parlé.
33:53J'ai répondu oui, oui, oui.
33:55Le lendemain, j'ai lu les journaux
33:57et je me suis dit que ce n'est pas du tout
33:59ce qu'on s'était dit.
34:03C'est un petit malin, je vous le dis.
34:09Smart, c'est ça ?
34:11Je pense que ça fait sens.
34:13Vous pensez que ?
34:15Que ça fait sens.
34:17Je pense qu'il a bien compris
34:19le personnage d'Emmanuel Macron.
34:21Si la relation tactile est à l'aune
34:23des résultats qu'aura obtenu le président Macron,
34:25ça va être une bonne opération pour nous.
34:27Il a dit qu'il avait peut-être réussi
34:29à le convaincre sur les tarifs douaniers.
34:31Nous verrons.
34:33Je vous avais parlé un soir
34:35de l'acier et de l'aluminium.
34:37Il y a une réunion de crise
34:39des responsables européens sur l'acier
34:41parce que si véritablement
34:43les tarifs douaniers s'augmentaient
34:45de 25% sur l'acier,
34:47il n'y aurait pas eu
34:49de crise.
34:51L'Europe va faire le contraire
34:53de ce qu'elle dit depuis 3 ans.
34:55Emmanuel Macron s'est aligné
34:57sur la position de Donald Trump.
34:59Le reste, c'est du cirque.
35:01Est-ce que vous n'avez pas trouvé
35:03qu'il a ramené moins que
35:05quand il a fait sa vidéo
35:07« Alors c'est pas toi ça Donald »
35:09que vous nous avez passé ?
35:11Il surjouait quand même un peu.
35:13Vous n'avez pas trouvé qu'il surjouait ?
35:15Le président Macron a fait
35:17ce qu'il devait faire
35:19et il a été vaillant.
35:21Trump est d'une habilité inouïe.
35:23Il lui donne
35:25le rôle de leadership
35:27en Europe
35:29mais il mange son chapeau.
35:31C'est-à-dire qu'on nous a expliqué
35:33qu'on irait jusqu'au bout de cette guerre,
35:35que l'Ukraine devait gagner,
35:37que l'Ukraine devait reprendre ses territoires,
35:39que la Russie serait à genoux.
35:41La vérité, nous l'avons dit hier,
35:43nous l'avons dit ce matin,
35:45elle a bluffé avec l'Amérique.
35:47A partir du moment où l'Amérique s'est retirée,
35:49plus exactement où Biden est parti
35:51et Trump a été élu,
35:53l'Amérique a changé de position
35:55et nous on retire nos billes.
35:57C'est vraiment du bluff.
35:59On est monté au créneau avec une paire de 7.
36:01Non mais Pascal, vous comprenez bien,
36:03on ne peut pas non plus...
36:05Mais est-ce qu'il fallait se désintéresser de l'Ukraine ?
36:07Ça n'est pas bien ce que fait Trump.
36:09Mais ce n'est pas le problème.
36:11Mais à ce moment-là, il ne fallait pas bluffer
36:13quand on n'a pas les moyens, c'est ça que je vous dis.
36:15Et alors qu'est-ce qu'il fallait faire ?
36:17Et à l'arrivée, ça a coûté une inflation folle.
36:21Vous faites partie de ces gens
36:23qui, rétrospectivement,
36:25sont contre l'Ukraine.
36:27Je ne dis pas ça, je dis que pour les Français,
36:29entre l'énergie, l'inflation,
36:31ce que ça nous a coûté, etc.
36:33Effectivement, les Français se sont appauvris.
36:35Ça, personne ne le niera.
36:37Alors après, pour de bonnes raisons peut-être,
36:39parce qu'on ne pouvait pas
36:41non plus juste dire à Poutine
36:43« Prenez donc l'Ukraine
36:45et regardez ailleurs ».
36:47Il fallait sans doute, avant cela, être un peu plus malin
36:49et éviter que
36:51M. Poutine en arrive
36:53à envahir l'Ukraine.
36:55Et par ailleurs, là, pour le coup, c'est les Américains
36:57qui ont changé de pied, effectivement.
36:59Nous, on est à la traîne.
37:01Je ne fais qu'un constat, je n'ai pas de position morale.
37:03Je vous dis simplement que l'Europe a bluffé
37:05et qu'à partir du moment où l'abérique se retire,
37:07c'est terminé. L'Europe est nue.
37:09Qui contestera ça ?
37:11Ça va nous obliger à nous habiller ?
37:13Rima Hassan, qui était en Israël
37:15et qui n'a pas pu rentrer.
37:17On s'est croisés.
37:19Au moment où je partais,
37:21elle, elle arrivait.
37:23Je ne dirais pas que c'était pour me voir,
37:25mais on s'est vraiment croisés.
37:27Elle vous a raté ?
37:29On s'est ratés.
37:31Comment vous dire, et plus sérieusement,
37:33quand j'étais en Israël,
37:35c'est là où on a appris
37:37la mort des
37:39petites Kfir et des
37:41petits Ariel.
37:43Je ne parle pas d'eux, je ne regardais même pas
37:45leurs photos quand j'étais en Israël.
37:47À la limite,
37:49je préférais la prendre sur place
37:51que si j'avais été ici.
37:55Ils ont été assassinés par le Hamas
37:57dès leur arrivée, on le sait maintenant.
37:59Et vous avez quelqu'un
38:01de la France insoumise qui s'appelle Rima Hassan
38:03et qui se permet
38:05de vouloir aller
38:07dans un pays
38:09hors d'œil,
38:11alors même que depuis des mois,
38:13elle soutient
38:15corps et âme,
38:17si j'ose dire, ce Hamas
38:19qui a assassiné
38:21les deux petits.
38:23Elle est arrivée, bien entendu,
38:25le gouvernement israélien l'a refusée
38:27sur son sol pour des tas de raisons juridiques
38:29tout à fait valables,
38:31et elle est repartie comme une malpropre.
38:33La réalité,
38:35si vous voulez,
38:37elle se trouve là.
38:39La différence,
38:41c'est que si
38:43quelqu'un,
38:45si j'étais moi allé en Algérie,
38:47j'y serais resté là-bas.
38:49J'aurais connu
38:51le sort de Boalem Sansal.
38:53Et elle, elle repart,
38:55évidemment, Dieu merci, si j'ose dire,
38:57saine et sauve.
38:59L'Algérie, c'est le pays qu'elle idéalise le plus.
39:01Elle explique que c'est là.
39:03C'est la mère de toutes les libertés.
39:05Et Israël, c'est censé
39:07être le pays du génocide.
39:09La réalité, elle est là.
39:11Elle est venue, elle est repartie comme une malpropre.
39:13C'est très juste.
39:15Il y a beaucoup de réactions.
39:17Ce qui est extraordinaire, c'est que ça arrive à un moment où nous,
39:19nous acceptons sur notre sol des gens
39:21qui détestent notre pays.
39:23Là, t'as un pays qui dit non, non,
39:25ce que vous dites, ça ne va pas vous menter.
39:27En temps que dehors.
39:29Ça a fait plaisir à beaucoup de Français, d'ailleurs.
39:31Jean-Luc Mélenchon a dit, Rima Hassan,
39:33députée européenne et la délégation officielle
39:35arrivée à Tel Aviv ont été refoulées.
39:37Et l'a regrettée.
39:39Communiqué également de la France insoumise.
39:41En revanche,
39:43je vous propose peut-être d'écouter
39:45M. Dupond-Aignan
39:47qui a pris la parole.
39:49Écoutez, là,
39:51on a un État qui se fait respecter, voilà.
39:53C'est tout.
39:55Vous savez, en fait,
39:57c'est intéressant pour la France
39:59parce que ça veut dire que si la France se faisait respecter,
40:01tous les terroristes délinquants
40:03qu'on accepte,
40:05et on dit merci, on les entretient,
40:07on paie les allocations, voilà.
40:09Donc moi, ce que j'en tire comme leçon pour mon pays
40:11que j'aime, c'est que je rêve
40:13que la France un jour se fasse respecter.
40:15Il a tout dit.
40:17Il a tout dit.
40:19Vous voulez parler de Julien Bayou ?
40:21Après le classement sans suite de l'enquête visant Julien Bayou,
40:23Marine Tondelier a estimé que c'était les médias
40:25qui ont joué un rôle dans l'enquête.
40:27Alors, je le dis pour Benjamin Nault,
40:29on peut peut-être écouter Marine Tondelier.
40:31C'est, je crois, le deuxième passage,
40:33peut-être, je ne sais pas si c'est le premier ou le deuxième
40:35qu'on devait écouter, où elle dit
40:37que c'est la faute des médias.
40:39Et puis elle n'a pas dormi, je crois,
40:41durant des nuits tellement c'était douloureux.
40:43Écoutons.
40:45Sur la souffrance
40:47que Julien Bayou a pu avoir et sur le préjudice
40:49qu'il a eu de cette affaire.
40:51Elle a estimé que les médias ont joué
40:53un lourd rôle là-dedans.
40:55Moi, je vous le dis, je lisais les articles
40:57puisqu'on me les envoyait.
40:59Il y a des personnes qui sont allées parler dans les médias,
41:01on pense à Sandrine Rousseau, par exemple.
41:03De toutes parts, et donc certains articles,
41:05en tant que secrétaire nationale des Verts,
41:07certains articles nous reprochaient de trop en faire.
41:09Quand d'autres articles nous reprochaient
41:11de ne pas assez en faire, tout le monde avait un avis.
41:13Et d'ailleurs, nos militants étaient plus informés
41:15par la presse, qui s'est fait aussi le juge,
41:17qui s'est fait aussi enquêteur
41:19à la place de la justice, et c'est leur travail.
41:21Ce que je veux juste que chacun comprenne,
41:23c'est que quiconque aurait été à ma place
41:25aurait été confronté à la même chose.
41:27Vous auriez fait quoi que ce soit,
41:29ça n'aurait pas été pour tout le monde.
41:31Certains trouvaient qu'on en faisait trop,
41:33d'autres pas assez, en même temps.
41:35Alors, le plus important peut-être dans la journée,
41:37c'est ce qu'a dit Sandrine Rousseau.
41:39Juridiquement, le classement sans suite fait de lui
41:41un présumé innocent des faits visés par ses plaintes.
41:43Ce n'est pas nécessairement la fin de la procédure.
41:45La question politique, elle, attend toujours son issue
41:47et c'est cela qui crée la confusion
41:49et nuit au parti.
41:51Chez les écologistes, nous ne tolérerions pas,
41:53au nom de nos valeurs, qu'un ou une ménétante
41:55vante les mérites des pesticides ou prône
41:57la possession de jets privés.
41:59Pourtant, ces positions ne relèveraient pas de la loi.
42:01Si nous sommes comme nous le revendiquons
42:03un parti féministe, pourquoi avons-nous tant de mal
42:05à reconnaître que si certaines de nos adhérentes
42:07ont été humiliées par un homme qui s'est servi
42:09à cette fin de la part du pouvoir que nous lui avons
42:11confié, cela contrevient à nos règles,
42:13à nos valeurs et requiert une réaction de notre parti ?
42:15C'est totalitaire.
42:17C'est totalitaire. Vous êtes coupable.
42:19Ad vitam aeternam.
42:21En plus, on connaît l'histoire.
42:23Bayou a été espionné par une sorte de
42:25club des ex.
42:27Elles n'étaient pas contentes apparemment
42:29de leurs relations.
42:31Il n'y a jamais eu
42:33quoi que ce soit qui lui ait été reproché
42:35pénalement.
42:37Ce type, pour Sandrine Rousseau,
42:39sera coupable. Ad vitam aeternam.
42:41Madame Rousseau veut édicter des normes.
42:43C'est aux gens de décider.
42:47C'est les écologistes.
42:49C'est les militants.
42:51Vous trouvez que c'est à eux
42:53de décider qui est coupable et qui ne l'est pas ?
42:55Au-delà de Julien Bayou,
42:57j'aime bien l'idée
42:59qu'il y a des comportements scandaleux
43:01même quand ils ne sont pas
43:03pénalement grave.
43:05Qui décide alors ?
43:07C'est Madame Rousseau ?
43:09Qui est l'arbitre des élégances scandaleuses ?
43:11L'intuition.
43:13C'est intéressant.
43:15Est-ce qu'on n'a pas le sentiment
43:17qu'il y a des comportements indécents ?
43:19Vous me faites peur.
43:21Ces comportements, vous pouvez toujours
43:23en privé décider que vous ne verrez pas
43:25quelqu'un qui les a.
43:27Mais je suis désolée. Dans la vie publique,
43:29il ne peut pas y avoir autre chose
43:31qu'une décision de justice.
43:33C'est quand même pas Madame Rousseau
43:35qui va nous dire qui est fréquentable
43:37et qui ne l'est pas.
43:39Pour relativiser
43:41un peu sa douleur,
43:43je le dis comme je le pense,
43:45quand vous militez
43:47dans un parti
43:49féministe d'extrême-gauche
43:51de mesdames
43:53Tondelier et Rousseau,
43:55vous vous exposez
43:57forcément à ce type d'aléas.
43:59C'est tout.
44:01C'est ce qu'avait dit
44:03M. Adkatni l'autre jour.
44:05Bien évidemment.
44:07Mais c'est vrai
44:09que c'est intéressant de voir...
44:11Oui, je voulais vous dire,
44:13c'est les militants qui décident.
44:15Si les militants veulent reconduire Mme Tondelier
44:17et Mme Rousseau, c'est eux qui décident.
44:19C8, beaucoup de réactions encore aujourd'hui.
44:21Je vous propose d'écouter
44:23Pierre Lelouch qui, parmi les réactions
44:25les plus intéressantes,
44:27allue précisément
44:29l'arrêt du Conseil d'État,
44:31qui est incompréhensible.
44:33Avec cet arrêt-là, on peut en faire ce qu'on veut.
44:35C'est quand même extravagant
44:37que des gens prennent des décisions sans les motiver.
44:39Ce que vous allez entendre là,
44:41c'est l'arrêt du Conseil d'État, sans les motiver.
44:43Tu fais ce que tu veux.
44:45Écoutez Pierre Lelouch, c'était ce matin.
44:47C'est l'arrêt du Conseil d'État.
44:49Sur C8 et NRJ12.
44:51C'est l'arrêt qui valide
44:53la décision de l'ARCOM.
44:55En les termes suivants,
44:57il dit qu'il fallait choisir
44:59entre les projets, tenez-vous bien,
45:01qui contribuent le mieux à la sauvegarde
45:03du pluralisme, des courants d'expression
45:05socio-culturelle, lequel participe
45:07de l'objectif de valeur constitutionnelle
45:09de pluralisme des courants de pensée et d'opinion
45:11et qui sont le mieux à même
45:13de répondre à l'intérêt du public.
45:15Si vous comprenez ça, vous me téléphonez.
45:17La vérité, c'est que
45:19c'est un charabia qui cache
45:21le fait que quelqu'un
45:23décide ce qu'il faut penser ou pas penser.
45:25Et ça, c'est inacceptable.
45:27Et là-dessus, Vins, il a mis le doigt
45:29sur quelque chose d'essentiel,
45:31c'est que cette structure,
45:33l'ARCOM, qui est l'héritière de quelque chose
45:35que François Mitterrand avait créé en 82,
45:37qui s'appelait la Haute Autorité,
45:39la CA, confie à un petit
45:41nombre de gens le droit de savoir ce qu'on a
45:43le droit de penser ou pas penser.
45:45Et si vous n'êtes pas d'accord, on vous met une amende
45:47et ensuite, on confie au Conseil d'État,
45:49qui est le tribunal de l'État,
45:51le soin de vous interdire.
45:53– Vous dites aussi que c'est le fauné du pouvoir ?
45:55– Bien sûr. Le Conseil d'État est là
45:57pour protéger l'État
45:59contre le public, c'est à ça que ça sert.
46:01C'est Napoléon qui l'a créé pour ça.
46:03Et d'ailleurs, on a un système
46:05unique au monde puisque personne n'a
46:07deux juridictions. Nous, on a une juridiction
46:09spéciale pour protéger l'action de l'État.
46:11Et c'est ce qu'il fait,
46:13il protège l'ARCOM, qui est lui-même
46:15composé de gens qui sont nommés
46:17par le pouvoir politique, dont le président,
46:19j'ai connu jadis au cabinet
46:21Jacques Chirac, un obscur fonctionnaire
46:23qui se permet aujourd'hui
46:25de supprimer des chaînes de télé
46:27qui permettent 400 personnes au chômage.
46:29Mais c'est insensé. Si ça s'était produit
46:31en Hongrie, ou je ne sais où,
46:33ou en Russie, on aurait dit
46:35scandale, censure,
46:37on interdit les chaînes de télé.
46:39– Vous vous étonnez à l'inverse de l'athonie ou de l'apathie
46:41en réalité, pas de l'opinion publique
46:43puisqu'il y a quand même beaucoup de Français
46:45qui ont signé cette pétition.
46:47– Mais de la classe politique, oui.
46:49Ah oui, je suis scandalisé, parce que c'est quand même énorme
46:51ce qui est en train de se passer.
46:53– Je vais demander à Gautier Lebret de nous rejoindre
46:55parce que pour l'instant, c'est très intéressant.
46:57– Et je voudrais juste dire qu'il y a 40 ans,
46:59le conseil constitutionnel
47:01de M. Badinter
47:03adoptait une décision qui était
47:05à peu près sur les mêmes, tout aussi
47:07comment dire, imprécises,
47:09tout aussi, pour expliquer,
47:11c'était la loi R-100 à l'époque.
47:13Aujourd'hui, on avait une décision, il y a 40 ans
47:15c'était une décision contre M. R-100,
47:17aujourd'hui c'est une décision
47:19évidemment contre Vincent Bolloré.
47:21– Gautier sera là dans une seconde.
47:23Avant ça, deux petites infos très rapides.
47:25D'abord, et ça va sans doute nous réconcilier
47:27si tant est que nous soyons fâchés,
47:29nous ne le sommes pas bien sûr,
47:31mais nous ne partageons manifestement pas les mêmes idées
47:33sur certains. En tout cas, en revanche,
47:35sur le groupe Gascon-Bernay-Nadao,
47:37vous le connaissez ?
47:39– Oui, très bien.
47:41– Nadao signifie en Gascon-Bernay-Occitan,
47:43Noël, ou ceux de Noël.
47:45Et alors, il est au Grand Rex.
47:47– Il remplit les salles.
47:49– Il remplit les salles. Alors, écoutez quelques secondes
47:51de cette chanson, parce que Félix Pérola, par exemple,
47:53tout à l'heure, la connaissait par cœur.
47:55– C'est l'encantable.
47:57– Nadao dépasse largement les frontières
47:59de sa base bernaise.
48:01Il s'est produit quatre fois à l'Olympia.
48:03Si ça se trouve, il y a des gens
48:05qui ne connaissent même pas son nom.
48:07Il est complètement passé en dehors des radars parisiens.
48:09– J'en fais partie.
48:11– Il chante en quoi ?
48:13– Ah oui, j'aurais pu aller le voir au Rex.
48:15– Oui, parce que vous habitez en France.
48:17– Il chante en bernaise ?
48:19– C'est un locuteur, il parle.
48:21– Et l'autre chose,
48:23l'autre chose,
48:25je voulais qu'on ait une pensée ce soir pour Bernard Brochamp,
48:27qui était un président historique
48:29du Paris Saint-Germain,
48:31un dirigeant historique du Paris Saint-Germain,
48:33et puis un homme de très grand niveau,
48:35qui a été longtemps PDG de Dédé Bédidame International.
48:37Je crois que ça a été le premier président français
48:39d'une agence de publicité
48:41de communication internationale.
48:43Et on le voit là,
48:45on le voit à côté de
48:47Michel Dediseau.
48:49Et il a une carrière, en 1971, il était entré
48:51au conseil d'administration du Paris Saint-Germain.
48:53Il a fondé le Paris Saint-Germain, quasiment.
48:55Il a été aussi très présent
48:57à la création de Canal+. Il est d'ailleurs celui
48:59qui suggéra à la chaîne d'étendre son offre
49:01sportive.
49:03Il est allé à l'initiative
49:05de la réorientation par des mains
49:07de Canal+. vers le sport et notamment le foot.
49:09En 2002,
49:11il était devenu administrateur de Radio France
49:13et puis il avait été élu maire de Cannes
49:15de 2001 à 2014.
49:17Il ne s'est pas représenté, il a été député
49:19EEMP puis républicain
49:21de 2001 à 2022.
49:23Moi, je l'ai beaucoup rencontré quand j'étais
49:25journaliste à TF1. Je me souviens avoir
49:27fait des voyages avec lui. Je me souviens avoir
49:29fait un portrait de lui un matin. C'est un homme qui
49:31travaillait beaucoup. Il s'était retrouvé,
49:33il habitait près de Montretout, là-bas,
49:35à 5h ou 6h du matin, en train de
49:37suivre toute sa journée.
49:39C'était une puissance de travail tout à fait
49:41étonnante. En même temps, une bienveillance,
49:43une intelligence, une énergie.
49:45Il avait fait HEC, je crois qu'il avait
49:47fait HEC à Jouy-en-Josas à l'époque.
49:49Une réussite très brillante. Très jeune,
49:51il avait une première entreprise, il avait
49:5319 ou 20 ans
49:55et qu'il avait faite parce que son père était
49:57décédé lorsqu'il était très jeune. Et c'était
49:59un homme vraiment tout à fait exceptionnel.
50:01Voilà, tous ceux qui l'ont croisé.
50:03Et alors, c'est le frère également de
50:05Pierre Brochant qui a longtemps
50:07dirigé la DGSE,
50:09auquel on pense, bien sûr,
50:11à Pierre, à sa famille.
50:13Et c'est vraiment un homme qui, comme on dit,
50:15faisait l'unanimité par sa qualité intellectuelle
50:17mais également humaine. Donc on aura une pensée
50:19évidemment pour lui, Bernard Brochant,
50:21ce soir. Michel Benizot, d'ailleurs,
50:23lui a rendu hommage il y a quelques minutes.
50:25Bernard Brochant, qui vient de nous quitter,
50:27a été affervent et serviteur amoureux du Paris Saint-Germain.
50:29Vous avez une minute,
50:31si vous voulez, Gauthier.
50:33L'essentiel, évidemment,
50:35première partie sur l'Algérie
50:37parce qu'il y a eu plusieurs informations ce jour sur l'Algérie.
50:39On va évidemment revenir d'abord sur les propos
50:41de Jean-Michel Apathie, qui fait définitivement
50:43le jeu du régime algérien
50:45de M. Théboune et qui pourrait prendre sa carte
50:47peut-être à la France Insoumise, ça irait plus vite.
50:49On vous laisse Olivier ?
50:51Nous en avons déjà discuté sur Europe 1
50:53avec Olivier. Et une fois après le constat
50:55et les rappels historiques d'Olivier,
50:57on peut tomber d'accord sur
50:59ce qui anime Jean-Michel Apathie et la France Insoumise
51:01de remémorer les souvenirs
51:03douloureux, aujourd'hui et maintenant,
51:05pour ne pas justement parler de ce qui se passe
51:07aujourd'hui et de ce qui peut se passer demain.
51:09Mais bien sûr, c'était le sens
51:11de notre conversation tout à l'heure.
51:13Et puis Réma Hassan,
51:15et puis évidemment on parlera en longueur de C8
51:17puisqu'on est à J-3 en France.
51:19C'est incroyable.
51:21C'est hallucinant.
51:23Je crois que c'est Yann Moix qui disait
51:25cette décision prépare
51:27l'arrivée de Marine Le Pen au pouvoir.
51:29C'est-à-dire que de se moquer
51:31du peuple comme ça, la souveraineté
51:33du peuple qui est au cœur de la société française
51:35et c'est un des thèmes de Marine Le Pen.
51:37D'arrêter une chaîne,
51:39ça infuse ces choses-là.
51:41Et les petits hommes gris,
51:43cet obscur fonctionnaire, c'est M.
51:45Lelouch qui parlait de lui
51:47comme Roch-Olivier Metz.
51:49Il restera de sa carrière.
51:51Je vais lui dire ce matin qu'on ne lui serrait plus la main.
51:53C'est un homme qu'il y a des gens
51:55qui le croisent
51:57et qui lui disent
51:59non.
52:01Vous êtes bien informé.
52:03Mais en tout cas
52:05voilà cet homme-là
52:07qui a mis 400 personnes au chômage
52:09et qui n'aura dans sa carrière
52:11été qu'un homme
52:13de couloir
52:15et qui aura
52:17eu cette décision
52:19si radicale.
52:21J'espère qu'il s'endort.
52:23Les gens sont ce qu'ils font.
52:25Il s'endormira
52:27avec cela et il restera
52:29de sa carrière cela.
52:31Je suis sûre qu'il en est fier.
52:33Je suis sûr qu'il en est fier.
52:35Je suis sûr qu'il en est fier.
52:37Oui, je suis d'accord.
52:39J'en pense qu'il combattre je ne sais pas quoi.
52:41L'effet boomerang pour l'ARCOM
52:43et la TNT à mon avis sera sévère.
52:45Oui.
52:47Jean-Marc Lelouch était avec nous ce soir.
52:49David Tennelly était à la visite.
52:51Merci à Amanda qui était au son.
52:53Benjamin Naud était là.
52:55Robin Piette, Gauthier Ramon et Félix Perola.
52:57Toutes ces émissions sont à retrouver sur cnews.fr.
52:59Merci.