L'Heure des Pros 2 Week-End (Émission du 22/10/2023)

  • l’année dernière
Eliot Deval et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDPros2WE à 20h du vendredi au dimanche
Transcript
00:00 - 20h sur CNews, merci d'être avec nous pour l'heure des pros de Caroline Yadant.
00:04 Merci d'être présente, vous êtes députée Renaissance de Paris et vous étiez en Israël il y a quelques jours.
00:09 Vous avez pu voir, découvrir l'horreur sur le terrain et vous allez témoigner dans un instant.
00:14 Gabriel Cluzel est avec nous.
00:16 Cher Gabriel, bonsoir.
00:17 Vous êtes également à côté de Véronique Jacquet, Frédéric Durand, qui va nous rejoindre dans un instant.
00:22 On commence le débat dans quelques secondes après le point sur l'information de Mathieu Devese.
00:28 Un nouveau convoi humanitaire de 17 camions est entré dans la bande de Gaza.
00:32 Il s'agit du deuxième convoi destiné au territoire palestinien.
00:36 Le premier est arrivé hier par le terminal de Rafah, le seul point de passage du territoire qui ne soit pas contrôlé par Israël.
00:42 29 employés de l'agence de l'ONU pour les réfugiés ont été tués depuis le début de la guerre sous le choc et en deuil.
00:48 L'agence précise que la moitié des victimes étaient des professeurs.
00:52 Enfin, l'Iran avertit Israël et les États-Unis que la situation risque de devenir incontrôlable.
00:57 Au Moyen-Orient, le ministre iranien des Affaires étrangères demande, je cite,
01:01 de mettre un terme aux crimes contre l'humanité et aux génocides à Gaza.
01:05 Et de leur côté, les États-Unis ont annoncé le renforcement de leurs moyens militaires dans la région.
01:10 Merci, cher Mathieu Devese et on salue Frédéric Durand, directeur de l'Inspiration politique, bien sûr.
01:16 Yvan Rioufol est en direct avec nous.
01:18 Cher Yvan, c'est un plaisir de vous retrouver.
01:20 On était ensemble le dimanche soir et on se retrouve un dimanche soir.
01:23 Vous étiez présent à cette manifestation cet après-midi, Place de la République.
01:28 Donc, je vais vous demander, puisque vous étiez sur le terrain,
01:32 ce que vous avez pu entendre, voir, découvrir.
01:35 Mais avant cela, on découvre d'ailleurs les images.
01:37 Il y avait entre 10 et 15 000 personnes, Place de la République,
01:41 avec des slogans qu'on a pu entendre ces dernières manifestations.
01:45 Israël, assassin, Macron, complice.
01:49 Pour l'instant, on n'a pas eu de halak bar qui soit relevé cet après-midi.
01:56 Mais avant de vous donner la parole, Yvan, je voulais quand même présenter
02:00 aux téléspectateurs qui nous rejoignent peut-être et qui n'étaient pas dans l'émission précédente,
02:03 l'un des tweets les plus indignes qu'on ait pu avoir de Jean-Luc Mélenchon.
02:07 On est rarement surpris par sa virulence.
02:10 On est rarement surpris par sa haine.
02:12 Mais celui-ci est peut-être l'un des plus choquants, disons-le.
02:17 Regardons le tweet de Jean-Luc Mélenchon.
02:19 "Voici la France. Pendant ce temps, Mme Braun-Pivet campe à Tel Aviv
02:25 pour encourager le massacre pas au nom du peuple français."
02:28 Je rappelle que la présidente de l'Assemblée nationale est actuellement en Israël
02:34 et qu'on l'entendra dans un instant.
02:37 Elle parle du Hamas comme un groupe terroriste et puis elle a pu rencontrer les familles des victimes.
02:42 Elle a pu aller dans les endroits où l'enfer s'est produit le 7 octobre dernier par un groupe terroriste.
02:50 Et entendons-nous, dès le début, on peut soutenir la cause palestinienne
02:55 tout en condamnant le Hamas comme un groupe terroriste.
02:58 Il y a eu une multitude de réactions politiques, notamment sur les réseaux sociaux.
03:03 Mais je me tourne tout de suite vers vous, Caroline Yadam,
03:05 parce qu'à travers le tweet de Jean-Luc Mélenchon,
03:08 vous avez dans les bancs de l'Assemblée nationale des députés de la France insoumise
03:12 qui partagent cette position-là.
03:14 On pourrait regarder mot par mot le tweet de Jean-Luc Mélenchon.
03:20 Qu'en pensez-vous ? Quelle réaction vous avez ce soir ?
03:23 C'est abject, c'est effrayant, ça ne me surprend pas.
03:30 Mais je crois qu'on doit tous prendre conscience de ce qui est en train de se jouer.
03:38 Prendre conscience qu'Israël est à la jonction du monde libre et du djihad.
03:45 Israël est à la jonction de la démocratie, de nos libertés et de l'islamisme politique
03:55 qui aime la mort, qui vénère la violence.
03:58 Et lorsque je lis ces paroles de Mélenchon, lorsque je lis ses écrits,
04:03 lorsque je lis de manière générale les écrits de LFI,
04:07 j'ai un dégoût qui me vient parce que ce sont des écrits qui idolâtrent la violence
04:18 tout en blâmant les victimes et en les culpabilisant de choix politiques d'un gouvernement.
04:26 C'est-à-dire que ces gens-là disent aux otages, disent aux survivants,
04:32 disent aux victimes de ces attaques, d'une sauvagerie extrême
04:39 dont j'ai pu voir les affres quand je me suis rendue en Israël avec la délégation parlementaire,
04:44 eh bien ils leur disent "vous n'êtes rien, vous ne valez rien
04:50 et vos morts, les femmes, les enfants, les vieillards, les bébés à qui on a coupé la tête,
04:57 qu'on a brûlé, qu'on a cramé, qu'on a écrasé, eh bien ils ne valent rien, ils ne sont rien".
05:05 Et ça, on savait que LFI était sorti depuis longtemps du champ de la République.
05:13 Moi depuis longtemps je dénonce l'antisémitisme, je dénonce la complaisance vis-à-vis de l'islamisme.
05:19 Maintenant on est sur de l'apologie du terrorisme,
05:22 mais on franchit chaque jour un cap supplémentaire qui fait que,
05:28 ok, on a LFI devant nous, mais moi ce que je voudrais dire,
05:33 je voudrais m'adresser aux électeurs de LFI,
05:36 aux électeurs qui ont voté pour des personnes qui se disent pour les droits humains,
05:43 les droits de l'homme, contre la pauvreté, les inégalités, etc.
05:48 Je voudrais leur dire "attention, vous avez devant vous des personnes qui ne sont plus fréquentables,
05:56 vous avez devant vous vraiment le mal absolu dans toute sa splendeur".
06:02 Je voulais absolument vous laisser terminer,
06:05 parce qu'on peut entendre et comprendre la colère qui vous gagne ce soir.
06:10 Yvan Riaufoll, merci d'être avec nous en direct dans l'heure des pros.
06:13 Vous étiez présent à cette manifestation cet après-midi,
06:17 et c'est en esthé qualité de journaliste que je m'adresse à vous.
06:21 Qu'avez-vous vu, qu'avez-vous entendu ?
06:26 D'abord, j'ai vu que c'était une manifestation qui était théoriquement organisée
06:30 par le collectif pour la paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens.
06:35 Et je n'ai pas vu, bien entendu, aucun drapeau israélien.
06:39 Je n'ai vu que des drapeaux palestiniens et avec une virulence extrême contre Israël.
06:45 Donc déjà, il y a tromperie, si je puis dire,
06:48 sur les grandes motivations pacifiques de cette manifestation.
06:51 Alors certes, je n'ai pas entendu de propos antisémites,
06:54 je n'ai pas non plus entendu d'Allah Akbar.
06:57 Je suis resté une heure et demie à peu près, mêlé à la foule.
07:01 Je n'ai pas non plus été malmené, comme j'ai pu l'être en novembre 2019,
07:05 où je m'étais mêlé également à la foule contre la grande manifestation
07:09 contre l'islamophobie qui avait fait se rejoindre l'extrême gauche
07:12 et le CCIF et les islamistes, où là, je n'avais pas pu rester plus d'une demi-heure.
07:16 Mais malgré tout, j'ai vu en tout cas ce que Mélenchon appelle sa France.
07:24 Et sa France, c'est en effet d'abord une France qui a disparu,
07:27 il n'y avait pas un seul drapeau français.
07:29 Et c'est une France qui soutient un régime totalitaire contre une démocratie.
07:34 Les propos que je viens d'entendre sont tout à fait remarquables.
07:38 Et je pense que l'on vit là une opposition.
07:40 Sinon, entre deux civilisations et deux cultures,
07:43 en tout cas une opposition entre un monde démocratique et un monde totalitaire.
07:47 Et l'on voit bien que Mélenchon a choisi de soutenir,
07:49 et c'est absolument horrible de le constater, un totalitarisme.
07:53 Le totalitarisme islamiste, anti-juif,
07:56 qui tue et qui commet les exactions que l'on a connues.
08:01 Donc voilà, ce que j'ai vu, c'était une foule qui se contenait,
08:05 qui se contenait dans ses slogans en tout cas les plus excessifs,
08:08 mais qui ne se contenait pas dans sa haine débordante vis-à-vis d'Israël.
08:12 C'était important d'avoir votre témoignage cher Yvan Rioufol,
08:16 et c'est toujours un plaisir de pouvoir échanger avec vous.
08:20 On vous retrouvera bien sûr sur les antennes de CNews cette semaine.
08:23 Merci pour ce témoignage très intéressant.
08:25 Merci à vous.
08:26 C'est-à-dire qu'on a eu des drapeaux palestiniens,
08:29 j'ai vu aussi des drapeaux turcs, des drapeaux algériens, des drapeaux libanais.
08:36 Et donc Yvan, qui est resté une heure et demie,
08:38 nous explique qu'il n'y avait pas ou peu de drapeaux français.
08:42 Je veux vraiment qu'on revienne sur le message de Jean-Luc Mélenchon cet après-midi.
08:46 J'ai vu passer par exemple la réaction de Laurent Wauquiez,
08:51 qui dit "la collaboration 80 ans plus tard".
08:55 Vous avez des condamnations, mais unanimes, dans tous les partis.
08:58 J'essaye de voir s'il va y avoir des condamnations de ces lieutenants.
09:03 On va voir si Mathilde Panot va se désolidariser,
09:06 si on pourrait d'ailleurs leur voir ce message de Jean-Luc Mélenchon.
09:10 Vous en pensez quoi ?
09:11 Mais il y a un message politique dont tout le monde, évidemment, s'indigne.
09:16 Mais au-delà de ça, et je pense que c'est important de le souligner,
09:18 il y a un message qui atteint notre sécurité.
09:22 Parce qu'aujourd'hui, nous vivons sur un volcan.
09:24 Nous venons d'enterrer un professeur à Arras au cri d'Allah Akbar.
09:30 Et on sait que ce n'était pas indifférent à la situation actuelle en Israël.
09:35 Et lui, finalement, dit que la France,
09:40 puisque à travers sa représentante, est complice d'un massacre.
09:43 Enfin, il faut quand même voir les mots qui sont utilisés.
09:47 Cet homme-là est un pyromane.
09:49 Un pyromane.
09:50 Dans un contexte d'alerte à la bombe, de tension extrême,
09:56 ce genre de déclaration est assez effrayante sur le plan politique.
10:01 Mais aussi, évidemment, pour notre sécurité.
10:03 Il serait intéressant de savoir ce que vont dire les membres de la France insoumise.
10:08 Tout le monde va se désolidariser ou pas.
10:13 Mais ça laisse pantois.
10:17 Tour de table.
10:17 Et ensuite, parce que condamnons évidemment ces propos-là, si vous voulez condamner.
10:22 Commentons ces propos.
10:24 Mais ils sont tellement indignes qu'on ne va pas non plus passer toute l'émission là-dessus.
10:28 Non, je crois que cette phrase vient clore une séquence à la LFI.
10:33 Parce que ce n'est pas la seule déclaration.
10:34 Alors, celle-là est particulièrement répugnante à certains égards.
10:38 Mais qui prouve aussi que la LFI a franchi la ligne rouge, je pense, cette fois.
10:43 Et que la LFI ne peut plus être le centre de gravité de la gauche.
10:47 Et je crois que le signe politique est donné là.
10:49 Je ne sais pas s'il y a quelque chose de rattrapable ici.
10:52 Parce qu'il ne faut pas non plus réduire toute la gauche aux déclarations de Jean-Luc Mélenchon.
10:58 Ou même aux positions officielles de la LFI.
11:00 Puisque lorsque Martine Depanneau se refusait à décrire la Hamas comme une organisation terroriste,
11:05 c'est une parole officielle.
11:06 Ce n'était pas une parole échappée comme ça.
11:08 Mais je crois que la LFI vient de prouver qu'elle ne peut plus être le centre de gravité.
11:13 Et je crois que beaucoup à gauche l'ont compris lors de cette séquence.
11:17 Il y avait eu beaucoup d'excès.
11:18 Ce sont les votes, c'est ce que disait Mme la députée Caroline Yadant.
11:22 Ce sont les électeurs.
11:23 La réalité et la réponse c'est qu'aujourd'hui je ne suis pas sûr que si demain il y a des élections,
11:28 Jean-Luc Mélenchon ne ferait pas 22% en présidentielle.
11:31 Il ferait peut-être même plus.
11:32 Et je ne suis pas sûr qu'Olivier Faure, qui ne représente personne,
11:37 ferait plus d'1,75% comme candidat de gauche.
11:39 Vous ne le savez pas, je ne le sais pas non plus.
11:40 Ce que je sais c'est qu'aujourd'hui il y a eu...
11:42 Il y a eu des sondages, cher...
11:43 Non mais aujourd'hui il y a eu une rupture à gauche.
11:45 Ça c'est certain.
11:46 La séquence, elle a acté une rupture à gauche.
11:49 Et je pense qu'il va y avoir des conséquences extrêmement lourdes pour la gauche dans l'avenir.
11:53 Et je pense, et je vous prédis moi, que LFI, ou en tout cas Jean-Luc Mélenchon,
11:57 ne pourra plus se revendiquer comme étant le centre de gravité de la gauche de mai.
12:00 Allez, un dernier mot là-dessus.
12:01 On aimerait quand même entendre des opérations virulentes à Jean-Luc Mélenchon.
12:04 Dans ce cas-là, moi j'attends par exemple la réaction de M. Ruffin.
12:08 Ce sera intéressant de voir comment il se positionne.
12:10 Je vous avoue que comme ça...
12:11 Je pense qu'il a dû le tweeter vers 18h45, 18h50.
12:14 Quand on était en direct de 19h à 20h.
12:17 Et je le dis vraiment en toute transparence.
12:19 J'essaye de voir s'il y a aussi des réactions du côté de la gauche en pleine émission.
12:23 Mais pour l'instant, je suis allé voir Mathilde Panot, zéro réaction.
12:26 Sandrine Rousseau, zéro réaction.
12:28 Sylvain Maillard a réagi.
12:29 Oui mais pardonnez-moi, ce n'est pas la gauche, c'est Renaissance, Sylvain Maillard.
12:32 Mais l'enseignement au-delà de...
12:34 Voilà, quid de LFI et de son avenir ?
12:36 Il y a aussi les paroles de Jean-Luc Mélenchon qui sont terrifiantes quand il dit
12:41 "Voilà la France, c'est quoi ? C'est une France avec un collectif dont le NPA qui fait l'apologie du terrorisme."
12:47 C'est ça, sa France ?
12:49 C'est une France où il n'y a pas un drapeau français ?
12:51 C'est une France où on ne crie pas à l'Akbar,
12:54 mais où certains l'ont certainement fortement pensé dans un but là encore d'apologie de terrorisme ?
13:00 C'est une France pour certains qui ne cache pas son antisémitisme ?
13:04 Enfin, je trouve ça vraiment effrayant.
13:07 Il ne faut pas d'ailleurs oublier que comme l'a dit Gabriel,
13:11 il y a une vocation maintenant chez Jean-Luc Mélenchon à être un sacré pyromane
13:15 parce que son tweet encourage forcément dans le contexte terroriste que nous vivons
13:20 un sacré nombre de cinglés à passer à l'acte.
13:24 Je ne sais pas si c'est de l'apologie du terrorisme son tweet,
13:27 mais en tous les cas ça participe à un climat...
13:28 Ça participe, il ne dénonce pas.
13:30 Faites attention à ce qu'on dit quand même, il ne dit pas "prenez les armes" etc.
13:34 Mais à travers ce tweet, il y a toute la violence,
13:37 toute la haine que peut avoir Jean-Luc Mélenchon face à des responsables politiques.
13:43 Je rappelle qu'elle est présidente de l'Assemblée nationale
13:45 et qu'elle est allée sur le terrain pour rencontrer les civils,
13:50 les familles de victimes, les institutions.
13:52 Et on va l'entendre dans un instant parce qu'effectivement,
13:55 Yael Brown-Pivet dit "le Hamas est un groupe terroriste".
13:58 Oui mais est-ce qu'on ne peut pas défendre la cause palestinienne
14:01 en étant tout à fait opposé au Hamas ?
14:02 Bien sûr que oui !
14:03 Bien sûr que oui !
14:04 J'ai commencé comme ça d'ailleurs.
14:05 Tout à fait ! Ce que je veux dire c'est que c'est là que le pas a été franchi volontairement
14:09 pour des raisons sans doute électoralistes,
14:11 mais que ce pas qui a été franchi là est un pas à mon sens extrêmement grave
14:15 dans lequel la gauche historiquement ne peut pas se retrouver.
14:19 Donc je pense que oui, il y a moyen de défendre la cause palestinienne
14:22 tout en disant "oui le Hamas est un mouvement religieux,
14:24 est un mouvement djihadiste".
14:28 Donc il y a une différence là qui est de taille tout de même.
14:31 Et ce pas là, il a été franchi effectivement par la France Insoumise.
14:35 Allez-y Madame Lannepierre.
14:36 Merci. En fait, qu'est-ce qu'il dit Mélenchon ?
14:39 Il dit "la France c'est celle qu'on a vue place de la République".
14:43 Donc celle qui soutient le Hamas.
14:45 Donc la France, la vraie France pour Monsieur Mélenchon,
14:49 c'est celle qui dit "vous avez bien fait de massacrer des civils
14:59 dans le plus grand nombre possible",
15:01 puisqu'on a été témoin de ça aussi des feuilles de route,
15:04 des terroristes qui sont venus sur place.
15:06 La feuille de route de ces terroristes là,
15:07 c'était le massacre et la terreur
15:09 du plus grand nombre possible de civils.
15:13 Donc en substance, Mélenchon vient dire
15:16 "cette France, c'est celle qui a commis ces massacres,
15:20 c'est la France que je soutiens".
15:22 C'est en ça que le truc de Mélenchon est catastrophique.
15:25 Et juste un mot, moi je viens d'un autre rassemblement.
15:29 À 18 heures, il y avait un rassemblement,
15:31 une place de fontenois pour les otages,
15:33 pour la libération des otages.
15:35 Eh bien lors de ce rassemblement,
15:39 qui était extrêmement...
15:42 Il n'y avait pas un mot plus haut que l'autre,
15:44 nous avons chanté la Marseillaise.
15:47 Et nous avons...
15:48 Nous étions là comme Français respectueux
15:52 des valeurs de la République et respectueux,
15:55 bien évidemment, de tout ce qui fait la grandeur de la France.
15:59 La Marseillaise qui a également été chantée,
16:01 je le précise, le lundi, lorsqu'il y a eu la marche
16:07 jusqu'au Trocadéro, en hommage aux victimes de l'attaque...
16:12 Et il y avait des Iraniens, pardon.
16:13 Les gens qui étaient là défendent le Hamas.
16:14 Moi, je ne laisserai pas dire ça parce que je pense que c'est faux.
16:17 Je pense que tous les gens qui se sont rassemblés là
16:20 ne défendent pas le Hamas.
16:21 Et c'est d'autant plus dangereux que dit Mélenchon
16:23 les positions de la LFI par rapport à ça,
16:25 que justement, on pourrait avoir une opposition beaucoup plus juste.
16:28 Or, il a un brigade de tout le monde dans ça,
16:30 et là, je peux vous rejoindre,
16:31 mais tous les gens qui étaient à ce rassemblement
16:33 n'étaient pas forcément des gens qui soutenaient le Hamas.
16:36 - Attendez, est-ce que vous pensez qu'en revanche,
16:38 les gens qui sont à cette manifestation
16:39 pensent qu'Israël est un État terroriste ?
16:42 - Non, mais attendez...
16:45 - Moi, je ne suis pas d'accord avec les slogans qui...
16:46 - Non, mais ce n'est pas que des slogans,
16:47 parce qu'il y avait l'ambassadrice palestinienne qui était,
16:49 on va l'entendre,
16:51 message qui a été relayé, notamment par Jean-Luc Mélenchon,
16:54 ambassadrice palestine...
16:55 - Les terroristes, ils sont les du côté du Hamas,
16:56 ça, il n'y a pas de doute.
16:57 - Sauf que cette femme qui prend la parole place de la République,
17:01 huit ans après Charlie,
17:03 où il y avait deux millions de personnes qui se mobilisaient,
17:05 et encore une fois, je vais le répéter,
17:06 je ne le répéterai jamais assez,
17:07 je suis d'accord avec vous, Frédéric Durand,
17:09 on peut soutenir la cause palestinienne,
17:11 on peut soutenir les Gazaouis,
17:13 mais tout en condamnant le Hamas.
17:15 - Complètement, il ne faut pas...
17:16 - Et on peut appeler à la paix tout en considérant
17:18 que le Hamas est un groupe terroriste,
17:20 en considérant que la politique de Benjamin Netanyahou n'est pas la bonne.
17:24 Voilà, on peut avoir ce discours-là et un discours apaisé.
17:28 Écoutez cette ambassadrice,
17:29 message relayé par Jean-Luc Mélenchon.
17:33 - À Jérusalem-Est, en Cisjordanie,
17:36 au 90, palestiniens ont été massacrés,
17:40 massacrés depuis deux semaines.
17:43 Où la colonisation s'étend, encore une fois.
17:46 Où le terrorisme des colons,
17:50 soutenu par l'État terroriste d'Israël,
17:53 continue contre la population civile palestinienne partout en Palestine.
18:00 - État terroriste qui est ensuite applaudi par la foule.
18:04 Voilà ce qu'on a pu entendre cette après-midi.
18:06 - C'est pour ça qu'on est prié de croire
18:09 que c'était une manifestation pour la paix.
18:11 Mais si ça avait été une manifestation pour la paix,
18:14 de fait, comme l'a dit Van Rieffel,
18:15 ou comme vous l'avez dit, Eliott,
18:16 il y aurait eu des drapeaux israéliens également,
18:19 puisque ça veut dire que ça aurait été pour la paix des deux côtés.
18:23 Il y aurait été réclamé la libération des otages.
18:25 C'est évident, parce que c'est un préalable indispensable à cette paix.
18:30 Ça n'a pas été le cas.
18:33 Et puis la foule se serait désolidarisée du Hamas.
18:35 La foule aurait dit "le peuple palestinien est prisonnier du Hamas".
18:41 Vous savez, ces pancartes "Not in my name"
18:42 qu'on a vues dans des manifestations jadistes,
18:45 elles auraient été là.
18:46 Mais en réalité, il n'y a rien de tout cela.
18:48 Alors moi, je veux bien avaler toutes les balivernes
18:50 qu'on veut nous faire avaler à longueur de temps.
18:52 Mais là, pardon, j'ai du mal à croire que cette manifestation
18:55 mérite le nom de manifestation pour la paix.
18:57 Le message, premier message à gauche du maire de Montpellier,
19:01 qui a réagi sur les réseaux sociaux.
19:04 On ne l'a toujours pas, donc on ne va pas le voir.
19:06 On le verra peut-être un peu plus tard.
19:07 En revanche, est-ce qu'on peut voir quelques réactions politiques,
19:10 s'il vous plaît ?
19:12 Je crois qu'Éric Zemmour a réagi sur Twitter.
19:16 Éric Zemmour qui condamne les propos de Jean-Luc Mélenchon.
19:19 La France dont rêve Jean-Luc Mélenchon ne brandit plus le drapeau français
19:24 et ne chante plus la marseillaise.
19:25 Elle défile avec le drapeau palestinien en criant "Allah akbar".
19:30 Je précise que la présidente de l'Assemblée nationale
19:33 est accompagnée du président des Républicains Eric Ciotti,
19:36 actuellement en Israël, et du député français de l'étranger,
19:39 Meira Bibb.
19:39 La délégation prévoit de se rendre, d'ailleurs ce dimanche,
19:42 dans plusieurs kiboutz qui ont été ciblés par les terroristes.
19:47 Et Mathieu Lefebvre.
19:48 Et Mathieu également Lefebvre qui est le président du groupe Amitié France Israël.
19:52 On voit donc ces images.
19:54 On devait écouter Yael Brown-Pivet qui condamne fermement le Hamas
20:02 comme groupe terroriste et qui apporte son soutien à Israël.
20:04 Mais je préférerais écouter Eric Ciotti s'il vous plaît,
20:08 puisque Eric Ciotti a pu accéder à cette morgue géante
20:11 qui, deux semaines plus tard, est toujours active
20:14 pour identifier les corps des victimes du Hamas.
20:17 J'y suis allée aussi.
20:18 Vous allez nous l'expliquer juste après.
20:20 15 conteneurs blancs, des centaines de victimes,
20:23 parfois des morceaux de corps, c'est terrible à dire.
20:25 Parce que parfois c'est des morceaux de militaires mais aussi de civils.
20:30 Et Eric Ciotti témoigne, il dit avoir vécu et vu l'enfer.
20:35 Nous avons rencontré l'enfer, d'ailleurs le lieu d'identification des corps.
20:44 Et c'est le responsable qui l'a évoqué a été dénommé les portes de l'enfer.
20:51 Et je crois que c'est bien ce mot qui résume l'horreur indicible
20:56 que naturellement on a perçue depuis la France,
21:00 mais qu'on mesure avec une émotion de façon très directe.
21:07 Ici en Israël, on a ressenti cette horreur, cette douleur, cette émotion.
21:14 Et je crois qu'il était important aussi pour bien comprendre quels sont les enjeux,
21:21 mais aussi pour témoigner notre solidarité, notre soutien
21:25 face à cette attaque terroriste, islamiste, terrifiante,
21:30 de mesurer ce qui s'est passé.
21:33 Caroline Niadan, je rappelle que vous avez pu avoir accès à cette...
21:37 Oui, on y est allé, on était sur place.
21:40 Donc on était notre délégation de neuf parlementaires et de Manuel Valls.
21:46 Et on est allé donc à Shoura, c'est cette base militaire
21:49 qui est une morgue géante aujourd'hui,
21:52 qui sert d'identification aux corps qui n'ont pas encore été identifiés
21:58 parce que soit démembrés, soit carbonisés.
22:01 Et en fait, c'est l'horreur absolue.
22:04 Il y a une odeur de mort qui règne.
22:07 Et il y a un épisode qui nous a énormément, énormément marqué.
22:12 On a rencontré une femme qui est chargée du process d'identification.
22:18 Et elle nous a raconté que dès le samedi, alors qu'elle fait shabbat
22:23 et que normalement, elle n'aurait pas dû être sur place,
22:25 mais bien évidemment, elle est venue,
22:27 que dès le samedi, on lui a apporté un amas de chair.
22:31 Et elle ne savait pas ce que c'était.
22:33 Un amas, une espèce de carré de chair.
22:36 Et puis, lorsqu'elle a fait des analyses ADN,
22:38 elle s'est aperçue qu'en fait, il y avait deux ADN différentes
22:41 et que c'était deux enfants qui s'étaient enlacés
22:44 alors qu'ils avaient été brûlés vifs.
22:46 Et je crois que c'est vraiment, l'humain n'arrive pas à entendre ça.
22:52 L'esprit humain, l'entendement n'est pas possible.
22:57 On est au-delà de ce que l'on peut entendre en tant qu'être humain.
23:02 Et évidemment, ce qui est le plus pénible
23:06 lorsqu'on rentre d'un tel voyage,
23:08 qui évidemment marque énormément,
23:11 c'est d'entendre les équivalences,
23:13 c'est d'entendre ces renversements de valeurs
23:17 lorsqu'on fait passer ces sauvages-là,
23:20 cette haine absolue-là pour des victimes
23:26 et les victimes qui ont été torturées, assassinées pour des coupables.
23:35 Et c'est ce qui est franchement,
23:37 c'est ce qui est le plus difficile quand on rentre,
23:40 parce que lorsque vous avez le massacre du Bataclan,
23:46 lorsque Samuel Paty se fait assassiner,
23:49 Dominique Bernard, lorsqu'on a Charlie Hebdo,
23:51 on sait où est le mal, tout le monde désigne le mal
23:55 et on ne va pas culpabiliser les victimes du Bataclan
23:58 pour leur dire "si c'est de votre faute,
24:00 c'est parce qu'il y a un problème au sein de votre gouvernement
24:04 ou de votre pays".
24:06 Les victimes sont des victimes et c'est très important,
24:09 vous savez, moi aussi, je suis aussi avocat.
24:11 Et lorsqu'il y a une affaire pénale, lorsqu'il y a une infraction de commise,
24:16 le plus important pour la victime,
24:18 c'est d'être reconnue dans son statut de victime.
24:21 Et là, on enlève même cette humanisation des victimes
24:26 en leur disant, à cause des gens comme Mélenchon,
24:29 à cause de ces paroles criminelles, on leur dit
24:33 "vous n'avez pas le droit de vous présenter comme des victimes
24:36 et vous êtes des criminels".
24:38 Et ça, c'est absolument terrible.
24:41 On va revenir dans un instant après la publicité.
24:45 Et voilà, je voulais absolument que vous soyez sur notre plateau
24:48 parce que c'est comme les journalistes qui sont sur le terrain,
24:52 ils doivent raconter ce qui se passe.
24:54 Et parfois, moi je me rappelle le premier jour, le samedi,
24:58 les images qui nous parvenaient étaient tellement horribles
25:02 que s'est posé la question "est-ce qu'il faut les diffuser ?
25:04 Est-ce qu'on doit montrer au monde, aux Français,
25:10 aux téléspectateurs qui nous regardent, qu'est-ce qu'on fait de ces images-là ?"
25:13 Donc c'est absolument terrifiant et ces témoignages-là
25:17 et les témoignages que vous nous apportez sont essentiels, je pense.
25:21 Alors il y a des images que j'ai vues qui n'étaient évidemment pas,
25:25 ce n'étaient pas les vidéos, mais lorsqu'on est allé dans le Akfaraza,
25:29 dans le kiboutz qui longe la bande de Gaza à 2 km,
25:32 un des kiboutz qui a fait l'objet des massacres,
25:35 ce qu'on a vu, c'était l'horreur, même s'il n'y avait plus de corps,
25:37 et heureusement, mais lorsque vous voyez les maisons brûler,
25:40 lorsque vous voyez les vêtements par terre, les peluches,
25:44 les balançoires qui sont cramés, ça c'est une vision d'horreur
25:48 et on n'a pas forcément besoin des vidéos pour s'en rendre compte.
25:52 La publicité, on revient dans un instant et on parlera de l'attentat d'Harass
25:57 avec les dernières déclarations de Gabriel Attal,
26:00 on parlera aussi des tensions dans le Tarn avec cette ZAD qui a été évacuée
26:05 et quelques réactions politiques.
26:07 Merci à tous les quatre de rester avec nous.
26:08 Évidemment, on est là dans quelques secondes.
26:14 On a pris un peu de retard, mais parce que tous ces témoignages étaient importants
26:19 à relayer.
26:20 Le point sur l'information, c'est avec vous, bien sûr, Mathieu Devese.
26:24 Israël intensifie ses frappes sur la bande de Gaza.
26:27 Elles ont notamment visé Rafah, une ville proche de la frontière avec l'Égypte.
26:30 Selon l'ONU, la situation humanitaire est catastrophique
26:33 et les hôpitaux débordent de blessés.
26:35 Enfin, sachez qu'un nouveau convoi de 17 camions transportant de l'aide
26:38 est entré aujourd'hui dans la bande de Gaza.
26:41 Au moins 4 651 Palestiniens ont été tués dans la bande de Gaza
26:44 depuis le début de la guerre entre Israël et le Hamas.
26:47 Ce sont les chiffres avancés par le ministère de la Santé du mouvement islamiste.
26:51 Ils précisent qu'au moins 1 873 enfants sont décédés.
26:55 Enfin, la présidente de l'Assemblée nationale a rencontré aujourd'hui
26:57 des députés israéliens à Tel Aviv.
26:59 Yael Broun-Pivet était accompagnée du président des Républicains, Eric Ciotti.
27:03 Elle a déclaré que la France soutenait pleinement Israël
27:06 et que rien ne devait empêcher le pays de se défendre.
27:10 Merci beaucoup Mathieu Devesse pour le point sur l'information.
27:13 Parlons à présent de l'attentat d'Harass.
27:15 Une semaine après, les éléments sont quand même accablants
27:18 sur notre incapacité à mettre hors d'état de nuire des terroristes en puissance.
27:24 C'est-à-dire que vous avez des individus qui sont fichés pour radicalisation
27:29 et qu'on est incapable de maintenir.
27:33 Mohamed Mougouchkov, il y a eu des signalements des professeurs dès 2020.
27:38 Écoutez Gabriel Attal, puisque lui, il a pu s'entretenir
27:41 avec les professeurs de cette école d'Harrass.
27:44 Il dit que ça fait froid dans le dos, puisque ces professeurs,
27:46 lorsqu'ils ont entendu l'alarme de l'école,
27:49 ils se sont tout de suite dit "c'est lui".
27:53 Je vois que dans certaines situations, qui sont certes très limitées,
27:56 et heureusement d'ailleurs, on ne se bat plus armes égales.
27:59 On peut demander beaucoup de choses aux enseignants,
28:00 on peut demander beaucoup de choses au personnel de l'éducation nationale,
28:03 mais à un moment, vous avez un niveau d'embrigadement familial,
28:05 un niveau de voisinage qui est tel que le principe de protection
28:10 que je veux appliquer à notre école pour protéger nos élèves et nos enseignants
28:13 fait qu'ils ne peuvent pas suivre une scolarité dans les mêmes conditions.
28:16 Vous savez, je me suis rendu à Harrass,
28:18 d'abord le jour du drame et le lendemain du drame.
28:21 Ce que m'ont dit un certain nombre d'enseignants qui étaient présents
28:24 m'a glacé et surtout m'a mobilisé.
28:26 Ils m'ont dit, quand on a entendu l'alarme intrusion,
28:28 qu'on a su qu'il y avait une attaque dans l'établissement,
28:30 on a tout de suite pensé à lui.
28:32 Et il y a trois ans, quand Samuel Paty avait été tué,
28:34 on s'était retrouvé en salle des profs et on s'était dit,
28:36 si un jour ça devait arriver dans notre établissement,
28:38 ça serait avec cet élève.
28:39 - Mais Gabriel Attal, vous vous rendez compte ?
28:40 - Ma priorité aujourd'hui, et je le dis, mon obsession,
28:43 c'est dans des établissements scolaires en France
28:45 où vous avez des enseignants qui, après le drame d'Harrass,
28:47 se sont peut-être dit, tel élève, il nous inquiète, il nous fait peur,
28:51 qu'il y ait des mesures qui soient prises
28:53 pour protéger nos enseignants et nos élèves
28:55 face à ces élèves qui sont signés à l'école.
28:56 - Ce message est terrible, terrible d'impuissance,
29:01 terrible finalement de renoncement en quelque sorte.
29:04 - Oui, mais Gabriel Attal veut faire quelque chose,
29:07 il veut montrer qu'il a la volonté de faire quelque chose.
29:10 Le problème, c'est qu'on se dit que ça va être la recherche
29:15 d'une aiguille dans une botte de foin,
29:17 parce que des signalements islamistes, d'islamistes dans les écoles,
29:22 ils sont nombreux, parlez avec un professeur,
29:25 de banlieue ou pas de banlieue du reste,
29:27 dans des villes de l'ouest parisien,
29:29 moi j'ai rencontré beaucoup de professeurs
29:31 au moment de l'assassinat de Samuel Paty,
29:33 des signaux basse intensité, il y en a beaucoup.
29:36 Alors peut-être que celui-ci c'était vraiment des signaux extrêmes,
29:40 mais je peux vous dire que des réflexions d'ordre terroriste islamique
29:46 pendant les cours d'histoire, il y en a beaucoup.
29:48 Donc ce que je veux dire, c'est que...
29:48 - Au moment de la minute de silence, ces signalements ont tous été répertoriés,
29:52 en tous les cas, le 500 signalements, et que la plupart vont être traités.
29:56 - Traités, très bien, on va voir comment ça se passe déjà,
29:59 parce que vous savez qu'un enfant est censé être scolarisé,
30:02 ça aussi fait partie des droits,
30:04 donc les mettre à l'écart de l'école, c'est pas gagné.
30:08 Et puis qu'est-ce qui va être considéré comme un signal ?
30:10 On nous explique depuis hier qu'à la Ouagbar, c'est un message de paix et d'amour.
30:15 Donc si vous voulez, certains vont continuer visiblement à être dans le déni.
30:20 Mais moi, pardon, je ne veux pas attaquer le ministre de l'Éducation
30:25 alors qu'il prend des décisions fortes,
30:27 mais néanmoins c'est un peu regardé par le petit bout de la lornette,
30:30 parce qu'en réalité c'est cette famille qui n'aurait jamais dû être chez nous.
30:33 Si vous voulez, il y a un problème d'immigration qui est patent.
30:38 Et on a chez nous des gens qui rentrent sans contrôle,
30:42 et on se retrouve à devoir faire des contrôles policiers dans les écoles,
30:45 mais en réalité, que faisait cette famille chez nous ?
30:48 Est-ce que ces signaux-là...
30:52 - Je vais vous donner la parole à tout le monde, Gabrielle, s'il vous plaît.
30:55 Franchement, sur ces professeurs qui ont alerté,
31:01 parce que la question migratoire, on l'a posée la semaine dernière.
31:05 C'est-à-dire qu'on savait que des associations et des responsables politiques
31:08 ont appuyé pour qu'en 2014, ils ne quittent pas l'établissement.
31:11 Mais ce qu'on a appris les 48 dernières heures,
31:14 c'est que vous aviez des professeurs qui ont alerté en disant
31:17 "Cet individu se radicalise, ce lycéen est dangereux",
31:20 et qu'en 2021, il était fiché pour radicalisation
31:24 et qu'il n'a pas été expulsé parce que la loi ne le permet pas.
31:26 C'est ce qu'explique Gérald Darmanin dans le JDD.
31:31 - Mais c'est même plus complexe que cela,
31:32 parce que moi, j'ai lu attentivement l'interview de Gérald Darmanin dans le JDD.
31:36 Et de toute façon, il dit que ce soit les signalements des professeurs
31:40 ou les signalements via la police ou le suivi via les fichiers.
31:46 Ah oui, il est catalogué comme potentiellement dangereux,
31:50 mais ça n'en fait pas un terroriste.
31:52 Ah bon ? Alors c'est quand ?
31:53 Quand est-ce qu'on décrète que c'est un terroriste ?
31:55 Donc, il y a quand même plusieurs niveaux de dangerosité
31:58 qui ne sont absolument pas pris en compte,
32:01 que ce soit dans ce cas-là ou dans d'autres,
32:03 à savoir ce qu'on appelle maintenant le djihadisme d'atmosphère,
32:06 c'est-à-dire qu'il était quand même dans une famille qui était pathologiquement mortifère.
32:11 Donc, que font effectivement ces gens-là sur notre sol ?
32:14 Mais que par rapport à ce que dit Gabriel Attal,
32:16 c'est-à-dire il y en a 183 qui sont exclus,
32:19 il faut savoir qu'il va y avoir un conseil de discipline
32:22 et que de toute façon, là encore, couïe du djihadisme d'atmosphère dans les familles.
32:26 On viendra sur la réponse politique dans un instant avec vous, Caroline Yadam,
32:30 mais peut-être Frédéric Durand.
32:31 Quel regard vous portez sur ça ?
32:33 Moi, je pense que...
32:34 Professeurs qui sont terrifiés, c'est-à-dire qu'ils l'ont signalé
32:37 et quand ça se passe, ils se disent "c'est lui".
32:39 Voilà.
32:41 Non, d'abord parce qu'il y a une question de droit,
32:43 c'est-à-dire qu'on ne peut pas emprisonner des gens sur des soupçons,
32:45 ça c'est une évidence.
32:47 Pardonnez-moi, les Français ont été confinés pendant plusieurs semaines
32:50 pour des soupçons de Covid.
32:51 Non, mais on ne peut pas emprisonner des gens.
32:52 Non, mais moi, je vous dis, vous êtes confinés...
32:55 Non, je n'ai jamais dit ça.
32:56 Si, la semaine dernière, vous avez dit...
32:57 Si, vous avez dit que la semaine dernière,
32:59 que justement, on a été capable de confiner toute une population.
33:02 Vous voulez dire que je me répète ?
33:03 Je vous écoute attentivement, il vaut mieux se répéter que se contredire.
33:06 Cependant, je pense qu'effectivement, il y a cette question de droit.
33:10 Mais ensuite, et la semaine dernière, vous nous le décriviez aussi,
33:13 il y a ce jeune homme qu'on a retrouvé avec une arme blanche qui est fichée
33:18 et sur lequel on n'a absolument rien fait pour l'arrêter ni l'inquiéter
33:24 parce que cette arme, finalement, il avait le droit de l'avoir, etc.
33:27 Là, il y a des questions qui sont des questions législatives.
33:30 Il faudrait peut-être reposer un cadre législatif,
33:33 même si on dit qu'on a fait 200 000 lois sur les questions de sécurité,
33:37 mais pour pouvoir faire quelque chose, au moins dans ces cas-là.
33:39 Ben, venons-en justement sur la loi.
33:41 Parce que ce qui est terrible, madame la députée,
33:43 je rappelle que vous êtes députée Renaissance de Paris,
33:45 le projet de loi Asie-Immigration, et on ne va pas mentir aux Français,
33:49 il ne devait pas être présenté à l'Assemblée nationale avant la fin de l'année
33:52 et qu'il a fallu malheureusement qu'il y ait ce drame pour qu'on accélère.
33:56 Donc maintenant, c'est ça aussi qui est terrible,
33:59 c'est qu'on agit en réaction et que les Français qui nous regardent,
34:03 ils se disent "mais attendez, si j'ai peur aujourd'hui,
34:04 c'est parce que je vois bien qu'il n'y a pas eu d'avant et d'après Samuel Paty",
34:07 ce qui était pourtant promis.
34:09 Alors, plusieurs choses.
34:11 D'abord, moi, ce sur quoi je voudrais vraiment insister,
34:18 c'est que le meurtre terrible de Dominique Bernard,
34:23 on ne doit pas s'habituer à ça.
34:25 C'est-à-dire que c'est un deuxième Samuel Paty.
34:28 C'est un deuxième Samuel Paty et ça nous est insupportable.
34:32 Et on doit vraiment acter le fait qu'il n'est pas concevable
34:37 dans une démocratie telle que la nôtre
34:40 qu'un professeur puisse se faire assassiner par un islamiste.
34:44 Et puis la deuxième chose, c'est que,
34:46 je ne sais pas si vous l'avez rappelé, mais le pas de vague,
34:50 il existait beaucoup avant Jean-Michel Blanquer.
34:55 Et je voudrais quand même rendre hommage à l'action de Jean-Michel Blanquer
34:59 à partir de 2017, parce que le Conseil des sages de la laïcité,
35:04 parce que tout ce qui a été mis en place pour justement aider les professeurs
35:10 dans les signalements des atteintes à la laïcité,
35:13 ça, ça a été fait et conçu par Jean-Michel Blanquer et ses outils.
35:19 Et ses outils existent encore.
35:23 - J'entends madame la députée, mais qui est le successeur de Jean-Michel Blanquer ?
35:26 - Alors justement...
35:27 - Qui est le successeur de Jean-Michel Blanquer ?
35:30 - On est d'accord, il est parti.
35:31 - C'est pas Fred Diaille.
35:32 Donc en fait vous perdez tout le monde.
35:33 - Non justement, aujourd'hui c'est Gabriel Attal.
35:36 - Oui mais n'oubliez pas, une année, Papendiaille qui disait
35:38 "je vais pas regarder, mesurer les jupes des femmes".
35:41 - Vous savez, je suis celle qui a posé deux questions au gouvernement
35:45 à Papendiaille sur la laïcité.
35:47 Donc je suis, on ne peut plus ferme sur la laïcité.
35:50 Non mais ce que je veux dire c'est que aujourd'hui,
35:53 moi ce que je regarde c'est le présent.
35:55 Aujourd'hui nous avons un ministre de l'éducation nationale
35:58 qui est d'une fermeté absolue, qui a dit "la baïa non".
36:01 Et moi j'irais plus loin, c'est que pour moi aujourd'hui,
36:06 il faut qu'on s'empare d'une grande cause nationale.
36:10 Alors on parlait de la cause de l'antisémitisme
36:12 mais ça va largement au-delà de l'antisémitisme.
36:15 Et pour moi la grande cause nationale aujourd'hui
36:17 c'est la lutte contre l'islamisme politique.
36:20 Et cette cause-là, elle nécessite que l'ensemble des ministères
36:27 puissent réfléchir aux meilleurs moyens de lutter
36:32 contre cette radicalisation et contre ces possibles exactions
36:41 qui peuvent être commises sur notre territoire.
36:43 Alors, et puis on doit avancer puisqu'il reste moins de 10 minutes.
36:47 Mais je rappelle que vous avez fait, vous,
36:50 Renaissance et le président de la République,
36:53 les violences faites aux femmes, une grande cause nationale.
36:56 Et quand l'État, quand on voit les chiffres en 2023,
36:59 ils sont absolument inquiétants puisqu'ils sont en hausse
37:04 par rapport aux années précédentes.
37:05 Et qu'on arrive à des situations qui malheureusement se répètent.
37:09 Donc espérons que si ça devient une grande cause nationale,
37:12 les choses évoluent un tout petit peu.
37:14 Madame la députée, il nous reste 6 minutes
37:15 et vous, on a un de vos confrères qui est avec nous
37:16 puisque c'est le député du Tarn.
37:18 Mais avant d'entendre...
37:19 Bonsoir monsieur le député, on a un peu de retard.
37:22 Je vous présente mes excuses parce que...
37:26 On va revenir dans un instant sur ce qui s'est passé
37:29 dans votre département avec des éléments radicaux
37:35 qui ont hier saccagé des entreprises
37:39 avec un regard plutôt bienveillant,
37:41 sans condamnation de certains responsables politiques.
37:44 Et puis aujourd'hui, la ZAD qui a été évacuée.
37:47 Je voudrais juste qu'on entende avant cela.
37:49 Juste qu'on entende avant cela parce qu'il y a
37:51 cette fameuse société dite de vigilance
37:54 qui est mise en place par...
37:56 En tous les cas, le vœu d'Emmanuel Macron
37:58 et de monsieur Lecornu, Sébastien Lecornu.
38:01 Pardonnez-moi, mais je n'ai pas envie de vivre
38:02 dans une société de vigilance.
38:04 Je vous le dis très sincèrement,
38:05 ce n'est pas à moi d'être vigilant.
38:06 C'est aux terroristes ou aux terroristes de demain
38:10 qui doivent être vigilants.
38:11 Vigilants parce que l'État est très fort,
38:13 parce que nos renseignements les suivent, les écoutent
38:15 et parce que la justice est extrêmement forte.
38:17 À eux d'être vigilants.
38:19 Ce n'est pas à nous quand on va dans la rue,
38:20 quand on va au cinéma, quand on va dans un café,
38:23 quand on va au théâtre,
38:25 quand on est sur ce plateau d'être vigilant.
38:27 Est-ce que vous savez combien d'attentats terroristes
38:31 sont déjoués par jour ?
38:33 Ah non, oui c'est ça, 43.
38:35 Donc heureusement...
38:36 Non, pardon, pas par jour.
38:38 Il y a un attentat terroriste déjoué tous les mois et demi.
38:41 Mais depuis 2017, c'est 43.
38:42 Vous imaginez bien le travail qui est fait
38:45 à la fois par nos services de renseignement
38:47 et par les services du ministère de l'Intérieur.
38:49 Et heureusement qu'ils sont là.
38:50 Mais ça veut dire qu'il y a un danger énorme
38:52 sur notre territoire.
38:53 Bien sûr.
38:54 Vous voyez, en gros, je ne trouve pas ça très rassurant.
38:57 Je sais que c'est un argument qui est donné fréquemment,
38:58 ces attentats déjoués,
39:00 mais le danger est réellement extrêmement présent.
39:03 Moi, je vous suggère peut-être une chose,
39:05 c'est qu'on mette le mot islamisme dans une future loi.
39:08 Parce que vous voyez, la loi séparatisme,
39:10 on n'a pas osé le mettre, c'est dommage.
39:11 Eh bien, avançons, on en parlera longuement.
39:14 Revenons sur le Tarn à présent.
39:17 Notre reporter s'était sur le terrain.
39:20 Alors là, pour le coup, contrairement à Notre-Dame-des-Landes,
39:22 ça avait duré neuf ans.
39:24 Là, la création de cette ZAD dans le Tarn, 24 heures.
39:30 Maxime Loguet.
39:32 C'était une journée sous haute tension
39:34 ici dans la commune de Saïs.
39:35 En début d'après-midi, les forces de l'ordre
39:37 ont évacué Manu Militari, des manifestants,
39:40 qui avaient constitué illégalement depuis hier soir une ZAD,
39:44 une zone à défendre,
39:45 qui se trouvait à proximité du campement,
39:47 là où avait lieu le rassemblement
39:49 pour ce week-end de mobilisation
39:50 contre le projet de l'autoroute A69,
39:53 une intervention musclée qui a donné lieu à des affrontements
39:56 entre forces de l'ordre et manifestants.
39:58 Justement, nous avons rencontré ce manifestant
40:00 qui était présent au moment des faits et qui raconte.
40:02 On n'a pas compris parce que je vous dis, c'était très, très calme.
40:05 On écoutait simplement les scientifiques
40:06 et ça a dégénéré en quelques secondes.
40:08 Des lacrymos ont commencé à tirer en grand nombre, au hasard.
40:13 C'est tombé dans la foule.
40:14 Donc, on s'est tous reculés définitivement.
40:17 Et après, je suis reparti vers la zone de cantine par le parking.
40:20 Et on a reçu également des lacrymos jusqu'aux voitures,
40:23 alors qu'il y avait des gens qui étaient en train
40:26 de plier leurs affaires, de partir.
40:28 De son côté, Gérald Darmanin a félicité
40:30 les forces de l'ordre pour leur travail.
40:32 Quatre gendarmes et deux CRS ont été blessés
40:34 et neuf manifestants ont été interpellés.
40:37 Alors, ce manifestant dit ne pas comprendre.
40:38 On peut lui expliquer.
40:40 Quand vous avez 2 500 éléments radicaux
40:41 qui arrivent avec des boules de pétanque,
40:43 avec des pavés pour les lancer sur les forces de l'ordre,
40:46 il y a une réponse.
40:47 Il y a juste une logique.
40:48 À part s'il habite dans le monde des bisounours,
40:50 c'est comme ça que ça se passe et c'est bien normal.
40:52 Monsieur le député, merci d'être avec nous.
40:55 Et vraiment, je vous présente mes excuses
40:56 parce que vous avez attendu longuement.
40:58 Vous êtes député Renaissance du Tarn.
41:00 Est-ce que vous pouvez, en quelques minutes,
41:02 nous expliquer, d'abord, c'est sûr cette ZAD,
41:05 ça y est, elle est complètement évacuée ?
41:09 Oui, oui, comme ça a été dit par votre collègue,
41:11 il y avait en réalité une autorisation de manifester
41:14 qui arrivait à son terme aujourd'hui à midi.
41:19 Et les services de la préfecture de police
41:22 et les 1 600 policiers et gendarmes présents
41:24 ont, conformément à ce qui avait été convenu
41:27 avec les organisateurs,
41:30 eh bien, évacué cette ZAD.
41:33 Vous savez, nous, dans le Tarn,
41:34 on a eu les effets de Sylvain qui ont laissé beaucoup de stigmates.
41:39 On ne pouvait pas tolérer l'installation d'une ZAD
41:42 dans le sud du Tarn,
41:44 surtout sur un projet qui fait l'objet
41:46 d'un très large consensus localement.
41:49 C'est plus 75 % des sud-tarnais qui attendent l'autoroute
41:54 entre Castre et Toulouse,
41:54 qui va permettre de désenclaver ce bassin d'emploi.
41:57 Et donc, on n'aurait pas compris l'installation
42:01 et le maintien de militants écologistes radicalisés
42:04 sur cette ZAD.
42:06 Et six blessés, pardon, gendarmes et CRS ont été blessés,
42:10 neuf personnes interpellées.
42:11 Là, je suis très...
42:13 On va être attentif sur ces neuf interpellations
42:16 et voir si la justice va sanctionner durement
42:18 ces éléments radicaux.
42:20 Je rappelle qu'hier, il y avait 4000 personnes
42:21 qui manifestaient, 4000 à 5000.
42:23 2500 éléments radicaux.
42:25 Je pense à ce propriétaire qui a témoigné chez nous,
42:28 qui dit la centrale à béton qui a été incendiée,
42:30 est certainement la centrale à béton la plus écologique de France.
42:33 100 % du béton produit, ce sont des bétons bas carbone.
42:37 100 % des eaux de process sont recyclées.
42:40 Les opposants ont incendié la centrale à béton
42:42 la plus écologique de France.
42:43 12 personnes seront au chômage lundi.
42:46 Donc en plus d'être violents, en plus d'être des délinquants,
42:50 ils ne sont pas très malins, c'est-à-dire qu'ils s'attaquent
42:51 à quelque chose d'écologique.
42:55 Oui, mais vous savez, vous avez raison de le souligner.
42:58 Au fond, ces manifestants n'en sont pas.
43:01 Ce qu'ils cherchaient à faire, c'est bien évidemment
43:04 s'en prendre aux forces de l'ordre,
43:06 s'en prendre à traiter un matériel au valentour
43:09 et au périphérie de la manifestation.
43:12 Et d'ailleurs, ils n'ont pas respecté le parcours
43:14 de la manifestation avec, je le dirais, comme je le pense,
43:18 la complicité des organisateurs qui ont laissé faire
43:22 et qui ont même incité ce matin, pour certains d'entre eux,
43:26 à certains manifestants, à monter des palissades
43:29 pour faire en sorte que cette ZAD s'installe.
43:31 Donc on le voit bien, on a des militants radicalisés
43:34 ultra-violents, très éloignés des préoccupations
43:37 des populations qui vivent sur ces territoires
43:40 et qui sont là pour casser, comme ça a été le cas
43:42 sur la centrale à béton de M. Carayan.
43:44 Il nous reste exactement 30 secondes, Jean Terlier.
43:46 Mardi, vous allez pouvoir croiser, par exemple,
43:48 Sandrine Rousseau, qui, je le rappelle, est députée de Paris,
43:52 qui doit connaître aussi bien le Tarn que moi.
43:56 Vous allez lui dire quoi, Sandrine Rousseau,
43:58 qui a pu tweeter au moment des violences hier,
44:01 "l'écologie sera radicale ou ne servira à rien".
44:06 Est-ce que Sandrine Rousseau a participé, en quelque sorte,
44:10 à ce qu'il y ait ces violences ces 48 dernières heures ?
44:15 Oui, très clairement, il y avait des représentants
44:17 de la France insoumise et de Rope Écologie Les Verts
44:20 qui étaient présents en écharpe lors de cette manifestation,
44:24 en laissant à penser qu'au fond, on manifestait
44:27 de manière bienveillante.
44:29 Et alors que, vous l'avez rappelé, ces 2 500 manifestants
44:33 radicalisés qui se sont pris au bien et aux personnes
44:37 et aux forces de l'ordre, et je salue ici, moi,
44:39 le travail qui a été fait par les forces de l'ordre,
44:41 par les services de la préfecture, et puis par la cellule
44:44 aussi anti-ZAD qui a été mise en place par Gérald Darmanin,
44:47 qui a permis, en moins d'une heure, d'évacuer la ZAD
44:50 à proximité de Castres.
44:54 Et donc, il faut se féliciter de tout cela,
44:57 évidemment, condamné fermement.
44:59 Et comme je l'aurais dit, et comme je vous le redis,
45:01 je considère que ces élus politiques, en incitant
45:04 à faire cela, ont leur part de responsabilité
45:06 et c'est proprement scandaleux.
45:08 Eh bien, merci, monsieur le député, pour ce témoignage.
45:12 Merci à tous les quatre.
45:13 L'émission est déjà terminée.
45:15 Dans un instant, c'est en quête d'esprit.
45:18 Merci une nouvelle fois, Elnia Dan, pour ce témoignage ce soir.
45:23 L'info se poursuit.
45:24 C'était un plaisir d'être avec vous.
45:25 Je remercie France Goldfarb qui a préparé ces émissions
45:29 ce week-end, à toutes les équipes en régie
45:31 et à la programmation également.
45:32 On se retrouve le week-end prochain.
45:35 À la semaine prochaine.
45:35 Merci.

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